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Assemblée contre les violences policières

Infos Mille babords - 18. janvier 2015 - 19:00

Pour se rencontrer et s'organiser face aux violences et aux crimes policiers sur Marseille et ne plus rester isolés.

Combat syndicaliste n° 397 • janvier 2015

Infos Mille babords - 18. janvier 2015 - 17:01
http://www.millebabords.org/IMG/jpg/cs-janvier-2015-af64b.jpg



Au sommaire :

• XXXIIIe congrès confédéral de la CNT
• Luttes syndicales : ici et maintenant
• Répression, luttes syndicales
• Élections à La Poste
• Dossier chèque emploi-service
• Lyon antifa
• International : Belgique, Allemagne
• Pèle-mêle
• ZAD partout


A Marseille, on peut trouver le Combat Syndicaliste à :
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Attentats sanglants à Paris : le terrorisme, une manifestation de la putréfaction de la société bourgeoise

Infos Mille babords - 18. janvier 2015 - 15:33

Cabu, Charb, Tignous, Wolinski, ces quatre noms parmi la vingtaine de morts inscrits au bilan des tueries de Paris des 7 et 9 janvier sont un symbole. Ce sont eux qui étaient visés en priorité. Et pour quelle raison ? Parce qu'ils représentaient l'intelligence contre la bêtise, la raison contre le fanatisme, la révolte contre la soumission, le courage contre la lâcheté [1], la sympathie contre la haine, et cette qualité spécifiquement humaine : l'humour et le rire contre le conformisme et la grisaille bien-pensante. On pouvait rejeter et combattre certains de leurs positionnements politiques (dont certains étaient parfaitement bourgeois). [2]

Mais ce qui était frappé, c'est justement ce qu'ils avaient de meilleur. Ce déchaînement barbare de violence contre de simples dessinateurs ou d'inoffensifs clients d'un supermarché a provoqué une émotion considérable, non seulement en France mais dans le monde entier, et c'est normal. L'utilisation que font aujourd'hui de cette émotion tous les représentants patentés de la démocratie bourgeoise ne doit pas occulter le fait que l'indignation, la colère et la profonde tristesse qui ont saisi des millions d'hommes et de femmes, et qui les a fait descendre spontanément dans la rue le 7 janvier, était une réaction saine et élémentaire contre cet acte ignoble de barbarie.

Un pur produit de la décomposition du capitalisme

Le terrorisme ne date pas d'hier. [3] La nouveauté, c'est la forme qu'il a prise et le fait qu'il s'est fortement développé à partir du milieu des années 1980 pour devenir un phénomène planétaire sans précédent. La série d'attentats aveugles qui a frappé Paris en 1985-86, et qui, de façon claire, n'était pas le simple fait de petits groupes isolés mais portait la signature d'un État, inaugurait une période nouvelle dans l'utilisation du terrorisme qui, depuis, a pris une extension inconnue dans l'histoire faisant un nombre croissant de victimes.

Les attentats terroristes perpétrés par des fanatiques islamistes ne sont pas chose nouvelle non plus. L'histoire de ce début de siècle en est régulièrement le témoin, et avec une ampleur bien plus grande que celle des attentats de Paris début janvier 2015.

Les avions-kamikazes contre les Twin Towers de New York le 11 septembre 2001 ont ouvert une nouvelle époque. Pour nous il est clair que les services secrets américains ont laissé faire et même favorisé ces attentats qui ont permis à la puissance impérialiste américaine de justifier et déchaîner la guerre en Afghanistan et en Irak tout comme l'attaque japonaise contre la base navale de Pearl Harbor en décembre 1941, prévue et voulu par Roosevelt, avait servi de prétexte pour l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. [4] Mais il est clair aussi que ceux qui avaient pris les commandes des avions étaient des fanatiques complètement délirants qui pensaient gagner le paradis en tuant massivement et en faisant le sacrifice de leur vie.

Moins de trois ans après New York, le 11 mars 2004, Madrid a été le théâtre d'un massacre effroyable : des bombes "islamistes" ont provoqué 200 morts et plus de 1500 blessés dans la gare d'Atocha ; des corps humains étaient tellement déchiquetés qu'ils n'ont pu être identifiés que par leur ADN. L'année suivante, le 7 juillet 2005, c'est Londres qui est frappée : quatre explosions également dans les transports publics ont fait 56 morts et 700 blessés. La Russie également a connu plusieurs attentats islamistes au cours des années 2000, dont celui du 29 mars 2010 qui a fait 39 morts et 102 blessés. Et bien entendu, les pays périphériques n'ont pas été épargnés à l'image de l'Irak depuis l'intervention américaine en 2003 et comme on a pu le voir encore tout dernièrement au Pakistan, à Peshawar, où en décembre dernier 141 personnes, dont 132 enfants, ont péri dans une école.

