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Agrégateur de flux

« Qu'est-ce qu'on attend ? », documentaire de Marie-Monique Robin

Infos Mille babords - 2. avril 2017 - 18:00

Les Lumières de l'Eden & Attac La Ciotat

ATTENTION : ce n'est plus à 18h30 mais à 18h

Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C'est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit. « Qu'est-ce qu'on attend ? » raconte les multiples initiatives qui permettent à cette petite ville alsacienne de 2 200 habitants de réduire son empreinte écologique.

Grand repas de quartier et Assemblée Populaire

Infos Mille babords - 2. avril 2017 - 12:00

Grand repas de quartier et assemblée populaire dimanche 2 avril à 12h à la Plaine. Y'en a marre des attaques fascistes et de la répression policière des lieux associatifs et militants du quartier ! Retrouvons-nous pour échanger et s'organiser !

Cette dernière semaine a été marquée par plusieurs événements :

la tentative de meurtre dont a été victime un militant antifasciste du quartier. Tentative de meurtre qui vient à la suite de la campagne menée par le groupe d'extrême-droite Action Française depuis leur installation rue Navarrin il y a trois ans dans le quartier.

Communiqué afin de clarifier les faits d'agression d'un des nôtres

des coups de pression répétés de la police contre plusieurs lieux associatifs : l'Équitable café, Dar Lamifa, Manifesten... Et c'est la même police qui dès le lendemain de la tentative de meurtre est venue protéger les locaux de l'Action Française.

Tout ceci dans le contexte de la mascarade electorale que l'on connait, et de la rénovation urbaine qui se fait toujours contre les habitant-e-s...

Retrouvons nous pour se rencontrer lors d'un repas de quartier, et échanger lors d'une assemblée.

Rendez-vous le dimanche 2 avril à 12h pour le repas et à 15h pour l'assemblée.

Auberge espagnole : ramène de quoi partager, et si tu veux être sûr-e de t'asseoir, ramène ta chaise.

La Plaine solidaire !

quartier & manifesten en danger !

Infos Mille babords - 2. avril 2017 - 0:30

Chaude ambiance sur la Plaine

Samedi 25 mars, 23 h. Cinq voitures de la police nationale s'arrêtent devant le 59 rue Thiers. Une douzaine de policiers en descendent et s'engouffrent dans les locaux de Manifesten. Le lieu est sur le point de fermer, rideau baissé, les six personnes encore présentes – dont un bénévole de l'association - s'apprêtent à lever le camp. Mais les policiers les retiennent, bloquant la porte d'entrée. Pas de justification avancée à leur présence. Un simple "Contrôle !". Ils prennent des dizaines de photos. Mitraillent à tout va. Fouillent derrière le comptoir. Mettent leur nez partout, avant de subtiliser des documents administratifs. Et filment copieusement les présents. Avant de finalement partir, ils font carrément main basse sur la clé du bénévole, menaçant : « Vous n'avez pas intérêt à ouvrir demain ! »

Samedi 25 mars, 23 h 45 – L'équipée sauvage se poursuit. Les mêmes véhicules policiers s'arrêtent devant le Dar Lamifa, 127 rue d'Aubagne. Les mêmes policiers en descendent pour se ruer à l'intérieur, où se tient un concert. Là aussi, ils se répandent à l'intérieur, repoussant le public, furetant en tous sens. Derrière le bar. Dans les bureaux de l'assos. Une fois de plus, aucune justification à leur intervention. Mais ils exigent des documents associatifs : statuts du lieu et liste des membres du conseil d'administration. Au bout d'une quarantaine de minutes, ils lèvent enfin le camp.


Plus tôt dans l'année, le samedi 11 février
, c'est l'Équitable Café, 54 cours Julien, qui avait eu droit à une visite policière - la première depuis son ouverture en 2004. Des policiers municipaux, intervenant en fin d'après-midi, pendant les balances d'un concert prévu pour la soirée. Voilà que les uniformes menacent, arguant d'un non-respect des normes d'isolation et invoquant des plaintes de riverains. Qu'ils exigent l'annulation du concert, et de tous ceux amplifiés à venir, tant que de coûteux travaux n'auront pas été menés – au risque de plusieurs milliers d'euros d'amende, voire d'une fermeture définitive. Pourtant, il n'existe nulle trace au commissariat d'une quelconque plainte des voisins de l'Équitable – des membres de l'association s'en sont assurés.

Trois lieux parmi d'autres. Manifesten, café-librairie associatif organisant des soirées festives, culturelles et politiques depuis un an. Le Dar Lamifa, espace d'épanouissement populaire, festif et politique, ouvert depuis plus de trois ans. L'Équitable, café associatif, culturel et militant, 13 ans d'existence. Trois lieux aux environs immédiats d'un quartier : la Plaine. Trois lieux qui participent activement de la vie de celui-ci. Trois lieux, parmi bien d'autres ces derniers mois, face à une pression policière qui s'intensifie.

Autant de coups de pression policiers qui s'inscrivent, à l'évidence, dans un contexte plus général : depuis quelques mois, un climat pesant s'est abattu sur La Plaine. Des bars du quartiers subissent descentes policières et fermetures administratives. Et les lieux festifs et musicaux ont droit à des contrôles plus tatillons que jamais. Il s'agit d'apurer l'animation nocturne tout autant que d'attaquer les lieux de sociabilité. Mêmes les murs du quartier en sont témoins. Voilà des mois que des équipes de nettoyage, équipées de puissants karchers et de pots de peinture, arpentent les rues pour effacer toute trace d'activité politique – les tags et affiches dits « artistiques » passent, eux, à travers les gouttes. Les pouvoirs publics et policiers se montrent par contre beaucoup moins zélés à freiner les ardeurs des bas-du-front. Quand un militant antifasciste bien connu du quartier est poignardé par des crânes rasés, ce sont les locaux de la sinistre Action française que les uniformes vont protéger... Une atmosphère lourde et sale qui s'ajoute à ce projet de rénovation de La Plaine que la municipalité s'entête à imposer envers et contre tout. Pour le mener à bien, il faut nettoyer le quartier. Ripoliner les façades. Extirper la contestation. Et casser les solidarités associatives et populaires.

Ne nous laissons pas faire. Les intimidations policières ne ruineront pas la vie foisonnante du quartier.

Participons tous ensemble à la belle initiative lancée par quelques habitants et militants, « La Plaine solidaire », repas de quartier et assemblée populaire organisés ce dimanche 2 avril à 12h sur la Plaine.

Rendez-vous là-bas, pour échanger et nous organiser !

Justice et Vérité pour Shaoyo Liu !

Infos Mille babords - 1. avril 2017 - 19:29

Nous exigeons Justice et Vérité pour Shaoyo Liu !

Le dimanche 26 mars 2017, Shaoyo Liu a été abattu chez lui par un policier alors qu'il était non-armé, d'après sa famille le policier a tiré sans sommation.Il était père de cinq enfants.
Notre objectif est de remettre cette pétition au ministre de l'intérieur Mathias Fekl et au ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas de la République Française pour exiger la justice et la vérité pour Shaoyo Liu. Alors soyons mobilisés et unis !
Justice et Vérité, c'est tout ce que nous voulons !

