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Agrégateur de flux

Soutien à Raphaël devant le TGI

Infos Mille babords - 2. octobre 2017 - 13:00

Raphaël, 19 ans, est convoqué lundi 2 octobre à 13h30 au tribunal correctionnel de Nice pour « aide à l'entrée, au séjour et à la circulation d'étrangers en situation irrégulière »

Repas de soutien aux Bricabracs

Infos Mille babords - 2. octobre 2017 - 12:00

AU MENU :

Crudités de saison
Aïoli
Pomme cuite avec biscuit


Faîtes que le bruit s'amplifie,
que la campagne bruisse de la rumeur !

Vous allez déguster Bricabracs "En chantier",
Vous allez en chanter la brique
à coup de fourchettes pas coquettes,
jetez vous dans l'assiette pour les minots !

Lundi 2 octobre, à midi
Les BRICABRACS enfilent de nouveau leurs tabliers

36 Rue Bernard 13003 Marseille

Ils vous invitent à venir soutenir leur projet, tout en régalant vos papilles !

Une équipe de 4 représentants des "enfants cuistots" sera présente pour préparer les mets et vous servir.

Parents, Gibustiers, sympathisantEs et même plus, enfants et éducatrices/teurs oeuvrent pour faire de cette aventure une réussite et en assurer la pérennité.

http://www.bricabracs.org L'association « En Chantier, La Cantine du Midi »

L’OMS intensifie la riposte contre la peste à Madagascar

Actualités OMS - 1. octobre 2017 - 11:20
Depuis la détection de la flambée à la fin du mois d’août, 21 personnes sont décédées et 114 ont été infectées

14ème Fête paysanne de la Conf'30

Infos Mille babords - 1. octobre 2017 - 10:30

La 14ème Fête paysanne de la Conf'30 aura lieu le dimanche 1er octobre 2017 à Saint Géniès de Malgoirès, entre Nîmes et Alès dans le Gard. La Confédération Paysanne est le deuxième syndicat agricole de France et défend une agriculture paysanne à taille humaine.
Débat du matin : 10h30 : Pesticides : quel est le problème ? par Marie Paule Nougaret, journaliste scientifique (Le Monde, le Canard Enchaîné), auteure de nombreux articles en écologie et botanique et du livre « La Cité des plantes, en ville au temps des pollutions » paru aux Éditions Actes Sud.
Blog : <http://citedesplantes.tumblr.com>

Débat de l'après-midi : 15H00 . Confédération paysanne : 30 ans de syndicalisme paysan ! Film d'introduction : « A bras ouverts » (30 mn)
Débat animé par Christian Roqueirol de la Conf'Aveyron. Éleveur de brebis sur le Larzac et militant historique de la Confédération Paysanne, il représente actuellement l'Europe au sein de la Via Campesina, mouvement international issu de la Conf' qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de fermes rurales, de communautés indigènes et milite pour le droit à la souveraineté alimentaire depuis 1993.
Marché paysan, en direct des fermes et des ateliers : Pains, vins, fromages, fruits, légumes, gâteaux et galettes, miel, confitures. Expo affiches : 30 ans de syndicalisme au service des paysans et de la terre.
Stands associatifs et militants. Ateliers & démonstrations : taille, semences ...
Dégustation oenologique avec J.P. Cabanis paysan vigneron en bio.
Animations enfants, menus des fermes locales et buvette bio ou conventionnelle.
Apéro jazz à partir de 17h 00 avec AAD Trio Jazz avec Aurélia Sabatier au piano, Andréas Johnes, contrebasse et David Lafont, percussions et batterie.

la Conf'30
26 rue Centrale,
30190 Saint Geniès de Malgoires
conf30 chez wanadoo.fr
T. 06 80 58 23 55

Apéro de la Lutte Enchantée en soutien à l'Équitable Café

Infos Mille babords - 30. septembre 2017 - 19:00

ce soir samedi à 19H, apéro de la Lutte Enchantée à l' Equitable en soutien au dit café.

Soutien aux Brigades Internationales de Libération du Rojava

Infos Mille babords - 30. septembre 2017 - 17:00

Meeting de soutien aux Brigades Internationales de Libération du Rojava.

Meeting + Discutions/débat + Buffet .

organisé par le Front Révolutionnaire Antifasciste de Provence et YDG France

Plus d'infos sur l'événement Facebook

Rassemblement contre la vivisection

Infos Mille babords - 30. septembre 2017 - 13:00

Dans le cadre de la campagne abolitionniste INTERNATIONAL CAMPAIGNS - lancée en septembre 2011 à travers toute la France , l'ALARM et SANS VOIX PACA unissent leurs forces le 30 septembre pour co-organiser une nouvelle manifestation d'envergure contre la vivisection.
La réalité : Avec plus de 2 millions d'animaux sacrifiés par an, la France reste "leader des expérimentations animales en Europe" (le Journal du Dimanche, janvier 2014), et Marseille, 2ème ville de France, un important bastion de la vivisection.
Le happening alternera des phases de position debout et assise et vous pourrez prendre des pauses en vous faisant remplacer (boissons et grignotage vegan disponibles) . Pensez à nous avertir si vous devez décommander (même la veille de l'événement). Votre ponctualité est essentielle pour la réussite de l'action : rendez-vous à 13h00 précises . Ne venez pas avec vos compagnons non humains ou vos très jeunes enfants, car la mise en scène ne permet pas qu'ils restent à côté de vous.
• N'amenez pas vos pancartes ou banderoles, tout le matériel est prévu.
Afin d'exposer aux yeux du plus grand nombre la monstrueuse réalité de la vivisection, et de faire passer un message fort réclamant son ABOLITION TOTALE et SANS CONDITION, nous vous invitons à vous mobiliser en nombre pour participer à cette manifestation pour lui donner toute l'ampleur qu'elle mérite.
Ensemble, DÉNONÇONS le sort réservé aux animaux dans les labos et EXIGEONS le développement massif des méthodes de tests et de recherche sans animaux !
Nous sommes la voix des animaux élevés, exploités,
torturés et assassinés dans les laboratoires !
TANT QU'IL Y AURA DES LABORATOIRES DE VIVISECTION, IL Y AURA DES HAPPENINGS STOP AUX ANIMAUX DANS LES LABOS
Merci à toutes et à tous d'inviter vos contacts à participer à cet événement !