Ce dernier attentat, où ce sont spécifiquement des enfants qui sont la cible, illustre, dans toute son horreur, la barbarie croissante de ces adeptes du "Djihad". Mais l'attentat de Paris du 7 janvier, bien que beaucoup moins meurtrier et atroce que celui du Pakistan, exprime une dimension nouvelle dans la barbarie.

Dans tous les cas précédents, aussi révoltant que soit le massacre de populations civiles, et notamment d'enfants, il y avait une certaine "rationalité" : il s'agissait d'exercer des représailles ou de tenter de faire pression sur des États et leurs forces armées. Le massacre de Madrid de 2004 était censé "punir" l'Espagne pour son engagement en Irak à côté des États-Unis. De même pour les attentats de Londres en 2005. Dans l'attentat de Peshawar, il s'agissait de faire pression sur les militaires pakistanais en massacrant leurs enfants. Mais dans le cas de l'attentat de Paris du 7 janvier, il n'y a pas le moindre "objectif militaire", même illusoire, de cet ordre. On a assassiné les dessinateurs de Charlie Hebdo et leurs collègues pour "venger le prophète" dont ce journal avait publié des caricatures. Et cela, non pas dans un pays ravagé par la guerre ou soumis à l'obscurantisme religieux, mais dans la France "démocratique, laïque et républicaine".

La haine et le nihilisme sont toujours un moteur essentiel dans l'action des terroristes, et particulièrement de ceux qui font délibérément le sacrifice de leur vie pour tuer le plus massivement possible. Mais cette haine qui transforme des êtres humains en machines à tuer froidement, sans la moindre considération pour les innocents qu'ils assassinent, a pour cible principale ces autres "machines à tuer" que sont les États. Rien de ça le 7 janvier à Paris : la haine obscurantiste et le désir fanatique de vengeance sont ici à l'état pur. Sa cible est l'autre, celui qui ne pense pas comme moi, et surtout celui qui pense parce que moi j'ai décidé de ne plus penser, c'est-à-dire d'exercer cette faculté propre à l'espèce humaine.

C'est pour cette raison que la tuerie du 7 janvier a provoqué un tel impact. D'une certaine façon, on est confronté à l'impensable : comment des cerveaux humains, pourtant éduqués dans un pays "civilisé", ont-ils pu formuler un tel projet barbare et absurde qui ressemble à celui des nazis les plus fanatiques brûlant les livres et exterminant les juifs ?

Et le pire n'est pas encore là. Le pire, c'est que l'acte extrême des frères Kouachi, d'Amedy Coulibaly et de leurs éventuels complices n'est que la pointe émergée d'un iceberg, de toute une mouvance qui prospère de plus en plus dans les banlieues pauvres, une mouvance qui s'est exprimée lorsqu'un certain nombre de jeunes ont exprimé l'idée que "Charlie Hebdo l'avait bien cherché en insultant le prophète", et que l'assassinat des dessinateurs était quelque chose de "normal".

C'est là aussi une manifestation de l'avancée de la barbarie, de la décomposition au sein de nos sociétés "civilisées". Cette plongée d'une partie de la jeunesse, et pas seulement celle issue de l'immigration, dans la haine et l'obscurantisme religieux est un symptôme, parmi beaucoup d'autres mais particulièrement significatif de la crise extrême, du pourrissement de la société capitaliste.