En savoir plus et signer la pétition :
http://justicepourshaoyoliu.wesign.it/fr

Nunatak : une revue d'histoires, de cultures et de luttes des montagnes

Infos Mille babords - 1. avril 2017 - 17:00

Nous habitons la montagne. Pour certains c'est un choix, pour d'autres un exil, un refuge, une prison. Nous l'habitons par désir ou par la force des choses, et nous posons la question de comment habiter cet espace. L'habiter réellement, ne pas nous contenter de notre position de consommateur perpétuel, dévier du sentier balisé des flux de la marchandise et de l'autorité, nous attaquer à ce qui nous sépare les uns des autres, nous plonger dans les histoires que racontent les ruisseaux, les êtres, les arbres ou les rochers…
Nous nous sommes réunis autour de l'envie de faire écho à la revue italienne Nunatak, revue d'histoires, de cultures, et de luttes des montagnes, s'inspirant de celle-ci pour une publication française. Nous ne cherchons pas à la reproduire à l'identique, mais à imaginer une forme similaire en résonance avec nos propres vécus.
L'imaginaire autour de la montagne résonne pour nous comme une métaphore. Dans la langue des Inuits, le terme nunatak désigne une montagne s'élevant au-dessus des étendues gelées, où se réfugie la vie pour perdurer pendant l'ère glaciaire. La montagne, c'est donc tous ces petits espaces où subsistent et où s'expérimentent des façons d'exister qui tentent de contredire le froid social triomphant. Et si nous voulons nous concentrer en premier lieu sur les régions montagneuses, cela n'exclut en aucun cas les contributions venues d'ailleurs.
Nous voulons effectuer des recherches pour fournir des documents sur les histoires de révoltes, de désertions passées et actuelles, individuelles et collectives, spécifiques à ces zones géographiques.

Nous désirons aussi nous intéresser aux animaux, aux plantes, aux minéraux, à l'eau… à tout ce qui constitue ce que ce monde a figé en un « environnement » qu'on voudrait nous vendre comme terrain de ressources exploitables. Nous considérons plutôt qu'il s'agit d'un ensemble dont nous faisons partie et qui nous traverse.
Nous souhaitons enfin nous pencher sur des pratiques, des savoir-faire, des formes d'organisation différentes afin de tenter de nous les réapproprier pour leur usage et non leur valeur marchande. Nombre de ces mêmes pratiques ont été récupérées, muséifiées en tant que concept marketing : label biologique, tourisme, patrimoine…
Nous ne voulons pas laisser aux traditionalistes et aux musées, aux identitaires et aux chauvins, aux réformistes et autres réactionnaires les interprétations de l'histoire.
Cette revue se veut un support pour développer et partager nos critiques, du point de vue des régions montagneuses que nous habitons. Mais nous désirons aussi chercher des moyens de concrétiser ce que nous pensons pour pouvoir nous opposer au monde tel qu'il se présente à nous : développer et intensifier des liens, confronter des réalités et lutter contre le rapport de consommation aux espaces que nous essayons d'habiter. Essayer, sans nous faire d'illusions, d'expérimenter ici et maintenant sur la base de notre refus ce vers quoi nous voulons aller.
Combattre concrètement l'uniforme.

Sur Internet : https://revuenunatak.noblogs.org/

Rassemblement ANTI LINKY

Infos Mille babords - 1. avril 2017 - 15:00

devant la Mairie de Marseille, quai du Port, 13002

- L'agenda / ,

A Aix, Attac dénonce l'évasion fiscale pratiquée par Apple

Infos Mille babords - 1. avril 2017 - 14:04

Samedi 1er Avril, à 9h30, 50 militant·e·s d'Attac ont symboliquement opacifié les vitrines de l'Apple Store d'Aix-en-Provence pour dénoncer l'évasion fiscale pratiquée par la multinationale.

Attac demande ainsi que les multinationales rendent l'argent qu'elles ont détourné depuis des années et qu'elles payent enfin leur juste part d'impôts dans les pays où elles exercent réellement leurs activités.

Ce Samedi 1er Avril, 50 militant·e·s d'Attac des Bouches-du-Rhône ont opacifié la vitrine de l'Apple Store d'Aix-en-Provence, en la recouvrant de blanc de Meudon, et en y inscrivant les slogans "Fraudeur fiscal" et "Rendez l'argent".

Attac revendique la transparence fiscale et dénonce l'évasion fiscale pratiquée par la multinationale pour échapper au paiement des impôts dans les pays où elle exerce réellement ses activités.

En 2016, la Commission européenne a condamné Apple à rembourser 13 milliards d'euros à l'Irlande. À cette occasion, elle a mis en évidence que les client·e·s d'Apple achetaient leurs produits à une filiale irlandaise plutôt qu'aux magasins qui leur vendaient ces produits.

Par divers accords fiscaux passés avec l'Irlande, Apple a réussi l'exploit de payer entre 2 % et 0,005 % d'impôt sur les sociétés pour l'ensemble de ses activités européennes. Des sommes colossales échappent à la fiscalité des pays dans lesquels la multinationale exerce réellement ses activités.

Qu'elle soit légale ou illégale, l'évasion fiscale, qui permet aux multinationales et aux personnes fortunées d'échapper au paiementde leur juste part d'impôts, est une pratique de plus en plus insupportable pour une majorité de la population.

Cette action s'inscrit dans le cadre de la semaine mondiale d'action contre les paradis fiscaux, un an après les Panama Papers :
des dizaines d'actions ont lieu partout en France ce samedi et jusqu'au 7 avril.

En pleine période électorale, alors que des candidat·e·s promettent de diminuer le nombre de fonctionnaires, de couper les vivres aux collectivités locales ou de reculer encore l'âge de la retraite parce que les « les caisses de l'État sont vides », nous voulons démontrer que de l'argent, il y en a beaucoup, accumulé, dissimulé, évadé par les plus riches et les multinationales.

Attac France vient de publier un rapport « Rendez l'argent » (1) qui fait la démonstration qu'il est possible – et urgent ! – de récupérer 200 milliards d'euros par an en luttant contre l'évasion fiscale, mais aussi en supprimant les niches fiscales

inutiles, en arrêtant les grands projets inutiles ou en instaurant une taxation des transactions financières

(1) Rapport « Rendez l'argent » publié par Attac France mardi 28 mars 2017 :
https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/rendez-l-argent


photos Attac libres de droit

Le Fond de l'Air Effraie

Infos Mille babords - 1. avril 2017 - 13:16

Communiqué de l'association gérant l'Équitable Café suite à une attaque à l'occasion d'un événement de soutien au peuple palestinien, et du contexte nauséabond qui vient noircir un tableau déjà pas très réjouissant…

Samedi 18 février, l'Équitable Café, bar culturel associatif, sis au 54 cours Julien, accueille une conférence proposée par BDS Marseille (Boycott Désinvestissement Sanctions) une association qui s'oppose à la politique menée par le gouvernement israélien envers la population palestinienne.

Mr Tisetso Megama, militant sudafricain est alors en tournée en France, pour échanger sur ses expériences, de la campagne de libération de Mandela, à son vécu de l'apartheid et les similitudes avec la situation en Palestine occupée.

Vers 18h arrivent devant le Café une vingtaine de policiers en civil, équipés, prêts à intervenir, qui recherchent des « hommes armés » sur le cours Julien. Ils constatent que l'appel qui les a fait venir provient du portable de l'association – dont le numéro est public. Le salarié qui est de permanence ce jour-là se voit alors fouillé, contrôlé et accusé par des fonctionnaires particulièrement tendus d'être l'auteur de ce qui semble un canular de mauvais goût, le tout devant son lieu de travail. Le téléphone sonne à nouveau, le numéro est anonyme et on entend : » ya les flics chez vous ? Hé bin tant mieux, fils de pute pro-palestiniens, on est en Israël, allez vous faire foutre.«

Les fonctionnaires de police admettent alors immédiatement qu'ils sont au fait de précédents similaires, et que notre ligne a manifestement été piratée. Ils repartent sans demander leur reste, ni présenter aucune excuse ou voies de recours envisageables…

Une heure plus tard, c'est une entreprise de Pompes funèbres qui se gare devant le café, appelée dans les mêmes conditions pour l'enlèvement d'un corps. Il s'agit d'une menace de mort, à peine déguisée.

