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Agrégateur de flux

l'OR de la Plaine

Infos Mille babords - 1. juin 2017 - 10:00

Plus d'info sur : https://lordelaplaine.noblogs.org/

Des jeux, du théâtre, des palabres sous les magnolias, de la boxe, des banquets….

La Plaine.
Tout de suite, des images en tête, des préjugés, une position singulière dans la tectonique des quartiers : Belsunce, le Panier, Noailles. Morceau par morceau, la ville s'écrit ; des histoires s'effacent.
Que la place nécessite d'être entretenue, tout le monde pourrait être
d'accord. « La Plaine bouge » se vanterait même la SOLEAM.

Mais seulement, dans quel sens ?
Il y a ici une matière, la rugosité d'une mémoire et de ses usages. Ce sont autant d'appels à se retourner vers le passé : d'où viennent les pierres et les choix qui ont structuré nos rues comme nos imaginaires ?
Qui et quoi ont construit ces murs qui surplombent la vie qui s'y déploie ?
Il y a besoin de penser l'histoire, de comprendre qu'elle s'écrit aujourd'hui, au travers de nos choix, dans nos affirmations. Ce n'est pas quelque chose que l'on regarde par dessus l'épaule pour en tirer des remarques distantes, comme un commentateur télé épluche des événements sur le lointain terrain des représentations.
Se rencontrer autour d'un loto ou d'un match de foot, d'un concert ou d'une conférence. Une semaine pour construire d'autres formes plus proches du lieu, de ses habitants et de sa mémoire. L'occasion de confronter nos multiples manières de s'approprier l'espace, d'écouter des histoires de luttes d'autres horizons et de mettre sur la table nos points de vue pas toujours convergents.

Ce qui se passe nous appartient : dans nos façons de se déplacer, de manger, de faire la fête, d'habiter ; de laisser s'installer ou non les chantiers.
Peut-on laisser le futur s'écrire sur les lignes abstraites des ordinateurs, dans les réflexes et la culture d'experts en métropole formés pour décider, tracer, mettre en œuvre ?

Le projet des élus est explicite : moins de forains, moins de table pour des petits Banquets partagés, moins de foot ; en quelque sorte, il s'agit de tout lisser, d'aménager afin que tout usage spontané des habitants, tout rassemblement, toute manifestation collective de joie, deviennent compliqués ou impossibles.
Et que tout finisse par se ressembler, une image de synthèse parmi d'autres.

Comment dépasser les clichés, comprendre la complexité d'une ville, d'un quartier ?

Faire la ville ne peut être le fait des spécialistes et des décideurs dans le huis clos de leurs bureaux.

Reste à trouver comment intervenir !

voir : https://www.facebook.com/La-Table-est-Plaine-1767074526838605/

ordelaplaine chez riseup.net

Ciné CCC / CNT : Un paese di Calabria

Infos Mille babords - 31. mai 2017 - 19:30

Ciné CCC / CNT : MERCREDI 31 MAI 2017 à 19H30
Nous vous invitions pour la projection de :
Un paese di Calabria

Synopsis : "Comme beaucoup de villages du sud de l'Italie, Riace a longtemps subi un exode rural massif. Un jour, un bateau transportant deux cents kurdes échoue sur la plage. Spontanément, les habitants du village leur viennent en aide. Petit à petit, migrants et villageois vont réhabiliter les maisons abandonnées, relancer les commerces et assurer un avenir à l'école. C'est ainsi que chaque jour depuis 20 ans, le futur de Riace se réinvente."

Bande-annonce

Déroulement de la soirée :
Ouverture des portes à 19H30, projection, débat et échanges + repas proposé par l'équipe de la Casa Consolat.

Le Collectif Soutien Migrants 13 sera également présent pour échanger et avec une table d'info.

Entrée Prix Libre

Voir sur Facebook

Lire sur le site de la CNT 13

Hannah Arendt et la condition humaine (3e séance)

Infos Mille babords - 31. mai 2017 - 19:00

Cette 3e séance du cycle portera sur les questions politiques et morales posées par les procès des criminels nazis dans le livre Eichmann à Jérusalem, en particulier sur ce qui nous permet de résister à un Etat criminel.

Conformément à l'esprit de l'Université populaire, l'entrée est libre et sans inscription, les cours s'adressent à tous sans aucune exigence de connaissances préalables, l'exposé ne dépasse pas une heure et quart afin de laisser une large place au débat.

Les délégués approuvent les résolutions sur la lutte antivectorielle, les maladies non transmissibles et les objectifs de développement durable

Actualités OMS - 31. mai 2017 - 0:00
Les délégués à l’Assemblée mondiale de la Santé sont parvenus à des accords concernant la lutte antivectorielle, diverses questions relatives aux maladies non transmissibles, la gestion des produits chimiques et l’établissement de rapports de l’OMS sur les objectifs de développement durable.

réunion d'organisation pour une manifestation contre le réaménagement de la Plaine

Infos Mille babords - 30. mai 2017 - 19:00

Depuis l'annonce du projet de réaménagement du quartier, plusieurs
manifestations de mécontentement ont eu lieu avec les habitants, les
habitués, les commerçants et les forains qui animent le célèbre et
populaire marché de la Plaine. A trois reprises, les forains ont
déambulé en camion avec banderoles et klaxons de la place Jean Jaurès
jusque la Mairie.
Les simulacres de concertation de la SOLEAM ont été vivement contestées
et la place a été occupée de nombreuses fois pour discuter, informer et
montrer que nous étions nombreux contre ce projet.

