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Une illustration des limites du consensus démocratique dans la lutteLa grève des intermittents à Cratère surface (Alès)

Infos Mille babords - 13. août 2014 - 23:15

Ce texte essaye de revenir sur la grève et la lutte lors du festival Cratère surface à Alès du 30 juin au 5 juillet. Ce fut l'un des épisodes du mouvement contre l'accord UNEDIC. Ce festival se tenait entre celui du Printemps des comédiens à Montpellier, qui fut le premier où les travailleurs se mirent massivement en grève, et celui d'Avignon.

Nous sommes quelques-uns du collectif Exploités Énervés (composé de travailleurs, de précaires, de chômeurs, de RSAstes...) à nous être investi dans ce combat. Cette tentative d'analyse part de nos points de vue.

En préambule, le texte qui suit n'est qu'une tentative d'analyse de la lutte à laquelle nous avons participé autour de la grève à Cratère Surface. Nous avons été invités dès le début de la grève (et même avant, à la présentation de la saison du théâtre le Cratère – scène nationale d'Alès – , par des grévistes du Printemps des Comédiens) et avons pris pleinement part à la lutte. Celle-ci, comme toute lutte (un rapport de force sur le dossier d'un chômeur, le fait d'empêcher des huissiers d'expulser des locataires, une grève, un mouvement plus global type mouvement des retraites…), a été traversée de contradictions. Il y a toujours des bagarres à mener au sein d'un mouvement pour que les participants gardent le contrôle de leur lutte, pour l'élargir, pour construire un réel rapport de force. Ainsi différentes réflexions sont posées ici afin de servir lors de la lutte qui se poursuit et de celles qui viennent. Ces réflexions, si elles sont critiques parfois, s'adressent à l'ensemble des participants, chômeurs, précaires, intermittents...

Problèmes des AG, de la légitimité et de l'unité du mouvement

La première chose qui nous a fort étonnés, c'est la présence du directeur et des ses bras droits aux AG des grévistes. La direction avait organisé le vote à bulletin secret pour la grève avant le début du festival. C'est une technique souvent utilisée pour reprendre en main un mouvement ou l'empêcher de démarrer (les syndicats sont coutumiers du fait quand ils veulent arrêter une grève). En effet, la pression de l'encadrement sur chaque individu est plus forte et n'est pas contrebalancée par l'enthousiasme collectif. Les non-grévistes sont plus à l'aise pour exprimer un point de vue contre le mouvement… En organisant ce vote, la direction souhaitait garder le contrôle de la situation. Si le directeur affirmait depuis le début qu'il soutenait le mouvement, sa position, sa fonction faisaient qu'il ne pouvait laisser la grève se durcir. L' objectif d'un directeur de théâtre est de faire jouer coûte que coûte et de sauver ainsi, un peu, son festival. Son intérêt est alors opposé à celui des grévistes, quelle que soit sa sincérité quant aux revendications. Sa présence en AG pose un problème : il est difficile pour des salariés en grève de s'exprimer devant la personne qui va les employer, ou non, le mois ou la saison suivante. Les risques de répression individuelle à la suite du mouvement ne sont pas minces, d'autant plus dans un secteur (le spectacle), où par définition l'emploi saisonnier dépend du bon vouloir de quelques directeurs de théâtre qui se connaissent tous.

Des ouvriers en grève ne peuvent agir quand leur hiérarchie est présente. Ce rapport de pouvoir, inhérent au fait que l'un a la capacité de garder l'autre au travail ou de l'en priver, créé un déséquilibre. De plus, par sa présence dans les AG, la direction peut être témoin des conflits entre les grévistes. Ces désaccords sont toujours présents et nécessitent des débats. Il est dangereux que la hiérarchie puisse y assister et s'en serve pour opposer les gens les uns aux autres. Le seul moyen de sortir de cette situation est de se réunir sans elle. Ainsi il est plus cohérent de montrer un front uni à la direction et de garder les polémiques entre salariés en grèves, entre individus en lutte. Le directeur, le responsable com', l'administratrice ne s'y sont pas trompés et ont utilisé les conflits et les divisions entre artistes et techniciens, entre régisseurs, managers et grévistes… pour les exacerber et affaiblir le mouvement.

Des AG avaient lieu chaque matin, organisées de la manière suivante : dans un premier temps se réunissait le personnel du cratère dans son ensemble, grévistes, non-grévistes, personnel de direction, de communication...puis s'en suivait une AG ouverte à tous (chômeurs, précaires, individus ou collectifs…). L'organisation de plusieurs moments dans l'AG décisionnelle nous semblait naturelle. Il est logique que les salariés se retrouvent tout d'abord entre eux afin de décider de la grève. En effet, ce sont eux qui perdent leurs salaires et sont dans un rapport direct avec leur direction, pas forcément les autres gens en lutte. Mais encore une fois, il est un peu étrange d'attendre le directeur pour commencer cette première partie de l'AG quand les autres personnes qui participent à la lutte n'arrivent qu'après. Il faut noter que l''existence d'AG ouverte à tous est un point très positif. Cela pose dès le départ une possibilité d'élargissement de la lutte à tous les concernés. C'est un fait nouveau comparé au précédent mouvement des intermittents (2003) où le repli corporatiste était assez fort.

On l'a vu, durant les AG, les grévistes n'ont pas réussi à se retrouver entre personnes en lutte (c'est à dire sans la direction, sans les non-grévistes…) cela pose un réel problème dans une lutte. Ces AG étaient interminables, avec des débats récurrents tel celui sur la légitimité des 96 heures de grève votées au départ par les techniciens principalement.

Un moment de discussion entre personnes en lutte aurait permis d'organiser plus rapidement des actions vers l'extérieur et non de rester des heures cloîtrés à l'arrière du théâtre et ainsi s'isoler des chômeurs, des travailleurs auxquels on devait s'adresser. Cela aurait aussi permis de tirer les leçons de chaque action, d'en faire un bilan et d'envisager la suite. A ce moment là, les AG auraient constitué de véritables AG de lutte, d'autant que chaque jour voyait monter la pression et que, contrairement à ce que pouvait dire la direction, le public accueillait plutôt bien ces actions.

Le premier jour, la pluie a interrompu le spectacle mais des interventions ont pu être faites. Le deuxième jour, à Rochebelle, on a laissé jouer la première représentation avec une intervention et des échanges avec le public à la fin. La seconde représentation a été annulée avec l'accord de la troupe (hollandaise) malgré les manipulations de l'administratrice. Le troisième jour, il a été décidé de bloquer complètement les spectacles. En discutant directement avec les compagnies, il apparaît qu'elles finissaient majoritairement par comprendre la situation et refusaient de casser la grève. Pour les autres, il a fallu mettre un peu la pression. En discutant avec le public à la fin d'un spectacle, celui-ci se montrait réceptif aux questions du chômage et de la réforme de l'UNEDIC. Quand les spectacle ont été annulés, les gens étaient désappointés mais pas hostiles et la plupart comprenait très bien que lorsque l'on fait grève, le festival ne peut se tenir malgré tout. Tous les gréviste n'étaient pas présent à ces actions et dans ces moments et le fait de partager ses impressions ensemble aurait montré à chacun les aspects positifs de ces blocages et de ces avancées.

Alors que chaque action montrait que la lutte grandissait, ce que la direction et certains artistes faisaient passer dans les AG, c'est que la lutte était violente, que c'était contre-productif… Si les grévistes et les gens en lutte s'étaient retrouvés entre eux, ils auraient pu saisir les aspects positifs plutôt que discuter éternellement de ce que les troupes et le festival perdaient en ne jouant pas. Cela aurait permis d'être plus efficace tant dans les discussions que dans la mise en place d'actions. D'ailleurs l'action de Brouzet (annulation des spectacles de la soirée) n'a pas été décidée en AG mais lorsque les grévistes se sont retrouvés entre eux et en dehors de ce cadre.

Il y aurait donc pu y avoir 2 parties dans l'AG, une où les salariés décident de la grève et des modalités puis une autre où les personnes en lutte discutent et décident des actions (sans la direction, sans les non-grévistes !). Certaines personnes (intermittents et précaires) défendaient cela depuis le début.

Les questions de la légitimité de la lutte et de la démocratie sont revenues à plusieurs reprises dans les AG. La démocratie a pris la forme d'un vote à bulletin secret organisé par la direction, ce n'est pas anodin. C'est une façon de limiter le droit de grève. C'est la propagande sur les passagers de la SNCF pris en otage, c'est l'accueil des enfants dans les écoles en grève, c'est le service minimum, c'est le vote à la majorité et avec un taux de participation suffisant en Angleterre pour qu'une grève soit légale. Ces mesures visent à empêcher tout mouvement social. A travers une pseudo démocratie (où tous ne sont pas égaux puisque certains ont le pouvoir de donner un salaire ou de mettre au chômage), l'État et les directions d'entreprises cherchent à casser toutes possibilités d'agir.

La grève, c'est la force des travailleurs d'empêcher que des marchandises, c'est-à dire le profit des patrons, ne puissent sortir. C'est dans ce rapport de force que se pose la possibilité de la lutte. Qu'elle soit minoritaire ou non, une grève ou une lutte, répond à des conditions de vie insatisfaisantes ou menacées. Ici, l'accord de l'UNEDIC est clairement un recul pour les classes populaires (chômeurs, précaires, intérimaires ou intermittents). Cet accord fait partie d'une politique plus globale d'austérité. L'État prend sur le dos des plus pauvres, l'argent qu'il va donner aux patrons (50 milliards). Il est nécessaire que les personnes visées réagissent. La légitimité de tous mouvements part de l'inégalité intrinsèque à cette société, des rapports d'exploitation, de classes qui la régissent.

Les dominants cherchent à saper toute réaction par une démocratie qui ne peut exister dans cette société inégalitaire. Pour être plus concret, quand des salariés se mettent en grève pour 96 heures, ils mettent en jeu leurs vies, leurs salaires… C'est leur choix et personne ne peut leur reprocher. Les artistes qui sont arrivés plus tard n'avaient qu'à se déterminer eux-aussi, soit ils rentrent dans la grève soit ils la cassent ! Personne n'a choisi à leur place ! Il faut quand même rappeler que si il n'y avait pas eu de grève, personne ne se serait retrouvé pour en discuter et agir. Le discours de certains sur l'intérêt de faire des actions sous de nouvelles formes mais ne pas faire grève est naïf ou crapuleux. Il n'y aurait eu aucune action si il n'y avait pas eu au préalable de grève. C'est grâce à la grève qu'il y a eu des AG, que d'autres gens ont pu s'associer à la lutte, que nous avons pu discuter, que des actions ont pu être mises en place…

Cette question de la légitimité en amène une autre tout aussi récurrente, celle de l'unité du mouvement. Les artistes non-grévistes appelaient souvent à l'unité à tout prix. Cela n'a pas de sens, il y a des grévistes, des non-grévistes, des précaires en lutte… L'unité se fait sur certaines bases, en l'occurrence la lutte contre l'accord de l'UNEDIC. L'intérêt de l'unité était la jonction entre les chômeurs, les précaires, d'autres travailleurs en lutte et les intermittents et non des débats stériles entre grévistes et non-grévistes ! D'autant que ces appels à l'unité se faisaient au nom de la volonté de jouer de certaines troupes. Le blocage serait alors une action de division, mais le fait de jouer malgré la grève non ?! Une unité ne se fait pas en l'air, être unis, oui mais avec qui et pourquoi ? Certains pouvaient être contre le mouvement, d'autres ne voulaient pas de blocage, d'autres voulaient jouer,… Dans ce cas, l'unité signifie juste l'immobilité et la non-action. L'unité peut se faire par la persuasion, en discutant, en argumentant mais pas à tout prix, en affaiblissant le mouvement. Elle se construit aussi sur une base objective, sur les intérêts que l'on défend. Je n'ai pas les mêmes intérêts qu'un patron d'entreprise ou qu'un politicien et je n'ai aucune unité à construire avec eux !