(MàJ du 29/03 – Nouvelle attaque et communiqué : dans la nuit de mardi 28 au mercredi 29, les pompiers, appelés pour signaler un homme en train de se pendre dans nos locaux, ont défoncé la grille du Café, avant de se rendre compte qu'il ne se passait rien…)

On ne peut s'empêcher de penser à ce qui est arrivé à Pierre Stambul en 2015 , à des militantEs de l'Association France-Palestine Solidarité et à des journalistes de rue89, pour ne citer que quelques-unes des victimes de ces pratiques, souvent revendiquées par un certain Ulcan (alias Grégory Chelli, petit geek méchant et solitaire). Dans les jours qui ont précédé, de nombreuses dates de la même tournée ont été perturbées également par différents moyens (alertes incendie, pression sur les lieux d'accueil pour annuler une conférence…).

Il semble que nos « plaisantins » aient signé leur passage, sur les pages facebook de BDS Marseille et de l'Équitable Café, notamment au nom d'une certaine « brigade juive » (Dont nous ne ferons pas ici la publicité en donnant un lien). Le groupe associe systématiquement dans ses écrits la critique des décisions politiques de l'État d'Israël à l'anti-sémitisme. Un raccourci dangereux tant la situation, ici comme au Proche-Orient, nous semble exiger, plus que jamais, une rigueur et une certaine humilité intellectuelle, dans un contexte inquiétant de libération des paroles racistes et donc, également, de l'anti-sémitisme. Nous rappelons également que le sujet nous préoccupe aussi, en témoigne la récente invitation au Café d'Esther Bejarano, survivante d'Auschwitz, pour une discussion sur l'histoire et l'actualité de cette discrimination spécifique, une lecture de ses mémoires et un concert d'anthologie…

Nous tenons donc à nous opposer fermement à ce type d'amalgame et de pensée réductrice et insultante pour toutes les personnes prises dans l'étau du conflit israëlo-palestinien. Face à des enjeux complexes et clivants, nous souhaitons humblement contribuer dans une perspective d'éducation populaire – et nous continuerons à le faire ! – à proposer des moments d'échanges, d'écoute et de rencontres comme la conférence du samedi 18 mars.

Enfin, nous tenions à souligner la proximité inquiétante de ces événements avec l'agression à son domicile, dans la nuit de lundi 20 à mardi 21, d'un voisin, militant antifasciste et gérant d'un autre Café du quartier. Aux cris de « Sale rouge ! », et masqués, ses attaquants l'ont poignardé à plusieurs reprises (cf communiqué de l'Action Antifasciste Marseille).

ConscientEs que les deux affaires ne sont pas liées directement (et que ce ne sont pas les seules), la multiplication d'attaques contre des collectifs et des personnes cherchant à porter des valeurs d'égalité, d'accueil, de paix et d'amitié entre les peuples nous alerte et semble nous inviter à nous montrer plus solidaires et vigilantEs que jamais.

… Et tiens, on est pas les seulEs à se poser des questions : on vient d'apprendre l'invitation ce dimanche 2 avril à l'initiative de La Plaine Solidaire, et sur la place du même nom, à un repas de quartier à 12h suivi d'une Assemblée à 15h, sur le mot d'ordre : « Y'en a marre des attaques fascistes et de la répression policière des lieux associatifs et militants du quartier ! Retrouvons-nous pour échanger et s'organiser ! »

Merci au Ravi, excellent journal d'enquêtes et satire en PACA (disponible à la consultation au Café), et Marsactu, journal en ligne d'infos et enquêtes locales de qualité, qui se sont fendu chacun d'un article sur cette sombre histoire (ici, et ).

Le problème c'est la frontièreMOBILISATION INTERNATIONALE à la frontière franco-italienne

Infos Mille babords - 1. avril 2017 - 9:00

Week-end de mobilisation internationale les 15 et 16 avril 2017 pour soutenir les personnes migrantes et dénoncer la situation de traque et de répression à la frontière franco-italienne. Venons partager nos réalités, nos luttes et manifester en nombre ! Programmation mise à jour ci-dessous.

Ce projet est né d'une commission autogérée, issue de la coordination « Réseau Migrant Sud-Est » regroupant des personnes résidant à Grenoble, Marseille, Gap, dans La Roya, les Cévennes, les Alpes de Haute Provence, le Var, les Alpes maritimes, et plusieurs régions d'Italie.
Partout en Europe et à ses frontières internes et externes, les « migrant-e-s » se heurtent aux dispositifs militaro-policiers des États qui contrôlent, enferment, violentent et expulsent celles et ceux qui tenteraient de traverser « leurs » territoires ou de s'y installer.
A la frontière franco-italienne, rétablie en 2015, les « migrant-e-s » affluent autour de Vintimille pour tenter le passage, de plus en plus difficile, par la vallée de la Roya ou par Menton et ses environs. La traque des forces étatiques et européennes, très intense, a déjà coûté plusieurs vies. Pour les « migrant-e-s » arrêté-e-s, c'est la déportation, même s'illes sont mineures ou qu'illes demandent l'asile. Pour les soutiens, c'est la répression administrative et/ou judiciaire. Les procès se multiplient.
Le concept « d'immigration clandestine » n'est en rien un hasard, en offrant une main d'œuvre corvéable à bas coût aux intérêts impérialistes et capitalistes. Il sert d'épouvantail social pour nous diviser et nous faire accepter toujours plus de contrôles, de précarité, de répression. Sans compter tous ceux qui s'enrichissent sur ce marché juteux, entre barbelés, béton et matériel high-tech.
Pourtant, solidarités et résistances sont possibles. A Vintimille et ailleurs, elle a pris diverses formes : campements, presidio No Borders, passages massifs en force ou au compte goutte aidés par des personnes solidaires, manifestations, solidarités actives et actions diverses. Même si ces initiatives ont parfois été réprimées, elles nous montrent qu'il est possible, au moins pour un instant, d'ouvrir des brèches de liberté et de solidarité dans la forteresse.
Face à leur frontières et au repli communautaire, nous revendiquons la liberté de circulation et d'installation pour tout-e-s.

Nous appelons à une mobilisation internationale à la frontière franco-italienne LES 15 ET 16 AVRIL pour :

● Visibiliser la situation à la frontière franco-italienne et ses alentours
● S'organiser ensemble, quel que soit notre statut administratif, pour dénoncer et combattre la répression généralisée
● Échanger autour des différentes réalités et stratégies de luttes, selon nos territoires et nos situations concrètes
● Prendre le temps de la rencontre dans la perspective d'actions communes pour briser l'« Europe forteresse »

Contre les frontières et leur monde

LE LIEU :

Samedi 15 avril nous serons à Flayosc aux Usines de la Redonne, proche de Draguignan dans le Var. A 20 min de la gare des Arcs-Draguignan, de l'autoroute et de la nationale 7.

Le dimanche, nous nous dirigerons vers la frontière.

PROGRAMME

VENDREDI après-midi
montage et accueil des premiers arrivants.