ALARM (Association pour la libération animale) : contact chez alarm-asso.fr
Inscription obligatoire par e-mail à contact chez alarm-asso.fr, en mentionnant l'objet : Happening SALE du 30/09/2017, avec vos nom et prénom, un email habituel afin de recevoir vos consignes quelques jours avant, un numéro de téléphone (afin de pouvoir vous joindre éventuellement en cas d'urgence) et la ville/région de provenance
DRESS CODE : Tout en noir (un pantalon noir et un t-shirt noir uni par exemple). Des t-shirts noirs « STOP aux animaux dans les labos » seront proposés à la vente sur place. T-shirts ALARM "Tous différents Tous égaux" bienvenus.

Communiqué du Front Social

Infos Mille babords - 29. septembre 2017 - 23:38

Le Front Social sera présent à la réunion unitaire du 4 octobre proposée par Solidaires à toutes les composantes du mouvement social

Le Front social a pris connaissance de la « lettre à toutes les composantes du mouvement social » [1] publiée par Solidaires, qui les invite à tenir une réunion commune le 4 octobre à 18 heures.

Le Front Social se rendra d'autant plus volontiers à cette réunion qu'elle répond à son propre appel à unifier les efforts de lutte contre la politique de destruction sociale entreprise par Macron.

Le fondement de l'unité à laquelle aspirent tant de militants, c'est bien de frapper ensemble, au même moment, au même endroit pour gagner et l'abrogation des ordonnances Macron et l'arrêt des autres mesures de régression sociale.

C'est pourquoi le Front Social, ayant alerté depuis des semaines sur la nécessité de l'unité, estime que, pour obtenir une victoire, le mouvement doit être gréviste, général et reconductible jusqu'à obtention de ses objectifs.

C'est de ce point de vue que la date du 10 octobre doit devenir le rendez-vous de tous les unitaires, qui savent que seule une action inter professionnelle peut déboucher vers la mobilisation générale et le succès contre Macron.

Le Front Social appelle toutes les composantes du mouvement social à répondre positivement à l'invitation unitaire de Solidaires.

Front Social, le 28 septembre 2017
pourunfrontsocial chez gmail.com

https://www.frontsocialuni.fr/actualite/lactualite-des-luttes/communique-du-front-social


[1] Lettre à toutes les composantes du mouvement social, Union syndicale Solidaires, Paris, 27 septembre 2017

Cie Kta Histoires populaires et enragées

Infos Mille babords - 29. septembre 2017 - 20:00

La cie Kta raconte l'histoire populaire de cette drôle de France, élevant la voix de celles et ceux qui nous précèdent, de ces héro-ïnes ordinaires qui se sont battu-es pour plus de justice et qui sont resté-es humain-es face à l'inhumanité. Elle s'acharne à fouiller, à creuser et à déterrer des histoires de femmes, de hors-la-loi, de communardes, d'idéalistes, de bandits au drapeau noir soucieux d'écrire une autre histoire de France, empreinte de fraternité, de solidarité et de liberté.
anne : chant, chloé : basse, david : batterie, fred : guitare

Dar Lamifa - Association Nébien - Espace d'épanouissement populaire
tel 0981880405 . contact chez darlamifa.org

Repas Solidario au bénéfice des sinistrés des tremblements de terre au Mexique

Infos Mille babords - 29. septembre 2017 - 19:30

Repas Solidario

au bénéfice des sinistrés des tremblements de terre au Mexique.

Les fonds collectés seront transmis au Congrès National Indigène et au Conseil Indigène de Gouvernement.


Vendredi 29 Septembre à partir de 19h30

Une soirée "Peur sur la ville" autour de deux documentaires

Infos Mille babords - 29. septembre 2017 - 19:00

Le Gyptis et Image de ville proposent, le vendredi 29 septembre, une soirée "Peur sur la ville" autour de deux films documentaires qui questionnent ce corps social qu'est la ville, en présence du philosophe de l'urbain Thierry Paquot et des deux cinéastes :

19h - Souvenirs de la Géhenne. Documentaire de Thomas Jenkoe. France / 2015 / 56'
En 2002, J.D. charge sa carabine et parcourt Grande-Synthe à la recherche de personnes issues de l'immigration. Sa folle odyssée se termine par le meurtre d'un Maghrébin de 17 ans. Plus de dix ans après les faits, le film suit la route empruntée par le tueur et confronte la ville et ses métamorphoses à la voix de J.D., reconstituée d'après le dossier d'instruction de son procès. Thomas Jenko entrelace des plans du paysage urbain avec des témoignages recueillis sur place.

21h - Retour à Forbac . Documentaire de Régis Sauder.France / 2017 / 1h18
Régis Sauder revient dans le pavillon de son enfance à Forbach. Il y a 30 ans, il a fui cette ville pour se construire hors de la violence tout en ayant honte de son milieu. Entre démons de l'extrémisme et déterminisme social, comment vivent ceux qui sont restés ? Ensemble, ils tissent mémoires individuelles et collectives pour interroger l'avenir à l'heure où la peur semble plus forte que jamais.