Blocage de la production, milieu culturel et catégories sociales

La question centrale dont nous avons déjà un peu parlé est celle du blocage de la production c'est-à dire, dans un festival, des spectacles. Étant donné que la grève est un rapport de force, elle s'appuie sur la possibilité pour les travailleurs de ne pas travailler et donc de ne pas produire. Si la production sort quand même, c'est un échec, les grévistes ont fait grève pour rien.

Dans tous les secteurs de l'économie cela est valable. L'État et le MEDEF (en fait, tous les capitalistes) n'ont rien à faire d'une grève où les spectacles jouent, même sans les techniciens. Mais au fait, ça ferait même peut être faire des économies aux gestionnaires du théâtre !? La question se pose comme dans n'importe quelle usine, il ne faut pas que la production sorte, il faut empêcher les jaunes de travailler (souvent l'encadrement ou les syndicats patronaux) et bloquer le lieu de production. La question du droit au travail n'est qu'un prétexte idéologique utilisé par certains pour limiter la grève. C'est un argument fréquemment brandi par les patrons, les médias ou les politiques pour affaiblir une lutte et culpabiliser les travailleurs en lutte. L'acceptation ou le rejet de cette idée par les personnes en lutte et leur entourage révèle l'état du rapport de force. Le directeur modula d'ailleurs ses positions sur le fait de laisser jouer ou pas les compagnies en fonction des positions exprimées dans les AG et des actions menées. L'article du Midi Libre « Cratère Surface joue avec la grève » est caractéristique de l'inutilité d'une grève qui ne s'en prend pas à la production. Et les techniciens en grève et les précaires présents l'ont bien compris lorsqu'ils passèrent une AG presque complète à discuter de cet article et de cette question. Prenons un autre exemple, dans un article du Monde en ligne daté du 17/07/2014, Aurélie Filipetti de passage à Avignon, explique :

« Nous verrons le bilan financier. Mais les pertes seront bien plus limitées que lors du mouvement de 2003. Ma priorité était que les spectacles jouent et que le public puisse venirparce que dans un contexte de baisse des financespubliques il n'était pas possible de se retrouver avec des dettes à éponger ».

En effet, le blocage de la production a des conséquences économiques, c'est le principal levier des grévistes, des travailleurs. C'est le seul langage que peut comprendre le gouvernement et le patronat. D'ailleurs, tout le monde (les grévistes, les médias, le gouvernement…) scrutait le festival d'Avignon et s'il allait être bloqué ou pas, le considérant comme déterminant dans la poursuite de la lutte et pour le poids que cela aurait eu !

La présence de la direction comme cette idée qu'il fallait laisser jouer provient entre autre d'une illusion. Le milieu du spectacle semble une « grande famille » : tous (artistes, techniciens, direction de théâtre) sont là pour la culture et l'Art. En réalité, les travailleurs de la culture sont de plus en plus exploités dans des conditions de plus en plus précaires.

Cette idée d'une grande famille au travail est propagée dans tous les secteurs d'emplois. Dans la grande distribution notamment, la propagande de la direction tourne autour de ce paternalisme et de la « culture d'entreprise ». Il faudrait vendre le plus possible et sacrifier ses week-end pour le bien de l'entreprise.

Dans le spectacle, il y a effectivement une notion de milieu culturel. Les gens se connaissent, passent d'un festival à un autre, se tutoient avec l'encadrement, se côtoient en dehors du boulot… malgré la précarité des emplois. C'est à la fois une force et un problème. La force réside dans la capacité à se mobiliser qui ne se retrouve pas chez des chômeurs éparpillés et dans des conditions diverses, ou parmi des travailleurs changeant régulièrement d'emploi… La communication va plus vite, d'autant plus que les travailleurs de la culture sont mobiles. Cependant, c'est aussi un problème de se croire sur un pied d'égalité voire « d'amitié », sur le « même bateau » avec son patron et de penser que le spectacle est le plus important, que c'est une expression quasi-sacrée ! Les conditions de travail, de salaire, de contrats sont extrêmement diverses. Le technicien n'est pas dans la même situation que l'artiste, que le régisseur, que la direction, que l'employé de prestataires de services…

Le technicien est au service de l'artiste sur scène et cet état de fait amène à une certaine infériorisation qui a eu son expression dans la grève. Les techniciens grévistes hésitaient à prendre la parole dans les AG et encore plus devant du monde. En tant que grévistes, ils avaient plus à exprimer que les artistes non-grévistes. Lors des AG et des expressions publiques, leur parole a souvent été confisquée par l'ego et les intérêts de certains minables artistes beaux-parleurs qui ont monopolisé les débats ! Finalement, de nombreuses catégories apparaissent dans ce milieu et il est illusoire de croire en la « grande famille » de la Culture. Les rapports de classes sont ici présents comme partout ailleurs.

Il n'y a pas à se faire d'illusion sur quelque milieu que ce soit, même s'il peut être utile de se servir des avantages de certaines connexions. Les grévistes, dans tous les cas, doivent pouvoir prendre la parole, doivent communiquer sur le mouvement, un mouvement qui doit rester le leur !

Actions et élargissement de la lutte

Ce mouvement comportait dès le début une volonté d'élargissement, en direction des précaires mais aussi de tous ceux que cette réforme concerne.

Quelle que soit la lutte, elle ne peut rester confinée dans un lieu. La diffusion de l'information sur la grève permet de gagner de nouvelles personnes à cette lutte. Elle permet de sortir d'un cadre qui est celui de l'abrutissement au travail. Cette question est d'autant plus importante lorsque l'on lutte contre une réforme qui touche plusieurs secteurs.

Ici, la lutte contre l'accord de l'UNEDIC, l'un des actes des politiques d'austérité, concerne les intermittents, les intérimaires, les seniors, les chômeurs et l'ensemble des travailleurs précaires et tous les secteurs sont touchés. La réforme de l'UNEDIC fait partie des mesures d'austérité, telles les 50 milliards d'économies prévues par le gouvernement. Ce sont les fonctionnaires (profs, milieu hospitalier, …), les retraités, les précaires quel que soient leurs statuts, les travailleurs, qui en subissent les conséquences avec une pression accrue sur les revenus, de moindres possibilités de combats (même défensifs : voire les mois de carences en cas d'indemnités supra légales…). Dans cette optique, une lutte limitée aux intermittents n'a pas de sens et les grévistes du Cratère l'ont bien compris.

Cependant il a été difficile tout au long du mouvement de sortir du théâtre. Nous avons déjà parlé des contradictions entre les personnels du festival qui ont bloqué les dynamiques. Pourtant, il aurait été intéressant d'interpeller et d'entrer en contact avec d'autres personnes concernées. Nous avons, à plusieurs reprises, proposé d'aller distribuer des tracts devant la CAF ou Pôle Emploi voire de les occuper. Certains nous ont entendu mais ces actions n'ont pas pu être mises en place. Pourtant, il y aurait eu de quoi faire. Nous aurions pu aller dans les CAF, les Pôle Emplois, à la sécu, dans les hôpitaux, voir les saisonniers dans les bars et les restos, dans les boîtes d'intérim, dans les usines, dans les quartiers…Et il ne s'agissait pas d'entrer en contact avec un « public » ou d'expliquer au « public » mais bien de tisser des liens entre personnes subissant la même attaque de l'État. Il y a bien eu quelques distributions de tracts devant des entreprises du coin et un supermarché mais c'est tout.

Les assemblées populaires proposées depuis le début auraient pu aussi servir à cela. Malgré la tentative de récupération de la direction, elles ont été tentées. La direction aurait bien aimé transformer ces assemblées populaires en forum citoyen. Ce qui revenait à faire d'une grève, d'une lutte, une nouvelle forme de spectacle et à maintenir son festival. Bref, cela servait à empêcher que la lutte ait lieu et à maintenir la situation sous contrôle de la direction.

La présence devant le Cratère d'une table expliquant la grève a pris du temps mais c'était une étape. Ainsi la lutte était visible et des rencontres possibles. Dans le même temps était proposée une assemblée populaire à 18h. Nous n'avons tout d'abord pas été clairs car c'était annoncé publiquement quasi dès le début mais les assemblées n'ont (plus ou moins) eu lieu que le vendredi et le samedi. Un certain videur en prit la direction festive ou plus plutôt crispante, irritante voire franchement loin ou contre la lutte. Sa présence aurait pu être évitée si plus de personnes en lutte avaient été présentes. Son show peu critique (c'est le moins que l'on puisse dire !), a été l'expression de cette position (opposition) entre spectateur et acteur. L'organisation de l'espace -une scène, des sièges devant- rendait la situation proche du spectacle et non de l'assemblée de lutte. Pourtant, après son show dirigé (consciemment ou non) par la direction, quelques personnes de l'assemblée et des gens en lutte ont réussi à reprendre la parole. Parmi les personnes qui sont restées, beaucoup semblaient soutenir le mouvement et étaient prêtes à participer. Mais, là aussi, nous n'avons rien eu à leur proposer… parce que nous n'en avions pas parlé, parce que nous avions juste balancé les mots « assemblée populaire » sans en chercher ni les formes ni les perspectives, parce que la direction en tenait encore les rênes et qu'elle ne désirait pas voir son théâtre occupé par une foule de personnes voulant prendre part à la lutte… Le samedi, encore pire, les spectacles ont joué tranquillement et, pour l'organisation du festival, la soirée la plus importante a été sauvée ! Cette idée d'assemblée n'était pas la panacée, elle n'aurait touché que quelques personnes mais elle permettait de sortir du théâtre, de visibiliser la lutte et aurait pu permettre de partager des perspectives de lutte plus largement.

Durant cette lutte, existait toujours un débat entre ceux qui parlaient plus de la question de la « Culture » et d'autres qui parlaient de la réforme de l'UNEDIC et des politiques d'austérité. Si les grévistes désiraient élargir leur lutte comme les travailleurs du Printemps des Comédiens auparavant, il fallait sortir des revendications culturelles pour aller chercher les autres secteurs contre l'accord de l'UNEDIC. Les cheminots auraient pu être sensibles à ces questions, les infirmières ou sage femmes de l'hôpital aussi tout comme les fonctionnaires, les chômeurs… Les ouvriers de l'usine où une distribution de tract a eu lieu étaient presque tous au courant de l'accord et tous s'arrêtaient pour en discuter.

Cette lutte ne peut être victorieuse qu'en sortant du milieu du spectacle, qu'en s'élargissant à la question de l'austérité, des politiques du gouvernement et du patronat et donc en s'adressant à tous, en trouvant des ponts entre les secteurs, en multipliant les actions dans différents lieux…

Ces réflexions ne se veulent pas donneuses de leçons, nous nous incluons largement dans ces constats. Un collectif de chômeurs et de travailleurs précaires a, dans la période actuelle, beaucoup de difficultés à se mobiliser.

Le rôle et les possibilités d'un collectif de précaires

Nous sommes quelques-uns du collectif Exploités énervés à avoir participé quotidiennement à la lutte qui se déroulait à Cratère surface, tandis que d'autres suivaient plus ponctuellement, en fonction de leurs disponibilités. Il semble ici nécessaire de présenter un peu ce collectif : il regroupe des personnes aux statuts multiples (travailleurs, précaires, chômeurs, bénéficiaires des minimas sociaux...) sur une base de solidarité de classe face au capital et à l'État. Une grande partie de ses activités est la défense de situations particulières face à aux administrations (CAF, PE, CG...), mais aussi quelques fois sur un conflit salarial. Bien conscients que les problèmes qui touchent chacun sont les fruits d'un système économique et des politiques gestionnaires qui l'accompagnent, nous participons également à des campagnes, des mouvements sociaux, nous nous solidarisons avec des grèves ou luttes spécifiques, toujours sur une base de solidarité de classe.

Nous ne pouvions alors que nous joindre à la grève des travailleurs de Cratère-surface, surtout vu le contexte actuel. En effet, il est pour nous indispensable que se développe des résistances face aux politiques d'austérité (politiques de baisse du coût du travail – c'est à dire les salaires, les allocations et aides diverses). D'autant que la lutte contre les accords de l'UNEDIC concerne tous les allocataires, actuels ou futurs, de Pôle Emploi. Pour finir, nous avions pu lire ou entendre, de la part de nombreux intermittents en lutte qu'ils désiraient être rejoint par des chômeurs et précaires afin de mener un combat commun. Sur Alès, les techniciens en grève souhaitaient rencontrer le collectif dans cette perspective.