SAMEDI : ateliers, débats, musique, site de la Redonne à Flayosc

Matin (accueil des participant-e-s dès 9h) :
> atelier banderoles/manif
> atelier « Comment faire pour s'impliquer dans la lutte en soutien aux
personnes migrantes ? »

Après-midi :

14h-16h : Ateliers en parallèle
> la situation en Italie : projection du film "Usage proportionné de la force" et présentation de la situation en Italie (prise d'empreintes, tortures, déportations...).
> atelier d'autodéfense juridique pour tous et toutes, quel que soit le statut administratif. (Que faire face aux arrestations, déportations, délit de solidarité...)
> Comment lutter contre les politiques migratoires ? (externalisation des frontières, dublin IV, accords internationaux...)
> proposition d'un atelier animé par les copains/ines migrant-e-s s'ils/elles le souhaitent

16h30-18h30 :
Plénière : partage des luttes et perspectives (partages d'expériences, d'outils et d'idées de convergences)

19h30-20h30 :
projections de courts métrages sous un barnum, pendant le repas.

Soirée :
Musique à partir de 20h30 (fanfares, chorales révolutionnaires, groupes, bœufs, selon propositions)

DIMANCHE 16
Caravane vers la frontière franco-italienne pour une manifestation et des actions de solidarité

LUNDI 17
Démontage, prendre le temps de consolider les liens, etc

POUR INFO
Les repas et petit-déjeuner seront assurés pour la journée du samedi et le dimanche matin. Les vendredi soir, dimanche et lundi, soyez autonomes (on peut quand même préparer et manger en commun - eau potable sur
place)
Camping dans les champs. Toilettes sèches sur place.

mobilisationinternationale2017 chez riseup.net
mobilisation internationale 2017 (facebook)
www.mobilisationinternationale2017.noblogs.org

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إستنفار عالمي في حدود فرنسا و إيطاليا الأيام 15 و 16 شهر 4 لكي :

نظهر الوضعية حول حدود فرنسا و إيطاليا

نتنضم معا، بدون فرق فالحالات الادارية، لكي نوشي بالقمع المعمم و نكافحه

نتبادل حول واقعييات و تخطيطات النضال المختلفة حسب أقاليمنا و وضعياتنى
المحسوسة

نستفيد من هذا اللقاء لكي نفكر في تناجز مشترك لنقصف "القلعة الاوروبية"

"ضد الحدود و عالمهم"

*المكان*
يوم السبت 15/04 سنكون في "فلايسك" في معامل "لا رودون" قرب مدينة
"دراغيدنياً" ، 20 دقيقة من محطة القطار "الارك دراغينياً و من الطريق
السريع و من الطريق الدولي
و سنتوجه يوم الأحد حوالي الحدود

*برنامج*

*يوم الجمعة* عشية
تركيب و إستقبال الناس

*يوم السبت* ورشات، منقشات، موسيقة، موقع "لا رودون" في فلايسك

الصباح :

إستقبال المشاركين من الساعة 9
ورش رايات/مضاهرات
ورش "كيف نفعل لكي نتضمن فالنضال دعما للاجين؟"

العشية :

* من الساعة 2 إلى الساعة 4
الوضعية في إيطاليا : عرض فلم "إستخدام متساوق للقوة" و تقديم الوضعية
الاطاليا (وضع البصمات، تعذيب، طرد...)
ورش دفاع ذاتي قانوني للكل مهم كانت الوضعية الادارية (مذا نفعل وجه
الاعتقالات و جريمة التضامن...)
كيف نناضل ضد السياسات الهجرية؟(خروجية الحدود، قانون دبلن 4, إتفاقيات
عالمية...)
إقتراح ورش منشط من ألاصدقاء اللاجين لو يريدوا

*من الساعة 4:30 إلى 6:30
كامل الأعضاء : مشاركة النضال والمنضورات (تواصل التجربات و أدوات و أفكار
التجمع)

*من الساعة 7:30 إلى 8:30
عرض أفلام صغار تحت خيمة خلال العشاء

السهرية :
موسيقى منذ الساعة 8:30

*يوم ألاحد 16*
قافلة تذهب إلى الحدود ألاطالية-ألفرنسية لمضاهرة و سهم نضال

*يوم الاثنان 17*
تفكيك و تعارف مع الاخرين لنقوي الروابط...

للمعلومة :
سيوجد غداء الصباح و الظهر يوم السبت وغداء الصباح يوم الأحد. ليلة الجمعة،
يوم الأحد ويوم الاثنان كونوا مستقلين (لكن يمكننا أن نحضر طعام مع بعض -
يوجد ماء للشراب في ذلك المكان)

تخيم فالحقول. ميحاض جاف موجود.

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

VI INVITIAMO AD UNA MOBILITAZIONE INTERNAZIONALE SUL CONFINE FRANCO - ITALIANO PER

rendere visibile la situazione alle frontiere
denunciare e combattere la repressione diffusa
confrontarci sulle diverse realtà e le lotte Internazionali. Tessere dei nuovi legami con la prospettiva di azioni congiunte di solidarietà internazionale per far capitolare la "fortezza Europa".
mobilizzarsi insieme per l'accoglienza senza condizioni e la libertà di circolazione e d'installazione di ciascuno

CONTRO LE FRONTIERE E IL LORO MONDO

LUOGO
Sabato 15 aprile saremo a Flayosc alla fabbrica de « La Redonne » vicino a Draguignan, a 20 min dalla stazione di Les Arcs-Draguignan, dell'autostrada e della Nazionale 7. Domenica 16, ci dirigeremo verso il
confine con l'Italia.

PROGRAMMA

Venerdì pomeriggio organizzazione del campo e ricezione dei primi arrivi.

SABATO : laboratori, dibattiti, musica sul sito della fabbrica, La Redonne a Flayosc

La mattina : -> accoglienza dei partecipanti dalle 9 del mattino.
> laboratorio pratico per la creazione di striscioni e cartelli per le manifestazioni
> tavola rotonda : Come partecipare attivamente alla lotta per il sostegno dei migranti ?

Il pomeriggio :
14h-16h : Laboratori/dibattiti/Workshop paralleli
> la situazione in Italia : proiezione del documentario "Per un uso proporzionato della forza "e presentazione della situazione in Italia (le pratiche utilizzare per prendere le impronte digitali, le torture,
le deportazioni ...).
> Seminarion/dibattito sul tema dell'Autodifesa legale per tutti, a prescindere dalla situazione amministrativa. (Cosa fare in caso di arresti, deportazioni, reati di solidarietà ...)
> Tavola rotonda : Come combattere contro le politiche migratorie ? (esternalizzazione delle frontiere, Dublino IV, gli accordi internazionali ...)
> proposta di un workshop animato dai ragazzi migranti se lo desiderano

16h30-18h30 : Sessione plenaria per condividere le idee comuni, le esperienze, le strategie e i mezzi della lotta e prospettive

La sera :
19h30-20h30 : durante la cena, proiezioni di cortometraggi a ripetizione, sotto un tendone
musica dalle 20:30 in poi (bande, cori, gruppi rivoluzionari, secondo le proposte)

DOMENICA : Carovana al confine franco-italiano per una manifestazione e azioni di solidarietà

LUNEDI : Smontaggio, e se possibile un po di tempo consacrato a rafforzare conoscenze e legami, etc.

PER INFORMAZIONE : saranno organizzati i pasti e la colazione per i giorni Sabato e Domenica mattina.
Le sere di Venerdì, Domenica e Lunedi, non si saranno pasti collettivi nonostante sia ancora possibile preparare da mangiare insieme - acqua potabile sul posto)
Camping nei campi. E servizi igienici ecologici in loco.

