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tout au long de ces douze mois ont été menées par sa commission « activité » dès lors opérationnelle avec la mobilisation importante des bénévoles et le soutien de jeunes étudiants et de structures et organisations amies, des initiatives visant à la soutenir et à la faire mieux connaître... De la semaine des radios libres à « l'équitable Café » avec comme conclusion, une fête de soutien, des multiples débats organisés en public avant d'être retransmis, sur la situation en Afrique, en Algérie avec, par exemple la présence de Mohamed Benchicou, sur le combat du peuple Kurde, à Mille Babords, à la Maison du Peuple Kurde, au Centre Culturel Mirabeau, encore une fête dans ce lieu, une autre à Corbières, jusqu'au « Festival de Paroles de Galère » avec ses créations radiophoniques et tous nos partenaires, de l'Embobineuse à la Kuizin en passant par la LDH, le MRAP13, Rencontres Tsiganes, le Collectif 13 Droits des Femmes, la CSF et bien d'autres, festival qui a connu un tel succès qu'il a bien failli nous dépasser, notre « visibilité » dans l'espace public aura rarement été aussi forte... N'oublions pas les musiciens -notamment Sam Karpenia, tête d'affiche, mais aussi tous les autres (voir les annonces)- puis le récital de Léo Cotti au Toursky fin Novembre (et, au passage, nous en profitons pour remercier Richard Martin de son indéfectible soutien)... Nous aurons aussi fait l'objet d'une valorisation presse importante, avec, nationale, celle de France Inter qui s'est intéressée aux Graines de Crapule, jusqu'à Libération et Presse&Cités, puis la couverture locale des autres évènements... Ces succès doivent nous inciter à espérer pour l'année qui vient, autant de manifestations pour poursuivre le mouvement. Et apparemment, la relève est là qui permettra de renouveler ces expériences.
Notre association est constante dans ses choix fondamentaux
La construction et le maintien du lien social sont au centre des préoccupations des institutions bien sûr, mais aussi de tous ceux qui concourent au fonctionnement démocratique de notre société. D'évidence, pour rétablir quand elle est compromise, ou lorsqu'elle est absente, établir et pérenniser, la citoyenneté de terrain, la confrontation publique des acteurs est nécessaire.
Sans démagogie, sans mépris, sans colère dans la volonté de construire ensemble : c'est bien là, qu'un média comme Radio Galère trouve son utilité, par la mise à disposition régulière d'un espace d'expression et d'idéation. C'est la parole de toutes et tous qui permet ensuite au quotidien, à chacune et à chacun de se révéler comme auteur positif de son environnement immédiat dans tous les domaines, social, culturel, politique voire économique. Au delà nous incombe, en cohérence totale avec notre projet général de faire savoir les savoir-faire de nos partenaires.
Politique de la ville
« Marseille Ouvre Toi » (ex-Paroles des Quartiers », c’est la parole donnée aux associations de quartiers et acteurs de terrain dans les émissions et les débats depuis nos locaux. Ou en direct comme par exemple à l'occasion de l'émission mensuelle des Échos de la Busserine, ou de fêtes associatives ou de quartiers (jusqu'à Vitrolles, avec nos amis de Rabsa 13) ; les directs aussi depuis le Conseil Général, la Région et le Toursky, (pour les lieux les plus courus...), avec le Collectif Droits des Femmes, avec les Mutuelles dans le cadre des « Etats Généraux de la Santé », au Mistral, avec Mille Bâbords. Ou depuis plusieurs années, en animant un débat animé au cours du Festival Groove de Malpassé ou en se faisant l'écho des festivités de L'Aïd dans la Cité avec nos amis de l'union des familles musulmanes...
Nouveau pour 2010 : la participation à Marseille Retrouve le Nord avec des reportages, des créations radiophoniques, des directs, le rendu d'un atelier scolaire, etc... Ces éléments cités à titre d'exemple car l'action connaît une traduction quotidienne sur les ondes : dans ces interventions issues des lieux de vie, du centre, ou de la périphérie, c'est l’expression de toutes et tous qui permet ensuite au quotidien, à chacune et à chacun de se révéler comme auteur positif de son environnement immédiat.
