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Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°18

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 19:12

contact-biblio chez millebabords.org

Permanences : le lundi de 14 à 17 h / le jeudi de 15 à 19 h

Abonnement 8 euros (ou plus par soutien). Gratuit pour les adhérents à Mille Bâbords.

I. Nous avons reçus

II. Les précédents bulletins

III. Principe de fonctionnement de la médiathèque

pour voir le catalogue en ligne


Nous avons reçu...Théorie Politique
  • Le mouvement situationniste : Une histoire intellectuelle /Patrick Marcolini - L'Échappée, 2012

Dans les années 1960 et 1970, partout dans le monde, des révoltes éclatent contre l'emprise grandissante de la marchandise et de l'État sur tous les aspects de la vie. Les situationnistes ont contribué à forger les outils critiques de ce soulèvement généralisé, aux côtés d'intellectuels et de groupuscules influencés par le marxisme et l'anarchisme. Mais à la différence de ces derniers, ils ne venaient pas tant du mouvement ouvrier que des avant-gardes artistiques du XXe siècle : Dada, le surréalisme, le lettrisme. Artistes en rupture de ban, mi-rebelles mi-voyous, les situationnistes s'étaient réunis sur la base d'un programme radical : le refus des conditions de vie faites à l'homme moderne, aussi bien dans les sociétés capitalistes avancées que dans les régimes dits communistes, et la volonté d'expérimenter de nouvelles formes d'existence et de communauté en rupture avec l'ordre établi.

Ce livre analyse avec précision les racines culturelles des théories et des pratiques situationnistes. Il explore également leur postérité diverse et souvent contradictoire : entre récupération et radicalisation, du côté des intellectuels postmodernes ou de l'art contemporain, chez les stratèges du pouvoir néocapitaliste comme dans les rangs des révoltés d'aujourd'hui.

  • Le grand bond en arrière : comment l'ordre libéral s'est imposé au monde /Serge Halimi - Agone, 2012

De l'Amérique de Reagan à la France de Mitterrand, en passant par la Nouvelle-Zélande, les transformations économiques amorcées à partir des années 1980 n'ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si les « décideurs » et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c'est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c'est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu'il n'y ait « plus d'alternative ». D'autres lectures des événements auraient suggéré d'autres remèdes, mobilisé d'autres forces sociales, débouché sur d'autres choix.
Inspirées par les théoriciens de l'université de Chicago, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d'un système économique mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable ; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière.

  • Les ennemis intimes de la démocratie / Tzvetan Todorov – Robert Laffont, 2012

La démocratie est malade de sa démesure : la liberté y devient tyrannie, le peuple se transforme en masse manipulable, le désir de promouvoir le progrès se mue en esprit de croisade. »- Tzvetan Todorov.
Aujourd'hui, les grands dangers pour la démocratie ne proviennent pas de ses rivaux de l'extérieur – fascisme, communisme ou terrorisme – mais de ses ennemis intimes, ceux qu'elle sécrète en elle-même et qui menacent jusqu'à son existence. Comment la protéger contre ces dérives ? Dans cet ouvrage, Tzvetan Todorov, directeur de recherche honoraire au CNRS, historien et essayiste, éclaire l'actualité brûlante (guerre de Libye, tyrannie des marchés, montée des populismes) par des mises en perspective historiques qui vont du Moyen Âge au XXe siècle.

  • L'élite au pouvoir / C. Wright Mills - Agone, 2012

L'élite au pouvoir est composée d'hommes dont la position leur permet de transcender l'univers quotidien des hommes et des femmes ordinaires ; ils sont en position de prendre des décisions aux conséquences capitales. Ils commandent les principales hiérarchies et organisations de la société moderne. Ils font marcher la machine de l'État et défendent ses prérogatives. Ils dirigent l'appareil militaire. Ils détiennent les postes de commandement stratégiques de la structure sociale, où se trouvent centralisés les moyens efficaces d'exercer le pouvoir et de devenir riche et célèbre.
Ce livre offre des outils pour penser les catégories dirigeantes : différenciées à leur base, elles s'imbriquent à leur sommet et dépossèdent le grand public de son pouvoir sur la vie démocratique. Cette élite est clientéliste, clanique et corrompue. Il détaille aussi les conditions qui permettent à une telle situation de perdurer et entend expliquer comment le débat public se restreint souvent à un débat entre prescripteurs d'opinions.

Immigration
  • Dem Ak Xabaar, partir et raconter : récit d'un clandestin africain en route vers l'Europe / Mahmoud Traoré – Lignes, 2012

DEM AK XABAAR (« Partir et raconter » en langue wolof) relate le long périple africain de Mahmoud Traoré, candidat à l'exil vers l'Europe, entre 2002 et 2005.
Le récit autobiographique de Mahmoud Traoré – recueilli par Bruno Le Dantec révèle la réalité de la vie sur les routes d'un migrant irrégulier, faite d'expédients, d'attente, d'extorsions et de brutalité, mais aussi d'entraide et de bravoure. Il s'y dévoile le fonctionnement des foyers, « ghettos » et autres campements de fortune, où les clandestins réinventent une organisation sociale à la fois précaire et pleine de contradictions.

  • Enfants de l'immigration, une chance pour l'école : entretiens avec Joanna et Denis Peiron, Marie Rose Moro / Joanna Peiron, Denis Peiron – Bayard, 2012

Et si la perspective changeait ? Si on cessait de voir comme un problème la présence au sein de l'école française d'un nombre croissant d'enfants de l'immigration ? Marie Rose Moro, directrice de la Maison de Solenn, Maison des adolescents de Cochin (Paris), reçoit en consultation de nombreux enfants de migrants en proie à l'échec scolaire. Elle livre ici un point de vue courageux et constructif : oui, on peut aider les enfants de migrants à réussir à l'école et à y être heureux et, de ce fait, permettre à tous les élèves d'accéder à une diversité, une altérité, qui les prépare à un monde de plus en plus ouvert et complexe.

Féminisme
  • Contre les publicités sexistes / Sophie Pietrucci, Chris Vientiane, Aude Vincent - L'Échappée, 2012

La publicité exploite le corps des femmes pour susciter du désir, générer de l'envie, exacerber les frustrations et rendre le produit à vendre attirant. Soumise aux normes aliénantes d'une beauté stéréotypée, symbole du plaisir sexuel, ou encensant la ménagère passive cantonnée dans sa cuisine, l'image des femmes n'a jamais été autant instrumentalisée. Omniprésentes et conçues pour marquer les esprits, ces représentations modèlent notre imaginaire et participent à la construction des normes de genre : d'un côté, la féminité associée à la jeunesse, à la beauté et à la maternité et, de l'autre, la virilité à la force, à la puissance et à l'action. Loin d'être un art, tout sauf inoffensive – c'est-à-dire perçue au second degré par des consommateurs responsables –, la publicité véhicule les pires clichés sexistes et renforce la domination patriarcale.

Histoire Ouvrière
  • Le goût de l'émeute : manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle époque : Anne Steiner - L'Échappée, 2012

Malgré la poussée de la gauche aux élections législatives de 1906, les conflits sociaux se multiplient, impulsés par une CGT acquise au syndicalisme révolutionnaire. Entre 1908 et 1910, Paris et sa banlieue sont le théâtre de manifestations violentes rassemblant des milliers de participants que le sentiment d'injustice et d'impuissance face à la répression transforme en émeutiers. Ils attaquent des bâtiments, saccagent le mobilier urbain, brûlent trams et bus, élèvent des barricades et tirent sur les policiers à coups de browning.
À l'origine de ces explosions de colère, il y a des morts. Le 2 juin 1908, deux terrassiers grévistes de Draveil sont abattus par la gendarmerie. En octobre 1909, en Espagne, le pédagogue libertaire Francisco Ferrer est fusillé dans les fossés de Montjuich après une parodie de procès. En juin 1910, l'anarchiste Henri Cler est frappé à mort par un policier devant le quartier général des ébénistes en grève du faubourg Saint-Antoine. En juillet de la même année, des milliers de Parisiens se massent autour de la guillotine pour empêcher l'exécution du jeune cordonnier Liabeuf. Au printemps 1909, les boutonniers de Méru, engagés dans un long conflit, saccagent les demeures et les fabriques des patrons les plus haïs.
Ce livre raconte ces événements et dresse le portrait de ces foules sensibles et inflammables, versatiles parfois, courageuses toujours, affrontant avec des armes improvisées ou à mains nues les dragons casqués et montés envoyés pour les mater.

