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En marche pour la paix - Abolissons la guerre

Infos Mille babords - 10. décembre 2014 - 18:00

10 décembre : Journée Internationale des droits de l'homme décrétée par l'ONU !

Un collectif d'organisations (*) vous convie au lancement d'un Appel national « En marche pour la paix – Abolissons la guerre » soutenu par de nombreuses personnalités.
Rassemblement le 10 décembre 2014 à 18h00 sous l'Ombrière du Vieux Port
Revendiquons ensemble le « droit des peuples à la paix » et faisons converger nos efforts et notre diversité, vers l'exigence d'un monde de paix se fondant sur le respect des droits humains.

(*)Premiers signataires : Femmes Solidaires - Mouvement de la Paix - UD CGT - Marche Mondiale des Femmes - Ligue des Droits de l'Homme - Rouge Vif - APNPA -MRAP-ARAC-PG– Artisans du Monde.

Une nouvelle étude met en lumière la nécessité d’intensifier l’action de prévention de la violence au niveau mondial

Actualités OMS - 10. décembre 2014 - 12:01
Le Rapport de situation mondial 2014 sur la prévention de la violence révèle que 475 000 personnes ont été assassinées en 2012 et que l’homicide est la troisième cause de décès dans le monde chez l’homme de 15 à 44 ans, mettant en lumière la nécessité urgente d’adopter une action plus décisive pour prévenir la violence.

Malgré les éléments indiquant que les taux d’homicide ont diminué de 16% à l’échelle mondiale entre 2000 et 2012, la violence demeure très fréquente. Les actes de violence n’entraînant pas la mort font de nombreuses victimes chez les femmes et les enfants. Un enfant sur quatre a été victime de violences physiques; une fille sur cinq a fait l’objet de violences sexuelles; et une femme sur trois est victime au cours de sa vie de violences physiques et/ou sexuelles exercées par des partenaires intimes.

« Route 60 »

Infos Mille babords - 9. décembre 2014 - 19:30

Le mardi 9 décembre à 19h30 au cinéma Les Variétés, à Marseille, rue Vincent Scotto sur la Canebière, aura lieu la projection du film « Route 60 », en présence du réalisateur Palestinien, Alaa Ashkar.

Palestinien de Galilée,Citoyen en Israël, Alaa Ashkar, 34 ans, après avoir étudié à Sciences-Po et beaucoup voyagé dans le monde, se pose des questions sur son identité. Son éducation à l'école israélo-arabe, la politique de peur instillée par l'Etat d'Israël au sein de sa population, les pressions de la société israélienne, ont façonné sa vison des territoires occupés, lui ont appris à se défier des Palestiniens de Cisjordanie. Il décide d'aller voir par lui-même. Pour cela, il nous conduit sur la Route 60 qui traverse du nord au sud la Cisjordanie et nous fait partager ces rencontres. Aux Palestiniens d'Hébron, de Bethléem, de Naplouse, de Ramallah, de la vallée du Jourdain ou du camp de Balata, il pose la question de ce qu'est pour eux l'occupation, quels sont leurs rêves et leurs ambitions...

Tract en pièce jointe :

PALESTINE 13 - Groupe marseillais de l'AFPS
Association France Palestine Solidarité
61 rue Consolat - 13001 Marseille
asso.palestine13 chez gmail.com
www.assopalestine13.org

Ligne[S] de faille

Infos Mille babords - 9. décembre 2014 - 19:00

En lien avec la résidence de Velibor Colic au sein de l'association, un groupe s'est constitué autour de la notion de frontière.
Après avoir partagé des lectures, échangé, visionné des films, une proposition est née pour éprouver la frontière.
Parcours - projections - lectures - documentation
Entrée libre

Là où commence la terre vient la frontière...
Le pays se trace de lignes
Où prendre l'air ?
Suivre pas à pas la route, trouver un passage loin des patrouilles.
On observe, on voit des murs, on entend des durs
Des images, des sons, des écrits pour traverser cela.
Voilà la ligne de faille !

Au programme :

Exit de Bruno Goosse (2011, 29')
Une frontière ici (au « centre » de l'Europe) ou là (au bord de l'Europe) n'étant pas la même chose, il sera question de voyager de proche en proche, des frontières du « centre » aux frontières de l'extérieur. Il sera question de voyager vers quelque chose, une limite, la franchir, et pourtant toujours voyager vers celle-ci ou une autre.

Nationalité réfugié - Un projet d'écriture de Sarah Schreiber. Lecture Basela Abou Hamed portant la voix de sa soeur Safa

Témoignage d'une famille palestino-syrienne , grands parents, parents, enfants, tous réfugiés en Europe. Des exils successifs. Des frontières infranchissables qui se forcent. Un voyage sans retour ?

peuple-culture-marseille.org
04 91 24 89 71

Zone euro et risques de déflation : une crise à venir

Infos Mille babords - 9. décembre 2014 - 18:30

Avec l'inflation les prix montent, le pouvoir d'achat baisse, les petits trinquent… avec la déflation on nous annonce des catastrophes économiques encore pires…. Et les petits vont trinquer !!

Comprendre pour résister

Le développement de la lutte contre le paludisme contribue à réduire considérablement la mortalité

Actualités OMS - 9. décembre 2014 - 1:01
D’après le Rapport sur le paludisme dans le monde 2014, le nombre de décès dus au paludisme a considérablement diminué depuis 2000 et le nombre de cas est également en recul constant. Entre 2000 et 2013, le taux de mortalité palustre a diminué de 47% dans le monde et de 54% dans la Région africaine de l’OMS – où surviennent près de 90% des décès par paludisme.

Cette nouvelle analyse de la situation en Afrique subsaharienne révèle que malgré une augmentation de la population de 43%, moins de personnes sont infectées ou présentent des infections palustres asymptomatiques chaque année: le nombre de personnes infectées est tombé de 173 millions en 2000 à 128 millions en 2013.

Festival Paroles de Galère

Infos Mille babords - 8. décembre 2014 - 20:00

Nous vous invitons à participer à l'organisation du futur festival
Paroles de Galère ce lundi 8 décembre dans les locaux de Radio Galère,
à 20H00. Il s'agit d'une réunion ouverte à toutes celles et à tous
ceux qui se sentent concerné-e-s. On a un accord de principe pour un
chouette lieu dans la Belle de Mai.
Yaka Faux con !

