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Agrégateur de flux

manif contre la loi El Khomri

Infos Mille babords - 28. juin 2016 - 11:00

La mobilisation continue avec une nouvelle journée de grève le mardi 28 juin !

À Gap, manifestation à 11h, place Ladoucette
Arrivée 12h devant la préfecture pour une bronca

Penser à venir avec votre matériel pour faire du bruit

Communiqué intersyndical
http://05.demosphere.eu/files/docs/f-4dafdd0b1b-empty-fname.pdf

http://05.demosphere.eu/rv/980

« IL FAUT SAVOIR » CONTINUER UN MOUVEMENT SOCIAL...

Infos Mille babords - 27. juin 2016 - 23:22

GRANDE RÉUNION PUBLIQUE D'ANALYSE DU MOUVEMENT CONTRE LA LOI TRAVAIL ET DE SES PERSPECTIVES
dimanche 3 juillet 2016 14 h 30 au Parc Longchamp

« IL FAUT SAVOIR » CONTINUER UN MOUVEMENT SOCIAL...

Après quatre mois, force est de constater que les personnes de divers horizons (salarié•e•s, chômeurs•euses, précaires, étudiant•e•s, lycéen•ne•s, sans statut, etc.) qui composent ou ont composé l'assemblée « 13 en lutte » avaient raison en termes d'analyse du mouvement : les stratégies des directions syndicales conduisent au mieux à l'extinction du mouvement social contre la loi travail et au pire à la défaite.Si l'on s'en tient là, la loi travail, on l'aura !

La manifestation gag du 23 juin 2016 à Paris était un bel exemple de compromission et de mensonge sans vergogne de la part de l'intersyndicale nationale afin de sauver la face. Accepter de tourner en cage autour du bassin de l'Arsenal et présenter cela comme une victoire de la liberté sur l'oppression, il fallait oser. Et ce n'est que le début de la fin !!!

En effet l'intersyndicale a clamé que la seule issue possible à ce mouvement social était le retrait pur et simple de la loi travail uniquement sous la pression des mouvements indépendants et autonomes. Aujourd'hui, elle négocie autour de cinq articles soi-disant « colonne vertébrale » du texte de loi et désignera certainement cela comme une Révolution. OK, des blocages économiques (et non le blocage de l'économie) ont été organisés dans quelques endroits en France, souvent brefs malgré leur intensisté, mais pour quel résultat concret pour l'ensemble des salarié•e•s-précaires-hors travail-chômeurs•euses, etc. ? Pas seulement un secteur économique ou deux ? Où en sont l'inversion du rapport de force et le soulèvement des bases de syndiqué•e•s tant martelés par certain•e•s ?

La vérité est en fait tragique : prenant acte de l'inflexibilité du gouvernement – qui doit rendre des comptes à ses copains européens et qui sait la partie jouée d'avance aux prochaines élections – la direction de la CGT & Cie négocie secteur par secteur une sortie « honorable » du mouvement qui sera mise en mots positivement par les appareils syndicaux et leurs groupies au tee-shirt Che Guevara. 1968, 2003, 2010, l'histoire se répète. Finalement, celles et ceux qui ne sont pas salarié•e•s dans certains bastions syndicaux sortiront de ce conflit avec une loi travail à peine retouchée. Et on ne parle pas des conséquences pour toutes celles et tous ceux qui sont déjà en plein dans des conditions salariales bien pourries ou que ce monde du travail salarié-aliéné-exploité fait vomir… Non, rien ne va changer et ça va même s'amplifier : travail aliéné et obligatoire à vie pour des miettes toujours moins nombreuses, exploitation et oppression institutionnalisées une fois pour toutes…

Plutôt que de célébrer la défaite sur un chant de victoire, au sein de 13 en lutte, nous ne changeons pas de position concernant cette lutte et sa poursuite : nous continuerons à ne pas faire de tri entre preneurs d'otages et casseurs, manifestant•e•s déterminé•e•s et radicaux, syndiqué•e•s et non-syndiqué•e•s…Conscient.e.s des limites actuelles des actions hors « des clous », nous sommes persuadé.e.s que ce sont pourtant elles qui font la force de ce mouvement.

Nous voulons tout : la loi travail pour commencer et ensuite son monde ! Parce qu'après les droits collectifs et le coût du travail, c'est de nouveau le salaire direct et le salaire indirect (retraite, chômage, maladies, etc.) qui vont y passer. Travailler en France deviendra plus que jamais une dégueulasserie.