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WE CALL FOR AN INTERNATIONAL MOBILIZATION IN THE FRENCH-ITALIAN BORDER
ON 15TH AND 16TH APRIL FOR :

Showing the situation at the French-Italian border and its surroundings

Organize together, regardless of our administrative status, to denounce and combat the widespread repression

exchange around the different realities and strategies of struggles, according to our territories and our concrete situations

take the time to get to know each others better, with the intention of joined actions to break the "Fortress Europe"

AGAINST THE BORDERS AND ALL THEIR WORLD

PLACE

Saturday, April, the 15th we will be in Flayosc to the factory of "La Redonne" near Draguignan, 20 minutes from Les Arcs-Draguignan station, the motorway and the National 7.
Sunday, the 16th, we drive to the border with Italy.

PROGRAM

FRIDAY afternoon camp organization and reception of the first arrivals.

SATURDAY : workshops, debates, music at the factory site, La Redonne in Flayosc

In the morning :
> reception of participants from 9 am.
> pactical workshop for the creation of banners and signs for events
> Roundtable : How to actively participate in the struggle in support of migrants ?

The afternoon :
14h-16h : Parallel workshops and debates
> the situation in Italy : projection of the documentary "For a proportionate use of the force" and presentation of the situation in Italy (practics to take fingerprints, torture, deportation ...).
> Debate on legal self defense for everyone, regardless of their administrative status. (What to do in case of arrests, deportations, crimes of solidarity ...)
> Round Table : How to fight against immigration policies ?
(Externalization of the borders, Dublin IV, international agreements...)
> Proposition of a workshop animated by immigrant people, if they wish 16h30-18h30 : Plenary session to share common ideas, experiences, strategies and tools for the struggle and perspectives.

The evening :
19h30-20h30 : during dinner, screenings of short films in loop music from 20:30 onwards (bands, choirs, revolutionary groups, according to proposals)

SUNDAY : caravan to the French-Italian border for demonstration and supporting actions

MONDAY Camp dismantling and if possible a bit of time devoted to strengthening knowledge and ties, etc.

FOR INFORMATION : we will organize meals and breakfast for the day of Saturday and Sunday morning.
The evenings of Friday, Sunday and Monday, there will not be collective meals although it is still possible to prepare a meal together - drinking water is on site)
Camping in the fields. And ecological toilets on site.

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WIR RUFEN AUF ZU EINER INTERNATIONALEN MOBILISIERUNG AN DER
FRANZÖSISCH-ITALIENISCHEN GRENZE UM :

die Situation an der französisch-italienischen Grenze und deren Umgebung sichtbar zu machen
uns zusammen zu Organisieren, egal was unser administrativer Status ist, um die weitverbreitete Repression zu denonzieren und zu bekämpfen - uns auzutauschen, über unsere verschiedenen Realitäten und Strategien in unseren Kämpfen, gemäss unserer Lage und konkreten Situationen
uns die Zeit zu nehmen für mögliche, gemeinsame Aktionen, um die « Festung Europa » zu brechen

GEGEN DIE GRENZEN UND IHRE WELT

La Fête est finie. film documentaire de Nicolas Burlaud

Infos Mille babords - 31. mars 2017 - 19:00

3ème film du Cycle : "Le système Marseillais"

Entrée libre et gratuire

Projection suivie d'un apéro-dînatoire !

Partout en Europe, sous les assauts répétés des politiques d'aménagement, la ville
se lisse, s'embourgeoise, s'uniformise. Cette transformation se fait au prix d'une
exclusion des classes populaires, repoussées toujours plus loin des centres-villes.
L'élection de Marseille en 2013 au titre de « Capitale Européenne de la Culture » a
permis une accélération spectaculaire de cette mutation. Nicolas Burlaud filme une
mise en scène nourrissant ainsi un regard qui vise avant tout autre chose à repoliti-
ser la question de la ville comme espace de lutte

« La dernière corvée », film de Hal Ashby

Infos Mille babords - 31. mars 2017 - 19:00

Ciné-club (19h auberge espagnole, 20h30 proj.)

LA DERNIÈRE CORVÉE
Hal Ashby, 1974, 104 min.
Buddusky et Mulhall, sous-officiers de l'US Navy, sont chargés d'amener le jeune matelot, Larry Meadows, à la prison militaire. Ce dernier a été condamné à huit ans de prison pour avoir volé quarante dollars, recette d'une œuvre de bienfaisance organisée par la femme d'un amiral. Les deux vétérans vont se prendre d'amitié pour le jeune homme et se charger de lui montrer les « choses de la vie », tout en égayant son voyage vers le pénitencier.

Ils entreprennent alors une initiation virile à la boisson, à la bagarre, aux femmes, sur fond de révolte et de désillusions, dans l'Amérique post guerre du Vietnam.

laretive chez riseup.net

L'école publique, l'école qui instruit

Infos Mille babords - 31. mars 2017 - 18:00

Entre la proclamation de Danton (1793), porte-parole de la jeune bourgeoisie révolutionnaire : « Après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple » et celle (1850) d'Adolphe Thiers, porte-parole de la bourgeoisie contre-révolutionnaire, paniquée mais triomphante - futur boucher de la Commune de Paris : « L'instruction est un commencement de l'aisance, l'aisance n'est pas réservée à tous », le capitalisme s'empare du globe entier.

Qu'en est-il aujourd'hui où la bourgeoisie encore au pouvoir proclame sa haine de l'instruction, celle qui conduit "à l'aisance pour tous" en substituant à l'école des savoirs l'école des compétences ?
Désormais, reconquérir une école qui sache à nouveau instruire n'est-elle pas pour la Libre Pensée la base de son combat pour la laïcité et l'abrogation de la loi Debré ?
Discutons-en !

La conférence sera introduite par Michel BARBE professeur agrégé d'histoire-géographie le
VENDREDI 31 MARS 2017
MPT la PAULINE de 18h à 20h
258 boulevard Romain ROLLAND
13009 MARSEILLE

federation chez lp-13.org / www.lp-13.org

Suicides à la SNCF

Infos Mille babords - 31. mars 2017 - 14:11

Dans la même semaine, deux délégués du personnel se sont donné la mort. Ils étaient tous les deux sous la menace de sanctions disciplinaires lourdes. Des pratiques qui en disent long sur le climat qui règne à la SNCF. Mais qui s'expliquent par la brutalité des réorganisations en cours.

Nous avons rendu compte, mercredi dernier, du suicide de Edouard Postal, délégué du personnel Sud Rail à Saint-Lazare, qui s'est jeté sous un train dans la nuit de vendredi 10 mars (voir notre article du 15 mars 2017). Edouard, 42 ans, était sous le coup d'une triple sanction disciplinaire : avertissement avant radiation des cadres, mise à pied (sans salaire) de douze jours et mutation disciplinaire à Bretigny-sur- Orge. Mais jeudi dernier, le lendemain du rassemblement organisé à la gare Saint-Lazare pour lui rendre hommage, un autre cheminot se donnait la mort. Certes, Frédéric Hein n'a pas mis fin à ses jours sur son lieu de travail. C'est dans la forêt, à côté de chez lui, près de Mulhouse, qu'il s'est suicidé. Mais lui aussi était délégué du personnel, affilié à la CGT. Or, selon nos informations, ce suicide est bien la conséquence des menaces de sanction qui pesaient sur lui.

Un délégué du personnel mis à l'écart

Frédéric Hein était lui aussi harcelé par sa direction, selon Michel Mann, responsable de la section CGT des cheminots de Mulhouse. Âgé de 47 ans, marié et père de deux enfants, il travaillait à la maintenance du matériel ferroviaire à Mulhouse, comme agent d'exécution, depuis quatorze ans. Présenté comme un délégué du personnel particulièrement investi dans la défense de ses collègues, il dénonçait la volonté de la direction de « faire toujours plus avec moins de moyens et de personnels ». Sa carrière était au point mort avec des conséquences directes sur son salaire. « Depuis qu'il était délégué CGT, il était mis à l'écart et touchait toujours la prime la plus basse. On lui refusait souvent des heures de délégation syndicale pour nécessité de service », dénonce Michel Mann. Selon le responsable CGT des cheminots de Mulhouse, Frédéric Hein était tellement harcelé par sa direction, qu'il avait même demandé l'année précédente à « travailler de nuit pour avoir la paix au boulot ». Malgré ses problèmes avec ses supérieurs, il n'avait rien laissé paraître de ses intentions.