Une proposition d'Image de ville avec la contribution de Pensons le Matin et le soutien de Films de Force de Majeure et Docks 66 . Photos et Dossiers de presse des films : https://www.dropbox.com/sh/dxjhldwsmh0lqb7/
Lien : http://www.lafriche.org/fr/cinema-le-gyptis

Les services de santé ne devraient plus laisser de côté les personnes âgées

Actualités OMS - 29. septembre 2017 - 18:55
À l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées, l'OMS met en évidence le rôle des soins de santé primaires ainsi que la contribution des agents de santé communautaires pour maintenir les personnes âgées en bonne santé pendant plus longtemps.

Bois d'ébène, article de la Voix des sans-papiers n°16

Infos Mille babords - 29. septembre 2017 - 16:42

Dans le langage des négriers blancs de glorieuse mémoire, les « bois d'ébène » étaient les esclaves noirs de la traite transatlantique, « or noir » de l'époque, valeur marchande absolue, sans égale. Pour ceux de nos jours, passeurs « arabes » et marchands d'hommes et trafiquants de même acabit (respectables hommes d'État et de société civile eurafricains), le « bois d'ébène » est le « migrant subsaharien », migrant absolu, nègre marron malgré lui. C'est que l'esclave marron d'antan, pourchassé et mis à mort pour l'exemple, lui tend sa main noueuse de frère paysan à travers les âges, c'est que le migrant aussi est fait de ce bois aussi dur et noir que le bois fourni par le cœur précieux de l'ébénier d'Afrique.

Bois d'Ébène, et…

Fabien Yene (militant subsaharien des droits humains). Bois d'ébène ?... Combien faut-il de temps pour le dire, deux secondes ?... Mais ça m'a tourné le sang, et mon cœur se fait gros… Mais pas assez pour le contenir du regard ce front d'enfants en marche à perte de vue, enfants d'esclaves, enfants esclaves que l'Afrique dissipe par millions. Nos vies sociales et particulières sont contenues, comprimées dans ces deux mots, aujourd'hui nous sommes le grand Nègre d'ébène en fuite, et je me débats toujours comme l'esclave marron dans ses chaînes. Je suis, comme l'enfant noir qui secoue le carcan à son cou, ce bois dur au cœur du grand ébénier d'Afrique.

La pire humiliation de ma vie je l'ai subie en Algérie. J'étais aux portes du Maroc, au bout de ma traversée du désert, j'ai été arrêté par la police algérienne. On nous a ramenés à Tamanrasset et au-delà vers le Mali. En plein désert, les policiers ont arrêté leurs camions, nous ont fait descendre. Les filles d'un côté, les gars de l'autre. En plein désert, pas de voies de fuite. Ils ont intimé à tout le monde : faites vos besoins. Là devant eux, et les filles devant les hommes. J'ai compris dans un éclair qu'on n'était plus des hommes et des femmes, on était des bêtes, un troupeau d'animaux sans intimité, sans dignité et pudeur humaine.

Au Maroc, j'y suis resté huit ans. Tout Noir est un « azi », un esclave, un captif. C'est sa valeur d'échange. Chaque migrant subsaharien vaut plus que son travail d'esclave, il vaut son pesant d'or. Au petit jour, on le voit faire le pied de grue « place du Tchad » (ainsi on appelle les lieux où chaque jour, dans chaque ville, se tient le marché des bras au noir, à Rabat le quartier Takadoum entre autres), il attend quelqu'un qui vienne l'engager à la journée. C'est souvent le seul moyen de mettre quelque chose sous la dent. Puis le soir son travail sera-t-il payé ? peut-être, peut-être pas. Mais il aura au moins avalé quelque nourriture non puisée aux poubelles.

Et partout les rafles. Sauvages. Les Européens, vous n'avez pas idée d'une rafle de police marocaine. J'ai été arrêté, j'ai perdu le compte combien de fois. Ma valeur d'azi (de celui qu'on ne peut même pas soupçonner qu'il refuse d'obéir aux ordres, tant il est réduit sans volonté à l'égal d'une chose), la valeur de ma vie tenait alors au nombre de signatures que je pouvais mettre au bas des pages qu'on me glissait sous les yeux. Je signais : Coulibaly, Mamadou, Binaté… j'étais seul, mais je valais 30, 50 azis arrêtés et empaquetés. Rien qu'à moi je faisais un gros paquet de répression exécutée et contresignée que le Maroc pouvait exhiber à ses mandants européens.

Et les femmes ? demandes-tu... Au Maroc, c'est bien connu, la femme migrante, surtout sénégalaise, est très convoitée. On ne s'en sert pas que pour les travaux ménagers les plus lourds. Après sa journée de travail, le patron le soir couche avec, ou l'amène au bordel.

Carolle. En France aussi l'esclavage a ses degrés. Ses degrés et son fond. Les sans-papiers sont les esclaves modernes et les femmes sans papiers sont plus esclaves que les hommes. C'est qu'elles sont plus isolées. On travaille dans l'aide à la personne, la garde d'enfants : dans les familles on nous « loge », c'est-à-dire qu'on est en service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans un isolement total. Des bonnes à tout faire, ayant charge d'enfants et de gens âgés ou malades, puis du ménage, de la cuisine. J'ai gardé ainsi une personne agée, handicapée hépileptique, pendant 3 ans, c'était très dur. Sans contrat, malgré toute mon insistance. Un jour j'ai eu les vertiges, j'ai demandé une permission pour consulter à l'hôpital. Quelques jours plus tard je me suis retrouvée à la rue, sans une explication.