Au delà de ce projet qu'elle maîtrise, la radio participe à diverses réalisations en lien avec des centres sociaux, des centres de formation, l'éducation nationale, d'autres structures. Elle a ainsi entre autres, diffusé et poursuivra pour l'année à venir, en intervenant dès leur préparation, les émissions réalisées par les stagiaires en alphabétisation du CIERES dans le cadre du projet REGAL mené sur le périmètre d'Euroméditerranée (traduction de ce projet : l'émission mensuelle « itinéraire bis »), mais aussi de TETRAEDRE-Passages et de l'AMCS, jeunes ou adultes, travailleurs sociaux ou personnes en difficulté, en diffusant toutes émissions qui sont la finalisation de travaux d'enquêtes sur des sujets sociaux d’intérêt général. Mais encore, en collaboration active avec le MRAP13, des émissions sur les collèges visant à combattre les discriminations, le rendu d'un chantier d'insertion de l'ADDAP13, Couleurs Femmes, «ensemble c'est mieux », des réalisations joignant le savoir-faire des organismes d'éducation populaire avec celui des cadres et militants de cette organisation de défense des droits de l'homme... Noter aussi, la poursuite d'un atelier avec les collégiens de « Darius Milhaud » faisant l'objet d'une convention qui se poursuit pour 2011 et, à venir, une autre convention, via ADELIES, avec le collège de « La Belle de Mai ».
D’évidence, enfin, de par leur préparation collective comme dans leur partie diffusion, mise à disposition du public marseillais, les produits issus des ateliers soutenus par la Politique de la Ville entrent pleinement dans une stratégie de construction ou de reconstruction de lien social.
Diversité dans les programmes
En 2010, nous avons pu maintenir les créneaux quotidiens d'information qui couvrent l'agenda culturel, social et associatif. Il en a été de même pour les émissions thèmatiques magazines portant sur le cinéma, le théâtre et la littérature. Des réalisateurs, des metteurs en scène, des acteurs de théâtre et de cinéma, de nombreux écrivains, locaux ou de passage, se seront comme toujours succédés sur l’antenne dans ces émissions ou dans d'autres.
La politique musicale avec la programmation privilégiée dans la playlist ou plus spécifiquement dans les émissions Mic Mac et Homéoplatine notamment... de jeunes artistes et de groupes locaux, qui est menée, marquée par la présence très régulière dans les studios, de musiciens, de rappeurs des quartiers ou d'organisateurs de spectacles, du Reggae de Jagdish ou de Jo Corbeau aux complaintes de nos auteurs poètes, Dupain, Gorelli et autres, ces choix font la différence.
La création sonore avec Datapleix et « coq à l'âme et dames au lit », en lien avec l'Embobineuse,
Les émissions documentaires de Juliette dite l'intempestive, bientôt renforcée par l'arrivée à Marseille de « Faïdos sonore » (voir leurs sites internet homonymes) qui viennent s'ajouter aux « en attendant la bombe », de Pascal
Dans un rapport bien compris avec les salles, les théâtres, les cinémas, la radio peut aussi distribuer régulièrement et gratuitement des places pour ses auditeur(trice)s mais elle annonce aussi les initiatives de tous les autres acteurs culturels issus de tous les quartiers de la Ville et des villes environnantes, depuis les organismes d'éducation populaire jusqu'à la plus petite des associations pour faire connaître leurs buts et leurs actions, ce qui confirme Radio Galère comme acteur incontournable de la vie culturelle régionale. Pour autant, s'ils n'ont pas prétention à alimenter ces rubriques, certains créneaux de libre parole, « grand public » créent un lien indéfectible entre la radio et ses auditeurs-auditrices (ainsi qu'entre eux) dont le bénéfice en terme d'écoute et de convivialité du média est indéniable et irremplaçable...