Le licenciement ouvertement évoqué

Les faits remontent à début mars. Frédéric avait récupéré le vélo d'un collègue qui s'était fracturé le poignet sur un chantier de Mulhouse Nord, pour le mettre à l'abri. C'est ce geste qui aurait permis à la direction d'établissement de monter un dossier contre cet lui. « La direction a insisté pour que le gars porte plainte pour le vol de son vélo », explique Michel Mann, qui affirme que l'intéressé avait retiré sa plainte quelques jours plus tard. S'ensuit une demande d'explications écrite. Cette première étape, obligatoire à la SNCF avant toute sanction, avait été suivie de trois entretiens dans les jours ayant précédé le suicide du délégué du personnel mulhousien. La direction de l'établissement de Mulhouse Nord lui aurait clairement laissé entendre que la sanction irait jusqu'à la radiation des cadres. Autrement dit, le licenciement. Le matin même de son suicide, Frédéric avait été reçu par son chef direct. Il devait passer en conseil de discipline. Jeudi 16 mars au soir, à 17 heures, Frédéric Hein rentre chez lui. Il prend la direction de la forêt, dont il ne reviendra pas. La gendarmerie a ouvert une enquête et un CHSCT (comité d'hygiène et de sécurité du travail) extraordinaire s'est tenu le vendredi 17 mars, en présence du médecin et de l'inspecteur du travail.

Le nombre de suicides n'est plus connu depuis 2011

Pour Michel Mann, il ne fait aucun doute que ce sont les pressions et menaces de ses supérieurs qui sont à l'origine de la mort de Frédéric. Le responsable syndical dénonce notamment l'attitude du directeur d'établissement, qui, depuis sa prise de fonction en 2008, mène son personnel à la baguette. « Dès qu'il y a quelqu'un qui se met en travers de son chemin, il cherche à l'éloigner ». Avant de rappeler les trois suicides survenus en 2013, 2015 et 2017. Des suicides sur lesquels la SNCF refuse de communiquer. Selon David Michel, délégué régional Sud rail à Saint-Lazare, là où Edouard s'est donné la mort, l'entreprise ne communique plus le nombre de suicides depuis 2011. Pour le responsable Sud-Rail de Saint-Lazare, le dernier chiffre connu est celui de 2009. Cette année-là, treize cheminots auraient mis fin à leur jour sur leur lieu de travail, au point qu'on parle de « syndrome France Télécom ». Chiffre que la SNCF refuse de confirmer.

Les errements de la communication de crise

Une SNCF qui a semblé prise de panique ces derniers temps. Joint par téléphone jeudi dernier, le service de presse renvoyait sur un dénommé Gilles Peuziat, dont le compte Linkedin nous apprend qu'il travaille à la communication de crise de l'opérateur ferroviaire. Présenté comme la personne « assumant le porte-parolat » sur le suicide de Edouard Postal, il demande à ce qu'on ne cite ni son nom, ni son poste. Attitude curieuse pour un responsable de la communication de crise qui par ailleurs affirme parler au nom de la direction de la SNCF. Il commence par nous mettre en garde contre le fait de parler de suicide. Selon Gilles Peuziat, l'officier de police judiciaire chargé de l'enquête étudierait la thèse de l'accident. Le même insiste sur le fait que le délégué du personnel Sud Rail était en arrêt maladie depuis 2011. Une insistance qui intrigue pour au moins deux raisons. D'une part, Edouard Postal était privé de poste depuis six ou sept ans, donc depuis au moins cette même année 2011. Sachant qu'il a fait condamner la SNCF en 2012 pour harcèlement et discrimination salariale, il n'est pas étonnant qu'il ait pu être en arrêt maladie dans un tel contexte. Mais il n'a pas pu l'être sans discontinuer, puisque le même avait entrepris un congé formation entre 2013 et 2015. Nous faisons également remarquer à Gilles Peuziat qu'il ne pouvait pas être en arrêt maladie durant son entretien préalable à sanction, ni pendant le conseil de discipline qui a suivi, où il avait durement sanctionné. Une remarque que le spécialiste de la communication de crise évacue sans pouvoir y répondre. Même absence de réponse concernant l'opposition du médecin du travail à son « déplacement » à Brétigny-sur-Orge ou encore à l'obligation -non respectée par la SNCF- de consulter le Comité d'hygiène et de sécurité au travail (CHSCT) s'agissant d'un salarié handicapé.

Un effet Werther, selon le directeur national de crise

Au final, il n'aura rien réfuté des faits exposés par David Michel, le délégué régional Sud Rail de Saint-Lazare, qui avait accompagné Edouard Postal pendant toute la procédure disciplinaire, initiée contre lui par la direction d'établissement et que nous citions dans notre article de mercredi 15 mars (voir notre article du 15 mars dernier). David Michel, qui par ailleurs précise qu'à aucun moment Edouard n'a été en demi-solde, ce qui aurait été le cas s'il avait été en arrêt maladie plus de six mois d'affilé. Depuis, c'est un autre communiquant de la SNCF, Michel Pronost, qui a repris le dossier. Interrogé sur les deux suicides, celui de Edouard Postal et de Frédéric Hein, il préfère évoquer « l'effet Werther ». Autrement dit, le suicide de Frédéric Hein, serait un « suicide par imitation », comme nous l'apprend le portail de la prévention du suicide. Michel Pronost, directeur national de crise, avait été appelé à la rescousse pour communiquer sur une vague de suicides de voyageurs survenue le 28 mai 2012. D'où sans doute, la référence à l'effet Werther ...

Une chronique radio qui passe à la trappe

Autre signe de fébrilité dans cette affaire, le billet d'Audrey Vernon sur France Inter, a été retiré du site de la radio publique le week-end dernier. Dans cette chronique du 17 mars, la comédienne et humoriste, que nous n'avons pas réussi à joindre, dénonçait le comportement des dirigeants des entreprises publiques et les suicides de salariés. La comédienne, dont le billet a été largement partagé sur les réseaux sociaux, avait cité les noms de trois responsables de Saint-Lazare. La page correspondante du site de France Inter prévient que la chronique est « indisponible à la réécoute ». Selon la fiche Wikipedia de l'humoriste, « son billet du 17 mars 2017 sur les suicides des cheminots, est censuré dans le replay de France Inter, sur demande de la SNCF ». Elle aurait par ailleurs été « convoquée à un entretien préalable à sanction par la direction de la station ». Une version contredite par le service de presse de France Inter. Celui-ci met en avant le fait que la comédienne ait cité expressément les noms de trois responsables de Saint-Lazare qui avaient convoqué Edouard Postal à un conseil de discipline, sans pouvoir préciser de quelle sanction judiciaire cette citation aurait bien pu relever. L'attachée de presse concède que France Inter aurait pu se contenter, si risque judiciaire il y avait, de bipper les trois noms plutôt que de trapper le billet concerné... Entre temps, le billet a été publié sur le site de Sud Rail.