Centenaire 14-18 : l'avant-garde dans la peinture : L'Expressionnisme

Infos Mille babords - 8. décembre 2014 - 19:00

Poursuivons notre recherche des courants artistiques du début du XX° siècle et traversons cette fois le Rhin. L'Expressionnisme de l'Europe du Nord ( Norvège, Allemagne, Belgique, Autriche...) est multiple, polymorphe, prend ses sources dans les siècles passés et de Bosch à van Gogh en passant par Bruegel ou Goya, les influences sont nombreuses. Comme toujours en Histoire de l'art, le contexte socio-politique ne doit pas être écarté. Nous verrons ce soir pourquoi il est nécessaire de mettre un pluriel à "ce" mouvement.

Pensez à une petite lampe pour la prise de notes !!!
L'expressionnisme étant une période très fournie, une deuxième séance/suite sera consacrée à ce thème en 2015.

ZEP : les "laissés pour compte" de l'EDUC NAT ?

Infos Mille babords - 8. décembre 2014 - 19:00

Label Education Prioritaire depuis 82, pour qui, pour quoi, un renoncement à quoi, une acceptation de quoi, ou des possibles enfin pour des établissements exposés ? Quels critères alors et où en est on aujourd'hui à l'heure des REP, REP+ ?

Emission radio Galère 88.4, 19h/20H, lundi 8 décembre, on prend l'antenne, à la veille d'une grève massive dans l'Académie et ailleurs.
Le ras le bol après moult réformes, sans concertation du terrain ou alors concertations supercheries, avec un terrain asphyxié, sans recul (Assises de l'Educ prioritaire il y a un an..). Mais qui décide in fine ?

On en discute sur Radio Galère, L'Ecole Républicaine n'est pas que dans les détails, enseignants, syndicalistes, SUD, CNT, CGT, lycées pro, collèges et primaire aux micros et au standard, vos appels, enseignants, élèves, parents...Recteur, inspecteurs, proviseurs, et Ministre peuvent aussi participer !

Dans le Mexique d'Ayotzinapa : quand le monde d'en-haut s'effondre, écouter les voix d'en-bas

Infos Mille babords - 8. décembre 2014 - 0:49

« Vous avez entendu ?
C'est le bruit de leur monde qui s'écroule,
c'est celui du nôtre qui resurgit. »

Communiqué de l'EZLN, 21 décembre 2012.

Depuis deux mois, la situation au Mexique — où les massacres, les disparitions forcées et la violence massive de la supposée « guerre contre le narco » n'ont pourtant rien d'inédit — est devenue littéralement intenable. L'atrocité d'Iguala est connue de tous. Dans la nuit du 26 au 27 septembre dernier, les policiers de la troisième ville de l'État du Guerrero tirent en rafales sur plusieurs autobus transportant des étudiants de l'école normale rurale d'Ayotzinapa (et, dans la confusion, sur un autre où voyageait une équipe de football juvénile), faisant de nombreux blessés graves et tuant six jeunes gens — l'un d'eux retrouvé torturé, les yeux et la peau du visage arrachés —, tandis qu'une seconde attaque, perpétrée au moment où les survivants tentaient d'informer des journalistes locaux, mène à la disparition de quarante-trois étudiants, conduits au poste de police, jetés dans des camionnettes officielles, puis remis aux sicaires du cartel « Guerreros Unidos », sans qu'on sache, de manière absolument certaine, ce qu'ils sont devenus depuis. Le tout ordonné par José Luis Abarca, le maire de la ville, semble-t-il parce qu'il craignait que les étudiants ne viennent perturber les festivités devant marquer le lancement de la campagne municipale de son épouse, par ailleurs réputée être la principale opératrice des « Guerreros Unidos » à Iguala. Plongeant à cœur blessé dans l'horreur de la nuit d'Iguala, des millions de Mexicains se retrouvent immergés dans une douleur et une colère qui ne s'apaisent pas.

Depuis, pas un jour ne passe sans apporter d'autres nouvelles qui amplifient encore le gouffre sans fond qu'Iguala a commencé à révéler aux yeux de tous. En cherchant les étudiants, des dizaines de fosses sont découvertes. Ce ne sont pas les étudiants, mais qui alors ? Au fil des semaines, Mexico se transforme en un immense cimetière clandestin. À chaque matin, la même litanie : Seigneur procureur, donnez-nous notre fosse quotidienne... Pas un jour de trêve, pour penser que les choses pourraient « rentrer dans l'ordre ». Il n'y a plus d'ordre qui tienne.

Quelques fragments de ce calendrier maudit :

22 novembre (juste pour se distraire un peu) : on apprend le limogeage du général en charge de la sécurité du président de la République, second dans la hiérarchie de l'état-major présidentiel, lequel, au moment où les portes du Palais national étaient en feu, est sorti en apparent état d'ébriété, affrontant seul les manifestants et agressant des journalistes présents (Proceso, 22 novembre 2014).

26 novembre : les médias évoquent un enlèvement massif de trente et un collégiens à Cocula, en plein jour, sur la place centrale de cette bourgade limitrophe d'Iguala, réalisée par des hommes fortement armés, circulant dans des véhicules de la police municipale. Le directeur du collège affirme n'avoir rien remarqué. Les faits ne sont, à ce jour, ni confirmés ni infirmés, mais, à cette occasion, on apprend que deux autres enlèvements massifs ont bien eu lieu à Cocula : quatorze jeunes en mars 2013, dix-sept autres en juillet 2013, probablement utilisés comme esclaves dans les plantations de marijuana et de pavot (qui ont dupliqué leur extension dans la région au cours des dernières années). Tout cela sans susciter de réaction de la part des autorités.

26 novembre encore : le Secretario de Gobernación (ministre en charge de la sécurité et de la politique intérieures) indique que quarante mille policiers ont échoué aux « tests de confiance » réalisés au niveau national et reconnaît qu'ils sont toujours en service alors qu'ils auraient dû être limogés. Il y a donc quarante mille dangers publics en uniforme dans le pays.