Jusqu'ici, les seules réponses de la Mairie et de la Soléam face aux
craintes des habitants, commercants et forains n'ont été que mépris et
injures.

Pour préparer le terrain aux futures Ramblas de la Plaine, les pouvoirs
publiques harcèlent commerçants (épiceries, snacks, bars), lieux
associatifs, forains et aussi militants. Fermetures administratives
abusives, entrave aux forains à l'accès du marché, chasse aux colleurs
d'affiches, etc.

Il est temps d'agir tous ensemble pour cela nous proposons une
manifestation large et unitaire le samedi 17 Juin, contre ce projet et
pour affirmer notre unité sur ce point.
Nous proposons ainsi de se réunir le Mardi 30 mai à 19h aux tables de la
Plaine pour une première discussion d'organisation.

Le travail : les effets de la mondialisation

Infos Mille babords - 30. mai 2017 - 19:00

accueil 18 h 30 - début des cours 19 h

Pour une autre politique migratoire

Infos Mille babords - 30. mai 2017 - 18:30

Murs, barbelés, noyades en Méditerranée : les images de personnes confrontées à une situation effroyable sur le chemin de l'exil s'imposent à nous un peu plus chaque jour. L'année 2015 a enregistré un record de 244 millions de migrant.e.s internationaux dans le monde, selon les Nations-unies, dont près de la moitié de femmes. Cela correspond à 3,3 % de la population mondiale. Dans un contexte de crise globale, terreau propice au discours xénophobe, les États européens, à l'encontre du principe de Schengen, rétablissent les frontières et refoulent les exilé.e.s à sa périphérie en multipliant des accords avec des pays tels la Turquie, le Maroc - ou encore avec les milices libyennes - pour y installer des camps.

Comment résister et apporter notre solidarité concrète ?
Une autre politique migratoire est-elle possible ?
Quelle feuille de route pour une politique alternative ?

La conférence sera animée par Alain Fabart, membre du conseil scientifique d'Attac France et de la commission Migrations et Laurence Fabart, militante de la Cimade et de RESF.

Entrée Libre dans la limite des places disponibles.

Accueil à partir de 18h00.

Venir à bout du tabac pour améliorer la santé, la prospérité, l’environnement et le développement national

Actualités OMS - 30. mai 2017 - 13:30
Les mesures visant à mettre fin à la consommation de tabac peuvent aider les pays à empêcher des millions de personnes de tomber malades et de mourir de maladies liées au tabac, à lutter contre la pauvreté et, d’après un rapport inédit de l’OMS, à limiter la dégradation de l’environnement à grande échelle.

Démence, vaccination, santé des réfugiés, drogue et médicaments falsifiés en discussion à l'Assemblée mondiale de la santé

Actualités OMS - 30. mai 2017 - 0:00
Les délégués à l’Assemblée mondiale de la Santé sont parvenus à de nouveaux accords concernant la démence, la vaccination, la santé des réfugiés et des migrants, les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés et le problème mondial de la drogue.

La démocratie, histoire d'une idée révolutionnaire

Infos Mille babords - 29. mai 2017 - 19:00

L'histoire des idées et des pratiques démocratiques révèle l'existence d'une notion plus complexe et plus exigeante que ce qu'on imagine généralement. Vivons-nous en démocratie ?

universite-populaire-aix chez orange.fr
www.universitepopulairedupaysdaix.com

Quand la santé décuple les inégalités

Infos Mille babords - 27. mai 2017 - 14:00

À nombre de consultations égal, on est plus ou moins bien soigné selon sa classe sociale et son origine nationale. Les malades d'un cancer sont moins bien informés sur leur maladie par leur médecin quand ils sont pauvres. Au moment de l'apparition d'une douleur thoracique, premier signe d'un infarctus, les catégories sociales les plus favorisées font l'objet d'une prise en charge médicale plus approfondie et plus spécialisée. Les inégalités sociales qui marquent le suivi de grossesse sont aggravées par les pratiques des soignants qui informent moins, et moins bien, les femmes des classes populaires, a fortiori étrangères. Plus largement, les recommandations médicales nationales sont moins bien appliquées par les médecins pour les membres des classes populaires.

Laure Pitti et Maud Gelly sont respectivement maîtresse de conférences et doctorante en sociologie à l'Université Paris 8.

Laure Pitti et Maud Gelly, sociologues de la santé, présenteront leurs travaux parus dans le numéro 58 de la revue Agone Quand la santé décuple les inégalités
http://agone.org/revueagone/agone58/

Samedi 27 mai 2017
Bibliothèque de l'Alcazar, 58 cours Belsunce, 13001 Marseille

Cantine sans frontières

Infos Mille babords - 27. mai 2017 - 12:00

Cette initiative est proposée par le collectif Cévennes sans frontières afin d'apporter une aide financière à plusieurs familles exilées hébergées aux alentours d'Alès. Elle vise également à développer des liens entre les exilés et leurs différents soutiens afin de renforcer un réseau d'entraide.
La solidarité s'exprime dans un ensemble de pratiques comme les mutuelles, trouver un logement, dépanner une machine à laver, se mobiliser pour empêcher des expulsions, organiser des cantines de soutien, etc. Pour éviter de centraliser et d'institutionnaliser la solidarité, nous encourageons à diffuser et multiplier ces pratiques.
Cette cantine est organisée avec les personnes concernées et l'intégralité de l'argent récolté (le repas est à prix libre) leur sera reversée.