Alors on continue et ça passe d'abord par la réappropriation des moyens de lutte et l'auto-organisation en dehors de tous les appareils. La question sociale n'est pas enterrée, loin de là, même si ce mouvement fait chou blanc. Dans un avenir plus ou moins proche, les mêmes contradictions ne vont pas manquer de se poser, et il sera peut-être intéressant d'utiliser comme outil de lutte un réseau avec tous ceux et toutes celles qui le voudront et qui ont participé de façon centrale ou périphérique à « 13 en lutte » et aussi avec toutes les personnes qui ont trouvé quelque chose de positif à ce qui a été dit ou fait par cette assemblée.

Des membres de 13 en lutte

Mexique, Oaxaca - La police tue

Infos Mille babords - 27. juin 2016 - 18:00

Mexique, Oaxaca : dimanche 19 juin 2016. Quinze heures d'affrontements entre police et manifestants. 11 morts et des dizaines de blessés par balles.

Dans la matinée du dimanche 19 juin 2016, des éléments de la police fédérale mexicaine sont arrivés dans la localité de Nochixtlán, Oaxaca, en vue d'évacuer le blocage de l'autoroute mis en place depuis huit jours par des membres de la C.N.T.E., des étudiants, des pères et mères de famille. Avec une violence extrême, la police a attaqué les manifestants, d'abord avec des gaz lacrymogènes, des tirs de flashball, puis avec des armes à feu, AK47, durant plusieurs heures. Onze personnes ont perdu la vie dans ces affrontements, des dizaines d'autres ont été blessées par balles.
Dans l'état de Oaxaca, d'autres affrontements avec la police ont eu lieu à Huitzo, Juchitan dans l'Isthme de Tehuantepec et dans la ville de Oaxaca.

Depuis 2013, le président Mexicain Enrique Peña Nieto tente d'imposer sa « réforme éducative ». Cette réforme d'inspiration néo-libérale, vise à transformer l'éducation mexicaine en centre de formation garantissant une main d'oeuvre soumise au marché mondial du travail.
Depuis de nombreuses années, notamment dans l'état de Oaxaca, la section 22 de la Coordination Nationale des Travailleurs de l'Éducation – C.N.T.E. - mène la lutte contre cette réforme.
Début juin, l'arrestation de deux leaders syndicaux de la section 22 et la répression brutale des manifestations a eu pour effet de renforcer la résistance du mouvement. Les blocages d'autoroutes et de zones commerciales se sont alors multipliés. Cette situation nous ramène à la Commune de Oaxaca en 2006, mais nous rappelle également la terrible répression qui s'abattit sur le mouvement de résistance.

Une nouvelle fois nous dénonçons le mensonge d'Etat qui ne reconnaît pas que sa police a fait usage d'armes de guerre contre sa propre population.
Nous exigeons :
L'arrêt de la répression contre le mouvement de résistance à la réforme de l'éducation.
La réapparition de tous les cas de disparitions forcées.
La libération de tous les enseignants emprisonnés pour avoir défendu l'éducation publique et de tous les prisonniers politiques.
L'arrêt des ventes d'armes et de toute collaboration militaro-policière entre la France et le Mexique
Nous vous rappelons que nous sommes toujours dans l'attente de la présentation en vie des 43 étudiants de l'école normale rurale d'Ayotzinapa.

NI LES BALLES NI L'ABUS DE LA FORCE N'ARRÊTERONT LA RÉSISTANCE

OAXACA INSOUMIS – LA LUTTE CONTINUE

MARSEILLE - lundi 27 juin - 18H -
rassemblement devant le consulat du Mexique, 2 rue du beausset

Lire le texte de Georges Lapierre : Ayotzinapa : la vérité semble s'éloigner à grands coups de rames