Nous avons donc rejoint la lutte des travailleurs de Cratère-surface. Nous y avons participé pleinement, intervenant dans les discussions en AG, participant à la rédaction de tracts, aux diff de tracts ou à la manif et aux actions du soir lors des spectacles. Notre place était parmi nos camarades de lutte sans que la légitimité de notre présence ou de notre parole soit remise en cause. Si certains (surtout la direction) ne voyaient pas ces « dépassements » de la question de l'intermittence d'un très bon œil, ils se sont bien gardés de le dire en dehors de petits comités ou de face-à-face réduits.

Si cette volonté d'égalité entre les précaires et les intermittents était consensuelle, dans la pratique, les différences de conditions ont persisté. Positivement : nous n'étions pas employés par le Cratère, sa direction n'avait aucun moyen de pression sur nous, ce qui nous conférait une position spécifique. Nous avons donc pu appuyer le conflit contre la direction qui cherchait à garder le contrôle sur la lutte pour que le festival puisse se tenir malgré la grève. Nous avons pu, en AG et sur des actions, relayer la parole de techniciens qui n'osaient pas la prendre et soutenir ceux qui s'exposaient, en appuyant les positions qui voulaient rendre la grève effective en empêchant les spectacles d'avoir lieu.

Toutefois, nous nous sommes « fondus » dans la lutte des travailleurs de Cratère-surface sans nous montrer capable de lancer des discussions et des actions visant d'autres catégories de chômeurs ou précaires. Pendant cette semaine, pris par une lutte qui s'organisait difficilement, nous n'avons pas réussi à concrétiser des initiatives permettant l'élargissement de la lutte. Nous avons pu relayer via internet les infos sur la lutte en cours, en donnant les rendez-vous des grévistes mais sans en proposer d'autres. Il y a eu quelques diffs sur des usines de l'agglomération alors que nous aurions pu proposer des actions et des assemblées pour tenter de mobiliser les précaires et chômeurs de la ville et de ses alentours. Pour info, le secteur d'Alès recense plus de 16 % de chômage depuis le dernier trimestre 2012. Nous n'avons même pas réussi à nous réunir au sein du collectif. Nous échangions sur place, au petit bonheur, avec les camarades du collectif et les personnes que nous connaissons qui passaient. Une mobilisation de précaires et chômeurs à cette occasion aurait changé les rapports de force. Elle aurait pu appuyer les grévistes, isolés et embourbés dans des conflits internes, pour leur permettre de sortir et de se rendre visibles. Cela aurait aussi pu donner une pérennité à la lutte qui était d'emblée bornée entre les dates de début et de fin du festival : une semaine !

Le constat de cette difficulté à se mobiliser en tant que chômeurs ou précaires n'est pas nouveau. Il est un trait constant lié aux conditions d'existence de ces catégories. Les contrats et statuts sont nombreux (CDD, interim, CAE/CUI, stagiaires, allocation chômage ou RSA...), les employeurs changent et les collègues avec (avec des hiérarchies salariales à l'intérieur des boîtes en fonction des types de contrats) et si l'on passe tous par Pôle Emploi, il est difficile de s'y rencontrer et la dématérialisation n'arrange rien. En ce sens, la précarité ou le chômage ne crée pas de fait une communauté d'intérêt. Les chômeurs sont maintenus dans une disponibilité pour les besoins du patronat mais isolés les uns des autres. Il n'y a ni lieu où se retrouver, ni production à bloquer pour faire pression. Les conditions de vie de cette catégorie de la population (qui, répétons-le, regroupe des réalités diverses) limitent les possibilités de se regrouper et de faire pression pour défendre ses intérêts. A ces difficultés, vient s'ajouter le découragement, la résignation de ceux qui ont déjà à lutter au quotidien pour accéder aux allocations dont ils dépendent pour vivre : usés par ces luttes, il reste peu d'énergie pour mener des batailles collectives, d'autant que ces dernières années, peu de luttes ont débouché sur des « victoires ». L'État ne s'y est pas trompé. Le gouvernement, après plusieurs semaines de mobilisation, a proposé aux intermittents des aménagements de la réforme UNEDIC, uniquement pour les annexes les concernant. Ces derniers continuent à affirmer « ce que nous défendons, nous le défendons pour tous », mais ils ne peuvent tenir s'ils ne sont rejoints par les autres concernés. Sur Alès, comme dans d'autres villes, des collectifs de précaires et chômeurs se sont associés à la lutte contre la réforme de l'UNEDIC. Si des rencontres et des dépassements ont eu lieu, un mouvement des chômeurs et précaires n'en a pas émergé. Il nous faut tisser au quotidien des solidarités et des rapports de force pour la défense de nos intérêts pour espérer que des luttes plus importantes puissent se développer. Il nous faut trouver des bases communes et des lieux pour se rassembler, par delà nos multiples statuts, notre atomisation et notre invisibilisation.

Exploités Énervés
Mail : exploitesenerves chez riseup.net
Site : http://exploitesenerves.noblogs.org/

Rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien

Infos Mille babords - 13. août 2014 - 19:00

Les bombardements intensifs sur Gaza se poursuivent au vu et au su de la communauté internationale après une courte trêve. À ce jour, le bilan est très lourd : près de 2 000 tués dont plus de 400 enfants.

Des écoles dans lesquelles s'étaient réfugiés des civils et des hôpitaux ont été bombardés. Des crimes de guerre ont été commis dont le gouvernement israélien devra répondre devant le Tribunal Pénal International.

Ces attaques israéliennes visent à anéantir la résistance palestinienne et font fi des règles du droit international en massacrant des populations civiles enfermées depuis sept ans dans une prison à ciel ouvert.

Nous avons été choqués par les déclarations du président François Hollande , qui s'est aligné initialement sur la position officielle de l'État d'Israël, allant jusqu'à interdire des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien. La France porte ainsi une lourde responsabilité dans un massacre qui s'apparente à un génocide.

Nous exigeons :
l'arrêt immédiat des massacres
la levée du blocus illégal de Gaz
la protection du peuple de Gaza
des sanctions économiques à l'encontre d'Israël
une condamnation sans équivoque de ces massacres et le respect du droit international

RASSEMBLEMENT
Place Gambetta (en face des cinémas)
Salon de Provence

Mercredi 13 août à 19h

Collectif Palestine du Pays Salonais
contact : 06 51 77 66 38

Considérations éthiques liées à l’utilisation d’interventions non homologuées contre la maladie à virus Ebola

Actualités OMS - 12. août 2014 - 12:01
L’Afrique de l’Ouest est en train de subir la flambée de virus Ebola la plus étendue, la plus sévère et la plus complexe enregistrée dans l’histoire. Les flambées de cette maladie peuvent être contenues en mettant en œuvre des interventions disponibles comme le dépistage et l’isolement précoces des cas, la recherche et le suivi des contacts et le respect de procédures rigoureuses de lutte contre l’infection. Néanmoins, disposer d’un traitement ou d’un vaccin spécifique serait un atout puissant pour contrer le virus Ebola.

Au cours de la dernière décennie, des efforts de recherche ont été consacrés à la mise au point de médicaments et de vaccins contre la maladie à virus Ebola. Certains des produits en cours de développement ont donné des résultats prometteurs en laboratoire, mais leur efficacité et leur innocuité n’ont pas encore été évaluées chez des êtres humains. Le grand nombre de personnes touchées par la flambée de 2014 en Afrique de l’Ouest et le fort taux de létalité ont suscité des appels à utiliser des interventions médicales encore à l’étude pour tenter de sauver les vies des malades et d’infléchir la tendance de l’épidémie.

Plusieurs réflexions à l'international

Infos Mille babords - 11. août 2014 - 10:15

Communisme, Internationalisme, Anti-impérialisme, Luttes pour la paix, Nouvelles des résistances dans le monde, Analyse des stratégies

http://www.collectif-communiste-polex.org/index.php

En direct de Gaza

Infos Mille babords - 10. août 2014 - 23:00

plus d'infos sur le site de l'UJFP-Union Juive Française pour la Paix

Dimanche 10 août 2014. Il est 19 h à Gaza

Trente –quatrième jour de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza
Crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza commis par l'armée de l'occupation israélienne.
Notre population est confiante malgré les massacres, les crimes, et les attaques sanglantes de cette armée barbare, elle affronte cette réalité cruelle avec une volonté remarquable et une patience extraordinaire.
La population civile à Gaza apprécie beaucoup les manifestations de soutien partout dans le monde-Vive la solidarité internationale avec Gaza et contre les crimes israéliens-

L'armée israélienne intensifie ses bombardements sur Gaza après la trêve de 72 heures malgré la retenue des factions de Gaza.

20 morts dont trois enfants et deux femmes en deux jours partout dans la bande de Gaza.
70 blessés dont 10 enfants et 13 femmes
Un agent municipal a été tué au nord de la bande de Gaza
25 maisons détruites
3 mosquées détruites
Deux stades municipaux et un club sportif bombardés
Le port de Gaza bombardé.
Un cimetière bombardé dans la ville de Gaza
Beaucoup de terrains agricoles visés
Quelle horreur !

Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, routes, écoles, universités, cimetières, infrastructures civiles, usines et terres agricoles.

Quelle barbarie !
Et ça continue !

Le bilan s'alourdit au trente-quatrième jour de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :
1 920 morts palestiniens jusqu'à cette heure-ci, dont 420 enfants, 233femmes et 105 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en trente-quatre jours.
9 790 blessés lors de ces bombardements aveugles de l'armée de l'occupation israélienne, dont 1 510 femmes, 400 personnes âgées et 2 570 enfants
Plus de 7 750 raids israéliens en trente-quatre jours partout dans la bande de Gaza

Quelle horreur !
2 520 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
5 770 maisons endommagées par les bombardements
Plus de 25 200 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
125 mosquées ont été détruites

C'est terrible !

Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue
Nous nous défendrons jusqu'à la dernière goutte de notre sang
Jusqu'à notre dernier souffle

Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes

Ziad


Vendredi 8 août 2014. Il est 19 h à Gaza

L'armée israélienne a repris ses bombardements sur Gaza ce vendredi 8 août après la trêve de 72 heures

Les frappes aériennes visent toutes les régions de la bande de Gaza

Trois morts dont un enfant de 10 ans et 20 blessés jusqu'à cette heure-ci

7 maisons détruites depuis ce matin

Une mosquée bombardée dans la ville de Gaza

Plusieurs terrains agricoles visés

Et ça continue !

Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes

Ziad Medoukh

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Dimanche 27 juillet 2014. Il est 24 h à Gaza

Vingtième jour de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza

· Vive la solidarité internationale avec Gaza
· Massacres et crimes israéliens contre les civils de Gaza
· Résistance palestinienne acharnée
· Notre population est confiante malgré les massacres, les crimes, et les attaques sanglantes de cette armée barbare, elle affronte cette réalité cruelle avec une volonté remarquable et une patience extraordinaire.

La journée la plus calme depuis le début de l'offensive militaire israélienne

20 morts - parmi eux 3 enfants et 2 femmes- et 50 blessés depuis ce matin

L'armée israélienne refuse la trêve proposée et continue de bombarder

L'armée de l'occupation a détruit la zone industrielle à Beit Hanoun au nord de la bande de Gaza

60 usines ont été détruites

Quelle barbarie !
C'est horrible !

Et ça continue !

9 morts en Cisjordanie suite à des affrontements avec les soldats israéliens : la Cisjordanie se révolte pour Gaza
Le siège de l'ONU à Gaza a été visé.
Un bureau d'une chaîne de Télévision à Gaza a été bombardé
Toujours deux heures d'électricité par jour pour chaque foyer

Les chars israéliens sont toujours dans les zones frontalières au nord, au sud et à l'est de la bande de Gaza.