28 novembre : un étudiant est « séquestré » à la sortie de l'Université nationale autonome du Mexique, embarqué dans une voiture particulière, avec force violence et sans explication. On le frappe et on le menace, pistolet sur la tempe, de le violer, de le faire disparaître comme ceux d'Ayotzinapa. Il se retrouve à la Direction spéciale des enquêtes sur la délinquance organisée, puis est relâché, une vidéo de son arrestation ayant été diffusée immédiatement.

28 novembre encore : des militaires armés font irruption dans l'Université autonome de Coahuila, cherchant à identifier les étudiants et enseignants ayant participé à la manifestation du 20 novembre. Le commandement de la XIe Région militaire doit reconnaître qu'il s'agit d'une « erreur », commise par un officier de rang intermédiaire « ayant agi de sa propre initiative ».

29 novembre : onze corps décapités sont retrouvés sur le bord d'une route, dans l'État du Guerrero (le lendemain, cinq autres calcinés).

On se débat ainsi, chaque jour, entre le comble de l'horreur, voué à être dépassé le lendemain, et la sensation de l'indignité, de l'aberration permanente, de l'insupportable. Absurdité d'un monde qui à force d'être retourné n'a plus ni envers ni endroit. Où plus rien, ou presque, ne tient debout.



Pas d'autre issue alors que de changer de calendrier et de géographie. Le 15 novembre, dans le caracol d'Oventic, a eu lieu une rencontre entre l'EZLN et les parents des étudiants assassinés et disparus d'Ayotzinapa, qui ont formé trois caravanes pour sillonner le pays. Prévenus de leur arrivée quelques heures auparavant, deux mille zapatistes des environs s'étaient rassemblés pour les accueillir, en compagnie du sous-commandant Moisés et du commandant Tacho. Tous étaient là pour les recevoir, les bras ouverts, « avec tout leur cœur, pour écouter leur douleur et leur colère ». Il ne devrait pas être exagéré d'affirmer que cette rencontre est d'une grande importance. Cela ressort des fortes paroles prononcées par Moisés, au nom du commandement général de l'EZLN. Cela ressort des paroles des parents et des étudiants d'Ayotzinapa, en particulier lors d'une conférence de presse au cours de laquelle ils ont pris soin de préciser : « C'est nous qui avons voulu cette rencontre, non eux. »

Ce qui donne sens à la rencontre d'Oventic, c'est d'abord l'écoute. Moisés l'a répété : les zapatistes étaient là pour écouter les parents d'Ayotzinapa, leur douleur et leur colère. Les écouter vraiment, elles et eux, sans se laisser distraire par d'autres paroles, qui parfois recouvrent les leurs, par tant d'autres actes qui se multiplient dans le Mexique surchauffé de ses dernières semaines, par d'autres slogans que certains profèrent avec des intentions parfois partisanes. Rien qu'elles et eux, avec leurs exigences « simples et claires » : l'apparition en vie de tous les disparus, le châtiment de tous les coupables à quelque niveau que ce soit, les mesures nécessaires pour qu'une telle horreur ne se répète jamais. Écouter vraiment, cet art si difficile à apprendre, qui suppose de s'ouvrir et de faire une place à ce que l'autre tente de dire, sans le traduire immédiatement dans nos propres catégories où le ramener à notre propre point de vue. Les zapatistes étaient là pour écouter. Les parents d'Ayotzinapa se sont sentis écoutés, entendus, compris : « Ils nous ont écoutés avec attention et ont embrassé notre colère. »

Écouter, c'est parfois aussi se reconnaître. Les zapatistes ont expliqué qu'ils comprenaient la douleur et la colère des parents, parce qu'ils la connaissaient. Ils l'avaient manifesté, le 8 octobre, lors de leur marche à San Cristóbal de Las Casas, silencieuse et éloquente : « Votre douleur est notre douleur », « Nôtre est votre colère », répétaient leurs pancartes. Ils l'avaient montré, le 22 octobre, en allumant, comme ailleurs dans le pays, des milliers de bougies dans des centaines de villages, où personne d'autre qu'eux ne pouvaient le voir. Les zapatistes se reconnaissent dans la douleur et la colère des parents et des étudiants d'Ayotzinapa, parce qu'ils ont aussi leurs morts et leurs disparus. La douleur et la rage contenue par la dignité, c'est ce qu'ils ont éprouvé bien des fois et tout particulièrement le 2 mai dernier, lorsque le compañero et maestro Galeano, a été assassiné à La Realidad.

À Oventic, le 15 novembre, les parents d'Ayotzinapa et les zapatistes se sont reconnus chacun dans le miroir de l'autre, qui est différent mais semblable dans sa douleur et sa colère. Cela a été une vraie rencontre entre les douleurs d'en-bas, une embrassade véritable entre les dignités d'en-bas. Non pas une « alliance » ou un « pacte », comme l'ont dit certains médias, prompts à transcrire l'événement dans le pauvre vocabulaire des intrigues de pouvoir et des stratégies politiciennes. Juste la possibilité d'éprouver un lien véritable fait de présence sensible, de dignités qui se reconnaissent, de compréhension fondée sur l'écoute et la confiance. C'est tout. Et c'est énorme.



On peut alors reprendre, à la lumière de cette rencontre, l'effort pour comprendre ce qui se passe actuellement au Mexique. Le sous-commandant Moisés l'a souligné : « C'est vous, les parents et les compagnons des étudiants morts et disparus qui, par la force de votre douleur, de cette douleur convertie en rage digne et noble, qui avez fait en sorte que beaucoup, au Mexique et dans le monde, se réveillent, s'interrogent, posent des questions. » Non que l'horreur d'Iguala ait révélé des choses inédites, car l'ampleur de la corruption, la pénétration des organisations criminelles dans les structures de l'État, l'étendue de l'impunité sont de notoriété publique. La liste des massacres est longue, d'Aguas Blancas à San Fernando, en passant par Acteal, et le bilan de la supposée « guerre contre le narco » lancée par Felipe Calderón tristement connu : plus de cent mille morts et de vingt mille disparus. Certes, à Iguala, la terreur a-t-elle été particulièrement massive et accentuée, la fusion entre les autorités politiques, les forces de police et la délinquance organisée plus évidente encore qu'à l'accoutumée et l'identification avec les étudiants, victimes de l'agression, plus intimement ressentie (en partie aussi parce qu'elle est venue raviver le souvenir d'un autre massacre, celui du 2 octobre 1968, sur la place de Tlatelolco). Mais ce qui a largement contribué à faire la différence, c'est la détermination, l'entièreté, la solidarité organisée de la communauté formée par les parents et les étudiants d'Ayotzinapa, qui ont su entretenir au fil des semaines et faire croître, en même temps que leur parole, la mobilisation dans tout le pays (interviews, marches, actions presque quotidiennes dans le Guerrero, coordination nationale, caravanes, etc.).