Aujourd'hui, un peu partout (en Europe aussi et particulièrement en France), de nombreux jeunes sans avenir, au parcours chaotique, humiliés par des échecs successifs, par la misère culturelle et sociale, deviennent les proies faciles des recruteurs sans scrupules (souvent liés à des États ou expressions politiques comme Daesh) qui drainent dans leurs réseaux ces paumés aux conversions aussi inattendues que soudaines, les transformant en des tueurs à gages potentiels ou en chair à canon pour le "djihad". Avec l'absence de perspective propre à la crise actuelle du capitalisme, une crise économique mais aussi sociale, morale et culturelle, avec le pourrissement sur pied de la société qui sue la mort et la destruction par tous les pores, la vie de bon nombre de ces jeunes est devenue à leurs propres yeux sans objet et sans valeur. Elle prend souvent et très rapidement la coloration religieuse d'une soumission aveugle et fanatisée qui inspire toutes sortes de comportements irrationnels et extrêmes, barbares, alimentés par un nihilisme suicidaire puissant. L'horreur de la société capitaliste en décomposition, qui a fabriqué ailleurs des enfants soldats en masse (par exemples en Ouganda, au Congo ou au Tchad particulièrement depuis le début des années 1990), génère maintenant au cœur même de l'Europe de jeunes psychopathes, tueurs professionnels au sang-froid, totalement désensibilisés et capable du pire sans même attendre une rétribution pour cela. Bref, cette société capitaliste en putréfaction, laissée à sa propre dynamique morbide et barbare, ne peut qu'entraîner progressivement toute l'humanité vers le chaos sanglant, la folie meurtrière et la mort. Comme le montre le terrorisme, elle ne cesse de fabriquer toujours plus nombreux des individus totalement désespérés, broyés et capables des pires atrocités ; fondamentalement ces terroristes, elle les façonne à son image. Si de tels "monstres" existent c'est parce que la société capitaliste est devenue "monstrueuse". Et si tous les jeunes qui sont affectés par cette dérive obscurantiste et nihiliste ne s'enrôlent pas dans le "Djihad", le fait que beaucoup d'entre eux considèrent comme des "héros" ou des "justiciers" ceux qui ont franchi ce pas constitue bien une preuve du caractère de plus en plus massif du désespoir et de la barbarie qui envahit la société.

L'odieuse récupération "démocratique"

Mais la barbarie du monde capitaliste actuel ne s'exprime pas seulement dans ces actes terroristes et la sympathie qu'ils rencontrent dans une partie de la jeunesse. Elle s'exprime aussi dans l'ignoble récupération que la bourgeoise est en train de faire de ces drames.

Au moment où nous écrivons cet article, le monde capitaliste, avec à sa tête les principaux dirigeants "démocratiques", s'apprête à accomplir une des opérations les plus sordides dont il a le secret. A Paris, le dimanche 11 janvier, se sont donné rendez-vous pour une immense manifestation de rue, autour du Président Hollande et de tous les dirigeants politiques du pays, toutes couleurs confondues, Angela Merkel, David Camerone, les chefs de gouvernement d'Espagne, d'Italie et de bien d'autres pays d'Europe, mais aussi le Roi de Jordanie, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et Benyamin Netanyahou, Premier ministre d'Israël. [5]

Alors que des centaines de milliers de personnes descendaient spontanément dans la rue, le soir du 7 janvier, les politiciens, à commencer par François Hollande, et les médias français ont commencé leur campagne : "c'est la liberté de la presse et la démocratie qui sont visées", "il faut se mobiliser et s'unir pour défendre ces valeurs de notre république". De plus en plus, dans les rassemblements qui ont suivi ceux du 7 janvier, on a pu entendre l'hymne national français, la "Marseillaise", dont le refrain dit : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons !". "Unité nationale", "défense de la démocratie", voilà les messages que la classe dominante veut faire entrer dans les têtes, c'est-à-dire les mots d'ordre qui ont justifié l'embrigadement et le massacre de dizaines de millions de prolétaires dans les deux guerres mondiales du XXe siècle. Hollande l'a d'ailleurs bien dit dans son premier discours : en envoyant l'armée en Afrique, notamment au Mali, la France a déjà engagé le combat contre le terrorisme (tout comme Bush avait expliqué que l'intervention militaire américaine en 2003 en Irak avait le même objectif). Les intérêts impérialistes de la bourgeoisie française n'ont évidemment rien à voir avec ces interventions !

Pauvres Cabu, Charb, Tignous, Wolinski ! Des fanatiques islamistes les ont tués une première fois. Il fallait qu'ils soient tués une deuxième fois par tous ces représentants et "fan" de la "démocratie" bourgeoise, tous ces chefs d'État et de gouvernement d'un système mondial pourrissant qui est le principal responsable de la barbarie qui envahit la société humaine : le capitalisme. Des dirigeants politiques qui n'hésitent pas à employer eux-aussi la terreur, les assassinats, les représailles contre des populations civiles quand il s'agit de défendre les intérêts de ce système et de sa classe dominante, la bourgeoisie.