Ils bombardent d'une façon intensive.

165.000 habitants ont quitté leurs maisons

Les centres d'accueil sont débordés.

Situation humanitaire catastrophique

Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, infrastructures civiles , usines et terres agricoles

Et ça continue !

Le bilan s'alourdit au vingtième jour de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :

1040 morts palestiniens jusqu'à cette heure-ci, dont 215 enfants, 103 femmes et 76 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en vingt jours.
5570 blessés lors de ces bombardements aveugles de l'armée de l'occupation israélienne, dont 750 femmes, 300 personnes âgées et 1200 enfants
Plus de 5140 raids israéliens en vingt jours partout dans la bande de Gaza

Quelle horreur !

1420 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
1870 maisons endommagées par les bombardements
Plus de 11000 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
97 mosquées ont été détruites

C'est terrible !

Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue

Nous nous défendrons jusqu'à la dernière goutte de notre sang
Jusqu'à notre dernier souffle

Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes

Ziad


Samedi 26 juillet 2014. Il est 19 h à Gaza

1000 morts à Gaza, et ça continue !

Dix-neuvième jour de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza

L'armée israélienne a tué 20 Palestiniens partout dans la bande de Gaza ce matin avant le début de la trêve humanitaire

L'armée israélienne viole cette trêve et continue à bombarder, notamment au nord de la bande de Gaza

L'hôpital de Beit Hanoun au nord de la bande de Gaza a été bombardé.
Les secouristes ont sorti plus de 100 cadavres sous les décombres
C'est terrible !

Les Palestiniens de Gaza sont en train de constater l'ampleur de la destruction massive
C'est horrible !

Toujours deux heures d'électricité par jour pour chaque foyer

Le bilan s'alourdit au dix-neuvième jour de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :

1020 morts palestiniens jusqu'à cette heure-ci, dont 200 enfants, 110 femmes et 83 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en dix-neuf jours.
5250 blessés lors de ces bombardements aveugles de l'armée de l'occupation israélienne, dont 690 femmes et 1100 enfants
Plus de 4750 raids israéliens en dix neuf jours partout dans la bande de Gaza
Quelle horreur !

1340 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
99 mosquées ont été détruites
C'est terrible !

Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes

Ziad


En direct de Gaza. Jeudi 24 juillet 2014. Il est 6 h à Gaza

Dix-septième jour de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza

· Vive la solidarité internationale avec Gaza

· Merci beaucoup pour vos messages de soutien et pour vos appels téléphoniques

· Massacres et crimes israéliens contre les civils de Gaza

· Résistance palestinienne acharnée

· Notre population est confiante malgré les massacres, les crimes, et les attaques sanglantes de cette armée barbare, elle affronte cette réalité cruelle avec une volonté remarquable et une patience extraordinaire.

Une nouvelle journée meurtrière dans la bande de Gaza

150 morts – parmi eux 25 enfants et 22 femmes – et 500 blessés en deux jours

Un carnage
Un vrai génocide
Un vrai massacre
Quelle barbarie !
C'est horrible !
Et ça continue !

Devant le silence complice d'une communauté internationale officielle complice
Et devant des médias qui occultent cette réalité meurtrière.

La centrale électrique de Gaza a été bombardée.
Sept nouvelles mosquées détruites dans la bande de Gaza.
Deux cimetières dans la ville de Gaza bombardés
Trois centres médicaux bombardés
Un centre d'accueil a été touché au centre de la bande de Gaza
Le bureau de la chaîne de télévision Al-Jazeera à Gaza a été visé.
Un stade et deux clubs sportifs bombardés au nord de la bande de Gaza
Les églises de Gaza ouvrent leurs portes pour accueillir les personnes qui ont quitté leurs maisons de l'est de Gaza.

Les chars israéliens sont toujours dans les zones frontalières au nord et à l'est de la bande de Gaza.

Ils bombardent d'une façon intensive.

160.000 habitants ont quitté leurs maisons

Les centres d'accueil sont débordés.

Situation humanitaire catastrophique

Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, infrastructures civiles et terres agricoles

Et ça continue !

Le bilan s'alourdit au dix-septième jour de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :

730 morts palestiniens jusqu'à cette heure-ci, dont 172 enfants, 96 femmes et 74 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en dix-sept jours.
4150 blessés lors de ces bombardements aveugles de l'armée de l'occupation israélienne, dont 640 femmes et 920 enfants
Plus de 3450 raids israéliens en dix sept jours partout dans la bande de Gaza

Quelle horreur !

1290 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
1720 maisons touchées par les bombardements
Plus de 10000 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
89 mosquées ont été détruites

C'est terrible !

Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue
Nous nous défendrons jusqu'à la dernière goutte de notre sang
Jusqu'à notre dernier souffle

Gaza sera toujours debout !

Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes

Ziad


Dimanche 20 juillet 2014. Il est 2 h à Gaza

Treizième jour de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza

· Ne vous inquiétez pas si ne donne pas de nouvelles - on a seulement 3 heures d'électricité par jour-
· Vive la solidarité internationale avec Gaza
· Notre population est confiante malgré les attaques sanglantes de cette armée barbare.

Le génocide israélien continue en toute impunité
Un vrai nettoyage ethnique

60 morts – parmi eux 15 enfants et 5 femmes – et 100 blessés en un jour.
Un carnage

C'est horrible !

Un vrai massacre israélien

Les chars israéliens sont toujours dans les zones frontalières au nord de la bande de Gaza.
Ils bombardent d'une façon intensive l'Est de la ville de Gaza.
Ils n'osent pas avancer face à une résistance acharnée

60.000 habitants ont quitté leurs maisons

Situation humanitaire catastrophique
Pénurie d'eau
Pénurie d'électricité
Hôpitaux débordés
Manque de médicaments et de matériel médical

Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, infrastructures civiles et terres agricoles
Cinq centres médicaux ont été bombardés
sept écoles ont été touchées.
Réseaux de communication paralysés suite aux bombardements israéliens

Et ça continue !

Le bilan s'alourdit au treizième jour de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :

350 morts palestiniens jusqu'à cette heure-ci, dont 94 enfants, 40 femmes et 47 personnes âgées suite à des bombardements israéliennes en treize jours.
2500 blessés lors de ces bombardements aveugles de l'armée de l'occupation israélienne, dont 390 femmes et 670 enfants
Plus de 2850 raids israéliens en treize jours partout dans la bande de Gaza

Quelle horreur !

630 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
1100 maisons touchées par les bombardements
Plus de 7500 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
52 mosquées ont été détruites
10 écoles et instituts ont été détruits

C'est terrible !

Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue
Nous nous défendrons jusqu'à la dernière goutte de notre sang
Jusqu'à notre dernier souffle

Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes

Ziad


Jeudi 17 juillet 2014. Il est 21 h à Gaza

Dixième jour de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza

Vive la solidarité internationale avec Gaza

Après une trêve « humanitaire » de 5 heures, l'armée de l'occupation poursuit ses bombardements partout dans la bande de Gaza.
Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, infrastructures civiles et terres agricoles.

Un nouveau massacre israélien à Gaza : l'armée israélienne a tué cinq enfants qui avaient entre 4 et 9 ans, ce soir dans la ville de Gaza devant leur maison.
Quelle barbarie !
Après le massacre d'hier.
Silence, on tue les enfants à Gaza.

Ce nouveau massacre prouve que l'occupant se venge sur les enfants de son échec militaire après dix jours des attaques sanglantes sur la bande de Gaza.

Un hôpital a été bombardé dans la ville de Gaza
Un centre d'accueil pour personnes âgées a été détruit
20 morts depuis ce matin dans la bande de Gaza

L'armée de l'occupation israélienne détruit tout dans la bande de Gaza, c'est horrible !

Gaza l'oubliée et Gaza laissée à son sort supporte l'insupportable !

L'aviation, la marine et les chars israéliens bombardent partout dans la bande de Gaza.

Et ça continue !

Le bilan s'alourdit au dixième jour de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :

240 morts palestiniens jusqu'à cette heure-ci, dont 54 enfants, 28 femmes et 36 personnes âgées suite à des bombardements israéliennes en dix jours.
1720 blessés lors de ces bombardements aveugles de l'armée de l'occupation israélienne, dont 290 femmes et 420 enfants
Plus de 2470 raids israéliens en dix jours partout dans la bande de Gaza

Quelle horreur !

500 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
1000 maisons touchées par les bombardements
Plus de 2400 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
45 mosquées ont été détruites
45 écoles touchées.
3 instituts d'enseignement supérieur touchés
7 stades détruits
3 stations électriques ont été touchées
7 puits d'eau touchés
30 bâtiments publics détruits
9 centres médicaux touchés
34 associations bombardées.

C'est terrible !

Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue
Nous nous défendrons jusqu'à la dernière goutte de notre sang
Jusqu'à notre dernier souffle

Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !
Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes

Ziad


Mardi 15 juillet 2014. Il est 16 h à Gaza

Huitième jour de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza

La poursuite de l'agression criminelle sur la bande de Gaza

Les Israéliens parlent d'une trêve alors qu'ils poursuivent leurs attaques sur la bande de Gaza.
7 morts à Gaza depuis ce matin
L'hôpital du Croissance rouge à Jabalya a été touché

L'armée de l'occupation israélienne détruit tout dans la bande de Gaza, quelle barbarie !

Gaza l'oubliée et Gaza laissée à son sort supporte l'insupportable !

L'aviation, la marine et les chars israéliens bombardent partout dans la bande de Gaza.

Le bilan s'alourdit au huitième jour de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :

192 morts palestiniens jusqu'à cette heure-ci, dont 49 enfants, 28 femmes et 32 personnes âgées suite à des bombardements israéliennes en sept jours.
1400 blessés lors de ces bombardements aveugles de l'armée de l'occupation israélienne, dont 250 femmes et 370 enfants
Plus de 2400 raids israéliens en huit jours partout dans la bande de Gaza
Quelle horreur !

390 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
950 maisons touchées par les bombardements
Plus de 2200 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
37 mosquées ont été détruites
39 écoles touchées.
3 instituts d'enseignement supérieur touchés
3 stations électriques ont été touchées
7 puits d'eau touchés
25 bâtiments publics détruits
7 centres médicaux touchés
25 associations bombardées.
C'est terrible !

Nous nous lâchons rien !

Nous ne désespérons pas !

La lutte continue
Nous nous défendrons jusqu'à la dernière goutte de notre sang
Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !


Samedi 12 juillet 2014, Il est 24 h à Gaza

Bilan :
La journée la plus meurtrière depuis le début de l'offensive militaire sur la bande de Gaza - 45 morts -
Silence, on massacre les Palestiniens à Gaza.
Silence, on tue les enfants et les femmes à Gaza
L'aviation, la marine et les chars israéliens bombardent partout dans la bande de Gaza.
Et ça continue !

Le bilan s'alourdit au cinquième jour de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :
152 morts palestiniens jusqu'à cette heure-ci, dont 40 enfants, 23 femmes et 19 personnes âgées suite à des bombardements israéliennes en cinq jours.
970 blessés lors de ces bombardements aveugles de l'armée de l'occupation israélienne, dont 190 femmes et 250 enfants
3 handicapés ont été tués-quelle honte !
3 agents municipaux ont été tués à Rafah
2 ambulanciers ont été tués.
Plus de 2100 raids israéliens en cinq jours partout dans la bande de Gaza
Quelle horreur !
290 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
800 maisons touchées par les bombardements
Plus de 1900 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
25 mosquées ont été détruites
Un hôpital a été touché
3 centres médicaux ont été touchés
La municipalité de Rafah a été touchée
une association des handicapés à été détruite- quelle honte !
C'est terrible !

Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue
Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !


10 juillet

Honte à l'humanité !
L'armée la plus morale du monde BOMBARDE des civil.e.s

L'armée israélienne a bombardé une café à Khan-Younis au sud de la bande de Gaza, tuant 9 jeunes palestiniens qui avaient entre 19 et 23 ans, ces jeunes regardaient un match de foot.

Silence, on tue les jeunes à Gaza !

Honte à l'humanité !