Animés par leur douloureuse espérance et leur colère lucide, les parents et étudiants, non seulement suscitent la solidarité et l'empathie qu'exprime le cri jailli du cœur meurtri de centaines de milliers de personnes : « Vous n'êtes pas seuls ! » Par leur dignité si entière et leur implacable fermeté, ils ont aussi la puissance de dissoudre les apparences du jeu institutionnel. Or, si les institutions se retrouvent aussi nues que le roi, il n'en reste pas grand-chose. Deux moments ont été, à cet égard, particulièrement impressionnants. Le 29 octobre, les parents ont été reçus par le président de la République, dans sa résidence officielle, comme ils l'avaient exigé. Un rituel à haut risque, auquel de plus expérimentés qu'eux ont laissé bien des plumes. Soit que les autorités tentent d'étouffer une énergie trop revendicatrice par quelque aumône (celles du Guerrero avaient d'emblée tenté la manœuvre au prix de 6 000 euros par enfant assassiné ou disparu), soit simplement qu'elles profitent du cérémoniel institutionnel pour mettre leurs interlocuteurs en position d'infériorité et s'attribuer le beau rôle de qui consent, accorde, résout. Mais les parents d'Ayotzinapa n'ont rien cédé. Avec l'aplomb de leur simplicité et la force dévastatrice de leur douleur, ils ont su réduire à rien la pompe des lieux du pouvoir et ramener les hautes autorités de l'État à leur misère et à leur insignifiance. Interpellant sans crainte et réitérant leur absence de confiance, ils ont fait fi de tout formalisme, refusant finalement, à la surprise consternée de l'armada de ministres présents, de quitter la résidence présidentielle tant que son occupant n'aurait pas apposé sa signature au bas des engagements exigés.

Le 7 novembre, ce fut la grande conférence de presse du procureur de la République. Un fort montage destiné à frapper les esprits de sidération face à l'abjection, pour faire admettre l'hypothèse, jusqu'à aujourd'hui non confirmée, d'un bûcher qui durant quatorze heures aurait permis aux sicaires de réduire en cendre les corps d'une quarantaine d'étudiants. Le procureur pensait pouvoir considérer que sa tâche était achevée, et le travail bien fait. Pour beaucoup, sa présentation pouvait avoir quelque apparence de plausibilité. Las, les parents se sont obstinés à récuser cette version des faits. Ils en ont souligné les incohérences. Ils ont rappelé qu'elle n'est fondée que sur des aveux, dont on sait combien les autorités mexicaines sont habiles à les fabriquer. Pour eux, tant qu'il n'y aura pas de preuves irréfutables du contraire, leurs enfants seront vivants. Ils n'ont cessé de répéter que d'autres lignes d'enquête devaient être prises en compte, exigeant la poursuite de la recherche des jeunes gens en vie. Ainsi, le cri « vivants, ils les ont pris ; vivants, nous les voulons » a continué à résonner dans tout le Mexique. La « science » déployée par le procureur est restée sans prise ; la parole populaire a eu plus de force et l'a vaincue.

Que disent donc les parents d'Ayotzinapa aux autorités ? Tout simplement ceci : « Nous ne vous croyons pas ; nous ne croyons rien de ce que vous dites. » Cela ne concerne pas uniquement l'explication officielle des faits ni le seul procureur, dont il est avéré qu'il disposait, au moins depuis le mois d'avril, d'informations détaillées sur les agissements criminels du maire d'Iguala, de sorte qu'une action décidée contre celui-ci aurait permis d'éviter l'horreur du 26 septembre. La portée de l'énoncé est absolument générale : les institutions ne bénéficient d'aucune confiance. Et il ne s'agit plus seulement d'un sentiment vague, ressenti de longue date par beaucoup ; c'est désormais une parole explicite, publique, portée partout où vont les parents d'Ayotzinapa, et c'est une parole que des millions actualisent et prononcent avec eux et à travers eux. Ainsi, il suffit d'écouter vraiment la parole des parents pour entendre ce qui est en jeu dans le Mexique d'aujourd'hui.

Il y a un autre ingrédient encore : le révélateur qu'est l'horreur d'Iguala se combine avec l'affaire de l'invraisemblable « Maison blanche », construite et habitée par le couple présidentiel quoique enregistrée au nom d'une entreprise de travaux publics ayant bénéficié de dizaines de milliards de pesos de contrats durant les mandats d'Enrique Peña Nieto, comme gouverneur de l'État de Mexico puis comme président. Au lieu de se dissiper, les soupçons de conflit d'intérêt et de corruption ont été encore renforcés par la décision de se séparer de ladite maison, supposément en cours d'acquisition par la première dame, et par l'annulation en catastrophe, et diplomatiquement fort délicate, d'un mégacontrat pour la construction d'une ligne de TGV impliquant l'entreprise en question, aux côtés d'une société d'État chinoise. Au-delà des implications judiciaires qu'elle devrait avoir, cette affaire rappelle avec une clarté qui n'a jamais été aussi aveuglante l'existence de deux Mexique. Celui d'en-bas, qui résiste à la dépossession et qui, avec les parents d'Ayotzinapa — simples paysans, ainsi qu'ils se présentent eux-mêmes — pleure ses morts et cherche ses enfants disparus. Et celui d'en-haut, dont le président et son actrice d'épouse sont devenus la parfaite incarnation, avec leur maison style Holliday Inn à 7 millions de dollars, pour ne rien dire des autres demeures déclarées par Peña Nieto ou des appartements d'Angelica, dont l'un à Miami (estimé à 3 millions de dollars). Elle viendra alors devant les caméras, croyant faire pleurer dans les chaumières en jouant l'offensée, la femme honnête que l'on se permet de soupçonner et à qui l'on ose demander des comptes (mais aussitôt ridiculisée sur les réseaux sociaux, son intervention étant rebaptisée « la dernière telenovela Nous les riches, vous les prolos »). Elle expliquera au bon peuple avoir travaillé dur toute sa vie, afin de constituer un patrimoine pour ses enfants, oh oui si dur que, pour la seule année 2010, Televisa — la chaîne dont on dit qu'elle a « fait » président son mari — lui a versé 88 millions de pesos (7 millions de dollars), non sans lui faire don, de surcroît, d'une autre maison d'une valeur de 26 millions de pesos. Arrêtons ! C'est plus qu'il n'en faut pour signifier l'essence du pouvoir : la parfaite collusion des fonctions politiques, des milieux d'affaires et des grands médias. Certes, il semble encore manquer l'ingrédient du négoce illicite. Mais ce lien-là est suffisamment incarné par le maire d'Iguala qui, il y a deux mois encore, avait beaucoup d'amis haut placés et devait être donné en exemple d'une magnifique ascension sociale. Vue d'en-bas, l'obscénité est absolue. Entre les deux Mexique, l'écart est abyssal. N'est-ce pas alors ce qui peut encore rester de la nation qui vole en éclats, construction imaginaire pulvérisée par cette étrangeté radicale entre deux mondes, dont il devient patent qu'ils n'ont strictement rien en commun ?