Ayotzinapa : la vérité semble s'éloigner à grands coups de rames

Infos Mille babords - 27. juin 2016 - 0:28

Ayotzinapa, la vérité semble s'éloigner à grands coups de rames vers un horizon plein de brouillard, pourtant elle est toujours aussi fulgurante. Comme le soleil nous contraint à détourner le regard, l'effroi nous incite à détourner la tête et, trop souvent, à la baisser.
Profitant du départ du groupe interdisciplinaire d'experts indépendants (GIEI), La PGR (nous dirions le Procureur de la République) n'a pas tardé à reprendre la thèse brumeuse de la guerre entre narcotrafiquants pour expliquer la disparition de 43 élèves de l'école normale rurale d'Ayotzinapa. Il faut dire que le gouvernement avait dû accepter l'intervention de ce groupe d'experts nommés par la commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) sous la pression d'une opinion nationale et internationale choquée par l'horreur de ce crime contre l'humanité.
Ce groupe d'experts a démontré l'inconsistance de la thèse gouvernementale soutenue par le procureur de la République, Murillo Karam, qui voulait que les 43 corps fussent brûlés dans une décharge publique et les cendres jetées dans une rivière proche (le rio San Juan) ; il a aussi révélé la manipulation des « scènes du crime » par le chef de l'Agence d'investigation criminelle, Tomás Zerón, pris, pourrait-on dire, la main dans le sac, le long de la rivière San Juan la veille de la reconstitution des faits (vidéo d'un reporter) : nous le voyons arpenter les rives du rio San Juan avec le présumé coupable, et reconstituer la scène telle que ce dernier devait la rapporter, il lui a aussi montré où se trouvaient cachés deux sacs de cendre (apportés là par qui ?) ; c'est sans doute lui, Tomás Zerón, qui avait « semé » des cartouches vides sous une pierre à proximité de la déchetterie confirmant ainsi la thèse de l'assassinat des normaliens.
Ce groupe d'experts a été très rapidement perçu comme une menace par le gouvernement, qui a alors lancé toute une campagne de calomnies contre lui et le président du CIDH pour, ensuite, ne pas renouveler l'accord qui autorisait sa présence au Mexique. Le gouvernement a de nouveau le champ libre pour développer, avec de légères modifications, sa thèse initiale :
Ce sont les membres d'une organisation mafieuse, los Guerreros unidos, qui, avec leurs complices de la police municipale d'Iguala, ont attaqué les étudiants, qu'ils auraient pris pour des membres d'un groupe concurrent, los Rojos. Ils les auraient enlevés, torturés, puis assassinés et incinérés. C'est que la guerre, d'une extrême violence, fait rage dans la région entre ces deux organisations criminelles pour le contrôle de la « plaza ». On ne compte plus les morts et les disparus à tel point que toute la région autour d'Iguala est un véritable cimetière clandestin. A cette thèse s'ajoute l'information distillée il y a quelque temps concernant la « disparition » du cinquième autobus ou « le mystère du cinquième autobus ». Il aurait été soustrait à l'enquête sous prétexte qu'il renfermait des caches contenant la drogue qu'il livrait régulièrement à Chicago. Cette histoire d'autobus venait à bon escient confirmer l'hypothèse de la méprise et de la colère incontrôlée des Guerreros unidos les poussant à des actes terribles. Comme tout mensonge qui cherche à tenir la route, celui-ci s'appuie sur quelques vérités : ces deux organisations mafieuses existent bien et se livrent à une guerre sans merci pour le contrôle de la région ; elles ont pénétré non seulement les polices municipales d'Iguala, de Cocula ou de Huitzuco, mais les municipalités elles-mêmes et toute la sphère politique (ce qui est le propre d'ailleurs des organisations mafieuses) : ne dit-on pas que les Guerreros unidos sont alliés au PRD et les Rojas au PRI ?
Bien des lignes d'investigation importantes ont été délibérément ignorées ; des preuves (enregistrements, vidéos, documents) ont disparu ; les aveux des détenus-coupables ont été obtenus « sous dictée » et après tortures. Ajoutons à toutes ces distorsions de l'enquête les petites et sordides machinations du chef de l'Agence d'investigation criminelle et la hâte, oh combien suspecte, du Procureur de la République à fermer le dossier quitte à le bâcler et nous arrivons à la conclusion suivante : l'implication directe de l'Etat mexicain dans ce crime de lèse humanité.
Depuis que les hommes politiques ont livré le Mexique aux appétits inapaisables des Etats-Unis et du Canada, le pays est au bord de la rupture. La crise sociale va s'approfondissant toujours plus et la société mexicaine semble rechercher vainement un peu d'air pour reprendre son souffle. Vainement, tant est impérieuse et exigeante la concupiscence des grands trusts du Nord. Et cette violence irrépressible, absolue, d'une volonté étrangère pénètre la vie mexicaine, la gangrène et l'emporte. Une partie de la population aspire à retrouver un ordre social disparu et se rapproche du pouvoir et de l'Etat sans se rendre compte que le pouvoir est l'artisan du désordre ; l'autre partie résiste et s'insurge. Une terre de volcans, d'éclairs et d'orages magnétiques. Des incendies s'allument ici et là, Chiapas, Oaxaca, Guerrero, Michoacán... Les hommes politiques prennent alors les dispositions qu'ils jugent nécessaires. En fait, une seule disposition : le recours à l'armée.
La vocation profonde de l'armée mexicaine est d'être une armée d'occupation au service d'une oligarchie à caractère colonial. L'ennemi est l'ennemi intérieur, c'est la population indigène et, par extension tous ceux qui résistent ou se révoltent contre la main mise du monde occidental, chrétien et capitaliste sur le pays. L'armée mexicaine est la force de coercition d'une pensée étrangère éminemment pratique comme toute pensée digne de ce nom, celle des grandes entreprises marchandes. En général elle n'y va pas par quatre chemins et ne s'embarrasse pas de considérations de « chochottes » comme les droits humains : elle tue. Elle tue tous ceux qui auraient seulement la velléité de lui résister. Instrument du pouvoir, elle est l'expression même du pouvoir. Elle ne fait pas de prisonniers ou alors pour les torturer afin d'obtenir des renseignements et ensuite, elle les abat. Avoir recours à l'armée pour « pacifier »le pays, c'est avoir recours à la terreur.