La fin de la barbarie dont les tueries de Paris de janvier 2015 sont l'expression, ne pourra certainement pas venir de l'action de ceux qui sont les principaux défenseurs et garants du système économique qui engendre cette barbarie. Elle ne pourra résulter que du renversement de ce système par le prolétariat mondial, c'est-à-dire par la classe qui produit de façon associée l'essentiel des richesses de la société, et de son remplacement par une véritable communauté humaine universelle non plus basée sur le profit, la concurrence et l'exploitation de l'homme par l'homme mais basée sur l'abolition de ces vestiges de la préhistoire humaine. Une société basée sur "une association où le libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous" [6], la société communiste.

Révolution Internationale, le 11/01/2014

http://www.millebabords.org/IMG/jpg/wolinski_syndicats.preview.jpg
Dessin de Wolinski de l'année 1968. Les ouvriers appellent à la révolution, le responsable syndical répond : "Vous êtes fous !"


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Source : http://fr.internationalism.org/revolution-internationale/201501/9166/attentats-sanglants-a-paris-terrorisme-manifestation-putrefact


[1] Depuis des années déjà, ces dessinateurs recevaient régulièrement des menaces de mort.

[2] Wolinski le soixante-huitard n'avait-il pas ensuite collaboré à « l'Huma » pendant plusieurs années ? Lui-même avait d'ailleurs écrit : "Nous avons fait mai 68 pour ne pas devenir ce que nous sommes devenus".

[3] Au XIXe siècle, de petites minorités révoltées contre l'État y avaient recours, comme les populistes en Russie et comme certains anarchistes en France ou en Espagne. Ces actions violentes stériles ont toujours été utilisées par la bourgeoise contre le mouvement ouvrier pour justifier la répression et des "lois scélérates".

[4] Lire notre article sur notre site : Pearl Harbor 1941, les 'Twin Towers' 2001 : le machiavélisme de la bourgeoisie. (http://fr.internationalism.org/french/rint/108_machiavel.htm).

[5] L'appel à ce rassemblement "d'Union nationale" est unanime de la part des syndicats et des partis politiques (seul le Front national n'en sera pas) mais aussi de la part des médias. Même le journal sportif L'Équipe appelle à manifester !

[6] Marx, Le Manifeste communiste, 1848

Stage d'autodéfense pour femmes

Infos Mille babords - 18. janvier 2015 - 9:30

*dimanches 18 et 25 janvier 2015
*dimanches 15 et 22 février 2015
*dimanches 22 et 29 mars 2015

de 9h30 à 17h
dans les locaux du Planning Familial 13

La participation aux 2 journées est nécessaire.

Pour le contenu du stage, les tarifs, l'inscription :
http://www.millebabords.org/spip.php?article27279

Le lieu :
Planning Familial 13 :
106, boulevard National
13001 Marseille
Tram 2 arrêt National,
Métro 1/2 arrêt Saint Charles,
Bus 33/34 arrêt National Guibal

Procès de Saïdou ZEP et Saïd Bouamama attaqués par l'Agrif

Infos Mille babords - 17. janvier 2015 - 21:38

bande annonce :
https://www.facebook.com/video.php?v=332266773627994&set=vb.206225166232156&type=2&theater

PROCES LE 20 JANVIER À 13H30
Soutien à Saïd Bouamama et à Saïdou Z.E.P. (Zone d'Expression Populaire)

Vous avez été nombreux à apporter votre soutien au rappeur Saïdou du groupe Z.E.P et au sociologue et militant Saïd Bouamama mis en examen sur une plainte de l'Agrif, un groupe d'extrême droite nostalgique de l'Algérie française.

Soyons massivement présent.e.s à leur procès
qui se déroule le 20 janvier
à 13h30 au Tribunal de Paris
4 Boulevard du Palais, 75001 Paris – Métro Cité Ligne 4

Nous appelons également à des rassemblements en France devant les tribunaux ou autres lieux opportuns.

Si vous voulez vous mettre en lien avec nous et proposer votre aide,
vos idées, vos initiatives sur vos villes, faire circuler les informations : soutien.zep.bouamama chez gmail.com