Communication sociale
Radio Galère, c'est aussi un espace incontournable de réflexion, d'échanges, et de solidarité avec la défense du droit à l'expression des plus pauvres et des plus démunis. C'est d'abord, un ton unique malgré la diversité des intervenants sur un certain nombre de sujets de société, au cours des émissions d'informations et magazines, car chacune et chacun reste attaché aux valeurs de la Charte qui nous unit et qui exige son adoption avant toute adhésion et passage sur les ondes, charte qui prévoit notamment :pas de publicité, pas d'auto-promotion, pas de racisme, pas de sexisme, pas de prosélytisme religieux.
Outre l'inscription dans la durée d' « un peu de dignité », l'émission hebdomadaire d'Amnesty International, de Comaguer (Comprendre et agir contre la guerre) qui nous éclaire sur la situation géopolitique partout dans le monde avec des dossiers très complets, citons dans la continuité, les émissions hebdomadaires à caractère social, l'émission (doublée) en direction des prisonniers, l'émission juridique animée par AC!, celle en direction des sans-papiers, (des demandeurs d'asile et réfugiés participent à l'animation du créneau), l'émission hebdomadaire « Information Femmes », et le mensuel « Complot des Cagoles ». Et l'émission mensuelle « Handicap Tribune » animée par des non-voyants.
La radio n'a pas vocation à être communautaire. Cependant, elle accueille les communautés kurde, grecque, arménienne, algérienne, berbère, arabo-andalouse, comorienne, cap-verdienne, caraïbe, antillaise, africaine, italienne, provençale, réunionnaise, latine... pour des émissions thématiques hebdomadaires mais avec l'exigence qu'elles soient bilingues ce qui évidemment, induit et enrichit l'échange des cultures. (Pour l’anecdote, nous avons aussi une émission «guinguette», accordéons et autres variétés françaises le dimanche au petit matin... )
GALERE poursuit aussi ses échanges avec l'EPRA, (encore de très nombreuses émissions reprises cette année 2010 par cette banque de programme initiée par le FASILD. Cela nous encourage pour l'année à venir. Mais aussi avec le SNRL ex-CNRL, avec Tabalé, la radio qu’elle a contribué à créer au Mali, avec Campus à Lille, FPP à Paris, Grenouille, à Marseille... Et cette année plus particulièrement, Radio Kalima, Algérie et Tunisie au profit desquelles, bien avant les évènements que nous connaissons aujourd'hui, nous avons ouvert plusieurs créneaux
Ecologie, développement durable
Nous avons depuis toujours soutenu l’émergence d’une alternative de développement durable de la planète, avec dans la déclinaison de ses concepts, la limitation du dégagement de gaz à effets de serre, l’usage lorsqu’elles sont adaptées d’énergies renouvelables, des choix politiques basés sur une régulation non autoritaire, la mise en exergue de solutions différentes en terme de prévention –application du principe de précaution-, de traitement plus intelligent des déchets, économie, recyclage, le refus de la croissance à tout prix, le tout concourant aussi à un nouveau partage des richesses, existantes et produites, entre le Nord et le Sud, au sein des états et dans chacun des espaces géographiques ressentis comme des territoires
ça fait longtemps que Galère en a pris conscience, avec la mise à disposition d'un créneau pour l'association ECOFORUM, une heure le mercredi soir, rediffusé dès le jeudi matin. Nous avons aussi retransmis des montages de longue durée (jamais intégraux) illustrant les débats organisés par cette même association (mais ils les annoncent, et en font de simples comptes-rendus dans leurs émissions) à la Maison de l'Ecologie ou au « Point de Bascule » (lieu d'activité géré par François Pecqueur).