L'aviation israélienne bombarde et détruit les maisons dans la bande de Gaza sans avertir leurs habitants

Silence, on massacre les Palestiniens à Gaza !

Honte à l'humanité !

L'armée la plus morale du monde a tué 10 femmes et 20 enfants en deux jours
Silence, on tue les enfants et les femmes à Gaza !
Honte à l'humanité !

L'armée israélienne a tué un journaliste de Gaza qui circulait dans sa voiture de presse
Silence, on cache la réalité de Gaza !
Honte à l'humanité !


retransmis par Pierre Stambul
UJFP/Union Juive Française pour la Paix

« j'appelle les soldats de base et les réservistes à refuser les ordres et à ne pas participer au massacre »

Infos Mille babords - 10. août 2014 - 17:50

La déclaration est à lire en entier - + vidéo de l'appel - sur le site :
http://www.non-fides.fr/?Israel-Palestine-j-appelle-les

Udi Segal, jeune israélien de 19 ans, devait démarrer son service militaire le lundi 28 juillet 2014. Malgré la loi l'obligeant, comme la plupart des israéliens juifs de son âge, à rejoindre l'armée après le lycée, Udi a refusé. Il est ce que l'on appelle un refuznik (en hébreu sarvan, de sirev : « il a refusé »), comme ces autres jeunes qui refusent de servir dans Tsahal. Certains de ces soldats refusent notamment de servir dans les territoires palestiniens occupés, d'autres refusent tout simplement d'être incorporés, comme c'est le cas d'Udi.

« Je m'appelle Udi Segal, j'ai 19 ans, je viens du Kibbutz Tuval au nord d'Israel, il y a quelques mois j'ai signé la lettre des objecteurs de conscience 2014 qui fut envoyée au premier ministre, à ce jour, elle a été signée par 130 déserteurs. Dans la lettre nous déclarions notre refus de servir dans l'armée israélienne. La principale raison est l'occupation et l'oppression continue du peuple palestinien, qui s'exprime par des allocations sociales inégales, le mépris des droits, et le meurtre continu de plus de 600 personnes dans la dernière opération à Gaza [1]. De plus, le service militaire contribue au militarisme israélien. Moi par exemple, en tant qu'homme, juif et ashkénaze [3], et donc plus susceptible d'avoir un impact sur la société israélienne et de m'en sortir, car je viens d'un milieu social dominant plus enclin au militarisme israélien, un milieu auquel je m'oppose fortement.

Même si il n'y avait pas l'occupation, je refuserais de servir l'armée, car elle pérennise un système politique, nationaliste et capitaliste auquel je refuse de prendre part et qui ne profite qu'à quelques-uns. Je ne pense pas que l'opération militaire en cours à Gaza me protège. Les opérations militaires ne me protégeront pas, elles ne feront qu'engendrer de nouvelles opérations militaires comme ça a été le cas avec l'Opération Plomb durci [2008-2009] qui n'a fait que mener à l'Opération Pilier de défense [novembre 2012] et qui continue aujourd'hui avec l'opération Bordure Protectrice, qui elle-même mènera probablement à d'autres opérations militaires. Ce qui protégerait serait une paix juste reconnaissant l'injustice faite aux palestiniens. On ne pourra réaliser la paix tant qu'un peuple sera opprimé, occupé et entouré d'un mur. Cette population n'a pas abandonné son désir de liberté et ne se repose pas sur l'éventuelle compassion de ceux qui l'occupent, alors ne vous attendez pas à vivre en sécurité dans une telle situation. A ceux qui pensent quand même qu'ils me défendent, dans une telle situation, si le prix à payer pour la sécurité est de 600 morts à Gaza, je ne suis pas intéressé par ce genre de sécurité. [] »

« […] L'objectif qui sous-tend ma désertion est d'en finir avec l'occupation. Mais compte tenu de la réalité présente, ce qui importe maintenant est que les israéliens ouvrent leurs yeux, qu'ils réfléchissent au sens de l'occupation et à ce que cela signifie de servir dans l'armée, particulièrement les adolescents qui se rapprochent de la conscription.

En ce qui concerne l'opération en cours à Gaza, j'appelle les soldats de base et les réservistes à refuser les ordres et à ne pas participer au massacre.

Udi Segal. »


[1] Les chiffres macabres n'ont cessé d'augmenter depuis cette déclaration.

Rassemblement contre la traque des familles roms expulsées de Plombières

Infos Mille babords - 10. août 2014 - 16:00

Depuis l'expulsion du boulevard de Plombières et passées les quelques nuits d'hôtel qui ont suivi, la situation des familles expulsées laissées sans solution n'a cessé de se dégrader.

 Pas une seule journée n'a passé sans que la police ne vienne les déloger du moindre bout de terre où elles se sont posées. Jour et nuit elles sont pourchassées et la police a reçu des instructions de ne leur laisser aucun répit jusqu'à ce qu'elles quittent la ville. 

Cette décision ne peut être admise dans une république démocratique en réponse à une situation de détresse sur le territoire français en plein mois caniculaire comme connaît la ville de Marseille.
>
> 

Ces personnes ne sont pas nouvelles sur le territoire, certaines sont là depuis plusieurs années et ont inscrit leurs enfants à l'école. Il est inadmissible de laisser à la rue sans toit et sans soin des familles entières, avec des nourrissons et des personnes âgées sans qu'aucune solution ne leur soit proposée.

Nous, les associations et bénévoles, depuis des années à leur coté, dénonçons cette situation humanitaire dramatique et intolérable.

Nous demandons à la ville de Marseille, la Région et l'Etat de venir en aide à ces personnes et de ne pas détruire le travail réalisé par les associations.
>
> Nous demandons que soit mis à disposition un terrain et des conditions sanitaires acceptables pour recevoir ces familles et permettre aux associations de faire leur travail de scolarisation et d'accompagnement social vers les organismes spécialisés. 

Nous dénonçons la politique qui est menée à leur encontre, qui a tout d'une politique discriminatoire et qui génère pour la population dans son ensemble de graves risques de troubles à l'ordre public auxquels sont exposés des enfants et des personnes innocentes.

 Nous dénonçons le manque de respect qui leur est attribué et l'agressivité d'une politique sécuritaire qui coûte plus cher à la ville que ne coûterait la mise en place de solutions à long terme comme proposées par les associations depuis des années.

 Devant cette traque continue et l'absence totale de réponse face à la situation humanitaire dramatique que connaissent ces familles (quelques soixante personnes et
> une vingtaine d'enfants) laissées sans toit et sans soin, nous demandons la mise en place de solution d'urgence pour répondre à ce scandale humanitaire. 

Encore une fois, les bénévoles et associations se proposent de faire les médiateurs dans la gestion d'un terrain mis à disposition pour accueillir ces familles afin que ces personnes aient enfin accès à des soins et à l'opportunité d'inscrire leurs enfants à l'école dans des conditions décentes. 

Encore une fois, nous répétons que la Ville de Marseille a la capacité d'accueillir ces personnes librement et dignement.
>
> Les familles sont en détresse, inquiètes pour leur avenir. Elles doivent pouvoir continuer à faire leur travail de récupération et de vente sur les marchés ou au ferrailleur pour nourrir leurs enfants. Quant à la rentrée des enfants scolarisées, comment va-t-elle pouvoir se faire dans de telles conditions ?
>
> En ce mois d'août 2014 où nous célébrons la mémoire des Gitans déportés dans les camps de concentration en août 1944, il nous est intolérable d'assister à un tel acharnement dans le déni des droits fondamentaux.
>
> Nous demandons à la population et au voisinage de bien vouloir pardonner les gênes occasionnées et de bien comprendre que ces familles ne sont nullement les seules responsables de la misère qui les accompagne. Nous demandons que la ville de Marseille et la Région cessent cette politique discriminatoire et accordent enfin un terrain en mettant à disposition les fonds européens attribués à cette occasion.

 Nous sommes présents à leur coté pour répondre à vos questions, démonter ensemble les préjugés qui nous font vivre dans l'ignorance les uns des autres et chercher ensemble des solutions.
>
> 

NOUS APPELLONS A UN RASSEMBLEMENT LE DIMANCHE 10 AOÛT
> A 16 H SOUS L'OMBRIERE DU VIEUX-PORT
> NOUS COMPTONS SUR VOTRE COMPREHENSION ET VOTRE SOLIDARITE,
> PAR AVANCE MERCI
> Cette action est menée par l'Ambassade Roumaness, Arte Chavalo, Action pour la vie et tous les bénévoles impliqués auprès des migrants

Raji Sourani : Pourquoi un cessez-le-feu ne peut suffire

Infos Mille babords - 10. août 2014 - 10:42

Le 3 août, un bombardement israélien sur une école des Nations Unies a fait 10 morts et des dizaines de blessés.
La semaine écoulée, nous avons été témoins d'une autre attaque qui a ciblé une enceinte des Nations Unies qui abritait des civils, tuant 17 personnes et blessant 120. Une autre attaque visant un marché à Shujaiya pendant le supposé cessez-le-feu a tué 18 personnes et en a blessé 200.
Aujourd'hui à Rafah, Israël a bombardé une autre école dirigée par l'UNRWA, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés Palestiniens, où des milliers de civils se réfugiaient. Même le Département d'Etat Américain a, contrairement à son habitude, condamné Israël en qualifiant l'attaque d' « épouvantable » et de « scandaleuse. »
Ceci est un cauchemar. Mais c'est le type de cauchemars dont on sait qu'il ne disparaitra pas au réveil.
La politique israélienne à l'égard de Gaza, traduite par le ciblage illégal de zones à forte concentration de la population et de leurs maisons, résulte en des horreurs indicibles et indescriptibles.
Israël est en train de punir, délibérément, les civils dans le seul but d'exercer une pression politique sur le Hamas. Ils infligent une punition collective à 1.8 millions de citoyens de la Bande de Gaza. Sinon, comment expliquer les statistiques ?
Les tous derniers chiffres recueillis par le Centre Palestinien des Droits de l'Homme (PCHR) indiquent que 1,817 Palestiniens ont été tués, dont 1,545, soit un taux incroyable de 85%, sont des civils : les soit-disant « personnes protégées » par le droit humanitaire international.
Des centaines de milliers de civils ont été déplacés. Ils ont reçu l'ordre de s'enfuir alors qu'il n'y a nul endroit sûr où aller : les refuges de l'ONU qui hébergent les civils ont à plusieurs reprises été ciblés. La Bande de Gaza est en ruines. La destruction de Shujaiya est difficile à comprendre. Même la centrale électrique n'y a pas échappé. Comment nos hôpitaux continueront-ils leur travail ? Comment les centres de traitement des eaux usées fonctionneront-ils ? Comment avoir de l'eau potable ?

Nos revendications

Dans ce déchirement et cette destruction, nous voulons une fin immédiate de la violence. Nous voulons qu'il soit mis fin à cette horreur, à cette souffrance. Beaucoup d'enfants sont morts. Les crimes de guerre sont devenus notre réalité quotidienne.
Cependant, un cessez-le-feu n'est pas suffisant.
Nous demandons à ce que justice soit faite, à ce qu'il y ait des responsables pour tout ce que nous avons enduré. Nous demandons à être traités comme des êtres humains, à ce que notre dignité humaine inhérente soit reconnue. Nous réclamons la levée du blocus sur la Bande de Gaza.
Durant les sept dernières années, Israël a soumis la Bande de Gaza à un blocus très strict. En fermant les frontières, Israël a lentement étouffé Gaza, nous soumettant délibérément à processus de de régression et de recul.
Avant le déclenchement de l'actuelle offensive, 65% de la population ne recevait pas son salaire ou était au chômage. 85% de la population dépend de l'aide alimentaire distribuée par des organisations internationales. Les patients dont le traitement qui sauve leurs vies n'est pas disponible à Gaza n'obtiennent pas les autorisations de quitter la Bande. Ils meurent.
La vie sous blocus n'est pas une vie. Nous ne pouvons plus retourner à cette réalité. Je ne peux pas imaginer sept autres années de fermeture. Le blocus signifie l'absence d'espoir. Il signifie que les jeunes de Gaza n'auront plus d'avenir. Pas de travail. Aucune opportunité pour partir. Même lorsque la guerre éclate, nous n'avons aucune issue pour nous enfuir.
Toutefois, le blocus ne représente que la moitié de la dure réalité dans la Bande de Gaza. L'autre étant l'absence totale de l'état de droit. Les crimes de guerre sont commis en toute impunité. Le blocus lui-même est un crime de guerre et est la politique officielle du gouvernement d'Israël.
En plus de cela, nous sommes constamment les victimes d'attaques et d'offensives fréquentes. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à la troisième offensive majeure depuis l'imposition du blocus. Des milliers de civils ont été tués. Des milliers, voire plus, de maisons et de quartiers ont été détruits.