Depuis, je galère encore davantage de petit boulot en petit boulot, dans le nettoyage, jobs sous-payés, jamais déclarés, remplacements dans les entreprises ou les crèches. Mes amies africaines, toutes pareil comme moi. Le fond le plus bas de l'esclavage.

Et je fais aussi du bénévolat chez les Petits frères des pauvres, c'est la planche où je m'accroche. Personne ne sais que je suis sans papiers. Je n'ai pas ce stigmate. Je m'y sens une personne normale parmi d'autres personnes normales, qui m'apprécient. Sans à priori défavorable du fait de ma situation de sans-papiers.

Je suis en France depuis dix ans, j'ai, dans mon dossier, toutes mes attestations annuelles de séjour, année après année, mais je ne suis toujours pas régularisée, je ne sais pas pourquoi. J'espère sortir un jour de mon coma, vivre libre. Cela veut dire, trouver un travail où je puisse donner mon potentiel, et puis reprendre mes études de psychologie (j'ai mon bac), et me sentir revivre, un être humain.

…et chair à patron, et…

Les Baras. Dans son numéro 12 (12 novembre 2014, p.11-12), la Voix des sans-papiers donnait la parole à ce collectif de travailleurs noirs en errance depuis bien des années dans la proche banlieue de l'Est parisien, en détresse depuis que la guerre de la France contre la Libye a eu, pour conséquence générale, l'enfer permanent dans ce pays, et particulière, mais tout aussi durable pour nombre d'honnêtes et pacifiques travailleurs subsahariens, maliens la plupart, l'émigration subie (sous contrainte armée libyenne) vers le pays agresseur. Qu'en est-il, trois ans après, des « Baras » et de leur calvaire est-parisien ? Écoutons-les :

« Nous vivions en Libye… Aujourd'hui, nous sommes en France pour travailler. La France est responsable de notre condition de sans-papiers aussi bien que de la guerre de 2011 qui nous a forcés à partir… Nous demandons sans cesse au préfet de nous régulariser… Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration, tous ces secteurs nous exploitent car nous n'avons actuellement pas de statut… Toutes nos démarches et demandes d'hébergement auprès des pouvoirs publics (ministères, préfectures, et les 9 maires d'Est-Ensemble) ont toujours fait l'objet de refus… Nous avons occupé des bâtiments vides à Montreuil, à Bagnolet et aux Lilas. À chaque fois, nous en avons été expulsés… Une audience a eu lieu pour demander des délais supplémentaires afin qu'on puisse continuer à habiter dans notre maison… Nous sommes pour l'instant expulsables… Nous avons été expulsés par ordre de la préfecture le 29 juin 2017, au petit matin… Nous dormons sous le pont de l'échangeur de Bagnolet. La police nous empêche même de monter des tentes alors qu'il pleut et il fait froid… Est-ce que nous sommes des êtres humains ?... Nous n'avons pas de choix : la lutte continue... Nous vous invitons à participer à la soirée de soutien, ce soir samedi 1er juillet, à partir de 19h, place de la Fraternité (métro Robespierre). » (Collage de tracts : 4-2 et 17-9-2016, 1-7 et 5-7-2017)

Place de la Fraternité : à Montreuil, l'une des 9 communes dont les maires ont refusé tout hébergement aux Baras. On croirait rêver ! Et pourtant la mairie de Montreuil n'est pas seule à avoir assez d'estomac pour faire montre de sa vaine parole publique et en pratiquer l'opposé dans les faits. Elle marche en très bonne compagnie : « Liberté, égalité, fraternité », devise officielle de la République française, gravée partout dans le marbre, depuis un siècle et demi, au fronton de ses édifices publics. « Héritage du siècle des Lumières... invoquée pour la première fois lors de la Révolution française... inscrite dans la constitution de 1958 et... aujourd'hui partie de notre patrimoine national », peut-on lire sur le site de l'Élysée.

Prenons la présidence de la république au mot, plaçons-nous sur le même terrain : constitution en vigueur. Le triple « idéal commun » y est inscrit dès le préambule à la suite de la « solennelle » proclamation d'« attachement aux Droits de l'homme… tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789 » : droits qui, du coup, se trouvent établis en « principes » fondateurs et supérieurs de la constitution. La déclaration de '89 (donc avec elle la constitution actuelle) énonce dans son préambule :

« L'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements » ; c'est pourquoi « les représentants du peuple français… ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ».

On n'oubliera pas non plus ceci : que la France fut parmi les premiers États rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme, où d'emblée est invoquée cette « plus haute aspiration de l'homme » : « l'avènement d'un monde où les êtres humains seront… libérés de la terreur et de la misère ». D'où cet autre beau mot que « les êtres humains… doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » (article premier).

Donc, esprit et devoir de fraternité en vertu des droits de l'homme inaliénables, contre leur oubli ou mépris par les gouvernements. Mais voilà les Baras de nouveau à la rue ; de nouveau expulsés au mépris des droits de l'homme déclarés et constitutionnels ; de nouveau harcélés par la police républicaine qui ira de nouveau, pendant un mois et demi, jusqu'à les empêcher de monter des tentes-abris contre la pluie ; les voilà subissant de nouveau les conditions dégradantes qu'ils n'ont eu de cesse, ô excellentissimes seigneurs de la république, de vous prier qu'on leur épargne. Pendant un mois et demi, car les Baras ont aujourd'hui à nouveau un toit. Depuis le 13 août ils occupent, « illégalement » à nouveau et jusqu'à nouvelle expulsion, un lieu vide, rue des Bruyères aux Lilas.