Le retour du PRI au pouvoir en 2012 crée une réelle commotion dans la société mexicaine, les jeunes, jeunes anarchistes, jeunes communalistes, jeunes rebelles, jeunes dissidents se trouvent projetés à la pointe d'un mouvement profond de rejet. Ils sont l'étincelle qui risque d'allumer l'incendie. Déjà en décembre 2012, lors de la prise de fonction de Peña Nieto, le nouveau Président, la protestation sociale animée par la jeunesse libertaire avait été particulièrement importante, forte et combative. Les forces de l'ordre, craignant à juste titre de se trouver débordées par le mouvement offensif de la jeunesse, avaient alors réagi avec une extrême brutalité. La justice n'avait pas été en reste non plus qui avait condamné des jeunes anarchistes à des peines de prison outrancières. Une lynchage médiatique contre les anarchistes et autres jeunes rebelles comme les élèves des écoles normales rurales, orchestrée à partir du pouvoir et répercutée par les télévisions, les radios et la presse aux ordres, a alors commencé pour se prolonger jusqu'à maintenant.
Le gouvernement, qui entend poursuivre à marche forcée sa politique d'ouverture au Grand Marché faite de concessions aux intérêts privés, a pris la mesure du danger que représente la jeunesse insoumise dans un pays déstabilisé (et qu'il contribue à déstabiliser de plus en plus). La manifestation du 2 octobre en commémoration du massacre des étudiants par l'armée à Tlatelolco en 1968 pouvait fort bien se présenter comme l'étincelle allumant le feu social tant redouté, être le point de départ d'un mouvement insurrectionnel d'importance. Il se devait d'agir sans plus tarder. L'équipée des normaliens à Iguala, lui a-t-elle fourni l'occasion qu'il attendait ? Je le pense. Frapper fort. Créer un choc, l'onde de choc qui éteindrait l'incendie. C'est la tactique nitroglycérine (pour ceux qui ont lu le Salaire de la peur, ou vu le film) chère au PRI.
Nous passons alors de l'autre côté du miroir, le côté occulte de l'Etat : « Alors apparaît la terreur comme force dissuasive. L'autre face de l'Etat, la clandestine ; celle qui a recours aux forces paramilitaires, aux escadrons de la mort, aux groupes de nettoyage social et aux tueurs à gages. A la Guerra sucia. Aux fantômes sans visage ni traits qui exécutent les opérations clandestines des services de renseignements. Aux forces anonymes qui jouissent sans restriction d'une impunité de fait et juridique ; protégées par un pouvoir judiciaire complice et craintif. Apparaît l'autre visage d'un Etat qui construit son pouvoir en militarisant la société et en la désarticulant au moyen d'une peur et d'une horreur réelles, le visage caché d'un Etat qui fait un usage systématique, calculé et rationnel de la violence en accord à une conception et une idéologie que l'on enseigne dans les académies militaires. »
Le PRI avait employé cette tactique à Tlatelolco le 2 octobre 1968 : la tuerie des étudiants réunis sur la place de Tlatelolco avait désemparé un mouvement social qui commençait à prendre de l'ampleur et à fragiliser l'Etat. Le 10 juin 1971, le pouvoir a recours à la même tactique : massacre des étudiants lors d'une manifestation par le groupe paramilitaires Los Halcones. « Dans les deux cas, a pu écrire Raúl Jiménez Vázquez, il s'agit d'authentiques crimes d'Etat, en vertu du fait qu'ils furent conçus, planifiés, instrumentés et couverts à l'intérieur de l'appareil gouvernemental. » La justice dans sa sentence du 26 juillet 2005 devait d'ailleurs reconnaître que « le groupe des Halcones dépendait de l'Etat et recevait des ordres de l'armée. » (Ils ont été amnistiés) Ce recours à une violence extrême pour créer un choc dans les esprits afin de stopper un mouvement social en gestation a une fonction d'avertissement : Acteal, Aguas Blancas, El Charco, El Bosque, Atenco, Apatzingán et… Ayotzinapa. Le PRI est coutumier du fait. La liste des crimes d'Etat est longue. Les personnes visées comprennent l'avertissement, sans doute possible. Les plus courageux, les affranchis, ceux qui se savent en guerre et ce que cela signifie, continuent la lutte comme à Atenco ou Ayotzinapa, mais cette lutte devient alors celle d'une minorité, que l'Etat et les forces de répression peuvent circonscrire et contrôler sans trop de difficulté.
Parmi tous les faits de cette nuit tragique du 26 septembre 2014 au matin du 27 – les étudiants sont suivis par la police fédérale dès leur départ de la normale ; cette même police est en communication constante avec les autorités du Guerrero, de l'Etat fédéral et de l'armée ; aucune de ces autorités, qu'elles soient militaires, civiles et judiciaires, n'est venue sur les lieux de l'attaque des bus pour les contestations d'usage entre la fin de celle-ci et l'irruption d'un commando de tueurs lors de la conférence de presse, c'est-à-dire de 10h du soir à une heure du matin environ ; une chasse à l'homme menée comme une opération militaire jusqu'au petit matin – dénonçant toute une chaîne de complicités et l'implication du gouvernement au plus haut niveau, le plus horrible et le plus infâme, le plus épouvantable aussi, est la torture de Julio César Mondragón. La photographie de sa figure suppliciée, écorchée vive est apparue sur les réseaux sociaux avant même la découverte du corps le matin du 27 par une brigade du 27ème bataillon. Cette figure terrifiante est la vérité d'Ayotzinapa, celle d'une absolue et impitoyable tyrannie.