Et encore le relais, de toutes les initiatives allant dans ce sens : nous nous sommes aussi faits l'écho des préoccupations de membres du corps médical associés pour l'application du principe de précaution et la dénonciation des nuisances diverses et particulièrement industrielles pour ce qu'elles portent atteinte à la santé des populations lors de leur colloque au Mistral. Plus consensuels, nous avons aussi promu et fait des reportages sur le projet de Parc National des Calanques, suivi diverses manifestations de rue portant sur ces thèmatiques environnementales ou des nettoyages de plage (surfrider) et de rivières (LPO-Humamar) et avons, par exemple, encore réalisé un direct depuis St Chamas à l'occasion du Salon pour le développement durable. Nous nous sommes, comme chaque année, investis dans « Mer en Fête » et « Med'Educ », les initiatives de l'association corse « U Marinu », en partenariat avec l'Education Nationale, qui met en oeuvre chaque année avec plusieurs dizaines d'associations, des ateliers sur un navire de la SNCM et reçoit ainsi plusieurs milliers d'enfants pour les sensibiliser aux problèmes environnementaux et à s'inscrire dans le développement durable.
En revanche, plus polémiques, nous avons aussi relayé les débats organisés notamment par ATTAC et d'autres partenaires pour le retour de la gestion de l'eau dans le giron public, l'arrêt de l'agriculture intensive, contre la marchandisation de la santé et la casse des services publics ou contre les incinérateurs et le choix du tout-nucléaire : on ne peut imaginer réguler l'économie, la planifier sans intervention des autorités publiques appuyées par un maillage conséquent de personnels mettant en oeuvre les mesures annoncées.
2010 : ce qui a été fait est à refaire ; on attend 2011 au tournant
Marseille, par son histoire et la diversité de sa population (l'histoire des réfugiés) a toujours réagi comme une caisse de résonance des évènements mondiaux... Dans nos émissions à thèmes ou dans les informations généralistes, nous aurons juste le temps de manifester notre désarroi et notre désir de solidarité devant le séisme en Haïti que déjà, en prise avec l'actualité locale, nous aurons dû apporter notre soutien aux kurdes de Syrie, débarqués sur les plages de Bonifacio, où ils ont pu un temps voir échouer leurs espoirs : accueillis dans un gymnase puis piégés dans une zone d'attente improvisée mais illégale, puis transférés notamment au centre de rétention du Canet. Leur passage devant le JLD à Marseille comme ailleurs, verra leur libération sanctionner cette pratique déloyale. Ils pourront alors déposer leurs demandes d'asile... Cette opprobre visant l'étranger indésirable, elle se traduira aussi dans la volonté de stigmatiser les kurdes, cette fois-ci majoritairement, de Turquie, dont la « Maison », à Marseille aura été perquisitionnée à nouveau deux fois cette année sous prétexte de soutien au PKK... Et ainsi, pour prendre la température de ce que certains auront dénoncé comme xénophobie d'état, nous n'aurons malheureusement pas à attendre l'été et les sorties insupportables sur les roms... (en passant, nous sommes l'un des seul médias, non seulement à avoir suivi les manifestations de protestation, -dont le baptême de la « Rue de Rome » nuitamment en « Rue des Roms »- mais surtout à avoir pu donner la parole aux populations concernées, avec des personnes parlant soit le roumain soit le bulgare). Dans la foulée, ce sera le passage en force du nouveau CESEDA, (quatrième version depuis 2003 et des droits en constant recul) malgré les protestations, des juges, des juristes, des avocats et d'une partie de la société civile. Manifestations, colloque, toutes initiatives dont nous nous sommes fait l'écho n'auront servi à rien.
Et, en terme de serrage de vis sécuritaire, le discours de Grenoble, suivi là aussi, du passage comme une lettre à la poste de la loi LOPPSI 2 qui aggrave la situation des plus précaires... Comme l'aura aggravé, en fin d'année, le non renouvellement des contrats aidés ou l'impossibilité d'en engager de nouveaux faute de crédits. (Plusieurs milliers de personnes en plus à la charge de Pôle Emploi rien que sur Marseille) et là encore, des ripostes insuffisantes même si celles et ceux qui les mènent sont courageux(ses) et décidé(e)s. Autre bataille, mieux suivie celle-là, celle des femmes : nous aurons ainsi participé aux diverses mobilisations et initiatives Marseillaises (sur la marche mondiale à Paris puis Istambul avec deux envoyées spéciales, puis au moment de l'arrivée à Vukavu, avec une émission spéciale depuis le Vieux-Port).