pétition :
http://petition.lesinrocks.com/devoirdinsolence/

le livre Devoir d'insolence :
http://www.zep-lesite.com/v02/Nique_la_France.pdf

PÉTITION POUR LE DROIT A L'INSOLENCE ANTIRACISTE

Le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d'Expression Populaire) et le sociologue et militant Saïd Bouamama ont été mis en examen pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » sur une plainte de l'AGRIF, un groupe d'extrême droite nostalgique de l'Algérie française. En cause, un ouvrage et une chanson du même nom, « Nique la France », qui assène en refrain : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes ». Comme des millions de gens à travers le globe ces dernières années, les deux auteurs ont attaqué le colonialisme et le système capitaliste et impérialiste. Comme beaucoup d'entre nous ils dénoncent une idéologie toujours très en vogue : le racisme, sous ses formes les plus courantes mais aussi les plus décomplexées. Comme de nombreux habitants des quartiers populaires, ils ont criés leur colère contre les inégalités, les discriminations et la justice à double vitesse.
S'inscrivant dans une longue tradition pamphlétaire des artistes engagés en France contre l'État français, du « nation de porcs et de chiens » d'André Breton à « le temps que j'baise ma marseillaise » de Léo Ferré en passant par le « je conchie l'armée française » d'Aragon ou le « votre République, moi j' la tringle » de Renaud, Saïdou et Saïd Bouamama ont choisi d'assumer leur « devoir d'insolence » afin d'interpeller et de faire entendre des opinions qui ont peu droit de cité au sein des grands canaux de diffusion médiatique.
Mais voilà, cela dépasse, choque et insupporte qu'une telle parole puisse être portée, d'autant plus quand elle l'est par ceux qui subissent en premier lieu les politiques racistes et antisociales. Lorsque des Noirs ou des arabes font le choix de sortir de l'invisibilité et du mutisme afin de décrire la réalité telle qu'elle est – violente, inégale et destructrice – la droite extrême, l'extrême droite ou encore l'État s'emploient à tenter de convaincre l'opinion publique de l'illégitimité de ces discours. NTM, Sniper, Ministère Amër, Mr R, La Rumeur, Youssoupha ou Houria Bouteldja sont autant de rappeurs et militants attaqués ces dernières années pour des paroles jugées trop irrévérencieuses. Pourtant tous n'ont fait que porter publiquement l'expression populaire du rejet des discriminations et de la stigmatisation des quartiers populaires, des Noirs, arabes et musulmans.
En signant cette pétition, nous exigeons que les poursuites contre Saïdou et Saïd Bouamama soient abandonnées. D'accord ou pas d'accord avec les propos et les formulations incriminés, nous défendons leur droit de les tenir. L'extrême droite veut interdire le droit de chanter la révolte, imposons le droit de l'exprimer sans entraves.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KdA2j4oU7v8

pétition :
http://petition.lesinrocks.com/devoirdinsolence/

http://www.zep-site.com/

Roland Desbordes, Criirad« Transports de substances radioactives »

Infos Mille babords - 17. janvier 2015 - 21:23

Notre émission du mardi 23 décembre 2014 à retrouver sur

http://youtu.be/mqs9ZlG-48o

La CRIIRAD, dont le président Roland Desbordes est l'invité de cette émission, vient de publier un inquiétant rapport sur les transports de substances radioactives en Rhône-Alpes.

Quelles sont les quantités de substances radioactives transportées en France ? Quels en sont les risques ? Qui est informé de ces transports ? Quelles sont les réglementations qui les régissent ?

Bonne écoute !

« La Demi Heure Radio-active »
88.4 fm à Marseille ou sur www.radiogalere.org
les 2ème et 4ème mardis du mois, à 14h15 en direct et le jeudi en rediffusion de 12h à 12h30

ou en réécoute sur www.radiogalere.org/

et toutes nos émissions depuis juin 2011 à réécouter à partir de notre blog
http://www.collectifantinucleaire13.wordpress.com/

Mineurs étrangers isolés : proscrire les tests d'âge osseux

Infos Mille babords - 17. janvier 2015 - 21:00

Pour signer :
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52122

Depuis 2012, huit jeunes étrangers au moins, de ceux que l'on appelle Mineurs Isolés Etrangers (MIE), ont été traduits devant les tribunaux lyonnais, le Conseil général du Rhône qui les avait pris en charge se portant partie civile. Tous condamnés en première instance à des peines de plusieurs mois de prison, assorties ou pas du sursis, à des années d'interdiction du territoire ainsi qu'à de lourdes sanctions financières (jusqu'à 260 000 €). Accusés d'usurpation d‘identité, de faux et d'usage de faux dès l'instant où un test d'âge osseux les décrète majeurs, et, selon la presse locale, « d'avoir vécu aux crochets du contribuable ». Soumis aux mêmes tests qui les décrètent majeurs, d'autres jeunes, plusieurs centaines vraisemblablement, sont exclus de l'Aide sociale à l'Enfance (ASE) et se retrouvent à la rue.