Oaxaca le 16 juin 2016
Georges Lapierre
Post-scriptum du dimanche 19
Des grenades lacrymogènes, comme des petites bombes, tombent du ciel sur les barricades ; elles sont lancées des hélicos : une petite guerre aérienne qui oblige les « barricadistes », maîtres d'école, parents, quelques rares habitants, quelques bandes de jeunes venus en découdre des villages alentour à se replier un temps.
J'ai le sentiment que l'Etat, dans son aveuglement autoritaire, est en train de créer les conditions de sa critique. Le mouvement des maîtres d'école s'opposant à la « réforme de l'éducation » prend de l'épaisseur pour se bonifier avec le temps. Peu à peu, par la force de son obstination, il attire, focalise et « cristallise » le mécontentement des gens. J'aime bien regarder les maîtresses d'école fabriquer en toute hâte des cocktails Molotov. Le mouvement des instits reste cependant un mouvement purement corporatiste ; il n'est pas porteur du caractère universel de la pensée comme celui de la jeunesse dissidente ; pourtant en offrant un point de convergence, un ancrage, à l'insatisfaction diffuse dans la société, il peut représenter une menace pour l'Etat.
Le gouvernement a tout le temps de voir venir et si l'affaire se gâte, il peut toujours ouvrir les tables de négociation ; à moins, à moins qu'il ne s'enferre dans son attitude de non recevoir : comme si le pouvoir devenu à ce point totalitaire se trouve désormais dans l'impossibilité de s'ouvrir à un dialogue avec la société civile. Un Etat autiste. Nous en sommes peut-être arrivés là. Un Etat qui ne connaît plus que le meurtre, la dissuasion par l'assassinat. La tactique nitroglycérine. A Nochixtlán, ville qui se trouve à environ 70 km d'Oaxaca, les flics ont tiré sur les gens : six morts, six personnes descendues pour l'exemple. Comme ils avaient tiré en 2011 sur les élèves de l'école rurale qui manifestaient pour être reçus par le gouverneur du Guerrero : 2 morts, Jorge Alexis Herrera et Gabriel Echeverria.
J'ai été aussi témoin d'une technique antiguérilla particulièrement tortueuse que je ne connaissais pas : la « sembra ». Elle consiste à envoyer sur les lieux de l'échauffourée, quand la bataille a été dure, quand les gens ont la rage, deux ou trois jeunes militaires, bien repérables, avec leur treillis tout neuf et leurs cheveux en brosse. Trois ou deux chèvres dans une meute de tigres et de tigresses. A semer ainsi des militaires dans l'espoir qu'ils seront lynchés, l'Etat y voit deux avantages : calomnier le mouvement par des médias déchaînés et animer les troupes en leur donnant le goût de la vengeance et du sang. Les maîtres d'école ne sont pas tombés dans le piège et ils ont fait appel à la commission nationale des droits de l'homme afin qu'elle vienne récupérer les soldats. La commission a mis du temps à venir et, par ondes successives, la fureur de quelques uns se réveillait.