Mais, ce qui aura marqué l'année, au delà de ces enjeux sociétaux, cela aura été diverses atteintes aux services publics (non remplacement d'un fonctionnaire sur deux) et sur les droits fondamentaux de tous les travailleurs (la « réforme » des retraites) qui avaient déjà mis beaucoup de monde dans la rue... Apparemment en vain. Et des combats qui se poursuivent sans relâche, pour NetCacao, à Fralib-Lipton-Elephant, pour les postiers du 2ème arrondissement. Pas plus que le signal politique des Régionales n'a été entendu d'un pouvoir décidé de toutes façons et quel qu'en soit le coût , à passer outre. Régionales au cours desquelles, comme nous l'avons toujours fait, nous avons donné la parole à tous les partis (sauf à l'extrême droite, dont, malheureusement, on aura vu la constance, regonflée en ses thèses par le tragi-comique débat sur l'identité nationale ; épiphénomène certes, mais significatif, mais qui marque le glissement des consciences au sein de la « droite classique » , l'affaire de l'autorisation en octobre au cours d'un Conseil Municipal, de ré-érection de la stèle de Marignane consacrée au culte des fusillés de l'Algérie Française.)
Demeure en outre l'opposition entre une ville de Marseille aux racines populaires et les choix spéculant sur une transformation de la ville au profit d'une population aisée ; la crise économique et financière est aussi passée à Marseille: la faillite de Lehman Brothers a plombé le financement de la "rénovation" de la rue de la République. D'où le choc ici particulièrement violent du mouvement social : comme souvent, on aura pu témoigner d'une aire Marseillaise plus combattive que jamais, toujours en avant d'une lutte avec le blocage du port et du terminal pétrolier, des raffineries à l'arrêt. Des conflits qui marquent des victoires comme celles des « tatas » mais encore avec des reprises dont on ne connaîtra jamais les secrets. Sauf dans les hautes sphères de certaines organisations syndicales. Alors, pourquoi se gêner pour aggraver la disparité des revenus entre riches et pauvres, actionnaires du capital et salariés, pour prétendre ignorer les conflits d'intérêts au sein même du gouvernement... Plus c'est gros et apparemment, mieux ça passe dans une société qui se délite et où par exemple à Marseille, au delà des affaires qui entachent la classe politique, les faits divers sanglants justifient non une prise en charge sociale des populations mais une reprise en main purement sécuritaire des « territoires perdus de la République ». Et comment, dans un tel état de déréliction, s'opposer alors à la montée des extrémismes, qu'il s'agisse des dérives intégristes de tous poils ou de l'horripilant et révoltant FN.
Sur le plan international, l'actualité a été elle aussi marquée par une aggravation de la situation des plus faibles et ce sur l'ensemble de la planète. A l'exception -notable-, de la Bolivie où le Président peut céder sur une réforme (la fin de l'aide aux prix bas de l'énergie source de trafic et de corruption) sous la poussée populaire et des USA qui ont vu Obama généraliser -enfin- la sécurité sociale (mais en l'amputant d'une part de son efficacité sous la pression des Tea Party) ce qui ne l'a pas empêché de perdre ses élections de mi-mandat... Nous ne pouvons être exhaustifs et donc nous oublions et omettons quelques avancées progressistes. Car la tendance reste à la crise, à la pseudo-crise au début de laquelle on renfloue les banques sans contrepartie de régulation et en endettant les états ; puis dès lors qu'il s'agit de maintenir hors de l'eau l'économie des pays, on le fait au prix de sacrifices sans précédent pour les populations : on songe à la Grèce, à l'Irlande, bien sûr mais aussi à la Grande Bretagne, l'Espagne bientôt, mais, de réunions des ministres de UE, de G8 en G20 toujours plus bavards qu'actifs -à croire que leur « impuissance » politique leur convient-, tandis qu'on prétend rassurer, à coup de dumping social et salarial, le ou les marchés, ce sont toujours les mêmes spéculateurs et les mêmes banquiers qui jouent et ramassent la mise...