Et le jeu du chat et du rat continue : l'un armé de la trique d'État, l'autre les mains nues et les yeux bandés. L'attentat aux droits et à la vie du faible par le fort, lâche à l'égard du puissant et puissant et terrible pour le faible, continue… et cette somme de misère d'État au quotidien, au nom de la République et de sa noble et pimpante devise : liberté, égalité, fraternité, continue.

Justice, législation et bandes armées d'État coalisées ont tant et si bien œuvré, banni les droits humains, qu'il n'en reste, non inscrite au fronton de la République, que la suprême vertu théologale républicaine : la propriété. Mépris des droits de l'homme, malheurs publics, corruption des gouvernements : abrégé encore enfant, en '89, timide amorce qui portait en elle le corps social à venir comme la graine porte et nourrit l'arbre adulte. De te fabula narratur : c'est de toi que parle la fable républicaine !

Pénibilité au travail. La guerre aux pauvres ne continue pas seulement dans les rues et lieux d'abri de fortune, mais aussi sur les lieux de travail où elle s'aggrave avec le parti contre-réformiste (« transformiste ») au pouvoir et sa « loi travail », loi scélérate. Considérons le seul volet pénibilité, qui touche le plus directement les immigrés. Soient-ils sans ou avec papiers, sans ou avec contrat, ceux-ci, comme les Baras, comme tant d'autres précaires sans études, sont hommes de peine dans le bâtiment, nettoyage, sécurité, etc. : secteurs où la pénibilité est reine. Le « compte pénibilité » (rebaptisé présentement « compte prévention ») protégeait tant bien que mal (par ex., en avançant de deux ans l'âge de retraite) les travailleurs remplissant dix types de tâches pénibles. Quatre en sont maintenant rayés : manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques, risques chimiques. Ainsi, non tant la prévention que l'existence même de la pénibilité du travail manuel le plus dur, moins qualifié, est niée. Pour ce gouvernement aux ordres du Medef, on n'est plus des hommes et des femmes, mais simple chair à patron, « matériel humain ». Il y a, dans cette domination de classe sans mesure, davantage qu'un racisme primaire, de couleur de peau, il y a l'abîme de racisme social des faiseurs de loques humaines. Pour défendre leurs droits et leurs intérêts, leurs vies tout simplement, les migrants et sans-papiers sont partie prenante du front social qui se dessine avec un élan de luttes nouvelles, en ce mois de septembre.

…et chair qui crie !

« À chaque fois que je téléphonais à ma famille, ils me brûlaient avec une barre de fer rouge pour que je crie », témoigne un jeune homme de 23 ans kidnappé près du camp de Shagarab (Soudan). « Ma famille a envoyé l'argent ; mais ils ne m'ont pas relâché, ils m'ont vendu à d'autres trafiquants. »

Un tel témoignage est loin d'être un cas isolé. Même si le trafic pour rançonnement n'est pas mentionné dans les Protocoles Onu sur la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, c'est là la terrible réalité que ces derniers subissent par centaines dans le Nord-Est de l'Afrique : un nouveau type de criminalité organisée transnationale et de violation des droits de l'homme. Les Érythréens en sont les premières victimes. Fuyant l'armée et la prison, la persécution gratuite et la pauvreté, ils traversent en nombre la frontière et rejoignent les camps de Kassala et de Kartoum au Nord du Soudan. Viennent ensuite les Éthiopiens. Qu'ils soient demandeurs d'asile ou réfugiés économiques, ils sont victimes des mêmes atteintes à leur intégrité physique et morale. Leur chair crie et leur âme est en sang.

Selon le Hcr (Onu), des nomades Rashaida sont les principaux acteurs de ce trafic. Ils rachètent les migrants aux passeurs ou les kidnappent près des camps, puis les emmènent dans le désert du Sinaï où ils les séquestrent dans des conditions insalubres et les torturent sans répit. Ils les forcent alors à contacter des proches vivant à l'étranger pour qu'ils payent la rançon de leurs vies. Le portable collé à l'oreille, ils leur font subir tourments et supplices pour qu'ils crient et qu'ils conjurent, tant que l'argent arrive.

Ces hommes et ces femmes resteront ainsi dans leurs cabanons pendant des mois. Il leur suffira de montrer leurs corps meurtris et déformés pour prouver l'inimaginable. Ce trafic de rançonnement n'a-t-il pas déjà, là-bas comme ailleurs, pris la taille d'un très rentable marché de l'inhumain ?

Communiqué des brigades autonomes de solidarité créées dans la ville de Mexico en réaction au séisme.

Infos Mille babords - 29. septembre 2017 - 2:21

"...Ce qui est important, pour eux, c'est que « ça ne sente pas le cadavre », et que le chiffre des victimes, le chiffre officiel évidemment, ne soit pas en augmentation. Pour nous, toute victime vivante ou morte qui n'est pas secourue représentera une disparition forcée, vu que c'est le mauvais gouvernement qui prétend les faire disparaître et les laisser dans les décombres, privant leurs proches de la possibilité de les secourir en vie, ou tout du moins de leur adresser un adieu digne..."