  • L'enfer continue. De la guerre de 1940 à la guerre froide. La Gauche communiste de France parmi les révolutionnaires (1942-1953) - Sans patrie ni frontières

Nous ne sommes pas uniquement « condamnés à vivre dans le monde où nous vivons », nous devons sans cesse revenir sur notre histoire, l'histoire du mouvement ouvrier. Nous gagnerons un avenir uniquement parce que nous aurons réinvesti notre passé pour le dépasser en l'assimilant.

L'analyse minutieuse et la critique sans concession de ce passé et des erreurs commises par nos camarades sont les seuls gages permettant de dépasser la situation présente. Nous constatons forcément, à la lecture de l'histoire passée, que leur situation politique n'était pas meilleure que la nôtre. Loin s'en faut !

« J'ai été jeté dans la vie en plein brasier révolutionnaire, écrivait Marc Chirik en 1949. C'était les années glorieuses de la Révolution d'Octobre ! Depuis, cela va faire trente ans que j'ai parcouru physiquement et moralement tous les degrés du calvaire du prolétariat. J'ai suivi personnellement ce mouvement rétrécissant qui va de la IIIe Internationale à l'Opposition de Gauche, de l'Opposition à la Gauche italienne pour aboutir aux petits groupes qui sont les nôtres aujourd'hui. Dans l'histoire et même dans l'histoire d'une classe, trente années c'est peu de choses, mais pour un pauvre diable c'est presque toute une vie. » (Lettre à Jean Malaquais)

La Gauche communiste internationale et la Gauche communiste de France (GCF) nous apprennent à penser librement en remettant en cause nos certitudes et en observant les modifications survenues au sein du capitalisme mondial, qui favorisent la tendance au capitalisme d'État. Elles nous apprennent à nous situer d'abord au niveau international et à celui de la classe ouvrière, pour analyser des situations.

Avec la GCF apparaît pour la première fois en France un courant de gauche dans le mouvement communiste, courant rattaché aux tendances de la Troisième Internationale qui ont été critiquées dans les années 20 par Lénine dans son ouvrage La maladie infantile du communisme.

En publiant cet ouvrage, nous adressons un salut tout spécial aux membres de la Gauche communiste de France qui ont vécu ce que décrivait Programme Communiste dans un article à la mémoire du camarade Ottorino Perrone qui venait de disparaître en 1957. « Pour affronter un tel désastre (la contre–révo­lution et la guerre), il fal­ait aux mili­tants une loyauté envers le prolétariat, un désintéressement, un mépris de la popularité et même, devant les méthodes de voyou de l'adversaire, un courage absolument sans limites. »

Surveillance et contrôle
  • Un espace indéfendable : l'aménagement urbain à l'heure sécuritaire / Jean-Pierre Garnier - le Monde à l'envers, 2012

La globalisation du capitalisme a eu pour effet de fragiliser, paupériser et marginaliser de larges fractions des couches populaires. Face aux « désordres locaux » qui en résultent - violence, incivilité et insécurité -, les pouvoirs publics mettent en place des dispositifs de « pacification » où urbanisme et architecture sont mis à contribution. La reconfiguration de l'espace public doit, à la fois, dissuader le nouvel « ennemi intérieur » de passer à l'acte et faciliter la répression, confirmant ainsi le lien entre urbanisme et maintien de l'ordre social.

  • La domination policière : une violence industrielle / Mathieu Rigouste - La Fabrique, 2012

La violence policière n'a rien d'accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial : on verra dans ce livre qu'entre les brigades nord-africaines dans les bidonvilles de l'entre-deux-guerres et les brigades anti-criminalité (les BAC) dans les « cités » actuelles, une même mécanique se reproduit en se restructurant. Il s'agit toujours de maintenir l'ordre chez les colonisés de l'intérieur, de contenir les territoires du socio-apartheid. Le développement des armes « non létales » – Flash Ball, Taser... – propulse aussi une véritable industrie privée de la coercition.
Rigouste montre comment l'expansion du marché international de la violence encadre la diffusion des doctrines de la contre-insurrection et permet de les appliquer à l'intérieur des métropoles impériales.
Cette enquête, fondée sur l'observation des techniques et des pratiques d'encadrement et de ségrégation depuis ceux qui les subissent et les combattent, montre comment est assurée la domination policière des indésirables, des misérables et des insoumis en France.

  • Contre le recensement : la police, ce n'est pas ce que vous croyez - le Monde à l'envers, 2012

S'il se trouve chez les statisticiens des personnes sincères (qui veulent améliorer la vie des gens) ou naïves (votre agent recenseur n'est pas à priori un nazi en puissance), qu'elles sachent que leurs idées généreuses ne valent guère, quand elles sont au service de la cynique raison d'État.

Ecologie Politique & Critique du productivisme
  • Résignation est complicité /Marco Camenisch - Editions Entremonde, 2013

Alors qu'en Suisse, malgré une forte résistance, la construction de centrales nucléaires se poursuit, Marco Camenisch fait partie de ceux qui, au sein du mouvement antinucléaire, refusent de se résigner. En 1980, il est arrêté pour le dynamitage d'un pylône de ligne à haute tension et d'une centrale de transformation électrique. Lors de son procès, il lit une longue déclaration : Paix aux chaumières, guerre aux palais ! En cavale ou en prison, Marco Camenisch ne cesse de lancer ses mots contre les puissants. Ses textes contribuent au développement et au renforcement de la lutte contre toute forme de domination, d'oppression et d'exploitation, en défense de tous les êtres vivants. La prison devait détruire Marco Camenisch, guerrier captif depuis maintenant vingt ans, mais il mène depuis sa cellule une intense résistance et participe aux luttes des prisonniers. Il ne se laisse ni détruire, ni pacifier. Se résigner, c'est être complice.

Après avoir abandonné son apprentissage de fermier, Marco Camenisch (né en 1952) s'engagea dans le mouvement antinucléaire suisse des années 1970. Il fut arrêté en 1980 pour le dynamitage d'un pylône de ligne à haute tension. S'échappant de prison en 1981, arrêté de nouveau en 1991 en Toscane et extradé en Suisse en 2002, il est actuellement emprisonné à Lenzburg.

Les Prédateurs du béton / Nicolas de la Casinière - Editions Libertaria, 2013
Créé en 2000, Vinci est vite devenu un champion du CAC 40 et l'un des leaders mondiaux du BTP. Autoroutes, parkings, aéroports (dont celui de Notre-Dame-des-Landes), voies ferrées, industrie nucléaire et réseaux d'eaux constituent les marchés de Vinci pour la phase construction et pour l'exploitation. Pour les partenariats public-privé et les grands chantiers, Vinci a constitué avec quelques autres majors une oligarchie très restreinte, surpuissante, imposant son ordre au monde économique et aux collectivités. Vinci incarne le capitalisme moderne avec un discours de façade écolo, une rhétorique bien rodée sur l'humain au cœur de l'entreprise, des œuvres de bienfaisance bien orchestrées. Ce qui n'empêche pas des pratiques de prédateur en profitant des opportunités ouvertes par la crise financière et économique, l'exploitation de la précarité des salariés, les proximités avec le pouvoir et quelques ennuis devant les tribunaux

  • La mystique de la croissance / Dominique Méda – Flammarion, 2013

La croissance faible, une bonne nouvelle ? Pour Dominique Méda, sociologue, c'est le moment de s'en libérer pour bâtir une société plus respectueuse de l'humain.