Pris en charge par l'ASE à leur arrivée en tant que mineurs au vu des documents qu'ils ont produits, ils sont accusés d'avoir menti sur leur âge, souvent à quelques mois de leur majorité. Ils sont alors soumis à des examens physiologiques et à des tests d'âge osseux dégradants pour ces jeunes filles et garçons et dont quasi unanimement les instances médicales et éthiques récusent la validité et condamnent l'utilisation à d'autres fins que médicales. Ainsi, dès juin 2005, le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) soulignait « l'inadaptation de ces méthodes », comme l'avait fait auparavant la Défenseure des enfants. Tour à tour, l'Académie nationale de médecine, le Comité des droits de l'Enfant des Nations unies, l'ancien commissaire aux Droit de l'Homme du Conseil de l'Europe, le Haut Conseil de la santé publique, le Défenseur des Droits, ont émis sur ce point les plus expresses réserves. Récemment, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'homme (CNCDH), dans un avis du 24 juin 2014 préconisait de « mettre fin aux pratiques actuelles d'évaluation de l'âge. »

C'est pourtant sur la base de ces examens que presque tous ceux qui les subissent sont déclarés majeurs (entre 18,5 et 35 ans). A Lyon, certains sont en outre poursuivis et emprisonnés.

Ces mineurs seraient-ils des délinquants si dangereux qu'il faille les arrêter à l'audience, les écrouer sur l'heure ? Que fait-on de leur scolarité, pourtant prévue par la loi française même en cas de présence irrégulière sur le territoire ? De leurs stages ? La justice n'en veut rien savoir, c'est à l'instant, tout de suite, qu'ils doivent payer leur prétendue dette à la société. Même s'ils n'ont commis aucun autre délit que celui, non prouvé, voire inventé, d'avoir dissimulé leur âge, ils ont été enfermés au milieu de délinquants, ont purgé jusqu'à quatre mois de prison à Lyon-Corbas.

Narek est russe, Mohamed, Alkasim, Carine, Chernor, Kelson, Kélétigui, Mamoudou, sont Africains, du Tchad, de Guinée, de Sierra Leone, d'Angola, de République Démocratique du Congo. Des noms de pays qui parlent d'instabilité politique, de guerre civile, de misère, d'Ebola. Des zones qu'ils ont quittées pour de longs et dangereux voyages, de plusieurs mois, quelquefois des années. Ces huit jeunes sont les emblèmes du refus choquant de collectivités publiques d'appliquer la loi qui leur impose la protection des mineurs. Un scandale qui touche des centaines de mineurs isolés en France.

Le Président de la République souhaitait, faire de son quinquennat celui de la jeunesse. La Ministre de la Justice avait, le 31 mai 2013, défini un dispositif de mise à l'abri, et d'orientation, imposant aux Conseils généraux d'assurer la prise en charge des MIE. Une mesure positive… qui, c'est à regretter, n'interdit pas explicitement le recours aux tests d'âge osseux devenus systématiques dans certains départements.

La place de ces mineurs n'est ni dans la rue ni en prison. Nous demandons à Monsieur le Président de la République et à Madame la Ministre de la Justice d'interdire instamment les tests d'âges osseux et autres examens uniquement physiologiques qui n'ont aucune pertinence pour déterminer leur âge légal. On sait en effet aujourd'hui que le développement physique des jeunes qui ont subi de forts retards de croissance dans leur enfance, notamment du fait de la malnutrition et des traumatismes, ne peut être comparé à celui des jeunes qui n'ont pas eu la même histoire. C'est la raison essentielle pour laquelle la communauté scientifique se refuse désormais à leur accorder toute crédibilité.

Renonçons donc à cette pratique, comme l'ont déjà fait plusieurs pays voisins du nôtre : il y va de l'avenir de ces jeunes gens. Il y va aussi des valeurs qui, selon nous, doivent régir la société. La protection des mineurs – de tous les mineurs !—doit s'exercer pleinement.

Pour signer :
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52122

Areva attaque la Coordination antinucléaire sud-est

Infos Mille babords - 17. janvier 2015 - 20:52

Suite à la plainte déposée par Areva contre la coordination antinucléaire du Sud-Est,
la mobilisation en France et en Europe s'intensifie pour mettre en échec sa tentative de bâillonner notre liberté d'expression. Plusieurs sites aux USA, en Espagne, en Belgique relaient l'atteinte du lobby nucléaire à la liberté d'expression.
Il est plus que jamais nécessaire de diffuser le plus largement possible autour de nous l'Appel à faire barrage aux prétentions des extrémistes de la destruction atomique.