Pour plus d'infos : http://cevennessansfrontieres.noblogs.org

« Blue collar », film de Paul Schrader

Infos Mille babords - 26. mai 2017 - 19:00

19h : auberge espagnole
20h30 : projection

« Blue collar », Paul Schrader, 1974, 114 min.

Blue Collar dépeint les difficultés dans lesquelles se débat la classe ouvrière.

Les « cols bleu » étouffent face à l'immobilisme de leur syndicat. Progressivement les trois héros du film, travailleurs confrontés aux difficultés de leur situation, apprendront l'étendue du mépris que recouvre ce syndicalisme. Ceux qui sont immobiles face au patron, tout en étant prétendument « amis des travailleurs », savent se montrer féroces pour ne pas dévoiler leur trahison. Les trois amis et leurs camarades de travail sont pris entre les problèmes de la forme prise par le syndicalisme et ce que conditionnent leurs couleurs de peau comme entre les mâchoires d'une machine à broyer.

laretive chez riseup.net

Décisions sur l’application du Règlement sanitaire international et la prise en charge de l'état septique à l'Assemblée mondiale de la Santé

Actualités OMS - 26. mai 2017 - 2:35
Les décisions prises aujourd’hui par l’Assemblée mondiale de la Santé portent sur l’application du Règlement sanitaire international et sur l’amélioration de la prévention, du diagnostic et du traitement de l’état septique.

Contre les expulsions, brisons l'isolement !

Infos Mille babords - 25. mai 2017 - 17:30

La machine à expulser devient de plus en plus organisée :

La prise d'empreintes violente et forcée qui est imposée dans les « pays d'entrée » en Europe coupe de fait l'accès aux droit des demandeurs d'asile.
Depuis 2016, l'utilisation de la force lors de la prise d'empreintes des personnes migrantes, dans les territoires aux frontières internes de l'Europe (Italie, Hongrie, Grèce, ...) devient quotidienne. Du fait du Règlement Européen Dublin III, qui prévoit le renvoi des migrant-e-s vers les premiers pays d'Europe où ils et elles ont été enregistré-e-s, cette pratique de fichage forcé empêche les personnes fuyant guerres et dictatures de pouvoir déposer une demande d'asile dans le pays de leur choix. En effet, les renvois des personnes dans les pays dits « d'entrée » deviennent désormais systématiques en France. Cette situation laisse nombre de personnes dans des conditions de vie insupportables, quand elles ne vire pas au cauchemar puisque, sous la pression de l'Union Européenne, les pays d'entrée - tout comme les pays avec un haut quota de refus de demandes d'asile - renvoient les personnes concernées vers leur pays d'origine, ceux-là mêmes que ces personnes ont fui. Ainsi, la Norvège a déjà approuvé des renvois en Afghanistan, l'Italie – et aujourd'hui la France - expulse vers le Soudan, sous l'aile des accords stipulés dernièrement entre chefs d'état européens et dictatures d'Afrique.
Les outils de contrôle des personnes « non-souhaitées » sur le territoire français se fondent sur une politique de dispersion et de non-transparence pour faciliter la mise en pratique des expulsions.
Cette politique d'enfermement et d'isolement mise discrètement en place par l'État permet donc, à la fois, de limiter le contact et la communication entre personnes illégalisées et soutiens solidaires, de dissimuler sa sinistre politique de rejet et aussi de masquer les révoltes et protestations qui peuvent s'en suivre. Ce système coercitif destiné à maintenir dans l'ombre les personnes en attente de décision se matérialise physiquement partout sur le territoire dans ces divers lieux d'enfermement :
centres de rétention, zones d'attentes aux frontières, aéroports et gares, prisons de droit commun pour les personnes refusant leur expulsion... Les nouveaux centres créés, tels les CAO ou les PRAHDA, remplissent également ces fonctions de concentration, contrôle et dissimulation. Leur gestion, déléguée à des associations concourantes sur des marchés publics, peut bien s'apparenter, pour ces dernières, à une collaboration, à un rôle de « tampon » entre les publics et l'État.
Les expulsions vers les pays d'origine augmentent. Depuis décembre 2016, une 30taine de Soudanais se sont vus menacés d'expulsion vers le Soudan, et certains d'entre eux l'on effectivement été. En effet, les autorités françaises ont entamé ces derniers mois des procédures d'expulsion pour un nombre croissant de demandeurs d'asile en provenance du Soudan sans prendre en compte la situation de guerre qui sévit dans plusieurs régions de ce pays et notamment au Darfour, dans les Monts Nouba, dans le Nil Bleu (le Quai d'Orsay déconseille fortement au ressortissants français de se rendre dans ces zones), ni les atteintes graves contre les droits de l'Homme dans l'ensemble du pays. La France semble ignorer que le général Omar El Bechir est le seul chef d'État en exercice qui soit poursuivi par le Tribunal Pénal International (TPI) pour des accusations de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. La France ne semble plus se souvenir non plus que les dispositions des conventions internationales interdisent le renvoi d'un demandeur d'asile dans son pays d'origine, si cela doit mettre sa vie en danger.