Nous sommes prisonniers de la croyance en la croissance. Elle est dans les têtes. Nos indicateurs sont tous pointés vers cet objectif. Notre système économique et social est entièrement organisé autour d'elle. Et pourtant, ne serait-ce que pour sauver la planète, il faut sortir de la logique de la croissance.

C'est la thèse que défend la sociologue et philosophe « gorzienne » Dominique Méda, professeure à l'université Paris-Dauphine, dans son dernier essai, « La Mystique de la Croissance » (Flammarion, 2013). Entretien.

  • Oublier Fukushima / Arkadi Filine - Les éditions du bout de la ville Année de publication : 2012

La catastrophe nucléaire au Japon serait résolue. Catastropher, liquider, évacuer, réhabiliter, banaliser : autant d'épisodes d'un feuilleton destiné à nous faire oublier Fukushima. Autant de chapitres de ce livre pour défaire les mensonges des États nucléarisés. « Je ne veux plus y retourner. Là-bas, la vie a été effacée », explique une grand-mère japonaise qui a fui la zone contaminée. La catastrophe dans laquelle se débattent les Japonais n'est pas seulement un aperçu de ce qui nous attend partout ailleurs, c'est aussi le miroir grossissant de notre condition présente, celle de prisonniers d'un monde clos. Chaque foutue aspiration à la liberté se cogne aux murs des installations nucléaires, se perd dans le temps infini de la contamination. Quelle existence reste-t-il à mener avec un dosimètre autour du cou ?

De Tchernobyl à Fukushima, du Japon à la France, des textes, des récits, des documents. Pour contribuer à l'histoire immédiate du désastre nucléaire. Pour nourrir quelques esprits qui refusent de se résigner.

Ni héros, ni martyr, Arkadi Filine est l'un des 800 000 liquidateurs de Tchernobyl. Svetlana Alexievitch lui donne la parole dans son livre La Supplication. Pour ce livre, trois personnes de la génération Tchernobyl ont choisi d'emprunter son nom. Elles se reconnaissent dans son sens de la dérision, au bord du gouffre, son attitude désespérée mais pas résignée.

Univers carcéral
  • Les derniers forçats/Henry Marty-Philippe Martinez - Editions Albache, 2012

C'est le bagne, celui des illégitimes qui d'habitude ne témoignent pas, que la lecture de ce livre dévoile. Ces témoignages de bagnards ne sont pas des pamphlets politiques, des manifestes contre l'injustice sociale ou contre l'univers carcéral. Leurs auteurs, Marty et Martinez, ne sont pas anarchistes, n'ont pas lu Proudhon ou Hegel. Et pourtant, c'est leur conscience de classe qui les pousse à écrire. Ni réfléchis, ni structurés, ces récits instinctifs sont nés de la plume de deux bagnards, de ces rares anonymes qui ont écrit sans pourtant
avoir défié la chronique lors de leurs procès ; des milliers qui, meurtriers ou petits voleurs, finissent par mourir dans l'indifférence. C'est du bagne, celui de la pègre et des assassins dont ces écrits sont les témoins.

Ils révèlent cette histoire que l'on tait, ces hommes que l'on oublie, ces parias que l'on exile pour mieux se convaincre qu'ils ne sont pas les produits d'une société inégalitaire et répressive.

Dans ces pages sont libérés les écrits, jusque là inédits, des inconnus du bagne.

  • Brique par brique : Se battre contre la prison (Belgique 2006-2011) - Tumult Editions, 2012

Cinq années de troubles dans les prison belges. Cinq années de révoltes, de mutineries, d'évasions. Cinq années d'agitation, d'actions et d'attaques contre la prison et son monde. cinq années de douleurs, d'isolement, de punitions, de tabassages et de morts aussi. Cinq années de paroles qui esquissent la liberté et posent en conséquence la destruction nécessaire de tout ce qui lui fait obstacle. Cinq années sans trajectoire rectiligne, sans autre logique, sans autre rythme que les palpitations de la vie même et le combat pour la liberté qu'elle inspire. Ce livre n'est alors qu'une tentative de partager cette force vivante, qui a encouragé tant de prisonniers du dedans comme du dehors, tant de compagnons, tant d'inconnus et d'anonymes à se battre contre l'univers carcéral.
Ce livre rassemble textes, lettres, tracts, affiches, actions et attaques de ces dernières cinq années issus de la lutte contre les prisons et son monde.

International
  • L'or noir du Nigéria : Pillages, ravages écologiques et résistances / Xavier Montanyà – Agone, 2012

Dans la riche zone pétrolière du delta du Niger, Shell ou Total opèrent en dehors de tout respect des droits humains. Après cinquante ans d'exploitation sauvage et de marées noires, l'air, les sols et les cours d'eau sont empoisonnés. Les nombreuses résistances, pacifiques ou armées, des populations locales privées de leurs terres et de leurs moyens de subsistance se heurtent à une sanglante répression menée par les compagnies pétrolières et l'armée nigériane.
Le Nigeria, premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne, est un cas extrême mais exemplaire pour saisir l'ampleur du désastre engendré par l'extraction intensive des ressources naturelles dans les pays africains, et identifier ses causes, ses acteurs et ses enjeux. Pour l'écrivain nigérian Wole Soyinka « Le monde doit comprendre que le combustible qui fait fonctionner ses industries est le sang de notre peuple. ».

  • Les années terribles (1926-1945) : La Gauche italienne dans l'émigration, parmi les communistes oppositionnels / Michel Roger - Ni patrie ni frontières, 2012

Cet ouvrage propose les débats qui ont agité l'émigration italienne des communistes de gauche, principalement en Europe. Il retrace aussi le parcours individuel d'un certain nombre de militants, courageux, tenaces, qui ont défendu leurs convictions communistes et leur engagement révolutionnaire au péril de leur vie, et n'ont jamais renoncé à leurs convictions révolutionnaires.

  • Israël/Palestine / Pierre Stambul - La Bussière : Editions Acratie , 2012

Pourquoi cette guerre du Proche-Orient depuis presque un siècle ? Pourquoi le colonialisme discrédité ailleurs est-il ouvertement à l'œuvre dans les Territoires occupés ? Pourquoi le peuple palestinien, continue-t-il à payer pour un génocide européen ? Comment le sionisme a-t-il réussi à manipuler de façon aussi efficace l'histoire, la mémoire et les identités juives tout en assurant l'impunité d'Israël et son soutien inconditionnel par les États occidentaux ? Comment fonctionne le complexe de Massada qui persuade les Juifs que ce sont toujours eux les victimes ? Comment la société palestinienne résiste-t-elle ? Pourquoi le boycott, le désinvestissement, les sanctions sont-ils la meilleure arme pour l'aider ?
Pierre Stambul explique "son" identité, la forme de judaïté qui lui a été transmise et sa rupture avec le sionisme. L'antisionisme juif est devenu fondamental car cette guerre n'est pas une guerre raciale ou religieuse. Ce livre regroupe toutes les brèves et analyses parues dans L'École émancipée avant 2002 puis dans L'Émancipation et montre le rouleau compresseur colonial qui détruit peu à peu la Palestine. Des questions clés sont abordées : l'antisémitisme instrumentalisé par le sionisme pour criminaliser toute critique, les religions qui ont compliqué cette guerre sans en être à l'origine, le monde arabe en une période de révolutions inachevées. On y vit les débats quotidiens de l'UJFP (Union juive française pour la paix) dans laquelle Pierre Stambul milite depuis 10 ans.