Lire la suite sur le site du CSPCL

L’OMS recommande la vermifugation à grande échelle pour améliorer la santé et la nutrition des enfants

Actualités OMS - 29. septembre 2017 - 2:15
Les vers intestinaux infestent près d’un quart des populations les plus pauvres et les plus marginalisées du monde. Ils perturbent l’aptitude des personnes à absorber les nutriments, et entravent la croissance et le développement physique de millions d’enfants.

suite à l'agression du SO CGT

Infos Mille babords - 29. septembre 2017 - 1:58

Jeudi 21 septembre une partie du service d'ordre de la CGT s'est comporté d'une manière scandaleuse envers une partie des manifestant-e-s qui constituaient le cortège de tête. Alors que le cortège officiel avait volontairement laissé se creuser durant tout le parcours un large espace entre lui et le cortège de tête, ce dernier s'était arrêté à quelques centaines de mètres du lieu habituel de dissolution où des cordons de CRS risquaient d'attaquer les quelques 300 participants que les baqueux en civil avaient provoqués durant tout le parcours sans réussir à semer le trouble. Le cortège officiel ayant repris sa marche, le Service d'Ordre de la CGT est entré en contact avec la queue du cortège de tête et certains de leurs membres se sont mis à proférer d'intolérables insultes sexistes et antiféministes, ont saisi un camarade, l'ont jeté au milieu de leurs rangs et ont commencé à le tabasser au sol, avant qu'un membre du SO CGT intervienne et l'exfiltre. Deux jeunes femmes qui tentaient de calmer le jeu pacifiquement, se font gazer à bout portant par les énergumènes du SO qui aspergent aussi copieusement une militante CGT, badgée, qui se trouvait dans le cortège de tête et tentait elle aussi de s'interposer.

Et ils ne cessent d'aboyer leur machisme ordurier en direction de toutes celles qui tombent sous leur regard tout en vidant leur gazeuse...

Pour nous il n'est pas question de confondre la CGT, son service d'ordre, ses militant-e-s de base, et les non syndiqué-e-s qui étaient venus grossir les rangs de l'organisation, et c'est manifestement une partie, et une partie seulement du service d'ordre qui a agi avec une grande violence, verbale et physique, uniquement parce que selon leur vision des choses ceux qui les précédaient ne répondaient pas assez vite à leurs injonctions.

Qu'il s‘agisse d'odieuses insultes sexistes et homophobes, ou de violence physique, ces comportements sont inadmissibles surtout lorsqu'ils émanent de personnes agissant au nom d'une centrale syndicale, et il appartient à une organisation syndicale sérieuse de faire le ménage dans ses rangs où des ordures autoritaires de ce genre ne sauraient trouver leur place.

Hélas il faut préciser aussi que les insultes sexistes et homophobes ne semblent pas avoir beaucoup ému la majorité des manifestants qui étaient auprès des gros bras et grandes gueules.

Il reste encore du travail avant que des syndiqué-e-s aient honte de hurler leurs fantasmes machistes de sodomie comme insultes, et apprennent à voir les femmes d'une autre œil que celui du mâle en rut.

« Perplexité intempestive »

Infos Mille babords - 29. septembre 2017 - 1:43

« Perplexité intempestive »
De Tomás Ibáñez [1]

Alors que la Catalogne est en proie à des changements aussi drastiques que ceux qui sont survenus depuis les manifestations « multitudinaires » du 15 mai 2001, il est difficile de ne pas éprouver une certaine perplexité.

Qu'est-il arrivé pour que des secteurs parmi les plus combatifs de la société catalane soient passés du « rodear el Parlament » (encerclement du Parlement catalan) durant l'été 2011, à la défense des institutions de la Catalogne en septembre 2017 ?
Qu'est-il arrivé pour que ces mêmes secteurs qui avaient fait face aux mossos d'escuadra [policiers catalans NdT] sur la place de Catalunya, en leur reprochant leur sauvagerie – comme celles qu'ils ont exercées à l'encontre d'Esther Quintana ou d'Andrés Benítez – applaudissent maintenant ces policiers dans les rues, et craignent qu'ils ne soient dessaisis d'une pleine autonomie ?
Qu'est-il arrivé pour qu'une partie de ces secteurs soient passés de la dénonciation du Govern [gouvernement catalan NdT] du fait de ses mesures politiques antisociales, au vote récent de son budget ?
Et aussi qu'est-il arrivé pour que certains secteurs de l'anarchosyndicalisme qui affirmaient auparavant qu'on n'obtiendrait jamais de libertés en votant, en soient venus à la défense actuelle de cette possibilité pour les citoyens ?

On pourrait largement allonger la liste des questions, et l'on pourrait ajouter de multiples réponses à celles qui ont été formulées ici. En effet, on peut évoquer des facteurs comme l'épuisement du cycle de 1978 [date du vote de la constitution espagnole. NdT], la crise économique, ses coupes sombres et la précarisation, l'installation de la droite au gouvernement espagnol, ses politiques autoritaires et ses restrictions de libertés, la corruption scandaleuse du parti majoritaire, etc.

Cependant, il me semblerait naïf d'exclure de ces réponses celle qui prend en compte, également, la poussée extraordinaire du sentiment nationaliste. Une poussée que les facteurs auxquels je viens de faire allusion ont contribué à renforcer, mais qui a reçu également des doses très importantes de combustible depuis les structures mêmes du gouvernement catalan, à partir de son contrôle des télévisions publiques catalanes. Des années d'excitation persistante de la fibre nationaliste eurent nécessairement des effets importants sur les subjectivités, d'autant plus que les stratégies pour élargir la base de l'indépendantisme nationaliste catalan ont été d'une extraordinaire intelligence, et continuent de l'être. La puissance d'un récit construit à partir du droit à décider – sur la base des urnes, et en exigeant la liberté de voter – fut extraordinaire et réussit à dissimuler parfaitement le fait que c'était tout l'appareil d'un gouvernement qui se mettait en branle pour promouvoir ce récit.