On peut alors se demander pourquoi, alors que les conditions de vie dans les pays fuis par les demandeurs et demandeuse d'asile ne se sont pas améliorées voire ont même empiré, les expulsions vers leurs pays d'origines continuent d'augmenter.

LA RESPONSE C'EST LE PROFIT !

Les profits de quelques uns à la tête des États européens et de certains des pays où les populations souffrent et qu'elles quittent en traversant les frontières les plus mortellles du monde.
Le profit au détriment des gens qui arrivent en France et en Europe après une traversée périlleuse de la Méditerranée et un voyage long et éprouvant à travers plusieurs pays avec les conséquences physiques et psychologiques que l'on peut imaginer sur ces personnes quittant leurs pays et leurs familles.
Arrivés en France, ils sont contraints de dormir dans les rues des grandes villes et déposent leur demande d'asile dans des conditions indignes malgré l'aide et les efforts déployés par les ONG. Dans cette logique de profit, la politique des expulsions est donc intégrée dans une politique beaucoup plus large d'externalisation des frontières européennes dans des pays tiers (Lybie, Turquie...) et les pays d'origine des demandeuses et demandeurs d'asile. Des accords (Accord de la Valette, Processus de Khartoum, Accord avec l'Afghanistan) facilitent les expulsions des demandeuses et demandeurs d'asile depuis l'Europe et donnent des fonds européens directement aux dictateurs de l'Afrique pour contrôler leurs frontières. L'exemple du financement direct d'une ancienne milice de Djanjawids (les acteurs principaux des violences au Darfour) qui contrôle la frontière du Soudan avec la Libye. Les dictateurs de ce monde en profitent bien : sous couvert d'accords et des fonds européens ils peuvent cacher les violences contre leur population et améliorer leur image auprès de la communauté internationale. Cela va se traduire cette année lors du G20 à Hambourg en Juillet et
lors de la « Conference d'Afrique » à Berlin en Juin. Ces deux évènements ciblent officiellement « le partenariat international », ce qui signifie : plus de fonds et d'accords pour fermer les frontières.

MOBILISONS-NOUS CONTRE CETTE POLITIQUE
LIBRE CIRCULATION ET INSTALLATION POUR TOU.TE.S !!

Cette mobilisation n'entend pas se fixer sur des moyens d'actions, ou sur un discours politique particulier. La diversité des réalités locales engendre la diversité des pratiques, retrouvons nous autour d'un mot d'ordre clair et fort :

Contre les expulsions, brisons l'isolement !

Nous appelons à u ne journée d'action le 7 Juin, qui prendra la forme que chaque collectif ou individu jugera la plus opportune (manifestation, rassemblement, retransmission directe de témoignages de détenus à la radio, diffusion de lettres, collage d'affiches...).

À Marseille : Rassemblement le 7 Juin à 17h30 devant la Préfecture Place
Félix Baret

Pour coordonner les actions : collectifsoutienmigrantes13 chez riseup.net

Éloge du métissage en général, et psychanalytique en particulier

Infos Mille babords - 25. mai 2017 - 13:05

Note de Bazar, rédacteur sur le site Mille Bâbords : A l'occasion de la sinistre énième boucherie (dont il faut rappeler qu'elle constitue malheureusement le quotidien de nombreux pays), il m'a semblé intéressant de prendre un peu de hauteur et de republier ici cette excellente analyse parue il y a un an sur le blog Le moine bleu.

http://lemoinebleu.blogspot.fr/2016/07/eloge-du-metissage-en-general-et.html

(Géza Roheim, Blanc, Juif, Nous)


Au regard de l'actualité sanglante récente, de cette dizaine de massacres ou tentatives de massacre de masse survenus ces derniers jours en Europe occidentale, il devient sans doute difficile à tout observateur « gauchiste » un tant soit peu honnête – et lucide – d'esquiver la vérité politique fondamentale suivante : la psychanalyse constitue désormais la dernière ligne de défense substantielle d'un certain principe épistémologique (apanage ancien du communisme dialectique d'origine hégélienne) imposant l'étude critique de la totalité individuelle humaine comme seul accès possible à la compréhension du monde.

Le fait qu'en quelques semaines, une poignée de soi-disant « soldats du Califat » eussent d'abord massacré cinquante homosexuels à Orlando, quatre-vingt-quatre piétons à Nice, puis se soient vus, presque aussitôt, imités en Allemagne par d'autres massacreurs « psychotiques » (soucieux, à leur tour, d'égaler « l'authenticité », c'est-à-dire l'efficacité homicide des djihadistes « authentiques » opérant dans la zone irako-syrienne), ce fait, à lui seul, ruine précisément par avance toute possibilité de dichotomie grossière entre « djihadicité authentique » et simple « passage à l'acte psychotique ». Et quoique, ces temps-ci, pour des raisons conjoncturelles diverses, MM. Valls-Cazeneuve et Mme Merkel s'échinent systématiquement à favoriser a priori – boucherie après boucherie – l'un de ces types d'explications au détriment exclusif de l'autre, leur ineptie unilatérale commune, cependant, ne peut que sauter aux yeux de l'univers. « S'agit-il d'un attentat islamiste ? » se demandent, anxieux, les imbéciles internationaux ? « Ou plutôt d'un pétage de plombs purement individuel ? » se redressent-ils dans un réflexe salubre (et de dignité), cherchant alors dans la foule l'avis du premier psychologue disponible.