  • Le livre noir de l'occupation israélienne Les soldats racontent - Editions Autrement, 2013

« C'est un monde complètement différent là-bas, avec des règles
complètement différentes. Dans ce monde-ci, cette histoire
est inacceptable, en tout cas pour moi... Là-bas, c'est tellement naturel.
Les règles sont tellement différentes.
Personne ne comprend ça à moins d'avoir été là-bas. »
Réveiller un village en pleine nuit à coups de grenades pour faire régner
la terreur, démolir des maisons au prétexte de chercher des armes
qui ne s'y trouvent pas, passer à tabac des prisonniers menottés, participer
à des opérations de vengeance meurtrière, arrêter des enfants, annexer
des terres, tuer et s'en trouver félicité : dans les Territoires occupés
de Palestine, l'insupportable est devenu banal.
En 145 témoignages, les soldats de l'armée israélienne racontent
leur quotidien fait de violences ordinaires et de tensions permanentes.
Dans ce que certains décrivent comme un Far West, les limites morales
de chacun sont sans cesse mises à l'épreuve. Et tous sont marqués à vie.
Dix ans d'enquête ont permis à l'organisation Breaking the Silence de
récolter ces paroles de guerre qui disent les objectifs réels de la politique
israélienne dans les Territoires : renforcer son emprise sur la terre
et contrôler la population palestinienne.

  • On s'en câlisse : Histoire profane de la grève printemps 2012, Québec / Collectif de Débrayage – Entremonde, 2013

Qu'est-ce qui fait qu'un mouvement « prend » ? Voilà la question à laquelle le collectif de débrayage tente d'apporter des éléments de réponse, à partir du cas de figure de la grève étudiante au Québec. Le dernier en date des printemps de révolte prend ici un caractère paradigmatique, en ce que tous les éléments caractéristiques des mouvements récents y ont trouvé une forme achevée. « La loi spéciale, on s'en câlisse », pouvait-on entendre à Montréal entre deux coups de casserole ou pendant une des centaines de manifs nocturnes. Le récit de ce mouvement qui aura duré plus de 6 mois, allongé par une loi d'exception qui n'a suscité que dérision et défiance, est interprété dans cet essai à l'aune des caractères culturels et politiques spécifiques du Québec, mais également des techniques les plus récentes à la fois de la police et des protestataires. Alors que le discours officiel montre les étudiants comme vainqueurs, parce qu'ils auraient suscité l'élection d'un parti qui a finalement aboli la loi spéciale et la hausse des frais de scolarité qui avait causé la grève, l'histoire se complique à la lecture de ce livre. Une grève est-elle vraiment faite pour gagner, alors que cette victoire est toujours prononcée au moment où la grève prend fin ? Devrions-nous plutôt faire l'hypothèse que la façon dont la grève peut « faire l'Histoire » se trouve dans sa manière de la défaire ? Loin d'un discours de clôture et autres commémorations, On s'en câlisse veut raconter la nouveauté de ce mouvement du point de vue des minorités actives qui l'ont animé.

  • La bataille d'Alep : chroniques de la révolution syrienne / Pierre Piccinin da Prata, - L'Harmattan, 2012

Historien et politologue, l'auteur a effectué six séjours d'observation en Syrie. En mai 2012, son arrestation par les services de renseignement syriens lui a valu la une des médias : torturé à Homs et détenu prisonnier à Damas, il a fait le récit de l'enfer des geôles du régime. Rejoignant Alep en octobre, il a ramené une série de chroniques témoignant des crimes de guerre et du combat de tout un peuple pour gagner sa liberté.

Jeunesse
  • Défends-toi ! / Géraldine Collet, Mélanie Allag - Éditions de l'Élan vert, 2013

Défends-toi ! ressemble à un album documentaire narrativisé, pour petits. Chaque double page présente un système de défense particulier. Le hérisson se roule en boule, l'opossum fait le mort, le chien mord, le lapin guette devant son terrier, le bélier fonce tête baissée… Cette revue des modes de défense s'achève par une question au lecteur « et toi comment te défends-tu ? Tu fuis ? Tu ruses ? Tu mords ? Tu griffes ? /Oui, parfois… Mais avant, je préfère en parler à un grand ». L'enfant ainsi interpellé pose devant un dinosaure sympathique qu'il a peut-être maîtrisé. L'objectif de l'album se dévoile donc. Se défendre est normal et naturel, comme l'annonce le titre, mais quand on est un enfant, on cherche une médiation. Pour installer cette morale, chaque épisode est construit de façon identique : un petite phrase rimée le plus souvent, pose le sujet et le mode défense « qui a peur des souris ? C'est l'éléphant qui fuit ! ». Le protagoniste est mis en situation et commente au style direct, la situation. L'illustration de cette petite comédie est complètement anthropomorphisée. On est dans les codes de certaines BD pour enfants : ton comique, bulle. Par exemple, la moufette chevauchant une moto envoie au renard qui la poursuit en voiturette, un jet malodorant et dit à son poursuivant « désolée, renard, mais c'est tout ce que j'ai trouvé ». L'ensemble bénéficie d'un rythme aussi bien dans la forme que dans le fond mais les moyens déployés pour cette leçon de morale ne sont pas vraiment convaincants.

Question Sociale
  • La nostalgie de l'Occupation : peut-on encore se rebeller contre les nouvelles formes d'asservissement ? / Bertrand Méheust - La Découverte, 2012

La « nostalgie de l'Occupation », c'est avant tout le sentiment d'une perte, peut-être irrémédiable. Le monde meilleur dont les membres du Conseil national de la Résistance avaient jeté les bases n'a-t-il été qu'une courte parenthèse ? Peut-on encore se dresser efficacement contre ces nouvelles forces qui se sont déchaînées et menacent l'humanité dans son existence même ?
Ce livre ne traite donc pas de l'Occupation allemande, il dresse le portrait de cette « Occupation » d'un genre inédit sous laquelle nous semblons destinés à vivre. Il cherche à comprendre les raisons pour lesquelles toutes les issues semblent bouchées. Pourquoi les grands moments d'effervescence qui ont scandé la vie des sociétés et permis le renouvellement de leurs structures semblent-ils se raréfier et perdre leur puissance transformatrice ?
Comme toutes les sociétés, la nôtre cherche à persévérer dans son être. Elle a donc développé des technologies qui tentent de maintenir la température du groupe en dessous du seuil à partir duquel le changement devient possible. Pourra-t-on encore dévier l'histoire d'un cours qui semble inéluctable ?

Médias & Propagande
  • Les patrons de la presse nationale : tous mauvais / Jean Stern - La Fabrique, 2012

Machine à décerveler, moutonnière, banale, égocentrique, la presse nationale a perdu des millions de lecteurs depuis 20 ans. Coïncidence ? C'est le temps qu'il a fallu au CAC 40 pour s'emparer de la plupart des journaux, du Monde à Libération, des Inrockuptibles aux Échos. Les industriels du luxe, de l'armement ou de la communication se sont offerts des journaux devenus « voix de leurs maîtres ».
Il est de bon ton, pour expliquer l'échec de la presse française, de mettre en cause la montée en puissance d'Internet ; ou encore quelques journalistes vedettes zélateurs de l'ordre social, qui resteraient confinés dans un étroit réseau d'amitiés élitistes. En réalité, ce sont les patrons qui sont les véritables responsables de cette défaite. Ils en tirent un double profit. Idéologique d'abord. Maintenue tout juste hors d'eau, la presse enquête peu, analyse peu et sert en copié-collé les mêmes idées. Faute de moyens, les enquêtes économiques, sociales et internationales sont largement délaissées.
Profit financier ensuite. Les nouveaux propriétaires milliardaires se sont nourris du spectaculaire échec d'un système de cogestion mis en place à la Libération entre l'État, les gaullistes et le PCF, puis de la complicité de leur « bon ami » Mitterrand. Ils ont achevé de soumettre une presse qui avait fait depuis longtemps le deuil de ses utopies. Il ne leur en coûte en réalité pas un euro, malgré leurs jérémiades et leurs dignes postures de mécènes. Car pour les milliardaires, comme Bernard Arnault, Serge Dassault ou Xavier Niel, s'offrir des journaux est fiscalement avantageux, grâce à l'astucieux système des holdings dites « familiales » mis à jour avec l'affaire Bettencourt.
La presse à la niche… fiscale ? Mais pas que. Les patrons de la presse nationale dresse l'incroyable récit de ce naufrage et décortique les réseaux qui ont organisé la soumission des journalistes.