L'impunité totale

Ces crimes de guerre sont commis en toute impunité. Après l'Opération Plomb Durci, l'offensive du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, le PCHR a déposé 490 plaintes criminelles au nom de 1.046 victimes. Dans les cinq années qui ont suivi, nous n'avons reçu que 44 réponses. Les autorités israéliennes ont décidé que 446 affaires ne justifiaient même pas de réponse.

Les résultats ?

Un soldat a été condamné pour le vol d'une carte de crédit et sa peine a été de sept mois.
Deux soldats ont été condamnés pour avoir utilisé un garçon de 9 ans comme bouclier humain. Chacun d'entre eux a eu trois mois de prison avec sursis.
Un soldat a été condamné pour le « mauvais usage d'une arme à feu » en tirant sur un groupe de civils brandissant des drapeaux blancs, tuant ainsi deux femmes. Ce soldat a été condamné à 45 jours d'emprisonnement.
Ceci n'est pas justice. L'impact de ces crimes de guerre permanents et l'impunité qui en découle nie et rejette notre propre dignité, notre valeur en tant qu'êtres humains. Tout cela démontre que nos vies ne sont pas sacrées, que nous n'avons aucune considération.
Confrontés à cette existence, nos demandes ne sont pas excessives. Elles ne sont pas, non plus, irréalistes.
Nous voulons être traités sur un pied d'égalité. Nous voulons que nos droits soient respectés et protégés. Nous appelons à l'application égale du droit international, en Israël comme en Palestine, aux Israéliens comme aux Palestiniens. L'état de droit international doit être respecté et tous les responsables de ces violations devront rendre des comptes.
Nous demandons des enquêtes sur ceux soupçonnés de crimes de guerre et la poursuite des responsables ? Est-ce déraisonnable et excessif ?
Nous voulons la levée complète du blocus. Il ne fait aucun doute que la politique de fermeture adoptée par Israël est illégale. Dans une déclaration publique assez rare, le Comité International de la Croix Rouge a explicitement déclaré que la politique de fermeture israélienne constitue une punition collective, ce qui est une violation du droit international. Les conséquences de cette politique sont patentes et évidentes dans le quotidien de la Bande de Gaza.
Nous demandons la fin du blocus. Nous voulons avoir l'opportunité de vivre notre vie dans la dignité. Est-ce trop demandé ?
Ces demandes ne sont pas politiques. Ce sont des demandes de gens qui veulent être traités et considérés comme des êtres humains.
Un cessez-le-feu ne peut pas suffire. Il ne mettra pas un terme à la souffrance. Il ne fera que nous transporter de l'horreur de la mort par bombardement à l'horreur de la mort par asphyxie progressive.
Nous ne pouvons plus redevenir ces prisonniers dans la cage qu'Israël secoue comme bon lui semble avec ses offensives destructives les plus brutales qui soient.

* Raji Sourani est le directeur du PCHR, Palestinian Centre for Human Rights

Traduction : Info-Palestine
Nicole ZIANI

Argentine : la fondatrice des Grands-Mères de la place de Mai retrouve son petit-fils 36 ans après

Infos Mille babords - 10. août 2014 - 8:02

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/08/06/argentine-la-fondatrice-des-grands-meres-de-la-place-de-mai-retrouve-son-petit-fils-36-ans-apres_4467242_3222.html
A 83 ans, Estela Carlotto, figure du mouvement des femmes argentines ayant défié le régime de Jorge Videla pour réclamer les bébés d'opposants politiques enlevés à leurs mères, les Grands-mères de la place de Mai, a annoncé avoir retrouvé son petit-fils porté disparu depuis trente-six ans.

« Je veux partager avec vous cette énorme joie que me donne la vie, de trouver ce que j'ai cherché et que nous avons tous cherché ». Le moment fut chargé d'émotion, mardi 5 août à Buenos Aires, pour Estela Carlotto, dirigeante historique des Grands-Mères de la place de Mai. A 83 ans, cette figure du mouvement des femmes argentines ayant défié le régime de Jorge Videla pour réclamer les bébés d'opposants politiques enlevés à leurs mères, a annoncé avoir retrouvé son petit-fils porté disparu depuis trente-six ans.

« C'est une compensation pour lui, pour notre famille, je veux l'embrasser, le toucher et voir si il est comme je l'ai rêvé » a-t-elle ajouté, entourée par sa famille, ses enfants, et plusieurs de ses treize petits enfants.

Lire aussi : « Argentine : les cinq cents bébés volés de la dictature »

L'homme a été identifié grâce à des tests ADN. A 99,9 %, son ADN correspond à celui de Laura Carlotto, fille de celle que le pays appelle « la grand-mère de l'Argentine », exécutée en août 1978, deux mois après avoir accouché. L'homme a entrepris de lui-même la démarche de comparer son empreinte ADN à celles contenues dans une base de données consacrée aux « bébés volés de la dictature », en se rendant au siège de l'association des Grands-Mères.

LE 114E ENFANT RETROUVÉ
Surnommé « Guido » par Estela Carlotto — qui ne l'a pas encore rencontré —, le petit-fils serait un musicien, compositeur, pianiste et directeur d'une école de musique dans le sud de Buenos Aires, selon la presse argentine. C'est le 114e enfant identifié depuis le début du combat des Grand-Mères de la place de Mai.

Entre 1976 et 1983, pendant la dictature argentine, des milliers de personnes considérées comme subversives ont été enlevées, torturées et tuées par le régime. Parmi elles, des femmes enceintes, maintenues en vie dans des geôles jusqu'à leur accouchement. Les nourrissons ont ensuite été élevés par des familles de militaires, parfois celles des bourreaux.

GRANDE JOIE EN ARGENTINE
En Argentine, l'annonce a fait grand bruit. Si désormais les « bébés volés » font partie de l'histoire officielle du pays après des décennies de silence, notamment grace aux condamnations des responsables du régime en 2012, celle qui se battait pour la justice n'avait jusque-là pas retrouvé sa famille.

La présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner, a appelé Estela Carlotto sitôt l'annonce connue. « Cristina m'a appelé en pleurant en me demandant : “est-ce vrai ?”, rapporte la militante de longue date. J'ai répondu : “Oui”, et nous avons toutes les deux pleuré de joie. »

Deux anciens dictateurs argentins ont été condamnés pour leur rôle dans l'enlèvement systématique des bébés des opposants politiques tués. Reynaldo Bignone est en prison, et Jorge Videla est mort en mai 2013 alors qu'il purgeait une peine de cinquante ans de prison.

Rassemblement faisant suite aux multiples agressions au Cours Julien

Infos Mille babords - 9. août 2014 - 18:30

A qui appartient le cours Julien ? Au patron du bar La Rhumerie ?

Samedi 2 août, vers 20h, quelques personnes sont posées tranquillement
à plusieurs mètres de la terrasse du bar La Rhumerie, sur le cours
Julien, lorsque le patron leur ordonne de partir rapidement de là. Le
groupe refuse en répétant qu'on s'assoit où on veut dans l'espace
public. Cinq minutes plus tard, 6 gros bras, commandités par le patron,
débarquent et commencent à tabasser le groupe. Une des personnes part à
l'hôpital avec un traumatisme crânien et une amnésie temporaire. Des
passants tentent de s'interposer et de calmer les « gros bras » et se
font jeter violemment dans la fontaine.

Jeudi 7 août, vers 19h, une autre personne se fait démonter la tête par
le même patron sous prétexte qu'elle n'avait rien à faire dans le
quartier. La patronne sort son flingue et le menace, en se vantant
qu'elle aurait dû le « calibrer ». La politique de la maison est alors
d'acheter le silence des clients en leur offrant un punch ! Des
habitué.e.s des bars du cours Julien et des habitant.e.s du quartier
tentent de réagir. Le patron pète un câble, menace de mort toutes les
personnes qui passent : « le cours Julien c'est chez moi, pas chez vous !
Je vous mets dans la cave et je vous tue », frappe plusieurs personnes
avant que la patronne ne se remette à menacer tout le monde avec son
pistolet qu'elle brandit à un mètre du toboggan et des enfants. Avec la
crosse, elle éclate l'arcade d'une des personnes qui tentait de calmer
le patron de la Rhumerie...

Ces agressions ne sont pas les premières. D'autres habitant.e.s du
quartier sont terrorisé.e.s par les testostéronneries du patron de La
Rhumerie et de ces gros bras. Ils cherchent la bagarre avec tous ceux
qui ne consomment pas à leur terrasse, parce que leur présence rebute le
client, disent-ils. Ce qui se passe au Cours Julien est à l'image d'une
dynamique plus globale sur Marseille : ceux qui n'ont pas les moyens ou
l'envie de consommer sont chassés des quartiers populaires pour faire
place nette aux investisseurs et aux touristes. Ainsi, rue de la
république, ou encore à Noailles, les flics traquent et tabassent qui
bon leur semble, tranquillement filmés par les caméras de plus en plus
nombreuses.

On habite la rue, elle n'est pas juste un lieu de passage entre le
travail, les banques et les boutiques. On habite les squares, les places
et les bancs. On se rencontre et on se parle où on veut, pas besoin de
payer ni de demander l'autorisation d'être, là ou ailleurs, seul.e ou
ensemble, avec ou sans papiers. L'insécurité c'est la propriété et le
fric qui la créent et nous en avons là une belle démonstration.

Rassemblement samedi 9 août au Cours Julien.Rdv à 18h30 à la Plaine côté St Savournin pour y aller ensemble.

Fukushim'Apt : Projection, atelier, conférence ...

Infos Mille babords - 9. août 2014 - 17:00

Dans le cadre d'un projet d'accueil d'enfants de Fukushima nous organisons cet évenement :

Atelier origami entre enfants français japonais et les grands enfants que nous sommes tous restés !

Exposition de calligraphies de Isabelle Baticle généreusement offertes au profit du projet qui sera présente normalement,

Projections vidéos,

Conférence de Yoshino San sur la situation actuelle et les réels dangers et conséquences d'une catastrophe nucléaire,

Repas convivial + musique...

Situé au dessus du centre équestre suivez les panneaux Fukushima ca pourrait être nous !

Evénement facebook associé

APPEL DE GAZA : TOUS DANS LA RUE SAMEDI 9 AOÛT ! JOUR DE COLÈRE !

Infos Mille babords - 9. août 2014 - 15:00

http://www.bdsmovement.net/2014/gaz...
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article13058

Rejoignez aujourd'hui le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS). Demandez maintenant des sanctions contre Israël.

Alors que nous faisons face à la pleine puissance de l'arsenal militaire israélien, subventionné et fourni par les États-Unis et l'Union européenne, nous appelons la société civile et les personnes de conscience à travers le monde à faire pression sur les gouvernements pour sanctionner Israël et implémenter immédiatement un embargo complet des armes.

Allez dans les rues samedi 9 août avec une demande unie : des sanctions contre Israël.

À Gaza sous l'invasion, le bombardement et un siège continuel, l'horreur dépasse les mots. Les fournitures médicales sont épuisées. La mort a touché 1813 personnes (398 enfants, 207 femmes, 74 personnes âgées) et 9370 sont blessées (2744 enfants, 1750 femmes, 343 personnes âgées). Nos hôpitaux, nos ambulances et le personnel médical sont attaqués pendant leur travail. Les médecins et les infirmiers sont tués alors qu'ils évacuent les morts. Nos morts ne sont pas des chiffres et des statistiques à raconter ; ils sont des personnes que nous aimions, notre famille, nos amis.