2)- La pétition en ligne initiée par cyber@acteur a recueillie en 2 jours : plus de 3100 signatures. C'est un bon élan qu'il convient d'amplifier autour de nous

3)- Plusieurs avocats se sont manifestés auprès de nous ou ont été sollicités pour avis et conseil en vue de constituer un possible "pool" juridique en cas de procès

4)- Des témoignages et documents nous ont été adressés de différents pays afin de mettre au grand jour la véritable ignominie des promoteurs de la radioactivité artificielle

5)- Plusieurs parmi les soutiens ont souhaité apporter une contribution financière à notre Résistance. C'est à présent possible soit par chèque (adressé à : CAN , 180 chemin de la Parisienne 84740 Velleron - France ) soit par paypal via ce lien : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=ZKBBCGA46ZRH6

Petit journal antinucléaire sur l'actualité de Fukushima et d'ailleurs

Infos Mille babords - 17. janvier 2015 - 20:51

9 janvier 2015

" Je m'appelle Kazuhiko Kobayashi et j'ai vécu en Europe pendant près de 29 ans. En 1997, je suis retourné au Japon. Depuis l'accident de Fukushima, le pire accident qui se soit jamais produit, je fais chaque année le tour de l'Europe pour faire des conférences pendant six semaines sur les armes et les centrales nucléaires. Cette fois-ci, je récolte des dons pour les enfants, qui sont les victimes de cette catastrophe. L'autre soir, j'ai fait une conférence en Autriche dans la ville de Krems où j'ai passé la nuit et c'est de là que je m'adresse à vous, mes chers auditeurs japonais.

Tepco, les ministères responsables et en particulier l'actuel ministère de l'Économie et de l'Industrie ainsi que tous les partis au pouvoir au Japon jusqu'à présent, n'ont pas tenu compte du fait pourtant essentiel que le Japon est connu pour être un pays extrêmement sujet aux séismes. Ils étaient bien conscients que d'un point de vue technique, il n'y a pas de sécurité absolue quant aux accidents qui peuvent se produire dans les centrales nucléaires. Malgré cela, ils ont répandu largement et délibérément parmi tous les citoyens japonais le mythe des “centrales nucléaires sans danger” ; ce faisant ils ont trahi la confiance de la population. L'accident de Fukushima démontre sans conteste la grave responsabilité et le remords qu'ils ont à porter. Malgré cela, tous les responsables n'ont fait que déclarer que la magnitude du séisme et du tsunami avaient largement dépassé ce qu'ils avaient imaginé. Tout ce qu'ils ont fait jusqu'ici, c'est donc d'essayer de se débarrasser de leur responsabilité.

Tous les Japonais savent pertinemment qu'un séisme des plus violents peut frapper n'importe où et à n'importe quel moment au Japon. Ceux qui gèrent les centrales nucléaires dans un pays où la probabilité de séisme est si forte auraient dû avant tout mettre au point et appliquer les mesures de sécurité les plus fiables. Mais ils savaient que ces techniques n'existaient pas. Et malgré cela, ils ont poursuivi leurs programmes nucléaires.

On ne peut que qualifier cette attitude d'absolument criminelle ! Or, ces responsables ne sont toujours pas prêts à admettre leur culpabilité dans cette catastrophe. En outre, ils ont l'intention de redémarrer leurs centrales, bien qu'on soit encore très loin d'avoir éliminé les conséquences de l'accident de Fukushima. Les sommes nécessaires pour compenser les dommages dépassent de loin les capacités financières de Tepco.

Comment se fait-il que Tepco ne soit pas encore en faillite ?

Compte tenu des principes de l'économie de marché et de l'éthique des affaires, tous les actifs de l'entreprise devraient être mis sur le marché. Les actifs de Tepco ont une valeur élevée et il existe suffisamment d'entreprises douées de pouvoir financier et de compétences techniques qui seraient intéressées pour assurer le fonctionnement. Tous les revenus obtenus par la vente des actifs et des droits de Tepco devraient servir à aider les gens qui ont été touchés par la catastrophe. Ce n'est qu'une fois que tout cet argent a été dépensé que les deniers publics devraient venir à la rescousse.

En réalité, c'est tout le contraire qui se passe. Les ministères en charge et le gouvernement veulent sauver Tepco de la faillite. Sans hésiter, ils utilisent l'argent public pour préserver de pertes gigantesques les grandes banques, qui sont en fait les plus gros actionnaires de Tepco. Ils veulent aussi absolument ne pas perdre le contrôle et leur pouvoir sur l'alliance qui relie les politiciens, les employés du gouvernement ainsi que les directeurs de Tepco.