Même impuissance affirmée quant au constat écologique et à la catastrophe générale qui pointe son nez : on martèle, de Copenhague à Cancun, la responsabilité du système, et ce sans se donner les moyens d'en changer. A craindre que la logique de la croissance à tout prix, en l'absence d'anticipation et de responsabilité ne trouve son achèvement logique dans la consommation ultime (et non partagée) de toutes les richesses non renouvelables. « Le capitalisme creuse sa tombe avec ses propres dents » avait pronostiqué, je crois, Engels. En fait, le trou qu'il creuse c'est pour l'humanité toute entière. Et il le sait.
En ne restant pas « européano-centré » ... l'Afrique, par exemple paye sans discontinuer outre le pillage incessant de ses ressources naturelles qui n'a jamais cessé, le prix de cette crise en terme d'absence-encore- de développement, les pays encore riches ou émergents préservant leurs ressources pour leur propre protection, (moins d'investissement parce que moins d'aide- on sait qu'aucune aide, de toute façon n'est accordée sans contre-partie sur le choix, en l'espèce national, des investisseurs) tandis que dans le même temps, la diaspora a moins d'argent à rapatrier... Plus de pauvres soit plus de tension dans les pays concernés et plus de candidats au départ avec les conséquences que l'on connaît pour beaucoup d'aspirants à l'exil. (C'est une partie du message d'Aminata TRAORE retransmis sur nos antennes à l'occasion de « Marseille Retrouve le Nord ») Certes, il y aura eu une normalisation en Guinée, mais le Nigéria implose, les massacres se poursuivent au fin fond de la RDC, Bagbo s'accroche au pouvoir en Côte d'Ivoire, Bongo le corrupteur succède en un tour à Bongo le corrompu pour poursuivre la Françafrique au Gabon... Sambi, aux Comores s'est plus inquiété de conserver le pouvoir le plus longtemps possible avant de le remettre à ceux qu'il avait choisi que de faire progresser les Comores et d'en revendiquer l'intégrité (face à Mayotte désormais départementalisée), plus de faire valoir ses propres intérêts et ceux de son cercle de fidèles que de faire la clarté sur l'accident d'avion d'Air Yéménia ou de faire vivre la démocratie et le peuple des Îles.
Et dans le genre, cynisme absolu et après nous le déluge, le sauvetage médiatisé des mineurs qui fait oublier, au Chili, le temps perdu à réagir au séisme de Février, ou pire, puisqu'on parle de séisme (et la boucle est bouclée) qu'à Haïti ce sont l'absence de gestion, sauf sécuritaire et même pas le minimum syndical humanitaire, qui auront produit au bout d'un an, le choléra faisant encore des milliers de victimes avant celles prévisibles de la révolte suite à des élections truquées à la vue indifférente de l'opinion internationale.
Mais, à l'orée de 2011, se soulèvent les peuples de la Méditerranée et au delà pour la liberté et la démocratie. Nous ne pouvons que saluer et encourager le retour des valeurs universelles qui viennent balayer l'idée que certains voulaient imposer, de « choc des civilisations »... Nous saurons nous montrer solidaires et partenaires de ces combats : je laisse au Président le soin d'expliquer comment dans son rapport moral, avec notamment, la création, depuis la radio, du Collectif Solidarité Maghreb, à l'initiative de nombreuses manifestations et de l'ouverture de débats sur ces situations qui nous interpellent...