L'estelada (rouge ou bleue) est aujourd'hui sans le moindre doute le symbole chargé d'émotivité derrière lequel les masses se mobilisent. Et c'est précisément cet aspect que ne devraient pas sous-estimer ceux qui, sans être nationalistes, voient dans les mobilisations pour le référendum une occasion, que les libertaires ne devraient pas laisser passer, d'ouvrir des espaces chargés de potentialités, sinon révolutionnaires, du moins porteuses d'une forte agitation sociale. Et ils se lancent ainsi dans la bataille qui oppose les gouvernements de l'Espagne et de la Catalogne.

Ces libertaires ne devraient pas sous-estimer cet aspect car lorsqu'un mouvement de lutte inclut une importante composante nationaliste, et c'est indubitablement le cas dans le conflit actuel, les possibilités d'un changement à caractère émancipateur sont strictement nulles.

J'aimerais partager l'optimisme des camarades qui veulent essayer d'ouvrir des brèches dans la situation actuelle pour permettre des issues émancipatrices, cependant je ne peux fermer les yeux devant l'évidence que les insurrections populaires, et les mouvements pour les droits sociaux ne sont jamais transversaux ; ils se heurtent toujours aux classes dominantes qui se regroupent d'un côté des barricades. Alors que dans les processus d'autodétermination – et le mouvement actuel en est clairement un – une forte composante interclassiste intervient toujours.

Ces processus entraînent une fraternisation entre exploités et exploiteurs en quête d'un objectif qui n'est jamais celui de dépasser les inégalités sociales. Le résultat, corroboré par l'histoire, est que les processus d'autodétermination des nations finissent toujours par reproduire la société de classes, en soumettant à nouveau les classes populaires, après qu'elles aient servi de chair à canon principale dans ces combats.

Cela ne signifie pas qu'on ne doive pas lutter contre les nationalismes dominants ni tenter de les détruire, mais il faut le faire en dénonçant constamment les nationalismes ascendants, au lieu de converger avec eux sous prétexte que cette lutte commune pourrait offrir des possibilités de déborder leurs positions de départ, et d'écarter ceux qui ne visent que la création d'un nouvel État national, soumis à leur contrôle. Personne ne doute que ces compagnons de voyage seront les premiers à nous réprimer dès qu'ils n'auront plus besoin de nous, et nous devrions déjà avoir tiré les leçons des cas où nous leur avons tiré les marrons du feu.

Tomás Ibáñez
Barcelone 26 septembre 2017

(Traduction de Frank Mintz et des Giménologues)
30 septembre 2017.

Perplejidades intempestivas.

Cuando acontecen en Catalunya cambios tan drásticos como los que se han producido desde las multitudinarias manifestaciones del 15 de mayo de 2011 resulta difícil experimentar cierta perplejidad.

¿Que ha podido ocurrir para que algunos de los sectores más combativos de la sociedad catalana hayan pasado de “rodear el Parlament” en el verano del 2011 a querer defender las Instituciones de Catalunya en septiembre del 2017 ?
¿Que ha podido ocurrir para que esos sectores hayan pasado de plantar cara a los mossos d'escuadra en la plaza catalunya, y de recriminarles salvajadas, como las que padecieron Esther Quintana o Andrés Benítez, a aplaudir ahora su presencia en las calles y a temer que no tengan plena autonomía policial ?
¿Que ha podido ocurrir para que parte de esos sectores hayan pasado de denunciar el Govern por sus políticas antisociales a votar hace poco sus presupuestos ? ¿Pero, también, que ha podido ocurrir para que ciertos sectores del anarcosindicalismo hayan pasado de afirmar que las libertades nunca se han conseguido votando a defender ahora que se dé esa posibilidad a la ciudadanía ?

La lista de preguntas se podría ampliar enormemente y se podrían aportar múltiples respuestas a las pocas que aquí se han formulado. En efecto, se pueden aducir factores tales como el agotamiento del ciclo del 78, la crisis económica con sus correspondientes recortes y precarizaciones, la instalación de la derecha en el gobierno español con sus políticas autoritarias y sus recortes de libertades, la escandalosa corrupción del partido mayoritario etc. etc.

Sin embargo me parece que sería ingenuo excluir de esas respuestas la que pasa por tomar en cuenta, también, el extraordinario auge del sentimiento nacionalista. Un auge que, sin duda alguna, han contribuido a potenciar los factores a los que acabo de aludir pero que también ha recibido muy importantes dosis de combustible desde las propias estructuras del gobierno catalán y desde su control de las televisiones públicas catalanas. Varios años de persistente excitación de la fibra nacionalista no podían no tener importantes efectos sobre las subjetividades, tanto más cuanto que las estrategias para ampliar la base del independentismo nacionalista catalán han sido, y siguen siendo, de una extraordinaria inteligencia. La potencia de un relato construido a partir del derecho a decidir, en base a la imagen de las urnas, y a la exigencia de la libertad de votar, era extraordinaria y conseguía disimular perfectamente el hecho de que era todo un aparato de gobierno el que se volcaba en promover ese relato.

Hoy, la estelada (roja o azul) es sin la menor duda el símbolo cargado de emotividad bajo el cual se movilizan las masas, y es precisamente ese aspecto el que no deberían menospreciar quienes sin ser nacionalistas ven en las movilizaciones pro referéndum una oportunidad que los libertarios no deberían desaprovechar para intentar abrir espacios con potencialidades, sino revolucionarias, por lo menos portadoras de una fuerte agitación social, y se lanzan por lo tanto en la batalla que enfrenta los gobiernos de España y de Catalunya.

No deberían menospreciarlo porque cuando un movimiento de lucha incluye un importante componente nacionalista, y este es, sin duda alguna, el caso en el presente conflicto, las posibilidades de un cambio de carácter emancipatorio son estrictamente nulas.