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Identité(s) hors normes

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 19:00

Une vie d'Emmanuel Bellegarde (France, 2007, 3 min)
Atlantiques de Mati Diop (France, 2009, 17 min)
Les Roses noires d'Hélène Milano (France, 2010, 52 min)

Une vie d'Emmanuel Bellegarde (France, 2007, 3 min)
Inspiré du travail d'improvisation de Yona Friedman, ce film autobiographique d'animation réalisé en ruban adhésif fait le portrait d'un homme qui a vécu dans la marge et qui en a subi les conséquences.

Atlantiques de Mati Diop (France, 2009, 17 min)
« À commenc er par Moonfleet et Jamaica Inn, nous avons tous en mémoire ces contes de naufrageurs attirant les vaisseaux sur les récifs pour qu'ils s'y brisent. Le gros plan des lentilles d'un phare tournant sur elles-mêmes sur lequel s'achève "Atlantiques", y fait immanquablement penser. Il n'y a pas de port derrière ce phare, seulement la nuit et l'eau glacée de la mort, le mirage d'une Europe où la survie serait plus aisée, mais inaccessible, ombre décharnée d'un Eldorado qui n'en est pas un, même si, comme toute puissance occidentale elle se nourrit de l'épuisement du Tiers Monde. "Au revoir, je pars mourir, ça ne se dit pas", confie sur la plage Seligne à ses amis, rescapé d'un naufrage qui le hante, mais bien décidé à repartir tant survivre au Sénégal est devenu une chose impossib le. Que ce soit cet adieu à ses amis ou le récit de sa première traversée, la nuit l'enveloppe déjà. La lumière n'est plus de son monde. Elle est restée au village, sur les visages en pleurs des femmes et les tombes. » (Yann Lardeau)

Les roses noires d'Hélène Milano (France, 2010, 52 min)
Farida, Claudie, Coralie, Kahina, Moufida sont des adolescentes âgées de 13 à 18 ans. Elles vivent en banlieue parisienne, au Blanc-Mesnil, Stains, Clichy-sous-Bois ou dans les quartiers nord de Marseille, et toutes disent les mots des garçons. Elles ont la parole et interrogent leur langue et leur rapport au langage. Elles parlent de leur langue maternelle, de la langue de la cité, de l'école, de leurs difficultés face au langage normé. Elles expriment leurs contradictions ; elles revendiquent leur particularité et l'attachement à l'identité d'un groupe qui s'affirme dans la langue. Elles disent aussi la blessure liée au sentiment d'exclusion, au manque. Et puis au sein de leur quartier, au-delà des mots des garçons qu'elles disent comme un masque qui les protège, elles dévoilent les enjeux intimes de cette stratégie langagière. Traversant la mutati on de l'adolescence, c'est la construction fragile de leur vie de femme qu'elles protègent et inventent.

Entrée libre
Une programmation proposée par la classe de Première S du lycée Diderot et par une classe CAP petite enfance du Lycée Brochier dans le cadre d'un atelier de spectateurs-programmateurs autour de la thématique Identité(s) hors normes.

Proj / discussion sur les mutineries en prison durant l'hiver 71/72

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 19:00

19h -Projection du documentaire Sur les toits de Nicolas Drolc
20h - discussion en présence du réalisateur

Sur les toits, 95 min, 2014 en présence du réalisateur Nicolas Drolc

Début des années 70, la tension monte dans les prisons françaises. En réponse au traitement que leur fait subir l'administration pénitentiaire, les prisonniers de la centrale de Ney à Toul (Lorraine) ouvrent le bal et se mutinent au début du mois de décembre 1971. Ceux de la maison d' arrêt Charles III à Nancy leur emboîtent le pas mi-janvier, ils prennent alors le contrôle de la prison, située en plein centre-ville, montent sur les toits, interpellent les badauds, communiquent leurs revendications, et
résistent à l' assaut des CRS.
Dans les mois et années qui suivent, plusieurs dizaines de mutineries vont embraser les prisons françaises, qui n'avaient jamais connu une telle vague de révoltes. Malgré la répression musclée et les discours décrédibilisants de la grande presse, le tour de force des prisonniers n'est pas vain. Relayées et défendues par est de nombreuses personnes, notamment le tout nouveau Groupe d'Information Prison (GIP), dans un contexte idéologiquement tendu, ces mutineries vont poser pour la première fois les
problèmes des conditions de détention, de la fonction de la prison et du système pénitentiaire français.
Au cœur d' actualité toujours brûlante une autour de l'univers carcéral, d'où ressurgit l'inévitable question de la fonction de la prison, le film dépoussière cette première grande période de lutte.

[texte de présentation modifié par nos soins]

Bibliothèque La Rétive

laretive (at) riseup.net

Soirée À l'abordage de l'énergie

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 18:30

Économiser et produire de l'énergie (renouvelable) : on le fait !
L'objectif est de mobiliser les acteurs locaux associatifs et coopératifs pour informer, sensibiliser, regrouper et promouvoir l'autonomie énergétique dans une démarche Négawatt.
Infos, stands des différentes structures.
Buffet à prix libre.

Yves Priem présentera son périple « La route de l'énergie » : de la Turquie jusqu'en Indonésie, des solutions locales en matière d'énergie.
L'association EcopolEnergie interviendra sur la précarité énergétique et la rénovation des logements
La coopérative ENERCOOP partagera sur son activité de fournisseur d'énergie propre et expliquera comment nous pouvons y participer en tant qu'abonnés à l'électricité.

Participation possible d'autres associations : contacter les organisateurs.
Contact : yves.priem chez gmail.com , 06 82 03 18 28.

Salle du CRIJPA (Centre Régional d'Information Jeunesse Provence - Alpes), 96 La Canebière, 13001

Pour en savoir plus :
http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-energie-habitat

« L'orchestra di Piazza Vittorio » film d'Agostino Ferrente

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 18:30

Face à l'intolérance qui monte dans leur quartier, leur ville et dans tout le pays, Mario Tronco, compositeur, et Agostino Ferrente, documentariste, s'attellent à un projet fou : rassembler des musiciens du monde entier dans un même orchestre et dans un même but, celui de sauver l'espace culturel de la Piazza Vittorio et son Cinéma Apollo, voué à devenir une salle de bingo... . Dans ce quartier populaire de Rome, le documentaire retrace 5 années d'un travail où les protagonistes tentent de penser la culture différemment, à partir de celles et ceux qui la font vivre au quotidien.

« L'orchestra di Piazza Vittorio », 93'
Réal. : Agostino Ferrente, 2006.