Des moyens mis à disposition de toutes et tous
Le site informatique interactif consacré à l'association, à la radio et à tous ses partenaires associatifs (streaming, archives d'émissions, textes de présentation) et qui est désormais en place (consultez l'URL : http//: www.radiogalere.org.) Même si cette nouvelle indépendance implique parfois quelques difficultés en particulier en matière de sécurité : plusieurs tentatives de « hacking » ont réussi à déstabiliser parfois pour une journée entière, le serveur... La montée en charge se poursuivra courant 2011.
La mise à disposition au profit de tou(te)s, de nos postes informatiques sur Internet s'était déjà traduit par un approfondissement des recherches documentaires et donc, la qualité de nos émissions. Par le travail de construction, d’idéation et les éléments de réalisation qu’elles impliquent, les émissions liées à l’actualité, sociale, politique, culturelle, sont fortement didactiques, pas seulement en direction de l’auditeur(trice), mais aussi pour celles-ceux qui les produisent. L'activité de l'association, s’avère toujours plus intense.
C'est toujours grâce à ces nouveaux outils et des logiciels plus efficaces, qu'a pu être réalisée en 2005 la réforme de l'informatisation de l’antenne. Rendre l'informatique de la radio accessible à tou(te)s faisait partie de nos objectifs. Cela a considérablement modifié depuis 2006 le mode de travail de la programmation et la réalisation : les montages se font plus systématiquement en interne sur les ordinateurs de la radio ; l'uniformisation des formats d'enregistrement, d'archivage et de diffusion sur un standard unique, le MP3, l'intégration et la mise en réseau des ordinateurs permet désormais à chacun(e) de choisir dans une base offrant des milliers de titres musicaux, ou de prendre les programmes déjà réalisés (à la radio ou par l'EPRA) , ou des reportages, etc... en vue de leur diffusion et rediffusion.
De la mise en réseau des ordinateurs et le fait d'en installer avec leurs écrans en régie et en studio résulte aussi une forte économie d'encre et de papier... Chacun peut aussi arriver avec ses éléments d'illustration, de conducteur sur clef... Le chantier de formation ouvert à tout le personnel et les bénévoles, évidemment se poursuit.
Radio Numérique terrestre : on piétine
L'année 2010 aura été l'échec du passage à la RNT (Radio Numérique Terrestre) : après une réunion au CSA le 14 mars dernier, les radios pré-selectionnées sur Marseille (Galère était du nombre), Nice et Paris auraient du jouir à compter du 8 Avril, d'une décision du CSA leur permettant d'émettre en numérique en Décembre mais Frédéric Mitterrand a stoppé le processus, sans doute pour ne pas avoir à financer ce qu'on lui avait présenté comme un investissement couteux*. A notre demande, nous avons (Etienne) été reçus par un conseiller du Ministère de la Culture devant lequel nous avons réfuté les bases de calcul retenues par le *rapport établi sur les prix de prototypes et non de constructions industrielles et fait valoir les économies d'échelle qu'une mutualisation des émetteurs et des pylônes permettraient... comme les radios associatives marseillaises en avaient fait valoir l'intention. Et d'autres arguments relevant des opérateurs de multiplex : depuis, un nouvel observateur a été nommé en la personne de David Kessler (ex-collaborateur de Radio France et conseiller du Maire de Paris). Après un premier rapport d'étape, qui tient compte de nos remarques, ses conclusions devraient être rendues prochainement : pour l'instant, pas de calendrier, donc.