C'est là que ce bon vieux Freud (celui de L'Avenir d'une illusion) se rappelle opportunément à notre souvenir critique, lui qui assimile, sans plus d'égards (y'a plus de respect, aussi, faut dire, c'est ça, le problème !) la religion elle-même – en son intégrité insoupçonnable, dans ses très respectables exigences morales et disciplinaires de base – à une vulgaire « névrose obsessionnelle »…Voilà aussi, de manière générale, que nous revient en mémoire la résistance théorique décisive d'une certaine « anthropologie psychanalytique » refusant, au début du vingtième siècle (déjà !), de céder sous les coups de boutoir de « l'anthropologie différentialiste » – sur la question, en particulier, d'un universel du tabou : ce lot irrésistiblement commun de structuration ontogénétique, que révèle l'étude approfondie des mythes et de la culture humaine. Nous pensons et rendons, ici, hommage, en premier lieu, à Géza Roheim, disciple de Freud et Ferenczi, accessoirement embarqué, avec ce dernier, dans l'aventure de la révolution prolétarienne hongroise de 1919.

Que le meurtre du « Père » par « les fils de la horde » ait été – partout à la surface de cette planète – fantasmé ou réel, la violence humaine a priori d'un tel conflit primaire, son influence sur le développement de tout individu revêtent, aux yeux de Roheim (suivant là Freud de manière à la fois fidèle, prudente et critique) une effectivité cosmopolite, dont l'absolue nécessité ne saurait s'embarrasser de différences de forme, jugées inessentielles. L'ethnographe Malinovski ayant ainsi nié, dans son ouvrage La sexualité et sa répression dans les sociétés primitives, au nom de l'étude « concrète » des pratiques de telle tribu trobriandaise, que le célèbre complexe d'Œdipe pût s'appliquer à ses membres tout aussi fortement qu'aux rejetons de la bourgeoisie viennoise, étant donné la disposition matrilinéaire de cette société (l'abence formelle du « père » la caractérisant), on sait comment Géza Roheim, autre grand érudit et « spécialiste de terrain » des mœurs australiennes (et de cette zone trobriandaise, en particulier) rembarra cette initiative : « [Roheim] relève, dans de nombreux récits [trobriandais], la fréquence des thèmes ressortissant à l'analité, découvre l'importance du coït anal, et surtout démontre avec force l'existence du complexe d'Œdipe, dont l'universalité ne faisait à ses yeux aucun doute ; seulement, les relations oedipiennes ont subi dans une société matrilinéaire des déplacements dont la signification avait échappé à Malinovski ; on y trouve tout simplement, ironise Roheim, un homme qui aime sa sœur et qui entretient avec son oncle une relation d'antagonisme chargée d'ambivalence »… (Roger Dadoun, introduction à Psychanalyse et anthropologie, de Géza Roheim, p. 9).

Bref, « la théorie du conditionnement culturel ne peut rendre compte d'un certain nombre de parallélismes entre des cultures largement divergentes (…) » et « bien qu'elles existent sans aucun doute, les différences entre cultures ont été considérablement exagérées pour des raisons psychologiques données » (Roheim, ibid., p. 38). Ce qui vaut pour les cadres oniriques et névrotiques de départ vaut évidemment pour tous les conflits latents et futurs : « si l'interprétation [analytique], explique Roheim, n'a de valeur que dans le cadre d'une seule culture, comment se fait-il que nous trouvions des éléments identiques dans de nombreuses cultures, bien qu'elles puissent être orientées vers des buts différents ? Faut-il invoquer la diffusion ? C'est bien peu probable. Du reste, cela ne prouverait rien car une collectivité n'empruntera ou n'acceptera que des éléments culturels correspondant à quelque chose dans sa propre organisation. Mais il existe une preuve bien plus frappante : c'est que dans toutes les cultures, les rêves ont la même signification latente. » (ibid., p. 49). N'en déplaise à ces sympathiques tiers-mondistes différencialistes, et indigénistes actuels, aux yeux desquel(le)s – on vous le rappelle – l'homosexualité, tout autant que la contraception, la lutte des classes ou le féminisme, constituent des « inventions » purement occidentales, dont « l'homme authentique » maghrébin ou sub-saharien ne se serait trouvé contaminé que fort tard, et par un regrettable accident de l'histoire.

Parlons-en, tiens, des névroses homosexuelles, « racisées » ou « non-racisées ». Étudiant le rêve d'un patient de la jet set new-yorkaise, littéralement torturé par ses penchants gays non assumés, et celui d'un chef de tribu Kebebeku de l'île Normanby, Roheim constate une identité parfaite – jusque dans les moindres détails – des deux constructions oniriques en présence (les deux hommes s'y voyant semblablement attaqués par un « porc sauvage », muni de « terribles défenses », et menaçant de détruire le tronc de l'arbre au sommet duquel tous deux se sont réfugiés). Vérification faite, le père du gay de New York avait une fois, dans un accès de colère dirigé contre les tendances coupables de son fils, effectivement menacé de le castrer : de lui cisailler le tronc. Et quant au chef Kebebeku, avant de raconter son rêve, lui « avait parlé de l'inceste réel et mythique, et de ses nombreux succès féminins avant son mariage. Dans ses rêves, le porc aux défenses est son père : il se sent coupable de désirer sa mère » (ibid., p. 53). Et Roheim de conclure : « Il n'y a aucun lien possible, aucun élément commun, ni dans la personnalité ni dans la culture, entre le malade américain et le rêveur de l'île Normanby – si ce n'est que tous deux sont des êtres humains. » (id., souligné par nous).