Dans le cadre des débats qui animent la construction du nouveau projet social de l'Agora, autour de « L'expertise des habitants », ces troisièmes banquets de Fanon se proposent de faire un petit détour international. A partir de cette question démocratique si souvent malmenée dans nos territoires et pourtant si chère à nos yeux, nous partons nous enrichir d'expériences danoises, chinoises, allemandes, italiennes et grecques. La comptable nous ayant interdit de payer les billets d'avions pour tout le monde, on a sorti une nouvelle fois l'écran et le projecteur pour ces troisièmes Banquets de Fanon. Trois documentaires, trois rencontres, trois débats pour nous aider à penser collectivement le nouveau projet social autour de ses trois sous-thématiques : « cadre de vie », « culture » et « jeunesse ».

En partenariat avec l'ADDAP 13, le RHMIT, le Comité Mam'Ega, la CSF St Barthélémy III et la librairie Transit

Prochaines projections-débats :
Vendredi 11 avril à 18h30 Les raisons de la colère
Vendredi 18 avril à 18h30 Doléances berlinoises

Les luttes en cours à Notre Dame des Landes

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 18:00

présentation des luttes en cours à NDDL
le mode d'organisation social dans la Zad
son imbrication dans les luttes au niveau international
quel avenir envisager pour les luttes à NDDL et ailleurs ?

(La rue Lagane est en face à l'église Notre Dame de la Mer au centre-ville.)

Assemblée du collectif de soutien des inculpés du carnaval

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 17:00

Quatre personnes sont aujourd'hui incarcérés aux Baumettes. Des procès sont encore à venir… Un collectif de soutien s'est mis en place. Ce collectif est ouvert à toute personne qui désir y participer. Nous proposons une réunion hebdomadaire les vendredi à 18h dans différents lieux. La prochaine assemblée du collectif de soutien aura lieu vendredi 4 avril à 17h à la Marmitte (38 cours Gouffé).

Événements de soutien programmés :
Dimanche 6 avril à 17h à la Plaine (place Jean Jaures)
Bouffe de rue, Carnaval's projections et Concert de soutien
D'autres évènements sont en cours de programmation. Bien sûr, toute initiative est la bienvenue !
Mardi 8 avril à 19h30 à la Marmite
Projection par l'ABC Marseille du film documentaire "Sur les toits" (de Nicolas Drolc)
La projection sera suivie d'une discussion avec le réalisateur.
Infokiosque en embuscade. Il y aura également une présentation du guide d'autodéfense juridique récemment mis à jour.
Bière, jus et grignotage sur place.
L'argent récolté ira en soutien aux carnavaliers de la Paine.
Au plaisir de vous y voir !! N'hésitez pas à faire tourner l'info par vos réseaux aux personnes intéressées. Merci.

Par ailleurs, la Caisse d'Auto-défense Phocéenne (la CAP) se propose de centraliser l'argent collecté pour les inculpés. Le principe de cette caisse est de s'organiser juridiquement et financièrement pour lutter contre la répression et briser collectivement l'isolement. Cette caisse fonctionne depuis quelques temps déjà et apporte régulièrement son soutien à des personnes confrontées à la répression
(http://mars.noblogs.org/post/2014/03/29/la-caisse-dautodefense-phoceenne-kest-ce-que-cest/).
Pour ne pas tout mélanger, la CAP se propose de gérer séparément le soutien financier aux inculpés du carnaval et les autres affaires en cours. Un point thune sera fait à chaque réunion par un membre de la CAP. Par soucis de facilité, la CAP n'a pas de compte en banque. Pour contribuer au soutien financier des inculpés du carnaval, il faut donc contacter par mail lacap chez riseup.net ou le collectif de soutien des inculpés du carnaval carnavaltouslesjours chez riseup.net

La prochaine assemblée du collectif de soutien aura lieu vendredi 4 avril à 17h à la Marmitte (38 cours Gouffé)

Contact : carnavaltouslesjours chez riseup.net
Pour envoyer des sous : lacap chez riseup.net

plus d'infos le Carnaval n'est pas fini :
http://www.millebabords.org/spip.php?article25801
et historique ici :
http://www.millebabords.org/spip.php?article25717

Méditerranée : espace de mobilités et de turbulences

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 9:00

Programme
http://www.lacimade.org/nouvelles/4827-M-diterran-e---espace-de-mobilit-s-et-de-turbulences

L'espace méditerranéen a toujours été un carrefour de mobilités et d'échanges au sein duquel se sont peu à peu érigés « des murs de séparation ». Des enjeux historiques, politiques, économiques et migratoires expliquent la complexité de cette « rupture » qui constitue une entrave à la circulation dans cet espace euro-méditerranéen.

La Cimade, en partenariat avec la Villa Méditerranée, l'institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) et avec le soutien de la Fondation René Seydoux pour le monde méditerranéen, propose une journée de décryptage sur cet espace de mobilités et de turbulences.

de 9h à 17h
Journée ouverte à tou.te.s, entrée libre sur inscription.
http://www.villa-mediterranee.org/fr/mediterranee-espace-de-mobilites

Programme Journée Méditerranée

Carnaval de la Plaine : Retour radiophonique et rendez-vous du collectif de soutien

Infos Mille babords - 4. avril 2014 - 8:07

L'émission libre débat est diffusée chaque mercredi de 16h30 à 18h sur radio galère, 88.4.
Ces deux derniers mercredis cette émissions revient avec différents invités sur le carnaval de la Plaine et la répression dont il a fait l'objet.

Libre débat Radio Galère Carnaval partie 1 :


Libre débat Radio Galère Carnaval partie 2 :


Libre débat Radio Galère Carnaval partie 3 :


Libre débat Radio Galère Carnaval partie 4 :


Libre débat Radio Galère

Collectif de soutien aux inculpés du carnaval

Suite au carnaval quatre personnes sont aujourd'hui incarcérés aux Baumettes. Des procès sont encore à venir. Un collectif de soutien s'est mis en place. Ce collectif est ouvert à toute personne qui désir y participer. Nous proposons une réunion hebdomadaire les vendredi à 18h dans différents lieux. La prochaine aura lieu vendredi 4 avril à la Marmitte (38 cours Gouffé)

Prochain événement de soutien

Dimanche 6 avril à 13h à la Plaine (place Jean Jaures) Bouffe de rue, Carnavals projections et Concert de soutien D'autres évènements sont en cours de programmation. Bien sûr, toute initiative est la bienvenue !

« FRIC FRAC : d'un retournement l'autre », pièce de Frédéric Lordon

Infos Mille babords - 3. avril 2014 - 20:00

Entrée libre - ouvert à tous.tes

Organisé par le Centre culturel de Luminy

« Les chèvres de ma mère » documentaire de Sophie Audier

Infos Mille babords - 3. avril 2014 - 20:00

Sur un plateau isolé des gorges du Verdon, Maguy fabrique depuis 40 ans du fromage de chèvres dans le respect de la nature et des animaux.
Bientôt à la retraite, elle doit céder son troupeau. Elle décide alors de parrainer Anne-Sophie, une jeune agricultrice qui souhaite s'installer.
Au fil des saisons, le processus de transmission s'avère être un douloureux renoncement pour l'une et un difficile apprentissage pour l'autre.
Peut-on encore aujourd'hui transmettre le goût de la liberté ?

Intervenant : Luc Falcot, chevrier à Cuges les Pins et président de l'association des chèvres du Rove

En avant-première Les chèvres de ma mère
Un film documentaire réalisé par Sophie Audier
Avec Maguie Audier, Anne-Sophie Vurchio

Requins de la finance, la chasse est ouverte !

Infos Mille babords - 3. avril 2014 - 19:30

http://local.attac.org/13/aix/spip.php?article1996

Campagne « Requins 2014 » : affirmons le pouvoir citoyen

À partir du 15 mars, Attac et les Amis de la Terre lancent une campagne d'action citoyenne contre les banques et les multinationales prédatrices :
stoppons les requins !
Nous invitons chacun-e à exiger, par l'action, des mesures concrètes de trois requins en particulier : Unilever, BNP Paribas et la Société générale !