Y a-t-il alors, ces temps-ci, au moins une institution qui se sauve du désastre ? Sûrement pas les partis, tous impliqués, à commencer par celui qui se prétendait de gauche, le Parti de la révolution démocratique, sous les couleurs duquel ont été élus le maire d'Iguala et le gouverneur du Guerrero (à ce jour unique fonctionnaire de haut rang à avoir été contraint à la démission), et dont l'implosion a été encore accélérée par la démission de Cuauhtémoc Cardenas, son fondateur et « leader moral ». Sûrement pas la justice, à commencer par la Cour suprême, dont les magistrats ont dû considérer que leurs plus récentes décisions, comme la libération des paramilitaires impliqués dans le massacre d'Acteal et le rejet d'une consultation populaire sur la réforme énergétique, méritaient récompense et n'ont pas hésiter à faire passer leurs salaires au-dessus de la barre des 500 000 pesos par mois, ce qui leur permet de percevoir à peu près en un jour ce que le salaire minimum permet de gagner en un an. Sûrement pas l'armée, au prise avec le scandale de Tlatlaya, où, en juin dernier, vingt-deux personnes ont été exécutés par des soldats, non pas durant un affrontement comme voulait le faire croire la version officielle, mais après qu'elles se sont rendues, comme l'a montré une enquête journalistique tardivement confirmée par la Commission nationale des droits de l'homme. De plus, une armée qui est amenée à déclarer que ses officiers intermédiaires agissent de leur propre initiative est-elle encore une armée ?



Ainsi, ce qui se révèle dans le présent contexte, c'est une véritable dissolution des institutions étatiques, dont la fermeté des parents d'Ayotzinapa est comme le vecteur. Le sol de la crédibilité et de la légitimité se dérobe sous les pieds de tous ceux qui incarnent les institutions. Le pouvoir est encore là, mais il apparaît sans fondement. La question est alors la suivante : que se passe-t-il lorsque les policiers, les juges, les hommes politiques sont vus tout bonnement comme des criminels et des voleurs, ou à tout le moins des menteurs et des incapables ? « Quand c'est le représentant du droit, politique, policier, juge, qui est passé dans le camp du crime et qui sert l'injustice », ainsi que le note un sociologue qui ne passe pas pour un agent de la déstabilisation révolutionnaire (Alain Touraine) ? Quand on ne parvient plus à distinguer l'État des mafias, comme le titre un journal qui ne passe pas pour une feuille de propagande militante (Le Monde) ?

C'est alors le moment d'un choix. Il y a ceux qui optent pour la politique d'en-haut et considèrent qu'il faut restaurer la crédibilité des institutions et refonder l'État de droit. Et il y a ceux qui pensent qu'une autre conception du politique est possible, et que, pour cela, il faut regarder en-bas. Les parents d'Ayotzinapa l'ont dit avec force à San Cristóbal de Las Casas : « Ceux dont on n'a plus besoin, ce sont les autorités gouvernementales et les institutions de l'État qui ont démontré une incompétence, une corruption et une impunité totales. Pour nous, ils ne servent plus à rien. » Et ils en tirent les conséquences, décidant de se livrer à une enquête indépendante et de prendre en main eux-mêmes la recherche de leurs enfants, quitte à se risquer dans des zones contrôlées par les narcos, où la police fédérale avoue ne pas oser s'aventurer. Quitte à s'armer pour le faire.

Si l'on ne croit plus dans les autorités, si elles sont en cours de dissolution, alors il s'agit de « faire par nous-mêmes », comme l'a exprimé l'un des étudiants rescapés de la nuit du 26 septembre, précisant que l'enjeu était bien plus profond que de savoir si Peña Nieto allait partir ou non. Faire par soi-même, c'est ce que les habitants du Guerrero entraînés dans la lutte par l'abjection d'Iguala tentent maintenant de mettre en œuvre. Le 29 novembre, cinq conseils municipaux populaires ont été mis en place, notamment à Acapulco, et une vingtaine d'autres devraient suivre. Une telle initiative peut s'appuyer sur une expérience importante dans l'État du Guerrero où ce qu'on appelle la « Police communautaire », notamment au sein de la Coordination régionale des autorités communautaires, a depuis près de vingt ans permis de protéger les régions concernées des trafiquants de drogue mais aussi de mettre en place des instances de justice et des formes d'organisation autonomes.

Nous gouverner nous-mêmes ? Comme l'ont dit les zapatistes, le 15 novembre à Oventic, « la transformation réelle ne sera pas un changement de gouvernement ; mais de relation, dans laquelle le peuple commande et le gouvernement obéit ». Il s'agit par-là de transformer radicalement la nature des tâches de gouvernement et la manière de les réaliser. Mais — et c'est sans doute ce que le « faire par nous-mêmes » exprime de manière particulièrement ample — la question des formes de gouvernement ne saurait être dissociée du fait, essentiel, qu'il s'agit d'organiser les formes de vie qui sont les nôtres, celles des communautés, celles qui permettent à tous de mener une vie digne.