Cette vérité factuelle que Omar Mateen, le massacreur de gays de Floride, ait témoigné lui-même de solides penchants homosexuels devrait, à en croire nos bons théoriciens actuels des races et tabous endémiques, être justement mise au compte d'un « métissage » funeste, forcément agressif (« colonial »), auquel notre pauvre sicaire n'était pas préparé et qui aura, de cette façon, emporté finalement son esprit et son corps. Les gens de l'ex-« tribu Ka » ne disent pas autre chose. Et quant au noyau dur (hum…) de « Daesh » lui-même, il ne dispose jamais de mot assez offensif contre les vices ordinairement provoqués par ce type de compromission culturelle avec l'occident et ses innombrables perversions intrinsèques. Le noyau en question fustigeait ainsi, dans une vidéo récente ayant fait le buzz, certaines « petites racailles arabo-francisées » [sic] lui ayant promis, elles – dans d'autres vidéos, concurrentes – rien moins que la guerre totale, des fois que le « Califat » de M. Al Baghdadi se risquerait à attaquer leur bonneuh villeuh de Marseilleuh. Ce fait avéré que, dans la région de Marseille, on aime traditionnellement volontiers à « enculer Paris » n'entre pas ici en ligne de compte. Nous ne le rappelons – c'est le cas de le dire – que pour la bonne bouche. Ce qui importe, en l'occurrence, c'est cette homosexualité, à tout point de vue très problématique, de notre tueur d'homosexuels de Floride, un trait qu'il partageait, semble-t-il, avec son étonnant suiveur culturiste (et conducteur de poids lourds) niçois.

Car, en parlant de culture, là où l'explication « culturaliste » (djihado-indigéniste) de la névrose par le métissage (au choix, donc : « arabo-francisé » ou « racisé-non-racisé ») se révèlerait peut-être vaguement défaillante, ce serait au moment d'examiner les pratiques homosexuelles ordinaires notoirement massives au sein du noyau dur (hum…) des combattants islamistes dits « authentiques » opérant sur le front syrien. Qu'il nous suffise de rappeler les stratégies répressives adoptées là-contre, là-bas, par lesdits combattants. Ce surmoi-là vaut le détour, si l'on nous passe l'expression cruelle. S'ils se voient, d'aventure, convaincus, par leur hiérarchie, de « viol » homosexuel, les djihadistes exécutent immédiatement (à fin de conjurer de tels penchants insupportablement criminels)…les seules malheureuses victimes de leur propre désir coupable. Celles-ci se voient précipitées vivantes depuis le haut de quelque toit d'immeuble (c'est là le « tarif » macabre de la punition appliquée au violé), comme un écho, terrible, à ce vertige pulsionnel assaillant sans aucun doute, chaque seconde que leur Dieu fait, l'âme impeccable de leurs bourreaux à gros sabres, à grosses kalach, ou à gros camion…
En sorte que la rigueur de l'opposition spectaculaire installée entre « authenticité » djihadiste et « inauthenticité djihadiste du simple péteur de plombs individuel » s'amenuiserait singulièrement, à cette aune d'homosexualité partagée (pour ainsi dire à priori) dont parlait Roheim, pourvoyeuse de névroses et psychoses potentielles communes (ou comparables), et de passages à l'acte éventuellement inscrits au cœur de la destinée native de toute l'humanité.

Il y a beaucoup de souffrance liée au désir physique, en ce monde, ma bonne dame. Certes. Par qui au juste (ou plutôt : par quel « gauchiste » de nos jours ?) une définition précise de ce lien entre souffrance et désir, dépassant le simple constat bistrotier, se voit encore prioritairement, structurellement, unitairement établie comme problème suprême à régler ?
La composante majoritairement pulsionnelle, pourtant, d'une telle souffrance, semble incontestable, tout comme l'agressivité homicide et suicidaire à laquelle elle donne parfois libre cours (de plus en plus, visiblement) au sein d'une société définitivement tolérante, où le « fait religieux » se trouve invinciblement absous de la moindre responsabilité.
Semblable contexte général d'œcuménisme culturaliste – accepté, quant au fond, par les identitaires « anti-métissage » de tout bord – impose immanquablement qu'au surgissement de crises spectaculaires de ce genre (explosif), le lieu réel de leur origine soit occulté, et leur compréhension rationnelle échappe autant au spectateur terrorisé que la compréhension de toutes les autres crises « économiques » sur la figure desquelles elles devraient au contraire pouvoir se superposer admirablement. La totalité de cohérence reliant organiquement, en effet, telle énième crise des « subprimes », tel autre ravage ordinaire du libéralisme mental, pulsionnel, économique, et puis ces gigantesques poussées de massacres auxquelles on assiste, impuissants, ces jours-ci, n'est tout simplement plus disponible, à supposer même qu'elle fût voulue (elle ne l'est pas). Le théoricien spontané des années 2016 échoue ainsi désespérément à lire de telles crises, à proportion de son « respect » culturel de l'idéologie religieuse, comme de sa « spécialisation » ponctuelle et anti-dialectique d'expert en : radicalisation, déradicalisation, anti-terrorisme, droit immobilier, deleuzisme, médiologie, trotskisme infra-structurel, sociologie matérialiste, et – bien sûr, last but not least– psychanalyse…