« Malgré la crise, les banques et les multinationales se comportent de plus en plus comme des « super-prédateurs » : contournement des lois, lobbying, évasion fiscale, exploitation des peuples et de la nature.
Alors que des millions de personnes subissent les conséquences de la crise...
...les entreprises du CAC 40, qui ont encore réalisé 50 milliards d'euros de profits
en 2013, vont bénéficier de nouveaux cadeaux fiscaux sans avoir à s'engager sur
le chemin de la transition sociale et écologique.

Vous pouvez voir les photos et les articles de presse locale de toutes les actions du 15 mars en France sur ce lien :
http://www.lesrequins.org/actions-du-15-mars/

Le “3C”, Café Culturel et Citoyen, 23 Bd Carnot, Aix en Pce
http://www.cafeculturelcitoyen.org

Sélection naturelle. Un roman capitaliste

Infos Mille babords - 3. avril 2014 - 19:30

John, Yan et Jean ont des quotidiens et des parcours professionnels très différents, mais ils arrivent tous les trois à un moment clef de leur vie. John est un avocat d'affaires sur le point de devenir associé monde dans un grand cabinet. Yan, un petit dealer toujours dans les embrouilles et les galères. Jean, enfin, est un retraité qui vient d'apprendre que ses jours sont comptés. Malgré leurs différences, ces trois antihéros se débattent dans les contradictions de la société de consommation, seuls face à un choix qui met leur conscience et leur intégrité à rude épreuve : écraser les autres ou se laisser écraser.
Sélection naturelle, un roman capitaliste est le récit de leurs destins et de leurs aventures entremêlés, de leurs états d'âme, leurs hésitations, leurs lâchetés et leur humanité. Il les place devant leurs paradoxes, leur égoïsme, leurs espoirs aussi, et pose les deux seules questions qui importent. Peuvent-ils arrêter la machine bien ordonnée qui les broie ? Jusqu'où accepter la compromission dans ce système devenu fou ? Sélection naturelle, un roman capitaliste est un roman à l'image de notre société : noir, jouissif, amoral.
Voir ci-dessous le portrait d'Alexandre Grondeau et la note de son éditeur.


L'auteur
Maître de Conférences à l'Université Aix-Marseille, globe-trotter, écrivain inspiré par Jim Harrison, Philip K. Dick, Louis-Ferdinand Céline, José Saramago ou encore Georges Orwell, Alexandre Grondeau est passionné par les mouvements underground et par la contre-culture. Depuis plus de 15 ans, il est par ailleurs critique musical, spécialiste des musiques jamaïcaines et producteur de musique.
Pangée, son premier roman paru en 2012, était une fable philosophique, un roman initiatique, qui interrogeait autant la foi que l'athéisme dans un paradis qui se détraquait. Génération H, son second roman sorti en 2013, était un road trip halluciné traversant les milieux alternatifs dans la France des années 90.
Adepte des sujets brûlants et polémiques, il présente cette année Sélection naturelle, un roman capitaliste, une charge littéraire contre la société de consommation.

Note de l'éditeur
Après avoir questionné les dérives de la foi et l'athéisme dans son premier roman (Pangée), plongé dans les milieux underground et psychédéliques des années 90 dans un road trip musical et halluciné avec son second roman (Génération H), Alexandre Grondeau nous revient cette année avec une charge littéraire anti-capitaliste sans concession : Sélection naturelle, un roman capitaliste.
La théorie de Darwin selon laquelle « les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements », s'applique-t-elle à l'espèce humaine ? Est-ce le système capitaliste, son rythme effréné et l'oppression exercée par la société de consommation qui ne nous laissent le choix qu'entre se faire écraser, et écraser les autres ? Ou bien ce choix est-il simplement inhérent à la nature humaine ? Telles sont les questions posées par ce récit mêlant trois destins dans un roman noir, jouissif, et amoral.
Le lecteur remarquera par ailleurs que la musique est encore et toujours présente dans l'œuvre de l'auteur. Ainsi une bande son est de nouveau proposée à la fin du roman, permettant d'accompagner sa lecture par les morceaux écoutés par les personnages du livre. Un clip vidéo illustrant l'univers du livre grâce à une création musicale originale de Renegade Sid (ex Spiral Tribes) accompagne également la sortie du roman.
Plus qu'un roman et comme il est maintenant de coutume avec Alexandre Grondeau, Sélection naturelle, un roman capitaliste est une œuvre artistique interdisciplinaire à la croisée de la littérature et de la musique. Une aventure dont personne ne sortira indemne !

Projection : "Le Rendez-vous des quais"

Infos Mille babords - 3. avril 2014 - 18:30

Synopsis :

"Marseille, 1953. Robert Fournier, jeune docker, veut vivre avec Marcelle, employée dans une fabrique de biscuits. Mais les appartements sont inaccessibles aux finances des deux jeunes gens. Pour obtenir plus facilement un logement, Robert va réduire ses activités syndicales et, lors d'une grande grêve, se désolidarisera de ses camarades et deviendra un "jaune".
Interdit par la censure, "le Rendez-vous des quais" ne fut jamais projeté et l'on crut même les copies détruites durant trente-trois ans.''

- Film réalisé par Paul Carpita.

38 COURS GOUFFE METRO CASTELLANE
(SONNEZ AU 1 RUE D AUSTERLITZ)

Solidarité exemplaire des camarades lycéens de Séfo (Marseille)

Infos Mille babords - 3. avril 2014 - 18:03

Marseille, jeudi 3 avril, 9h, tribunal administratif… des slogans, des jeunes, des profs, des pancartes et banderoles, un mégaphone…

"Solidarité avec Sefo… Les expulsions ça coûte des millions, nous on les veut, dans l'Éducation… Il vit ici, il étudie ici, il reste ici !..."

Plus d'une centaine de lycéens et professeurs du lycée Victor Hugo, avec des militants du Réseau Education Sans Frontières, témoignent bruyamment de leur indignation face à la menace d'expulsion qui vise Sefo, ses parents et son frère de 5 ans.

Défendus par Maitre Thomas Callen, Sefo et ses parents font appel de la décision d'obligation à quitter le territoire suite au refus de leur demande d'asile. Réponse dans les prochains jours…

Quelle qu'elle soit, les camarades de Sefo, avec leurs professeurs, sont déterminés à poursuivre leur action solidaire afin que lui et sa famille soient régularisés.

Cette mobilisation exemplaire de la jeunesse constitue un avertissement pour le nouveau locataire du Ministère de l'Intérieur (toujours et encore scandaleusement en charge des affaires d'immigration…), Bernard Cazeneuve, au cas où celui-ci oublierait ses paroles d'hier : « ceux qui ont été jetés sur les routes de l'exode en raison d'une situation particulièrement difficile dans leur pays doivent trouver dans notre pays, où le droit d'asile est consubstantiel à la tradition républicaine, l'accueil qui caractérise la France. » (Assemblée nationale 5 octobre 2010).

Au-delà de Séfo, c'est une rupture avec les politiques xénophobes et liberticides de Sarkozy, Hortefeux, Besson, Guéant… et Valls (!) qui est exigée par la jeunesse, les parents d'élèves et leurs associations, les personnels de l'Education et leurs syndicats, qui agissent depuis maintenant bientôt 10 ans dans le cadre du Réseau Education Sans Frontières. Afin que tout jeune inséré dans un parcours scolaire, de la maternelle à l'Université, aient les mêmes droits que les autres.