Expliquant la formation des conseils municipaux populaires, l'un de ses promoteurs indique : « La politique n'est pas l'affaire de quelques-uns. Nous disons un non clair et net à la politique liée à l'État. Il y a un autre type de politique que nous pouvons appliquer nous-mêmes, la politique d'en-bas, celle des gens ordinaires » (La Jornada, 1er décembre 2014). Et cela, ajoute-t-il, répond à une impérative nécessité que chaque parent, chaque étudiant d'Ayotzinapa peut résumer de façon extrêmement simple : que jamais ne se reproduise ce qui s'est passé le 26 septembre, à Iguala.



Ce que les zapatistes avaient exprimé le 21 décembre 2012, le « jour de la fin du monde », semble trouver toute sa pertinence aujourd'hui. Il s'agit d'écouter le sens du moment que nous vivons, quand le monde du pouvoir se délite, tandis que le monde d'en-bas resurgit. Il dépend de nous d'entendre et de faire résonner la force de ce moment, de ne pas permettre que le monde d'en-haut, en s'effondrant, étouffe et détruise ce qui, en-bas, veut naître et grandir.

Le Pouvoir a fait disparaître les étudiants ; maintenant, c'est à lui de disparaître.

1er décembre 2014
Jérôme Baschet

Source : http://www.lavoiedujaguar.net/Dans-...

Assemblée contre les violences et les crimes policiers

Infos Mille babords - 7. décembre 2014 - 18:00

Une assemblée contre les violences et les crimes policiers se tient désormais tous les dimanches à 18h au Kiosque (38 rue Clovis Hugues - Belle de Mai)

Cette assemblée à pour but de réunir toutes nos forces pour s'organiser face aux violences et aux crimes policiers sur Marseille et ne plus restés isolés face à tout cela. Cette assemblée prévoit également d'organiser à Marseille une grande rencontre contre les violences et les crimes policiers .Venez nombreux pour nous aider à mettre en place cet outil !

le Kiosque en toile : http://kiosque13.noblogs.org

« Les Insoumises », documentaire d'Eric Guéret et Frédérique Ménant

Infos Mille babords - 7. décembre 2014 - 17:30

Projection-débat, le film « Les Insoumises » soutenu par Amnesty, sur les violences faites aux femmes, suivi d'une discussion.

Dans le cadre de l'Exposition Amnesty (du 4 au 12 décembre 2014)
sur les violences faites aux femmes
avec la participation d'étudiants des Beaux Arts

voir http://www.millebabords.org/spip.php?article27096

amnesty.jeunes.marseille chez gmail.com

Élus et nucléaire : des guignols qui méritent bien les coups de Gnaffron

Infos Mille babords - 7. décembre 2014 - 12:37

Nouvelle action du CAN84 lors de la réunion du Conseil municipal d'Avignon du 27 novembre dernier. L'entrée de l'Hôtel de Ville est transformée en théâtre de Guignol et les élus pénètrent dans l'arène sous les sarcasmes des militants et des passants. L'attitude de complaisance et de complicité des élu-es à l'égard de la mort nucléaire, mâtinée d'incompétence et d'ignorance sur la violence des atteintes sanitaires de la destruction atomique ont conduit les militants antinucléaires à utiliser l'arme du ridicule pour secouer ces consciences endormies.

17h30 - Très rapidement, l'imposante porte en bois de l'hôtel de ville d'Avignon est recomposée par les antinucléaires. Un théâtre de Guignol s'empare du devant de la scène et se substitue à l'apparente solennité de la cérémonie du conseil municipal. Un à un les élus et élues qui se présentent doivent courber un peu l'échine avant d'entrer en piste. C'est qu'ici les interpellations répétées des citoyens sur les atteintes à la vie perpétrées par le nucléaire dans la région la plus nucléarisée d'Europe ne rencontrent aucun écho chez ces délégataires du théâtre politicien. Ils continuent leur train-train de petit boutiquier, bombant le torse sur leur rosettes en chocolat, colifichets de pacotilles et émoluments non-négligeables.

La suite sur : http://www.coordination-antinucleai...

Disparition d'Alexandre Grothendieck : un scientifique antinucléaire de la première heure

Infos Mille babords - 7. décembre 2014 - 12:35

Alexandre (Alexander) Grothendiec, scientifique antinucléaire a connu dans sa jeunesse plusieurs camps d'internement tandis que son père, anarchiste juif et russe, mourait à Auschwitz après avoir participé avec sa mère à la guerre d'Espagne au sein des Brigades internationales. Pacifiste et précurseur en France de l'engagement intellectuel et de terrain d'opposition au crime nucléaire civil et militaire, il demeura convaincu que seule la conscience dans l'action pouvait permettre de contrer l'hydre démoniaque de la prédation atomique. Saluons un homme, un scientifique de conviction qui a toujours refusé de mettre son savoir et ses compétences au service de la domination des peuples et de la barbarie.

L'écologie française a perdu le 13 novembre 2014 un de ses fondateurs. Alexandre (Alexander) Grothendieck est né le 28 mars 1928 à Berlin, et a été naturalisé français en 1971. La guerre, Alexandre en porte les séquelles dans sa chair. Dans sa jeunesse, il a connu plusieurs camps d'internement tandis que son père, anarchiste juif et russe, mourait à Auschwitz après avoir participé avec sa mère à la guerre d'Espagne au sein des Brigades internationales. Il conserve de ces années noires son statut d'apatride et un antimilitarisme farouche. En 1958, L'IHES (Institut des hautes études scientifiques) est créé sur mesure pour Grothendieck par un mécène privé. Jusqu'en 1966, il ne se signale par aucune prise de position politique.

La dénonciation de la destruction atomique et l'audace d'expérimenter un autre monde.

La suite sur : http://www.coordination-antinucleai...