Me gustaría compartir el optimismo de los compañeros que quieren intentar abrir grietas en la situación actual para posibilitar salidas emancipatorias, sin embargo no puedo cerrar los ojos ante la evidencia de que las insurrecciones populares, y los movimientos por los derechos sociales nunca son transversales, siempre encuentran a las clases dominantes formando piña en un lado de las barricadas. Mientras que en los procesos de autodeterminación, y el actual movimiento es claramente de ese tipo, siempre interviene un fuerte componente interclasista.

Esos procesos siempre hermanan a los explotados y a los explotadores en pos de un objetivo que nunca es el de superar las desigualdades sociales. El resultado, corroborado por la historia, es que los procesos de autodeterminación de las naciones siempre acaban reproduciendo la sociedad de clases, volviendo a subyugar las clases populares después de que estás hayan sido la principal carne de cañón en esas contiendas.

Eso no significa que no haya que luchar contra los nacionalismos dominantes y procurar destruirlos, pero hay que hacerlo denunciando constantemente los nacionalismos ascendentes, en lugar de confluir con ellos bajo el pretexto de que esa lucha conjunta puede proporcionarnos posibilidades de desbordar sus planteamientos y de arrinconar a quienes solo persiguen la creación de un nuevo Estado nacional que puedan controlar. Que nadie lo dude, esos compañeros de viaje serán los primeros en reprimirnos en cuanto no nos necesiten, y ya deberíamos estar escarmentados de sacarles las castañas del fuego.

Tomás Ibañez
Barcelona 26 de septiembre de 2017


[1] La version espagnole est à la suite

Les cahiers de Lavis

Infos Mille babords - 28. septembre 2017 - 20:00

Primitivi invite le mercredi 28 septembre à 20h à la Dar Lamifa la réalisatrice Christine Thépénier

Roger Bichard, dit “Bibiche”, était casseur de pierres à Louroux-de-bourbonnais. Toute sa vie, en secret, il a dessiné son quotidien le soir en rentrant à la maison. Il a constitué une archive de tout un 20è siècle oublié.

"Bibiche" comme on le surnommait, vivait à Louroux-de-Bourbonnais, un petit village au centre de la France où il exerçait le métier de carrier. À quinze kilomètres à la ronde, tout le monde le connaissait mais presque personne ne savait qu'il avait dessiné toute sa vie, et celle des autres... Au fil des dessins, on peut voir le travail dans les champs et dans les carrières, les fêtes du village, les manifestations du parti communiste dont il était militant. Une chronique en quelque sorte, d'un monde rural du XXè siècle aujourd'hui disparu.

Plus d'infos concernant le film sur cette page

1er Diplo-docus consacré à la science-fiction

Infos Mille babords - 28. septembre 2017 - 19:00

Le « Diplo-docus », est une drôle de bête, qui se veut le relais d'une parole libre et engagée, citoyenne et participative, créative et innovante. Premier d'une série qu'on espère longue il est l'occasion de se présenter et d'explorer le thème de la science-fiction. En pratique, les « Diplo-Docus » prendront la forme d'une rencontre autour d'un article ou d'une thématique du journal :
Au programme de la soirée : "Dépassée la science-fiction ?". Présentation des Diplo-docus tels qu'on les imagine : (ré)actifs, festifs, participatifs, auto-éducatifs et présentation du Monde diplomatique, journal indépendant dont les articles "n'ont pas de date de péremption" et présentation des "Amis du Monde diplomatique" dont nous sommes correspondant et équipe d'animation pour le département des Hautes-Alpes.
Quelques courts métrages de science-fiction et lecture commune et partielle de l'article éponyme paru en juillet : Dépassée, la science-fiction ? par Catherine Dufour. Discussion à bâtons rompus sur la notion de "littérature d'habituation". Pas de panique, c'est pas sorcier...
Nouveau voyage, nouveau partenariat, nouvelle équipe… donc nouveau souffle qui appelait naturellement une formule renouvelée sans être totalement coupée de nos racines : les « Diplo-docus » découlent ainsi en droite ligne de cette double expérience – de la mise en démocratie de la science à la liberté de la presse – avec un souci permanent de cohérence. Ceci afin de trouver du sens et la possibilité de construire en changeant notre regard et avec un regain d'humanité.
L'actualité est brûlante. Les applications technologiques et scientifiques contribuent largement à la transformation d'un monde qui nous laisse perplexes et inquiets sur son devenir. Or, la diffusion des connaissances et de l'information par les médias est globalement univoque et conformiste...

www.kheper.org
Réservez au 04 92 43 37 27 au Fourmidiable-café du peuple
33 Rue Jean Jaurès, 05400 Veynes

Fête des possibles 2017

Infos Mille babords - 28. septembre 2017 - 18:00

Depuis deux ans, le collectif Alternatiba Martigues a informé sur le dérèglement climatique et rendu visibles pas moins d'une cinquantaine d'initiatives citoyennes, associatives, publiques qui, sans attendre, mettent en œuvre la transition écologique autour de l'Étang de Berre !
Aujourd'hui, il est possible de passer un cap et mettre en place ensemble un « Territoire en Transition » pour renforcer, imaginer et rendre possible encore plus de solutions concrètes.
Cette assemblée ouverte entend poser les jalons de la mise en place du
Pays de Martigues en Transition :
→ Les amis des Pays Salonais en Transition, Pays d'Arles en Transition, Pays d'Aix en Transition présenteront leurs expériences, les façons de les mettre en œuvre, les avancées concrètes ;
→ Différents acteurs locaux engagés dans des initiatives proposerons
leur thème de réflexion et d'action pour l'année à venir ;
Seul on est impuissant, Ensemble, il est possible de ré-enchanter le quotidien !
Venez partager la Fête des Possibles 2017

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