Alors que nous devons survivre à cette agression, vous avez certainement le pouvoir de nous aider à y mettre fin, comme vous avez aidé à venir à bout de l'apartheid et d'autres crimes contre l'humanité. Israël n'est capable de mener cette attaque qu'avec le soutien sans faille de gouvernements — ce soutien doit s'arrêter.

Ceci est notre troisième massacre en six ans. Lorsque nous ne sommes pas massacrés, nous restons assiégés, une punition collective illégale d'une population entière. Les pêcheurs sont abattus et tués s'ils s'aventurent au-delà d'une limite de 3 km imposée unilatéralement par Israël. Les fermiers sont abattus lorsqu'ils moissonnent leurs récoltes dans une zone imposée unilatéralement par Israël. Gaza est devenu la plus grande prison à ciel ouvert du monde, un camp de concentration depuis 2006. Cette fois-ci, nous voulons la fin de ce crime sans précédent contre l'humanité commis avec la complicité et le soutien de vos propres gouvernements !

Nous ne demandons pas la charité. Nous demandons la solidarité, parce que nous savons que jusqu'à ce qu'Israël soit isolée et sanctionnée, ces horreurs se répèteront.

Agissez samedi prochain

Faites de Boycott, Désinvestissement et Sanctions le message principal de chaque manifestation partout dans le monde. Prenez des bannières et des affiches appelant à des sanctions contre Israël à chaque manifestation.
Twittez en utilisant le hashtag #GazaDayofRage.
Envoyez-nous par email vos photos et les détails de vos actions à GazaDayofRage chez gmail.com.
Alors que les nouvelles de manifestations massives à l'extérieur des ambassades israéliennes partout dans le monde nous ont donné de l'espoir, après des semaines de protestations, nous vous exhortons à intensifier vos actions. Occupez les ambassades israéliennes, défiez les fonctionnaires israéliens et tous ceux qui soutiennent l'agression en cours contre Gaza chaque fois qu'ils apparaissent en public et organisez des sit-in dans les édifices gouvernementaux.

Boycottez tous les produits israéliens et agissez contre les corporations profitant du système israélien de colonialisme, d'occupation et d'apartheid. Participez aux actions ciblées de boycott dans votre ville et informez le public de la complicité des compagnies dans l'assaut militaire actuel d'Israël et le siège illégal à Gaza.

Les syndicats palestiniens appellent leurs frères et leurs soeurs du mouvement syndical international à cesser de traiter les biens importés d'Israël ou qui y sont exportés. Le mouvement syndical a une fière histoire d'action directe contre l'apartheid en Afrique du Sud, la Confédération des syndicats sud-africains nous a rejoints en appelant à une action directe pour mettre fin à l'impunité d'Israël.

De Gaza occupé et assiégé

Signatures :

Palestinian General Federation of Trade Unions - General Union of Palestinian Women - University Teachers' Association in Palestine - Palestinian Non-Governmental Organizations Network (Umbrella for 133 orgs) - Medical Democratic Assembly - General Union of Palestine Workers - General Union for Health Services Workers - General Union for Public Services Workers - General Union for Petrochemical and Gas Workers - General Union for Agricultural Workers - Union of Women's Work Committees - Pal-Cinema (Palestine Cinema Forum) - Youth Herak Movement - Union of Women's Struggle Committees - Union of Synergies-Women Unit - Union of Palestinian Women Committees - Women's Studies Society - Working Woman's Society - Palestinian Students' Campaign for the Academic Boycott of Israel - Gaza BDS Working Group - One Democratic State Group - Palestinian Boycott, Divestment, Sanctions National Committee (BNC).
BNC includes : Council of National and Islamic Forces in Palestine - Palestinian NGO Network (PNGO) - Palestinian National Institute for NGOs - Global Palestine Right of Return Coalition - Palestinian Trade Union Coalition for BDS (PTUC-BDS) - Federation of Independent Trade Unions - General Union of Palestinian Workers - Palestinian General Federation of Trade Unions - General Union of Palestinian Women - Union of Palestinian Farmers - General Union of Palestinian Teachers - General Union of Palestinian Writers - Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE) - Union of Professional Associations - General Union of Palestinian Peasants - Union of Public Employees in Palestine-Civil Sector - Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW) - National Committee for Grassroots Resistance - Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) - National Committee to Commemorate the Nakba - Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem - Coalition for Jerusalem - Union of Palestinian Charitable Organizations - Palestinian Economic Monitor - Union of Youth Activity Centers-Palestine Refugee Camps - Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative

http://www.millebabords.org/IMG/zip/viewer.zip
http://www.millebabords.org/IMG/doc/140806_appel_de_gaza.doc

Cercle de Silence

Infos Mille babords - 9. août 2014 - 11:30

de 11 h 30 à 12 h
afin de protester contre l'enfermement des étrangers, les conditions de cet enfermement et les expulsions quotidiennes que nous constatons au mépris total des droits fondamentaux de la personne.

Nous rappelions il y a un mois, à l'occasion de notre dernier cercle de silence, le sujet qui fait consensus parmi les dirigeants politiques de l'Europe à savoir la lutte contre ceux qui abuseraient des dispositifs de protection sociale.

David Cameron ne s'est hélas pas distingué des autres dirigeants en annonçant le 29 juillet dernier un "durcissement du système migratoire [...] pour donner la priorité aux Britanniques". Il s'agit en fait de restreindre les aides sociales aux immigrés et notamment aux immigrés européens, alors même que toutes les études indiquent que ces immigrés du Vieux Continent viennent au Royaume-Uni pour travailler et non pour bénéficier des allocations sociales.

Ainsi, on retrouve partout dans les pays les plus riches de la planète cette hantise de l'immigration, y compris lorsqu'elle vient de pays qui sont très proches, intégrés dans le même système économique et politique.

La préférence nationale exprimée par la Maire d'Aix-en-Provence dans un récent Conseil municipal, pour s'opposer à toute mesure d'accueil humanitaire des Roms vivant dans le Pays d'Aix, s'inscrit tout à fait dans ce climat détestable qui gangrène notre société.

L'espoir ne peut venir que de la mobilisation des citoyens. Nous devons faire comprendre que le rejet de l'autre signe la négation de toutes les valeurs de l'humanisme.

Venez nombreux au prochain cercle de silence, samedi 9 août à 11h30, aux Allées provençales.

Rappel : Le Cercle de Silence d'Aix-en-Provence est composé de citoyen (ne)s et de membres engagés individuellement au sein de divers mouvements et associations qui le soutiennent :
ACAT Aix, AIX-SOLIDARITE, AJC Amitié Judéo-Chrétienne Aix, AMNESTY International Aix, ASTI d'Aix-Marseille, ATMF Pays d'Aix, ATTAC Pays d'Aix, CADTM Aix, CCFD-Terre Solidaire Aix, CIMADE Pays d'Aix, EMMAUS Cabriès, ENTRAIDE de l'ERF l'Eglise réformée de France Aix, FPPA Féminin Pluriel en Pays d'Aix, FRATERNITE FRANCISCAINE Aix, JRS France (Accueil Jésuite des Réfugiés) LDH Ligue des droits de l'homme Aix, MAIS International, OMI Missionnaires OBLATS Aix, PASTORALE DES MIGRANTS Aix, RELAIS ST DONAT, REPAIRE DU PAYS D'AIX, RESISTER Aujourd'hui, RESF13, SECOURS CATHOLIQUE Aix, SAF Syndicat des Avocats de France Aix.

Bulletin électronique n°167 - Samedi 9 août 2014

Infos Mille babords - 9. août 2014 - 11:17
SOMMAIRE
Décisions de la Banque centrale européenne (BCE)
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// Super Mario Draghi pour les banquiers

par Eric Toussaint - 7 août

La BCE a annoncé le jeudi 7 août 2014 qu'elle maintenait les
mesures adoptées à la réunion du 5 juin 2014. Elle fait cela
dans un contexte d'échec (...)
href="http://cadtm.org/Super-Mario-Draghi-pour-les"
title="Super Mario pour les banquiers">Lire la suite



Mali - Néo-colonialisme
chez cadtm.org" style='height:100px;width:100px;' height='100' width='100'>


// Mali
Le CADTM Afrique dénonce le Traité néo-colonial de défense et de coopération militaire entre la France et le Mali

par CADTM Afrique - 7 août

Communiqué de Presse La France, après avoir méthodiquement mis
au point son plan d'occupation militaire du Mali, vient
d'obtenir la signature d'un (...)
href="http://cadtm.org/Le-CADTM-Afrique-denonce-le-Traite"
title="Le CADTM Afrique dénonce le Traité néo-colonial de
défense et de coopération militaire entre la France et le
Mali">Lire la suite


Banque mondiale - FMI
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// Série : Les 70 ans de Bretton Woods, de la Banque mondiale et du FMI (Partie 4)
SUNFED versus Banque mondiale

par Eric Toussaint - 31 juillet

Ne disposant pas de Plan Marshall réservé à l'Europe,
plusieurs pays du Tiers Monde ont proposé au cours des années
1950 la création d'un nouvel organe (...)
href="http://cadtm.org/SUNFED-versus-Banque-mondiale"
title="SUNFED versus Banque mondiale">Lire la suite


chez cadtm.org" style='height:100px;width:100px;' height='100' width='100'>


// Série : Les 70 ans de Bretton Woods, de la Banque mondiale et du FMI (partie 5 )
Pourquoi le Plan Marshall ?

par Eric Toussaint - 5 août

La Banque mondiale, comme son appellation d'origine l'indique
(Banque internationale pour la reconstruction et le
développement), avait deux (...)
href="http://cadtm.org/Pourquoi-le-Plan-Marshall"
title="Pourquoi le Plan Marshall ?">Lire la suite


Argentine - Fonds vautours
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// Elliott Management a racheté des crédits défaillants à Bankia et Santander
Les fonds vautours qui dépècent l'Argentine se jettent sur l'Espagne

par Jérome Duval, Fatima Fafatale - 30 juillet

Le fonds vautour NML Capital, qui avec d'autres, maintient
l'Argentine au bord de la suspension de paiement, est déjà en
train de dévorer la charogne (...)
href="http://cadtm.org/Les-fonds-vautours-qui-depecent-l"
title="Les fonds vautours qui dépècent l'Argentine se
jettent sur l'Espagne">Lire la suite


Agriculture et souveraineté alimentaire - Banque mondiale
chez cadtm.org" style='height:100px;width:100px;' height='100' width='100'>


// « Doing Business » et « Benchmarking Business of Agriculture » : même combat !

par Yao Desiré - 28 juillet

Le rapport « Doing Business » (« Faire des affaires ») est une
publication phare de la Banque mondiale depuis son lancement
en 2002. Ce rapport est (...)
href="http://cadtm.org/Doing-Business-et-Benchmarking"
title="« Doing Business » et « Benchmarking Business of
Agriculture » : même combat !">Lire la suite


Traque des familles Roms expulsées de Plombières

Infos Mille babords - 9. août 2014 - 10:37

Depuis l'expulsion du boulevard de Plombières et passées les quelques nuits d'hôtel qui ont suivi, la situation des familles expulsées laissées sans solution n'a cessé de se dégrader.

 Pas une seule journée n'a passé sans que la police ne vienne les déloger du moindre bout de terre où elles se sont posées. Jour et nuit elles sont pourchassées et la police a reçu des instructions de ne leur laisser aucun répit jusqu'à ce qu'elles quittent la ville. 

Cette décision ne peut être admise dans une république démocratique en réponse à une situation de détresse sur le territoire français en plein mois caniculaire comme connaît la ville de Marseille.



Ces personnes ne sont pas nouvelles sur le territoire, certaines sont là depuis plusieurs années et ont inscrit leurs enfants à l'école. Il est inadmissible de laisser à la rue sans toit et sans soin des familles entières, avec des nourrissons et des personnes âgées sans qu'aucune solution ne leur soit proposée.