Les théories racialistes actuellement en vogue parmi l'extrême-gauche soi-disant « matérialiste » ne représentent, insistons-y encore et encore, que l'aboutissement monstrueux d'un travail de sape dirigé tout entier, contre la dialectique et l'universalisme révolutionnaire concret, par la « pensée » dominante depuis plus de quarante ans (pour ne parler ici que de la France, phare intellectuel du monde libre). Cette pensée de la « Différance » obsessionnelle ne trouve rien d'autre que son sous-corollaire immédiatiste minable dans l'affolement journalistique actuel « au contact » de ce « réel » rendu aussi illisible qu'anxiogène et débilitant. Et quant aux solutions profondes de cette pensée (contestation encore accrue du dernier « commun » logique concevable, morcellement renforcé et atomisation hystériquement encore poursuivie d'intérêts humains pourtant évidemment commensurables, à l'aune des besoins pulsionnels-économiques contemporains « mondialisés »), elles rejoignent simplement (en plus verbeux) les errements pathétiques de ces politiciens-journalistes analphabètes, entièrement affairés à fixer tel mode de discrimination – positive – enfin propre à laisser distinguer « tueurs de masse individuels » et « djihadistes authentiques »…
Qui nie ce fait élémentaire que tout djihadiste est par-là même un taré rongé de culpabilité et de répression – notamment sur-homosexuelle – ceci qu'il passe ou non à l'acte, celui-là pense, pour nous, tout aussi vite, et peu, que tel.l.e autre insistant matin, midi et soir sur les « différences » essentielles séparant les besoins et pulsions des « Blancs », des « Juifs » et de quelque « race » annexe que ce soit..

Revenons à la psychanalyse.
Elle aussi, on l'a dit, constitue à l'occasion une spécialité, bien aussi débile que les autres, mais qui ne laisse pas, néanmoins, de présenter deux avantages de fond : celui, d'abord, de présenter spontanément l'homme comme ce tout économique (pulsionnel) qui nous intéresse. Elle possède, en outre, cette qualité de toujours développer, en son sein, sa propre limite, sa propre insuffisance énergétique, donc sa propre hérésie : sa propre auto-critique immanente, à l'unisson d'un monde matériel lui-même toujours changeant, toujours fluctuant et nouveau, autant que les instruments permettant de le connaître. Le métissage épistémologique proposé par Géza Roheim fournit, du phénomène, une merveilleuse illustration. La raison de cette tendance spécifiquement psychanalytique à « l'insatisfaction » productive et auto-sublimante, à l'auto-mouvement perpétuel nécessaire ne serait-elle pas, une fois de plus, à chercher du côté de l'indécision originaire, liée au pessimisme, de Freud en matière politique ?
À refuser, en effet, le pur basculement dans la pratique révolutionnaire, autour des années 1920 (réserve faite, bien sûr, du comportement de moult disciples freudiens, à commencer, rappelons-le, précisément par Ferenczi ou Roheim, sans oublier Gross, Fenichel, Reich, etc), à choisir malgré tout d'en rester ainsi à la théorie, il fallait bien, du moins, que ce grand refoulement primordial fît bouillonner sans fin la théorie, fût-ce dans des directions parfois inconciliables (Rank, Jung).
Il fallait bien qu'un tel procédé et une trouvaille de fond par essence aussi critiques fussent amenés à se dévorer, ensuite, eux-mêmes en tant que simple conception scientifique unilatérale, dans le sens d'un développement incessant, tous azimuts, de nouvelles intuitions épistémologiques, restituant chaque fois – au gré de ce « métissage » idéal (opéré avec la sociologie, le marxisme, l'ethnologie, l'esthétique) – à la même souffrance universelle sa dignité tragique d'objet anthropologique total.

Tragique, la psychanalyse l'est assurément en ce qu'elle réunit – dans la droite ligne de l'idéalisme allemand classique (de Kant, en particulier) – en l'homme une Nature et une Liberté foncièrement inconciliables : maîtrise culturelle, d'un côté, besoin et servitude organique de l'autre. À quel autre moment historique qu'aujourd'hui la conscience douloureuse d'un tel dualisme pourrait-elle se montrer davantage impérieuse ? Sous le fascisme comme phénomène à la fois industriel et archaïque, nous direz-vous ? Certes. Sous la civilisation de « mobilisation totale » issue de la Première guerre mondiale, et révélant, chez le Freud des Réflexions sur la guerre et la mort, la puissance simplement continuée d'effets mythiques primitifs ? Certes, encore. Au moment, ajouterez-vous, de l'émergence de la « société de consommation » ou des crimes coloniaux « sauvages » pourtant commis au nom de la raison universelle ?
Cela commence à faire beaucoup, et même à relativiser, pourquoi pas ! cette « guerre de civilisation » dont les neo-cons nord-américains ne font qu'un stupide affrontement de blocs étatiques, ou proto-étatiques. Tout le long du siècle, en somme, la psychanalyse aura ainsi accompagné le processus historique de manière critique : tout le long de ces crises sanglantes répétant, chaque fois, le tissu contradictoire « progressiste-régressif » du capitalisme contemporain. De là, l'explication de sa richesse métisse inépuisable, de sa grandeur polymorphe. Mais néanmoins fidèle, tragiquement fidèle, à son universel projet anthropologique-critique de départ, vis-à-vis duquel nous ne lâcherons rien.