Déclaration commune du mouvement anti-aéroport

Infos Mille babords - 26. juin 2016 - 22:00

Comme l'avait démontré les différentes composantes du mouvement, le cadre, le processus et le contenu de cette consultation étaient
fondamentalement biaisés. Celle-ci était basée sur une série de mensonges d'Etat et radicalement inéquitable. Il ne s'agissait pour nous que d'une étape dans la longue lutte pour un avenir sans aéroport à Notre Dame des Landes.

Cette lutte se poursuit dès ce soir. Nous savons que les attaques du gouvernement et des pro-aéroport vont se renforcer. De notre coté, nous
n'allons pas cesser pour autant d'habiter, cultiver et protéger ce bocage. Il continuera à être défendu avec la plus grande énergie parce qu'il est porteur d'espoirs aujourd'hui indéracinables face à la destruction du vivant et à la marchandisation du monde. Nous appelons tous les soutiens et comités partout en France et au-delà à se mobiliser et à redoubler de vigilance dans les semaines et mois à venir. Il n'y aura pas d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Nous appelons en ce sens, et dans un premier temps, à converger massivement à Notre Dame des Landes pour le rassemblement estival anti-aéroport, les 9 et 10 juillet.

Liste de communication de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

zadcontactpresse chez riseup.net

Zone A defendre - http://zad.nadir.org/

Pour suivre nouvelles et appels inscrivez-vous a notre liste email/
To follow our news and callouts, subscribe to our mailing list :
http://lists.aktivix.org/mailman/listinfo/zad-occupation

Support. Don't Punish.

Infos Mille babords - 26. juin 2016 - 14:30

Lieu de l'évènement : Place de la Joliette
Les horaires de l'évènement : Début 14h30 – Fin 18h

Déroulé :
14h30 : Début du rassemblement.
14h30 : Mise en place de l'exposition du projet photo.
15h : Début du débat participatif.
16h : Photo de groupe

Pendant l'évènement : coin gâteau, cakes, boissons, etc. en espérant créer un moment convivial pour que les gens restent discuter et échanger. Retransmission du débat sur place par la radio Cave Carli Radio - Camion avec radio mobile, technicien,
photographe.

voir l'appel sur le site

Proclamation de la Commune Libre de la Plaine

Infos Mille babords - 25. juin 2016 - 18:00

Primitivi vous invite à vivre un moment historique ! Venez le 25 juin participer à la proclamation de la Commune Libre de la Plaine. La Mairie ayant décidé de rayer la Plaine des cartes de la Ville, les habitants décident de prendre en main leur destin. Un docu-fiction avec et pour vous !

  • - Vous avez suivi la mobilisation des habitants contre le projet de rénovation-requalification de la Plaine. Nous vous proposons de participer à l'écriture de la suite de l'Histoire ! Tout aurait pu commencer avec l'annonce par la Mairie de l'abandon de tout projet sur la Plaine, mais aussi de toute mission de service public, et aussi de la décision de rayer la Plaine des cartes de Marseille, la Plaine devenant ainsi le "quartier sans nom" :
  • - Prenant acte de cette décision, les habitants délibèrent et les débats vont bon train : "Parfait", disent certains, "voici enfin l'occasion de décider un peu nous-mêmes de notre vie et de notre ville ! De toutes façons, cela fait des années que les pouvoirs publics ont abandonné le quartier et toute volonté de nous entendre." D'autres font remarquer : "s'ils se désengagent de toute mission de service public, qu'ils nous reversent les impôts locaux. Nous en ferons meilleur usage qu'eux !" Certains passent à l'acte : des Tables monumentales sont érigées sur la Plaine pour favoriser discussions, rassemblements et vivre-ensemble. La fontaine asséchée et rouillée est remise en service, des plans de tomates sont plantés sur les grilles de la plaine. Jusqu'où cela ira-t-il ? Personne ne le sait encore, mais le futur s'invente maintenant... A suivre...

Événement sur facedebouc Primitivi ici :
https://www.facebook.com/events/1164687736896006
et sur Primitivi avec toute l'histoire, la coupure de presse et la proclamation ici :
http://www.primitivi.org/spip.php?article728

Pain, paix, liberté ! 80 ans après, que reste-t-il du Front populaire ?