Nous, les associations et bénévoles, depuis des années à leur coté, dénonçons cette situation humanitaire dramatique et intolérable.

Nous demandons à la ville de Marseille, la Région et l'Etat de venir en aide à ces personnes et de ne pas détruire le travail réalisé par les associations.

Nous demandons que soit mis à disposition un terrain et des conditions sanitaires acceptables pour recevoir ces familles et permettre aux associations de faire leur travail de scolarisation et d'accompagnement social vers les organismes spécialisés. 

Nous dénonçons la politique qui est menée à leur encontre, qui a tout d'une politique discriminatoire et qui génère pour la population dans son ensemble de graves risques de troubles à l'ordre public auxquels sont exposés des enfants et des personnes innocentes.

 Nous dénonçons le manque de respect qui leur est attribué et l'agressivité d'une politique sécuritaire qui coûte plus cher à la ville que ne coûterait la mise en place de solutions à long terme comme proposées par les associations depuis des années.

 Devant cette traque continue et l'absence totale de réponse face à la situation humanitaire dramatique que connaissent ces familles (quelques soixante personnes et une vingtaine d'enfants) laissées sans toit et sans soin, nous demandons la mise en place de solution d'urgence pour répondre à ce scandale humanitaire. 

Encore une fois, les bénévoles et associations se proposent de faire les médiateurs dans la gestion d'un terrain mis à disposition pour accueillir ces familles afin que ces personnes aient enfin accès à des soins et à l'opportunité d'inscrire leurs enfants à l'école dans des conditions décentes. 

Encore une fois, nous répétons que la Ville de Marseille a la capacité d'accueillir ces personnes librement et dignement.

Les familles sont en détresse, inquiètes pour leur avenir. Elles doivent pouvoir continuer à faire leur travail de récupération et de vente sur les marchés ou au ferrailleur pour nourrir leurs enfants. Quant à la rentrée des enfants scolarisées, comment va-t-elle pouvoir se faire dans de telles conditions ?

En ce mois d'août 2014 où nous célébrons la mémoire des Gitans déportés dans les camps de concentration en août 1944, il nous est intolérable d'assister à un tel acharnement dans le déni des droits fondamentaux.

Nous demandons à la population et au voisinage de bien vouloir pardonner les gênes occasionnées et de bien comprendre que ces familles ne sont nullement les seules responsables de la misère qui les accompagne. Nous demandons que la ville de Marseille et la Région cessent cette politique discriminatoire et accordent enfin un terrain en mettant à disposition les fonds européens attribués à cette occasion.

 Nous sommes présents à leur coté pour répondre à vos questions, démonter ensemble les préjugés qui nous font vivre dans l'ignorance les uns des autres et chercher ensemble des solutions.



NOUS APPELLONS A UN RASSEMBLEMENT LE DIMANCHE 10 AOÛT
A 16 H SOUS L'OMBRIERE DU VIEUX-PORT

NOUS COMPTONS SUR VOTRE COMPREHENSION ET VOTRE SOLIDARITE,
PAR AVANCE MERCI

Cette action est menée par l'Ambassade Roumaness, Arte Chavalo, Action pour la vie et tous les bénévoles impliqués auprès des migrants

Projection : " If a tree falls"

Infos Mille babords - 8. août 2014 - 20:00

Une soirée projection placée sous le signe de l'écologie radicale et de la convergence des luttes !

Vendredi 8 août 2014 nous vous proposons une soirée placée sous le signe de l'écologie radicale et de la convergence des luttes, avec la projection de :

« If A Tree Falls : a story of the ELF (Earth Liberation Front) »
"Si un arbre tombe : L'histoire de l'ELF (Front de Libération de la Terre)"

Un documentaire américano-britannique produit et réalisé par Marshall Curry et Sam Cullman, sorti en juin 2011.
L'ELF (Earth Liberation Front ou Front de Libération de la Terre) est groupe de radicalistes écologistes, selon le FBI, dont le but est de préserver l'environnement en engageant des actions de sabotage contre des 'entreprises de bois' américaines.

Ensuite nous pourrons discuter des relations avec les autres luttes, comme avec le mouvement pour la Libération Animale par exemple ou encore des luttes contre l'exploitation humaine et créer des échanges au cours de cette discussion.

Début de la projection 20H30
En version originale, sous-titrée en français
Ouverture des portes à 20H.

Stand et infokiosque,
Snack vegan et boissons sur place.

Prix libre (prix de soutien conseillé : 4€)

= Evénement facebook associé =

Plus belles les luttes

Infos Mille babords - 8. août 2014 - 11:58

Juste avant de partir en congés, notre dernier reportage avec les salariés d'Air France Marseille qui étaient avec leurs autres collègues des autres escales nationales en grève de 24 heures. C'est la colère qui l'emporte aujourd'hui dans toutes les escales d'Air France qui sabre l'emploi à la hache depuis des années et qui cause de graves problèmes de conditions de travail, des angoisses, des stress… Mais surtout qui met au chômage des centaines de salariés. C'est notre 172e épisode…

PS : dès la rentrée grande bataille pour l'adhésion à notre association. Nous vous proposons à titre individuel une adhésion à 10 euros, et à titre collectif un minimum de 150 euros, ou 300 euros ou plus pour les collectifs qui peuvent faire mieux. Une adhésion sui comptera pour l'exercice 2015. On compte sur vous pour nous permettre de continuer à jouer notre rôle de promotion des luttes sociales.

Retrouvez toute l'actualité sur notre site internet http://www.plusbelleslesluttes.org

Vers la fin de l'impunité politique d'Israël ?

Infos Mille babords - 8. août 2014 - 10:47

Un cessez-le-feu de 72 heures a été accepté hier par le Hamas. Cette trêve signe un peu de répit dans le rythme effréné des affrontements sanglants. La France à l'image des grands pays occidentaux s'est fait d'une grande discrétion sur le sujet. Rony Brauman, ancien Président de MSF, critique la position « pro-israélienne » de la diplomatie française et envisage la fin de l'impunité pour les agissements de l'État hébreu.

Marianne : Après un long silence, François Hollande, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg ont exprimé, ce lundi, des propos très virulents pour qualifier l'opération menée par Israël dans la bande de Gaza. Comment expliquez-vous une prise de conscience si tardive de la part de la diplomatie française ?

Rony Brauman : D'après mes informations, huit jours avant leurs déclarations François Hollande et Laurent Fabius ont rencontré des représentants d'ONG présentes à Gaza. Suite à cet entretien où il a été question des crimes et de la violence de l'armée israélienne, le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, ont fait part à ces associations de leur indignation. Ils se sont estimés « baladés » par le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Je ne sais pas pourquoi il leur a fallu autant de temps pour s'exprimer sur le sujet mais leurs dernières déclarations ne sont pas le fruit d'un revirement idéologique mais d'une prise de conscience progressive à la tête de l'État.

La première réaction de François Hollande après le début du conflit a été l'apport de son soutien à Israël. Depuis il a tempéré sa position mais il semble très lié à cet État, quelles en sont les raisons ?

François Hollande est issu de la SFIO de la IVème République. Celle qui était favorable à l'Algérie Française. Et ça ne vous aura pas échapper mais Israël mène une politique très agressive sur ce plan-là. Alors le Président Hollande n'est pas un néocolonial mais il doit garder au fond de lui un sentiment particulier pour cette période. L'Etat hébreu symbolisait à l'époque pour la gauche la démocratie et la liberté. François Hollande en bon atlantiste entretient ce lien avec l'État hébreu mais quand il trinque et chante avec Benjamin Netanyahou, une personnalité très à droite de notre extrême droite, c'est plus un réflexe qu'une réflexion. En clair : on soutient Israël parce qu'on l'a toujours fait. Sans distinction.

Les agissements d'Israël dans la bande de Gaza avec des tirs dans des écoles, hôpitaux ou sur des enfants n'ont pas fait sourciller les grands dirigeants occidentaux, plus occupés à prendre des sanctions contre la Russie. Cette inaction est-elle un signe pour Israël qu'il peut agir en toute impunité ?

Oui,tant qu'il n'y aura aucune sanction, ni mesures de contrainte, ça ne pourra pas être autrement. On sait très bien qu'il n'y aura aucune enquête, ni saisie de la Cour Pénale Internationale. En dépit des violentes attaques de Netanyahou et de la presse israélienne contre Obama dans le passé, celui-ci a été incapable d'élever la voix depuis le début du conflit. En revanche, je pense que ces agissements ne resteront pas sans conséquence. La fréquentation d'Israël devrait diminuer et le mouvement de boycott né après 2009 gagnera sans doute de l'ampleur avec les dernières actions de l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Je n'étais personnellement pas favorable à cela, mais il est très difficile de le critiquer aujourd'hui. L'Espagne a aussi suspendu ses livraisons d'armes vers Israël. C'est insignifiant en terme de quantité mais très symbolique. On peut noter aussi le cas de la Grande Bretagne où le Parlement a été très dur contre la complaisance de Cameron. Ce sont des petites choses mais qui sonnent le glas de l'impunité politique d'Israël. A mesure que les États ferment les yeux sur la politique d'Israël, les populations ou/et parlementaires de l'opposition secouent les dirigeants face à cette inaction. Il n'est pas impossible d'assister à des sanctions internationales à terme. Une chose est sûre ce mouvement ne viendra pas des États-Unis, un pays paralysé par un Congrès d'une sympathie quasi-hystérique à l'égard d'Israël. Sans parler du poids de l'AIPAC (Comité américain pour les Affaires publiques israéliennes), le lobby israélien qui est bien plus puissant que ce que l'on connaît en France par exemple. On peut très bien envisager la rupture des accords d'association entre Bruxelles et Tel Aviv.

D'une manière plus générale, quel regard portez-vous sur la diplomatie française depuis le début du conflit au Proche-Orient ?

Elle a été très largement pro-Israélienne, les termes employés par les Français reprenaient les codes de la communication israélienne comme : « Israël doit assurer sa sécurité ». Les dirigeants français se sont efforcés de renvoyer le Hamas et Israël dos à dos comme si nous assistions à un combat à armes égales. Jamais, la situation antérieure à celle du conflit et entre autres le blocus imposé par Israël n'a été évoqué. Les Français ont préféré ignorer les revendications légitimes du peuple palestinien tout en portant une adhésion à la politique israélienne. Quand Hollande s'est rendu en Israël devant la Knesset en novembre dernier, il a réussi l'exploit de ne jamais prononcer l'expression « droit international ». C'est navrant et tellement contradictoire avec notre histoire où l'on revendiquait le droit des palestiniens. La seule chose positive à tirer de cette boucherie c'est peut être le redressement de la diplomatie française !

Déclaration de l’OMS sur la réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international concernant la flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014

Actualités OMS - 8. août 2014 - 10:18
La première réunion du Comité d’urgence convoquée par le Directeur général au titre du Règlement sanitaire international (2005) [RSI 2005] pour la flambée de maladie à virus Ebola en 2014 s’est tenue par téléconférence le mercredi 6 août 2014 de 13 heures à 17h30 et le jeudi 7 août 2014 de 13 heures à 18 h 30 (heure de l’Europe centrale).

Les membres et conseillers du Comité d’urgence se sont réunis par téléconférence les deux jours.1 Les États Parties suivants du RSI (2005) ont participé à la séance informelle de la réunion le mercredi 6 août 2014: Guinée, Libéria, Nigéria et Sierra Leone.

soirée en hommage à Charlie Bauer

Infos Mille babords - 7. août 2014 - 20:00

20 h : Projection de « Marathonien de L'espoir » (Martin Monge-2006-60 min)
21 h : Interventions : Charlie, sa vie, ses luttes avec :
— Jean-Marc Rouillan (Prisonnier politique)
— Yves Peyrat (Prisonnier politique, militant antifasciste)
— Des Amis et proches de Charlie
22 h 30 : Concerts :
— Première ligne (Rap alternatif et militant / 93 indépendant)
— Original Tonio/Spit ( Rap Paris)
— Altè : (Rap /Marseille)

Stands militants sur place. Prix libre

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