Stages d'autodéfense pour femmes

Infos Mille babords - 7. décembre 2014 - 9:30

PROCHAINS STAGES D'AUTODÉFENSE POUR FEMMES RIPOSTE À MARSEILLE ORGANISES PAR LA TROUSSE A OUTILS 13

*dimanches 7 et 14 décembre 2014
*dimanches 18 et 25 janvier 2015
*dimanches 15 et 22 février 2015
*dimanches 22 et 29 mars 2015

de 9h30 à 17h dans les locaux du Planning Familial 13

LA PARTICIPATION AUX 2 JOURNÉES EST NÉCESSAIRE.

CONTENU DU STAGE :
Le but de l'autodéfense pour femmes est d'acquérir des moyens de se défendre, de PRÉVENIR les agressions, de prendre conscience de sa force et de (re)prendre CONFIANCE EN SOI.
Suivre le cours RIPOSTE c'est :
S'encourager à RIPOSTER lors de harcèlements ou d'agressions, qu'elles soient physiques, verbales, psychologiques ou sexuelles, par des proches ou des inconnus.
Pratiquer des TECHNIQUES PHYSIQUES ET VERBALES simples et efficaces par le biais de discussion, de mises en situation et de jeux de rôle.
Apprendre à SE PROTÉGER dans une ambiance coopérative et chaleureuse avec d'autres femmes (une animatrice pour un groupe de 10 à 14 participantes).
S'AFFIRMER au quotidien, se sentir plus libre et plus confiante.

Se concentrer sur ce que l'on PEUT faire, et non sur ce que l'on ne peut pas faire.

Cette forme d'autodéfense est adaptée à toutes, quel que soit votre âge et votre condition physique.

Les animatrices se sont formées avec des formatrices spécialisées dans l'autodéfense pour femmes et sont diplômées de la méthode RIPOSTE, issue du programme ACTION du Centre de Prévention des Agressions de Montréal.
TARIFS : Parce que nous voulons que nos stages soient accessibles à toutes, nous proposons une fourchette de prix selon les revenus. Merci de nous écrire pour plus d'informations à ce sujet.

Le stage se déroulera dans les locaux du Planning Familial 13 :

106, boulevard National
13001 Marseille
Tram 2 arrêt National,
Métro 1/2 arrêt Saint Charles,
Bus 33/34 arrêt National Guibal

CONTACTS :

Pour s'inscrire ou pour toute information sur les stages ;
Pour s'informer, soutenir, adhérer à l'association :
e-mail : latrousseaoutils13 chez gmail.com
tel : 06 37 50 95 82

Des stages adaptés pour adolescentes et pour femmes ayant des limitations
fonctionnelles physiques peuvent être proposés. De plus, si vous faites
partie d'une association, d'un organisme ou autre, et que vous souhaitez
organiser un stage dans ce contexte, c'est possible.
N'hésitez pas à nous contacter !


Association La Trousse à Outils - Marseille
106, boulevard National
13003 MARSEILLE
e-mail : latrousseaoutils13 chez gmail.com
tel : 06 37 50 95 82

États généraux du PS : dialogue à coups de taser

Infos Mille babords - 6. décembre 2014 - 21:16

Lors de la manifestation des chômeurs et précaires pour la justice sociale qui a réunit aujourd'hui 3000 personnes à Paris et a rassemblé des milliers de manifestants dans diverses villes en régions, une partie du cortège est allée rendre visite aux "états généraux" du parti socialiste.

Le but de cette action était d'y intervenir en y lisant le texte qui suit. Décidé à rester muré dans ses certitudes, à n'entendre aucune contestation, le parti socialiste a reçu les 300 manifestants présents avec des crachats et à coups de poings, de pieds, de gaz lacrymogène, de matraques télescopiques et de... taser.

Puis une quantité pléthorique de policiers est très rapidement arrivée en renfort du service d'ordre du parti socialiste. Ils ont alors interpellé plus de 60 personnes. 53 ont été conduites au commissariat où un rassemblement de solidarité est en cours, rue de l'évangile dans le 18e. Par ailleurs, des manifestants solidaires ont été parqués à l'extérieur de l'enclos socialiste, sous la garde de policiers avant d'être relâchés deux heures plus tard. 22 des arrêtés sont sortis depuis.

Nous exigeons la libération immédiate et l'abandon de toutes poursuites éventuelles à l'encontre des manifestants encore aux mains de la police.

Qu'on le sache, désormais, lorsque les socialistes ont affaire à la critique, ils répondent à coups de taser.

Car leur seul allié, celui qu'ils se sont choisi, c'est le Medef, et que leur seul arme pour tenter de faire accepter leur politique, c'est la répression.


Une intervention qui aurait pu être lu aux "états généraux" du PS le 6 décembre 2014

Ne dites plus PS mais précarisation sans scrupules.

Aujourd'hui, ici, vous, corrupteurs corrompus, privilégiés exempts de tout souci du commun, vous osez vous présenter comme « unis contre l'injustice et pour le progrès humain » !

Qui croyez vous berner ainsi ?

Le ministre de l'intérieur l'a admis : un manifestant tué par vos forces de l'ordre, « ce n'est pas une bavure ». Il arrive donc, par exception, que l'un de vous parle vrai et révèle sans fard l'abjection sans limite qui caractérise votre clan de notables repus, de partisans aussi mal dissimulés que farouches de l'ordre social actuel.

« Priorité à la jeunesse » disiez vous, encore fallait-il traduire : tout faire, y compris tuer des opposants, pour préserver le vieux monde.

Le plus souvent, vous ne pouvez communiquer, comme vous dites, c'est-à-dire espérer commander, qu'à la condition de taire ce qui vous motive. À cette fin, vous usez en permanence du même stratagème, répété jusqu'à l'écoeurement : remplacer les choses par des mots, cacher derrière des paroles destinées à les camoufler vos actes et leur signification.

Hier, vous promettiez le changement… Vous avez depuis amplifié démesurément une politique des offrandes aux entreprises et aux actionnaires. Vous parliez pour la montre de justice sociale mais, dans les faits, vous avez augmenté la TVA, cet impôt régressif qui frappe avant tout les bas revenus. Vous vous plaignez du chômage mais vous avez agréé une convention chômage qui va contraindre des millions de personnes à la précarité perpétuelle. Vous faites mine de faire droit à l'altérité avec une loi de modernisation du mariage mais vous poussez les feux de la xénophobie d'état en expulsant plus d'étrangers, en délogeant davantage de Roms que vos prédécesseurs. Vous donnez chaque jour la preuve de votre arrogance et de votre violence décomplexées.