Un climat « complètement parano »

La fébrilité de la SNCF aurait en tout cas été jusqu'à menacer les cheminots désireux de se rendre au rassemblement, organisé à 11 heures devant la gare Saint-Lazare, de possibles sanctions. « Le jour-même, vers 10h30, les chefs passaient par groupes de quatre, pour nous prévenir que les noms de ceux qui allaient au rassemblement seraient notés », explique ce syndicaliste CGT. L'opérateur ferroviaire avait en effet généreusement octroyé un quart d'heure aux agents SNCF afin qu'ils puissent déposer une fleur sur la voie, là où Edouard Postal s'est couché sur les rails. Avec des menaces pour ceux qui dépasserait ce quart d'heure légal. Dès le week-end qui a suivi ce premier suicide, les responsables d'établissement tentaient, selon plusieurs agents SNCF de Saint-Lazare, de recueillir des éléments témoignant de difficultés personnelles qui auraient pu pousser Edouard Postal au suicide. Tout en étudiant la thèse de l'accident, comme le montre la réaction de Gilles Peuziat... On apprend également qu'une autre déléguée Sud Rail de Saint-Lazare -au CHSCT- pourrait elle aussi se retrouver sous le coup d'une sanction. Un autre militant syndical de Saint-Lazare avoue avoir écopé d'un avertissement, tandis que deux autres délégués du personnel doivent passer en conseil de discipline à la fin du mois. Le climat à Saint-Lazare est qualifiée par beaucoup de « complètement parano ».

Des personnels fichés illégalement par la direction

Mais ce climat délétère n'est pas nouveau, dans cet établissement. Déjà début novembre 2016, le parisien révélait qu'un document embarrassant avait été découvert par Sud Rail à Saint-Lazare. Une liste de 50 salariés fichés par leur direction, que le syndicat CGT avait pu se procurer. Avec des commentaires sur leur appartenance syndicale et des notations particulièrement insultantes et déplacées. « Racaille bas de plafond » pour l'un, « un peu conne » pour cette autre, ou encore « très chiant côté sécurité » pour un agent travaillant au départ des trains. Les commentaires s'attaquent aussi à la vie privée des agents, mentionnant celui-ci « marié à une étrangère » ou celui-là qui « vient de divorcer ». Certes, quelques responsables ont bien été sanctionnés à l'époque pour ce fichage illégal. Mais selon Damien, ils auraient servi de fusibles. Le militant CGT, sanctionné en janvier, rappelle qu'à l'époque, des débrayages spontanés avaient eu lieu les 21 et 22 novembre, puis le 23 décembre, suite au dépôt d'un préavis de grève. Des débrayages qui se seraient étendus aux agents conducteurs de Saint-Lazare, puis aux agents de la manœuvre et qui auraient inquiété la direction.

Cibler « ceux qui relèvent la tête »

Pour Damien, militant CGT, les sanctions et pressions en tous genres, ainsi que les fiches découvertes à Saint-Lazare, seraient liées aux « réorganisations et à la gestion des sous-effectifs ». Les fiches mentionnaient notamment l'identité des grévistes ou des syndiqués, rappelle-t-il. La direction serait prête à tout pour s'en prendre à ceux qui « relèvent la tête ». Edouard réclamait les PV du CHSCT, comme sa fonction de délégué du personnel l'y autorisait. L'un de ses collègues se souvient aussi qu'il était particulièrement pointilleux sur les questions de sécurité. Et David Michel rappelle que le dernier dossier, sur lequel il planchait, concernait les temps d'habillage et de déshabillage qu'il voulait faire reconnaître comme du temps de travail. Frédéric Hein, lui, dénonçait la gestion à effectifs tendus. Le 21 mars, Sud Rail interpellait François Hollande, le gouvernement et les dirigeants de la SNCF, dans un communiqué . La centrale qui pèse 16,9% des voix, explique que « le nombre de conseils de discipline, comme celui des arrêts de travail, explose ».

Suppressions de postes

Depuis la réforme ferroviaire de 2014, la SNCF supprime des postes. Elle a annoncé la suppression de plus de 1200 en 2017. Mais la CGT estime que ce sont entre 1800 et 2300 qui seront en fait supprimés. Les syndicats relèvent en effet que les suppressions sont le plus souvent supérieures aux prévisions annoncées. Pour 1400 prévues en 2016, on serait en effet plus près des 2000. Alors que la même année, la SNCF engrangeait près de 600 millions d'euros de bénéfice net. Malgré des embauches à la direction du réseau, la seule à connaître un développement de ses effectifs, la SNCF réduit la voilure.

Des gains de productivité qui explosent

Dans la perspective de l'ouverture à la concurrence, prévue en 2020, elle ferme des gares, supprime des trains, des guichets et des kilomètres de lignes, gèle les salaires et réduit les déroulements de carrière. La préoccupation majeure du groupe, ce sont les gains de productivité. 2% par an, selon le PDG, Guillaume Pepy. Des gains de productivité qui ont atteint 653 millions d'euros en 2015, estimés à plus de 35 % par agent en moins de dix ans, selon Sud Rail. Mais jugés insuffisants par l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Qui déplore un endettement de plus de 50 milliards d'euros. Une dette que l'Etat, qui maintient une politique budgétaire restrictive, se refuse à alléger. Selon Bruno Poncet, responsable fédéral Sud Rail, les arrêts-maladie auraient fait un bond de plus de 10% depuis 2014. Depuis le suicide de Edouard Postal, la centrale syndicale dit recevoir chaque jour de nombreux appels téléphoniques de cheminots en souffrance.

Source : Véronique Valentino, dans l'Autre Quotidien
http://lautrequotidien.fr/aujourdhui/2017/3/23/sncf-suicides-pressions-et-rorganisations?rq=sncf

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Suicides, violences managériales, répression syndicale...

Infos Mille babords - 31. mars 2017 - 13:53

Après le suicide des cheminots Edouard Postal le 10 mars et Frédéric Hein le 16 mars, la SNCF fait tout pour étouffer l'affaire dans les médias et pour nier sa responsabilité. Convaincus qu'il faut faire connaître le plus largement possible les conséquences des restructurations d'une entreprise dont les bénéfices ont atteint près de 600 millions d'euros en 2016 au prix de la vie de plusieurs de ses agents et d'un harcèlement généralisé, nous publions le communiqué de Sud-Rail à ce propos, en espérant y ajouter prochainement une enquête plus détaillée.

Après que le suicide de notre camarade Edouard ait profondément ému l'ensemble des cheminots et bien au-delà, la situation sanitaire et sociale dans l'entreprise SNCF continue à se dégrader jour après jour. Pour le seul mois de Mars, la Fédération SUD-Rail dénombre pas moins de 6 suicides d'agents dont on peut établir un lien avec le travail, et c'est sans compter ceux dont le lien ne parait pas clairement établi.
Des dirigeants qui cachent la vérité, font pression pour étouffer le scandale et ne prennent aucune mesure pour stopper l'hécatombe !
Aujourd'hui, les dirigeants impliqués dans le suicide d'Edouard sont toujours en place, continuent à convoquer les délégués syndicaux en conseil de discipline et ne font l'objet d'aucune enquête administrative… Sûr de leur impunité, ils ont même refusé de constituer une cellule psychologique pour les salariés qui étaient au quotidien en contact avec notre camarade. Mais, plutôt que de prendre les mesures qui stopperaient la spirale infernale subie par les agents SNCF, la direction nationale a au contraire déclaré l'omerta en interne et fait pression sur les médias pour tenter de minimiser les faits, allant jusqu'à faire pression sur la chaine radio France Inter pour retirer une chronique peu flatteuse pour les patrons de l'entreprise publique…
La Fédération SUD-Rail a interpelé le Président de la République et décidé de ne plus siéger dans l'ensemble des réunions prévues depuis le 15 Mars !
Dans une république où le combat contre tous les extrémismes, même patronaux, est plus que jamais d'actualité, la Fédération SUD-Rail a saisi, pour qu'ils fassent cesser cette politique de violence sociale, le Président de la République et les principaux ministres en charge. Il est urgent de faire la lumière et d'enquêter sur ces drames, et comme pour d'autres tragédies qui ont touché le groupe Orange, de remplacer les dirigeants responsables de cette situation.
En hommage à nos camarades et collègues qui sont morts au travail et du travail, dans l'attente de mesures fortes décidées, à l'Elysée ou ailleurs, la Fédération SUD-Rail a décidé de quitter l'ensemble des réunions convoquées par l'entreprise, en commençant par le Comité Central du Groupe Public Ferroviaire prévu ce 22 Mars.