Il n'est nullement besoin de s'étendre sur le fait qu'avec Manuel Valls aux commandes, les mesures pour faire respecter le droit à l'Education et à la vie familiale ne viendront pas spontanément côté gouvernemental. Il faudra l'imposer, démontrer que les idées d'humanité et de solidarité sont majoritaires dans la population, chez les jeunes en particulier, contrairement à ce que l'on pourrait ou voudrait nous faire croire avec les résultats des élections municipales.

Une bonne partie de celles et ceux qui se sont abstenus en ont marre d'une « gauche » qui ne respecte pas ses valeurs, ses engagements, le « changement », promis et attendu, sur la base duquel elle a été élue en 2012.

Les lycéens de Victo Hugo nous montrent la voie. Suivons-les.
La jeunesse, l'espoir.

Signez et faites signer la pétition de soutien à Sefo et sa famille :
http://resf.info/p2658
resf13 chez no-log.org 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org


Témoignage
à Valls et Cazeneuve.
Une salle d'audience du TA bondée, un tribunal en état de siège, dont la
police interdisait l'accès, plus d'une 100aine de lycéens, plus de 20
profs, des militants du RESF en nb.
En plein congrès nal du Snes à Marseille, la mobilisation pour Sefo ne sera
pas passée inaperçue.
Procès au cours duquel, le pdt du tribunal a écouté le lycéen de façon
bienveillante (pateline ns disaient 2 avocates de Sans-Papiers qui le
connaissent bien), s'enquérant sur l'intégration de ses parents). Jugement
mis en délibéré à 3 semaines.
Affaire (et exemple) à suivre.
Jean 6/4


Certaines photos ont été floutées.

A ce sujet, voir aussi dans la presse :
http://www.marsactu.fr/societe/sefo-19-ans-menace-dexpulsion-a-deux-mois-du-bac-34078.html
http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/2820707/lyceen-modele-de-terminale-sefo-va-t-il-etre-expulse.html
http://www.lamarseillaise.fr/marseille/flash/27805-mobilisation-des-enseignants-et-des-eleves-contre-l-expulsion-d-un-jeune-lyceen-pour-que-sefo-puisse-continuer-de-vivre-et-d-etudier-a-marseille
http://provence-alpes.france3.fr/2014/04/03/peut-expulser-un-lyceen-modele-452181.html
http://www.mediasdusud.fr/ (= LCM La Chaine Marseille, lien en Une du site)
http://www.metronews.fr/marseille/les-lyceens-marseillais-mobilises-pour-sefo-menace-d-expulsion-a-2-mois-du-bac/mndc!D4rSUOL0YtPY/
http://www.marsactu.fr/justice-affaires/des-lyceens-ont-demande-justice-pour-sefo-34111.html?page=3

« La Nuit » film de Mohamed Malas,

Infos Mille babords - 3. avril 2014 - 14:00

Dans Kuneitra en ruines se trouve la tombe d'un des combattants pour la Palestine. Son fils tente de reconstituer l'histoire de cet homme, en y mêlant des échos de la mémoire éclatée de sa mère. Il plonge ainsi son regard dans le passé politique très agité de la Syrie des années 30 jusqu'en 1967. « La Nuit » est un hommage émouvant et fort à ce père mort, à qui Mohamed Malas redonne sa dignité. Un film puissant et poétique, où les destins des petites gens sont emportés par le courant de l'histoire. Pourtant « La Nuit » n'est pas stricto sensu. Mohamed Malas y met en scène un enfant, cet enfant qu'il fut lui-même et qui se souvient...

« La Nuit », 1992, 119'
Un film du réalisateur Mohamed Malas proposé en introduction aux Rencontres Internationales des Cinémas Arabes durant lesquelles sera présenté son dernier film

Jeudi 3 avril 14h (attention pas de projection à 19h)

Audience du recours de Sefo et sa famille

Infos Mille babords - 3. avril 2014 - 9:00

Monsieur N.J., Madame A.R. et leurs deux enfants, (Sefo 19 ans au lycée Victor Hugo 13003 et Dzan 5 ans à la maternelle La Viste 13015), sont arrivés en France en février 2011. Ils y ont demandé l'asile, en raison des persécutions subies en Macédoine, leur pays d'origine...

Après la soirée de solidarité, le comité de soutien appelle à assister nombreux à l'audience du tribunal administratif qui se penchera sur les recours déposés par Sefo et ses parents contre leurs OQTF.

Pour que Monsieur N.J., Madame A.R, Sefo et Dzan puissent rester en France, signez et faites signer la pétition de soutien en ligne
http://resf.info/p2658

Compte rendu tribunal de Nantes

Infos Mille babords - 2. avril 2014 - 19:34

Le 22 février, la police mutilait et blessait gravement des dizaines de manifestant-e-s dans les rues de Nantes. Il s'agit aujourd'hui, 1er avril, de continuer cette guerre dans l'enceinte du Tribunal. De continuer à terroriser ceux qui s'opposent à ce monde et à l'aéroport qui va avec.

Dès le début d'après-midi, la salle de comparution immédiate du Tribunal de Grande Instance de Nantes est bondée.

Des journaliste sont venus se régaler de la répression qu'ils ont complaisamment attisée contre les manifestant-e-s.

La Justice, à grand renfort de couverture médiatique, a décidé de s'acharner contre les manifestants perquisitionnés et arrêtés à Nantes au lendemain du triomphe du premier flic de France.

Les dossiers sont vides. La procureure à bien du mal à camoufler l'absence d'enquête sérieuse menées par les 30 flics spéciaux dépêchés à Nantes suite à la manifestation. La volonté de faire des exemples est évidente.
Les prévenus passent en comparution immédiate, sans avoir pu préparer leur
défense.

Après une parodie de procès dont les étapes sont écrites à l'avance, les peines s'abattent froidement sur les prévenus comme sur le public.
Insupportables.

Une figure associative nantaise de 53 ans écope de 4 mois de prison avec sursis. Gratuitement. P. n'a pourtant aucun antécédent, à part celui de lutter pour le droit des sans abris. La peine est purement arbitraire : le prévenu est soupçonné d'avoir renvoyé vers les flics un seul des milliers de palets de lacrymogènes propulsés sur la foule à coups de lance-grenades. Puni pour avoir, à son échelle dérisoire, renvoyé la
violence à l'envoyeur.

Deux jeunes manifestants, J. et G., soupçonnés d'avoir également résisté à la violence policière et pour l'un d'avoir récupéré un T-Shirt dans le local de la TAN écopent tous deux de prison ferme : 4 et 5 mois de taule.
Des peines d'abattage. Il n'y a pas de mandat de dépôt pour eux.

Le coup de marteau le plus violent concerne le dernier prévenu, E., 23 ans. Militant déjà ciblé de nombreuses fois par le passé par les policiers, il est accusé d'avoir fabriqué un fumigène. Alors que la procureur requiert la lourde peine de 6 mois de taule, le Juge aux ordres décide carrément de multiplier par deux ces réquisitions déjà iniques. Il prononce 1 an de prison ferme pour E. Avec mandat de dépôt.

Perquisitionné hier matin, il part à la prison de Nantes ce soir. Les flics, évidemment présents en nombre, arborent un sourire satisfait.

La foule se met à crier de colère, à insulter les juges, la Justice. La salle est évacuée par des policiers nerveux alors que la copine et le bébé de E. sont empêché de lui glisser un dernier mot, une dernière caresse, avant qu'il soit transféré.

Une centaine de personnes défile ce soir en cortège jusqu'au centre ville en criant sa rage contre la Justice.

Pas de Justice, pas de paix !

Solidarité avec les inculpés !

http://nantes.indymedia.org/articles/29232

historique :
http://www.millebabords.org/spip.php?article25631
http://www.millebabords.org/spip.php?article25581
http://www.millebabords.org/spip.php?article25578

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