Infos Mille babords - 25. juin 2016 - 14:30

Événement mythique, inscrit au Panthéon des gauches, le Front populaire (1934-1938) a laissé des traces profondes dans la société française et à Marseille. Ces quatre années, tiraillées entre espoir et désenchantement, présentent une densité rare : à la séquence politique incarnée par les figures de Léon Blum et de Maurice Thorez, et la lutte antifasciste s'ajoute un mouvement social d'une ampleur remarquable, mais aussi un foisonnement culturel sans précédent.
Jean Domenichino, Gérard Leidet et Bernard Régaudiat viendront relater l'histoire d'une époque fondatrice qui, depuis quelques années, s'est beaucoup enrichie, notamment grâce à l'ouverture et à l'analyse d'archives nouvelles : celles des banques suisses, celles de Moscou, et peut être plus encore celles des départements qui révèlent avec quelle intensité ce Front populaire a été vécu jusque dans chaque village de France.

Parrainage citoyen

Infos Mille babords - 25. juin 2016 - 14:30

Réseau Education Sans Frontières 13
resf13 chez no-log.org 06 31 32 48 65 61 rue Consolat 13001 Marseille www.educationsansfrontieres.org

DANS LE CADRE DE SA CAMPAGNE NATIONALE“Une école, un toit, des papiers : égalité des droits !”

Le RESF organise des parrainages citoyens de plus d'une centaine de jeunes scolarisés et familles sans papiers samedi 25 juin de 14h30 à 17h30 au Théâtre Toursky sous l'égide de Richard Martin, en présence de Philippe Foulquier, Imhotep (IAM)...

Si vous êtes déjà en contact avec des jeunes ou parents sans papiers notamment dans le cadre scolaire,
si vous souhaitez apporter votre aide à un jeune ou une famille sans-papiers de votre quartier,
si vous souhaitez tout simplement être présent pour soutenir cette initiative solidaire et festive... tout le monde est bienvenu !
Merci de prendre contact avec le RESF13 pour signaler votre volonté de parrainer un/des jeune(s) ou une /des famille(s) sans papiers.

Parrainer ça engage à quoi ?

A faire acte de solidarité de diverses manières avec un/des jeune(s) et/ou parent(s) sans papiers qui en ont besoin :
laisser ses coordonnées, prévenir le RESF en cas d'urgence (arrestation, menace d'expulsion locative…) ; bref, les prendre sous votre protection.
les accompagner dans leurs démarches administratives, dans leur scolarité, s'inquiéter de leurs besoins (alimentaires, vestimentaires, locatifs, médicaux…)
cela peut aussi déboucher sur des actions socioculturelles communes (sorties cinéma, musée, vacances scolaires avec les enfants, fêtes…)
le jour de l'évènement (le 25 juin), d'être présent (ou représenté) et de signer le document parrains/parrainés qui témoigne de cet engagement.
on peut parrainer seul(e), à plusieurs. Un établissement scolaire (profs, autres personnels, parents d'élèves…) peuvent parrainer un-e ou plusieurs jeunes et familles.


Repas de soutien à l'Assemblée de la Plaine

Infos Mille babords - 24. juin 2016 - 20:00

L'Assemblée de la Plaine est un collectif de quartier qui réunit habitants et habitués de La Plaine pour défendre son caractère populaire et alimenter la vie de quartier.

Depuis octobre 2015, l'Assemblée est fortement mobilisée contre le projet d'aménagement de la place Jean Jaurès ; sont régulièrement organisés des permanences d'information, des actions de sensibilisation, des réunions de mobilisation, des repas, des fêtes et des petits-déjeuners ! Des tables ont été construites sur la Plaine et un journal local a été créé !

Pour soutenir l'Assemblée (pour financer l'impression de tracts, affiches, journal...), un repas de soutien aura lieu à Manifesten, 20h.

Venez le partager avec un bon plat et du bon son !

Manifesten : 59 rue Thiers 13001

L'arme à l'oeil. Violence d'État et militarisation de la police

Infos Mille babords - 24. juin 2016 - 19:00

L' Assemblée des blessés 13 et la commission bibliothèque de Mille Bâbords vous propose de venir rencontrer Pierre Douillard qui présentera son livre L'arme à l'oeil paru aux éditions Le bord de l'eau.

Automne 2014, un manifestant est tué par une grenade lancée par un gendarme à Sivens. L'armement de la police fait, pour la première fois, la une de l'actualité. Loin de susciter de réactions à la hauteur, ce drame est l'occasion pour le pouvoir de renforcer ses stratégies de maintien de l'ordre en faisant interdire et réprimer implacablement les mobilisations qui suivent. La mort de Rémi Fraisse n'est ni une « bavure », ni un accident. Elle est le produit d'une logique structurelle, qui s'inscrit dans un processus d'impunité généralisée et de militarisation de la police en germe depuis deux décennies.