Un million d'emploi pour le climat, c'est possible !

Infos Mille babords - 30. mars 2017 - 19:00

Après la COP21, des syndicats et des associations se sont réunis au niveau national au sein de la Plateforme Emplois-Climat. Ils ont publié en janvier dernier un rapport « Un million d'emplois pour le climat »
(http://emplois-climat.fr/menu-campagne/le-rapport/).
Il s'agit de mettre la question de l'emploi et de la transition climatique au coeur du débat public. Comme l'ont montré plusieurs rapports d'économistes, la lutte contre le dérèglement climatique peu tcréer trois fois plus d'emplois qu'elle n'en supprime...

Au niveau départemental s'est constituée la Plateforme Emplois Climat 13 dont les premiers syndicats et associations signataires sont Alternatiba, les Amis de la Terre, ATTAC, la Confédération Paysanne, le Collectif Climat du Pays d'Aix, la FSU, le Collectif Roosevelt, Ecopolenergie, la Ligue des Droits de l'Homme et l'Union Syndicale Solidaires.

Le débat sera ouvert par Julien Rivoire syndicaliste (FSU), co-auteur du rapport national, et des acteurs locaux engagés dans la transition écologique et sociale :
Allison Lost (Confédération Paysanne 13),
Cyril Jarny (Président d'Enercoop-PACA et ambassadeur Négawatt),
Jean-Luc Debard (Ecopolénergie),
Michel Chiaperro (ingénieur-conseil, projet municipal de transition alimentaire "Garden Lab", Gignac-La Nerthe), ...

FaceBook à partager : Un million d'emplois pour le climat : lancement plateforme 13

Urgence climatique, urgence sociale
CRÉER UN MILLION D'EMPLOIS POUR LE CLIMAT, C'EST POSSIBLE !

à Marseille jeudi 30 mars de 19 h à 21 h
Salle CANOPÉ, 31 Boulevard d'Athènes
(en bas des escaliers de la gare St-Charles)

Projection : "When I saw you"

Infos Mille babords - 30. mars 2017 - 18:30

En commémoration du 41ème anniversaire de la Journée de la Terre,
et pour clôturer la Semaine contre l'Apartheid israélien #IAW 2017

l'Union Générale des Etudiants de Palestine en France vous invite à une soirée d'hommage à Basel Al-Araj et à la résistance de la jeunesse palestinienne.

• Projection de "When I Saw You" de la cinéaste palestinienne Annemarie Jacir
When I Saw You (VOSTFR 98 mn, 2012)

• Suivi d'une table-ronde sur le thème :
Le rôle de la jeunesse palestinienne dans la lutte

L'événement Facebook

L'Union Générale des Etudiants de Palestine en France

«Dépression: parlons-en» déclare l’OMS, alors que cette affection arrive en tête des causes de morbidité

Actualités OMS - 30. mars 2017 - 3:45
Selon les dernières estimations de l’OMS, plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression, soit une augmentation de plus de 18% de 2005 à 2015.

Madagascar, 1947 – Histoire(s) Partagée(s)

Infos Mille babords - 29. mars 2017 - 20:00

70e anniversaire de l'insurrection de 1947 à Madagascar

À Madagascar, dans la nuit du 29 mars 1947, des camps de gendarmeries sont attaqués. S'ensuivent une rébellion longue de 22 mois et une répression impitoyable. Pour commémorer cette date, Tanimena vous propose une projection du film TABATABA en présence du réalisateur Raymond Rajaonarivelo, dans le cadre de la Semaine Anticoloniale

« Il y a de cela 70 ans, le 29 mars 1947 est survenu une insurrection à Madagascar. Une résistance héroïque longue de 22 mois occultée et peu racontée dans les livres d'histoire. Ces événements marquent l'un des tournants majeurs de l'histoire franco malgache. »

Prix Libre

Projection : "Libertarias"

Infos Mille babords - 29. mars 2017 - 19:00

Ciné CCC / CNT : MERCREDI 29 MARS 2017, à 19H00, nous vous invitons pour la PROJECTION de : "Libertarias"

Voir la bande-annonce du film

Espagne, automne 1936 - Suite à la tentative de coup d'État menée par le général Franco, la guerre entre « nationalistes » et « républicains » oblige Maria, une jeune nonne, à quitter son couvent. Elle se réfugie d'abord dans une maison close. Puis, suite à l'intervention de deux militantes (syndiquées à la CNT et membres de l'organisation féministe « Mujeres libres ») venues fermer ce lieu, elle est recueillie par Pilar, l'une des deux militantes. Peu après, avec un groupe de combattantes composé en majorité d'ouvrières du textile et d'anciennes prostituées, Maria et Pilar rejoignent la colonne Durruti (du nom du militant anarcho-syndicaliste Buenaventura Durruti) et partent pour le front de l'Èbre, près de Saragosse, pour lutter contre l'avancée des troupes franquistes...

« Libertarias » (122 minutes) est un film de fiction à gros budget. Il a été réalisé par Vicente Aranda. Sorti en 1996, il fut un succès d'affluence en Espagne (576 990 entrées). En France, aucun distributeur n'a malheureusement jamais pris le risque de le diffuser en salle. À l'écran : Victoria Abril, Ariadna Gil, Ana Belén, Blanca Apilánez, Laura Mañá, Loles León, et María Pujaltee (des actrices toutes plus épatantes les unes que les autres) ainsi que Jorge Sanz et Miguel Bose (pour ne citer qu'eux).

Déroulement de la soirée :
Ouverture des portes à 19H00, projection, discussion et échanges + repas proposé par l'équipe de la Casa Consolat.

★ Entrée Prix Libre ★

Pour nous contacter :

Par mail : stics.13 chez cnt-f.org
Où en passant aux permanences de la CNT 13 qui ont lieu tous les premiers mardis du mois de 17H30 à 19H + les troisièmes mardis du mois de 12H à 14H à Mille Bâbords, 61 rue Consolat, 13001. Prochaines permanences le MARDI 21 MARS de 12H à 14H et le MARDI 4 AVRIL de 17H30 à 19H
Contact téléphonique pour nous joindre : 07 68 48 57 08
Site Internet / Facebook

Les crises du libéralisme depuis la fin du XIXe siècle à la fabrique des terrorismes aujourd'hui

Infos Mille babords - 29. mars 2017 - 19:00

Pourquoi depuis d'un siècle, les sociétés occidentales fondées sur les valeurs de compétition et d'individualisme, finissent-elles à terme par conduire au désordre social, à l'apathie politique et à la montée des populismes ?

Dans le clair-obscur des crises politiques naissent les monstres. Ils naissent du vide culturel d'un monde politique sans esprit, d'un monde qui se nourrit des surenchères de la haine et du désespoir. Ils sont les rejetons d'un monde en décomposition culturelle.

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