La notion de « spécialisation professionnelle » psychanalytique constitue donc l'une seulement de ces hérésies automatiques (épistémologique et réactionnaire, en l'occurrence) auxquelles l'attitude psychanalytique est susceptible de donner lieu. D'autres, situées au pôle opposé, à la pointe extrême du travail visionnaire de ses chercheurs maudits (voire consciemment orthodoxes : c'est le cas de Freud lui-même, en ses prises de risque théoriques ponctuelles les plus marquantes), renverront sans problèmes à la seule critique qui vaille (totale) du monde bourgeois, entendu et défendu, depuis sa naissance, par ses sectateurs comme gigantesque et durable « harmonie démocratique ». Le principe même de la psychanalyse, par-delà ses défauts, ses lâchetés et ses impuissances particulières, est un principe critique faisant justement voler en éclats, révélant comme absolument fausse ladite harmonie, et indiquant donc par là – plus ou moins négativement, il est vrai – le chemin d'une sortie, d'une évasion possible, à tout le moins concevable. Sa critique intrinsèque, indéfectible, du phénomène religieux, en particulier, nous offre une arme irremplaçable par les temps qui courent, marqués sur ce sujet précis par la défection, pour ne pas dire autre chose, de moult camarades « communistes » ou « libertaires ».

Quant à l'ensemble aperçu de ces phénomènes congruents : soit la misère totale impliquée par le libéralisme existentiel, permissif et tolérant, associée à une domination désormais socialement réelle de la pulsion de mort, dont le libéralisme préparait, depuis des décennies de « libération sexuelle », la capacité « militaire » décuplée d'agressivité (contre soi, contre la nature culturelle de l'homme – sa « raison sensible » – autant que la nature extérieure), un libéralisme « de gauche » prolongé et dépassé, en cela, aujourd'hui, par une religiosité mortifère posant (évidemment à l'encontre de ses suppôts prolétaires même) les bases futures d'une réussite capitaliste intégrale (Qatar, Turquie, etc) ; quant à tout cela, donc, relativement aux compréhension et critique pertinentes possibles d'une semblable évolution catastrophique programmée, ce n'est pas, en vérité, que la psychanalyse ait encore quelque chose à dire, mais plutôt que son « oubli » récent – organisé par ses ennemis et maîtres – se trouve lui-même, sous peu, voué à l'oubli nécessaire.

Décisions sur la poliomyélite, la grippe pandémique et les personnels de santé à l'Assemblée mondiale de la Santé

Actualités OMS - 25. mai 2017 - 2:35
L’Assemblée mondiale de la Santé a adopté aujourd’hui des décisions sur la poliomyélite, sur le Cadre de préparation en cas de grippe pandémique et sur les personnels de santé.

Projection : Live And Let Live

Infos Mille babords - 24. mai 2017 - 19:00

Dans le cadre de la IVème édition du CINÉ-CLUB de l'ALARM : Projection de « LIVE AND LET LIVE » le mercredi 24 mai 2017

« LIVE AND LET LIVE » – « Vivre et laisser Vivre » est un film documentaire réalisé par Marc Pierschel et sorti en 2013 en Allemagne. Il examine nos relations avec les animaux et les raisons éthiques, environnementales et liées à la santé qui conduisent les gens à devenir vegan.

Ce film a été projeté dans de nombreux pays et a donc été traduit en de multiples langues, dont en français par des militant-e-s pour la libération animale, et notamment grâce à la participation d'un membre de l'ALARM.

Nous vous donnons rendez-vous à partir de 19h00 à la CASA CONSOLAT à Marseille.

C'est l'occasion de venir voir un film sur le véganisme TOUT PUBLIC ! Nous vous invitons donc à venir accompagné-e-s de vos proches, amiEs, collègues qui seraient curieux-ses ou intéresséEs par ce thème.

OUVERTURE des portes à partir de 19H00 avec un REPAS vegan et info-kiosque.

Lancement de la PROJECTION à 21h00 pétantes !

Discussion-débat / questions ouvertes suite à la projection.

Entrée et repas vegan à PRIX LIBRE.

VOIR LA BANDE ANNONCE DE « LIVE AND LET LIVE »

Événement Facebook

Hannah Arendt et la condition humaine (2)

Infos Mille babords - 24. mai 2017 - 19:00

Bien qu'Hannah Arendt ait toujours préféré se présenter comme une penseuse politique, c'est en véritable philosophe qu'elle a réfléchi sur la condition humaine, en particulier sur les activités qui relèvent spécifiquement de l'humain et qui révèlent sa liberté. Ses recherches sur l'origine du mal, à l'occasion du procès Eichmann, sont également liées à son étude philosophique de la notion de volonté, visant à dégager les moteurs individuels de l'action par rapport à l'emprise des institutions sociales. Nous parcourrons cette pensée profonde et exigeante, bel exemple de courage et de probité intellectuels, à partir d'extraits de ses œuvres Condition de l'homme moderne, La vie de l'esprit, Qu'est-ce que la liberté ? et Eichmann à Jérusalem.

Ce cycle comportera quatre séances : les 17, 24, 31 mai et 7 juin.

Conformément à l'esprit de l'Université populaire, l'entrée est libre et sans incription, les cours s'adressent à tous sans aucune exigence de connaissances préalables, l'exposé ne dépasse pas une heure et quart afin de laisser une large place au débat.

Radios en liberté

Infos Mille babords - 24. mai 2017 - 18:30

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