Présence salariée structurante
Depuis des années, nous avons toujours recouru au mieux, dans le respect des personnes et tout en favorisant leurs parcours, aux emplois aidés. L'équilibre au sein de la radio, sans surcharges de travail aurait été d'avoir au moins sept « équivalents-temps plein ». On est bien loin du compte du fait de modes de prise en charge qui ne cessent d'aggraver la charge au détriment de l'association. Pourtant, tant bien que mal, cette équipe assure l'essentiel. Cela n'aura été possible qu'avec le soutien actif des cofinancements du Conseil Général. Nous avions l'intention de recruter au fur et à mesure des sorties de contrats, de nouvelles personnes en Contrats Uniques d'Insertion. Las, un postulant s'est désisté au dernier moment qui devait en Septembre, occuper un poste et, à la fin Octobre, une postulante à qui le droit était apparemment ouvert n'a pu en bénéficier, les crédits étant épuisés. Ce sont donc encore à des emplois aidés que nous allons recourir début 2011 pour pallier au manque d'aides techniques, d'assistants journalistes, d'agents polyvalents... car au 31 Décembre, après le départ de deux employés l'effectif total de l'association est de quatre. Souhaitons pour l'année qui vient, de réussir à préserver une structure salariée minimale seule garante du maintien de l'effort en direction des bénévoles et des populations de l'aire marseillaise...
Les actions de formations ouvertes aux salariés auront été maintenues en 2010 mais en baisse puisque l'effectif était en baisse. Sur le principe, nous les souhaitons qualifiantes puisqu'accompagnant des sorties de contrats aidés afin qu'elles offrent des acquis transposables dans de nouvelles situations professionnelles, de la polyvalence en vue de la réalisation des projets personnels même si, la plupart auront malgré cela une évidente « couleur » plutôt en lien avec l'activité au sein de la structure.
Est menée enfin, au delà de la composition multiple de notre personnel comme des bénévoles issus de toutes les communautés présentes à Marseille, une politique d'accueil en direction de nombreux stagiaires (plus d'une vingtaine dans l'année...) qui sollicitent la radio pour connaître une première expérience professionnelle : collégiens, lycéens, stagiaires d'organismes à vocation sociale, étudiants en communication de l'Université de Provence, stagiaires de l'École de Journalisme, de l’AMCS, d'Écoles techniques -ADCOMEAM, par exemple, ... Cette démarche volontariste enrichit de par l'échange et la validation des modes opératoires, les connaissances de nos employés.
CONCLUSIONS
L'association GALERE se donne les moyens d’être un lieu d’accueil et de vie associative irremplaçable et mène dans le même temps une activité importante en direction des quartiers et avec leurs habitants. Elle s’ouvre aux expériences et aux parcours les plus divers. Toutes, tous et chacun trouve dans notre structure un espace d'expression et d'intégration, de formation où les talents les plus divers peuvent s'exprimer. Ce sont bien là, les valeurs que notre charte revendique : l’éducation populaire et la communication sociale.
Tous les efforts entrepris : l'amélioration de la qualité technique (du contenant), diversification et multiplication des sources d’information (du contenu), effort sur les conditions d’accueil (le lieu), association de la population de l'aire Marseillaise dans sa multiple diversité (du lien) fondent le rapport de Galère avec ses partenaires.
On ne peut aujourd'hui résumer l'activité de l'association au seul outil qu'est Radio Galère puisque la part de l'action sociale menée en aval dans les quartiers et en interne est de plus en plus importante dans les comptes et dans les préoccupations de l'association.
Les nouvelles technologies permettent depuis plusieurs années déjà, une ouverture encore plus nette en direction de nos partenaires -en particulier des associations et groupes qui participent de notre activité et n'ont pas encore leurs propres pages et sites internet- et par la mise en œuvre sur des sites décentralisés d'activités impliquant localement associations et habitants -jeunes et moins jeunes- avec l'utilisation des nouvelles technologies, le reportage par téléphone mobile et par streaming et des éléments transportables de sonorisation et de studio...
Radio Galère, à nouveau autorisée depuis Février 2008 par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel dans ses items sociaux et de proximité fonctionne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 sur ses seules forces, en modulation de fréquence, sans recours aux opérateurs de liaisons spécialisées et de télédiffusion ; c'est une de ses particularités.
En attendant, la radio est aussi accessible par Internet au monde entier.
C'est une vitrine permanente des activités de l'aire marseillaise
qui démontre au jour le jour l'activité de l'association et de celles et ceux qui y participent.
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