Et pour le grand nombre, quoi ? une survie difficile et la peur du lendemain, les heures sup' non payés et les horaires en coupure, l'interdiction du revenu minimum aux moins de 25 ans et des incarcérations massives, les courbettes obligées devant les employeurs et la comédie imposée dans les institutions « sociales », l'huissier à la porte et les menaces d'un ministre du travail qui promet de contrôler et sanctionner plus encore les chômeurs, les visites domiciliaires de la CAF et les radiations de Pôle emploi par centaines de milliers, la non indemnisation du chômage et le SMIC horaire en CDD, les morts « de froid » et l'existence asservie, on ne saurait lister ici les violences sociales infligées tant le désastre est multiforme et quotidien.

De votre côté, comme l'ont si bien montrée la carrière de votre secrétaire général et quelques démissions au sommet de l'état, non content d'organiser les conditions de l'exploitation et de la concurrence, on multiplie les abus de bien sociaux, les contrats juteux, la prévarication.

Par l'austérité qu'elle cherche à imposer et par l'autoritarisme répressif dont elle use, votre organisation contribue activement à une guerre contre la population. Et cette guerre, vous la conduisez au nom d'une économie qui n'est rien d'autre que la politique du capital. Et cela commence à se savoir. Vous le pressentiez avec inquiétude. Nous vous le confirmons.

Nul doute, d'autres que nous se chargerons demain de vous nuire, autant que faire se peut. Apprêtez vous à perdre, préparez vous, l'écart avec votre normalité est appelé à croître et s'organiser. La jouissance perverse que vous éprouvez à dominer vous manquera. Et dès aujourd'hui cela nous met en joie.

Coordination des intermittents et précaires Île de France

Concert de soutien pour la création d'un lycée autonome et autogéré à Lyon

Infos Mille babords - 6. décembre 2014 - 21:00

21H00, après la discussion - voir :
http://www.millebabords.org/spip.php?article27075

SEDITIUS (HC soul - Italie) + YOUNG BLOOD (Punk HC - Italie) + CAVALCADE (Punk and more - Marseille)

5 EUROS + Adhésion 1 EUROS

Organisé par La Salle Gueule : http://lasallegueule.free.fr/index.html

Flöston paradise (Balkan Fusion) en concert

Infos Mille babords - 6. décembre 2014 - 20:30

Nouveau venu dans la famille des inclassables, la musique de Flöston Paradise, a vrai dire, tombe sur le ventre comme un parpaing sur une tarte aux myrtilles. Un répertoire bien concentré a base de thèmes balkaniques, plus ou moins interprétables et de rock'n'roll burlesquo-biscornu à faire pleurer un géomètre...
EN ECOUTE ICI

prix Libre

+ d'infos sur la quinzaine : http://equitablecafe.org/

Un peu de paix et des papiers pour la famille Ter Gevorgyan !

Infos Mille babords - 6. décembre 2014 - 19:38

Vladik (9 ans), Rosa (7 ans) sont scolarisés à l'école Chabanon, les jumeaux Armen et Arman (5 ans) à la maternelle des Bergers. Aujourd'hui, ils sont menacés de devoir quitter leur école et d'être expulsés on ne sait où.

Avec leur mère Veronika et leur grand mère Suzanna, ils se sont réfugiés en France en août 2013.

Ils vivaient en Syrie, à Alep. Au début du conflit, le père refusait de quitter la ville.
En mai 2013, ils confient leurs enfants à des amis qui partent à Istanbul pour les mettre à l'abri.
Quelques semaines plus tard, alors qu'ils sont à l'église St Gregor pour une distribution de nourriture, leur maison est bombardée. Ils cherchent alors à s'enfuir, mais le mari, parti chercher à manger, ne revient pas.
Avec sa mère, Veronika réussit à passer en Turquie, retrouve ses enfants et part sur un cargo vers la première destination possible. Son seul but : trouver un refuge. Ils se retrouvent à Marseille, où le cargo accoste en août 2013. Veronika dépose une demande d'asile. Courageusement, elle reprend une vie normale : les enfants vont à l'école, elle prend soin de sa mère malade et suit des cours de français.

Mais le répit est de courte durée : sa demande d'asile est rejetée, car elle n'a pas de documents pour prouver son identité ! Il lui a été impossible de les obtenir, la ville étant en grande partie détruite. Elle doit quitter son logement, ne sait pas ce qu'elle va devenir. On lui refuse l'asile car elle ne peut prouver sa nationalité, mais vers quel pays veut-on les renvoyer ? Veut-on les enfermer dans une situation de clandestins, sans droits, sans possibilité de travail ?

Veronika, ses enfants, sa mère ont déjà suffisamment souffert, sans que l'Etat français rajoute une violence administrative. Ils doivent obtenir des papiers !

M. le Préfet, nous vous demandons de régulariser la situation administrative de cette famille.

Signez la pétition de soutien
http://resf.info/P2838

Le comité de soutien aux familles sans papiers organise une rencontre lundi 8 décembre, à 16h30, à la maternelle des Bergers.
Plusieurs familles sont concernées, dont Mme Ter Gevorgyan, qui avec sa mère et ses enfants est sommée de quitter l'appartement en CADA où elle est hébergée.

« Of Men and War », film de Laurent Bécue-Renard

Infos Mille babords - 6. décembre 2014 - 19:30

Le Méliès accueille Laurent Bécue-Renard qui présentera son film « Of Men and War » (« Des hommes et de la guerre »), documentaire passionnant et profondément anti-militariste, au cours duquel il suit la difficile reconstruction de soldats américains brisés par l'expérience du feu en Irak et en Afghanistan.

« Of Men and War », film de Laurent Bécue-Renard
de Laurent Bécue-Renard (BE, 2012, 1h38, VOST)
Partis combattre pour l'Amérique, les douze guerriers de « Of Men and War » sont rentrés du front sains et saufs mais l'esprit en morceaux, consumés de colère, hantés par les réminiscences du champ de bataille..

19h30 : Buffet
20h30 : Projection + débat
en présence du réalisateur

tarifs habituels
+ infos : www.cinemelies.fr
cinemelies chez wanadoo.fr

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