Sur fond d'hégémonie culturelle des idées sécuritaires, la police française se dote de nouvelles armes sous l'impulsion des gouvernements successifs : taser, grenades, flashballs, LBD. On tire à nouveau sur la foule. D'abord expérimentées dans les quartiers périphériques, puis contre les mobilisations incontrôlables, les armes de la police s'imposent aujourd'hui potentiellement contre tous. « En blesser un pour en terroriser mille », telle est la doctrine des armes de la police.

Cet essai passe en revue l'armement de la police pour comprendre ce que les armes disent de notre temps, quelles sont les logiques politiques qu'elles suggèrent, au-delà des spécificités françaises d'un maintien de l'ordre présenté comme irréprochable.

Soirée de soutien aux inculpéEs

Infos Mille babords - 24. juin 2016 - 18:30

Quelques infos concernant le soutien aux inculpéEs du mouvement social (en PJ le tract d'appel à diffuser sans modération).

Voici le lien vers le site

http://www.sudeduc13.ouvaton.org/spip.php?article1198

Soirée de soutien le 24 juin :

L'Union syndicale solidaires 13 organise une soirée de soutien aux inculpéEs , le 24 juin à partir de 18h 30 dans ses locaux. Les frais de justice sont importants, et les vacances approchent...
Alors si vous avez raté la première version, vous pourrez vous rattraper ! Et pour cellEux qui ont apprécié la première, un bis sera le bienvenu ! Les bénéfices permettront de rembourser les frais d'avocats et les éventuelles amendes.

Caisse de solidarité :

Voici un lien vers un pot commun en ligne mis en place par SUD éducation 13 pour collecter des fonds afin de soutenir les militantEs inculpéEs durant le mouvement contre la loi travail :

https://www.lepotcommun.fr/pot/cqgsskji

Solidairement

SUD éducation 13

Printemps social à Marseille

Infos Mille babords - 24. juin 2016 - 18:00

J'ai suivi pendant des semaines les manifestations anti loi travail à Marseille.

J'expose donc à partir du 24 juin pour 3 semaines sur ce thème traité en noir et blanc.

« At(h)ome », d'Élisabeth Leuvrey

Infos Mille babords - 23. juin 2016 - 20:00

en collaboration avec le groupe local des Colibris 83 Saint-Maximin

AT(H)OME
Documentaire d'Elisabeth Leuvrey
France/Algérie – 2013 - 53 min
Après avoir réalisé La Traversée en 2011, la réalisatrice s'attaque avec ce film At(h)ome à un nouveau défi, celui du nucléaire. Ce film de 53 minutes nous ramène en 1962, peu après l'indépendance de l'Algérie, en plein Sahara. Ici, en vertu d'un accord secret avec les autorités algériennes, l'armée française fait exploser en sous-sol une bombe nucléaire. L'essai Beryl sera le plus grave accident nucléaire du Sahara.

les actualités du film : http://lesecransdularge.fr/#actu

distrib chez lesecransdularge.fr
www.lesecransdularge.fr

Loi travail / état d'urgence / répression

Infos Mille babords - 23. juin 2016 - 19:00

Contre les politiques capitalistes
LA LUTTE REPREND SES DROITS !

avec Philippe Poutou, porte-parole du NPA
et tribune des luttes avec des militantEs impliquéEs localement

contact chez npa13.org / www.nap2009.org

Rassemblement devant la SOLEAM

Infos Mille babords - 23. juin 2016 - 16:00

Gérard Chénoz, Présidente de la Soleam, s'était engagé lors de la concertation de décembre 2015 à tenir informé la population des étapes du projet de réaménagement de la Plaine. Il est temps de lui rappeler ses belles promesses.
Ramenez sifflets et casseroles pour faire du bruit.

Une nouvelle pétition en ligne a été lancée, par laquelle les signataires s'associent à l'inquiétude et à la résistance des habitants, habitués, commerçants et forains du quartier de la Plaine face au projet municipal de « requalification » de la place Jean-Jaurès.

Voici le lien pour la signer :
Pétition rénovation à Marseille : touchez pas à la Plaine !

manif contre la loi El Khomri

Infos Mille babords - 23. juin 2016 - 11:00

Rendez-vous à Gap 11H Place Ladoucette et midi pic-nic sur le rond point du cèdre

http://05.demosphere.eu/files/import-images/bdb808c3a794bde23baecd772237fe66.png

http://05.demosphere.eu/rv/973

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