Par contre, les paiements versés aux victimes innocentes que sont les citoyens de Fukushima sont calculés au centime près !

Tel est le vrai visage d'une politique fondamentalement mauvaise et injuste.

En vérité, on demande à la population japonaise de payer des sommes énormes pour sauver Tepco. En même temps les gens – et cela concerne tout particulièrement les gens de Fukushima - sont loin de recevoir une indemnisation suffisante pour les blessures physiques et psychiques incommensurables causées par la catastrophe. C'est donc comme s'ils étaient doublement punis.

Parmi les gens vivant à Fukushima, nombreux sont ceux qui non seulement s'inquiètent pour leur propre santé, mais sont en outre terrifiés à l'idée des malformations génétiques qui peuvent frapper leurs enfants. Ils n'ont pas suffisamment accès aux traitements médicaux et thérapeutiques. Ils sont obligés de rester à Fukushima, sans soutien suffisant du gouvernement.

Et surtout il y a là-bas 300 000 enfants en grand danger, car ils sont 6 à 8 fois plus affectés par la contamination radioactive que les adultes.

Toutes les instances responsables du Japon sont parfaitement conscientes que le danger des radiations de faible niveau a été prouvé scientifiquement. Elles n'hésitent pas cependant à laisser des gens vivre dans la région dangereuse qu'est Fukushima, et tout particulièrement ces enfants innocents qui vont porter notre avenir, en leur disant tout simplement : “il n'y a aucun danger”.

C'est à nous d'empêcher des actes aussi irresponsables et injustes. Pendant mes interventions en Europe, j'ai l'intention d'informer la communauté internationale de la situation et de lui demander son soutien pour dénoncer publiquement les coupables. En même temps, je demande aux gens en Europe de faire des dons pour les victimes les plus durement touchées, c'est-à-dire les enfants de Fukushima qui sont bien sûr obligés de rester et de vivre là-bas.

Et partout où je vais durant cette tournée, les gens expriment leur profonde inquiétude et leur compassion pour la population de Fukushima et donnent beaucoup d'argent. Mais on entend simultanément de violentes accusations et des accès de colère contre les ministres japonais responsables, le gouvernement et Tepco. On se demande si les fonctionnaires, les hommes politiques japonais et les directeurs de Tepco ont la moindre parcelle de conscience ou le moindre sens moral ou éthique.

Quand on regarde leur façon d'agir, on ne peut qu'être choqué de cette démonstration de leur énorme avidité et de leur soif de pouvoir.

Toutes les technologies développées par l'homme peuvent s'avérer défectueuses. L'application de la sécurité maximum durant le déploiement d'une technologie dépend entièrement de l'existence de mesures de sécurité extensives et adaptées même aux pires des scénarios.

Dans un tel cas, nul ne peut mettre un terme aux dégâts provoqués. Les conséquences de la contamination radioactive s'étalent que des milliers et des milliers d'années, voire plus. Elle détruit entre autres le patrimoine génétique de tous les êtres vivants, mettant ainsi en péril les générations suivantes. Comment les opérateurs de centrales, qui vont vivre au maximum cent ans, pourraient-ils prendre la responsabilité des dommages permanents et de la destruction à long terme causés par la contamination radioactive ?

Et même sans parler d'accidents, chaque centrale nucléaire produit des déchets nucléaires. À cette date nous ne disposons d'aucune technologie capable de neutraliser les déchets nucléaires qui sont quasiment éternels. Ils sont tout simplement déposés sous le sol dans des conteneurs spéciaux. Peut-on parler ici de technologie responsable ?

Aujourd'hui les lobbies représentant les intérêts des partisans de l'énergie nucléaire font pression sur les gouvernements et répandent le mythe de la sécurité nucléaire qui n'est qu'un tissu de mensonges, juste pour pouvoir faire fonctionner leurs centrales et en construire de nouvelles. L'AIEA ne peut pas être considérée comme un organisme indépendant, puisqu'elle ne fait que représenter les intérêts des industries nucléaires du monde entier.

Nous avons aujourd'hui atteint un stade où de plus en plus de gens dans le monde entendent parler des dangers et de l'irresponsabilité de la technologie nucléaire. Je peux le confirmer durant mon tour actuel à travers l'Europe, où de plus en plus de gens crient de plus en plus fort : Nucléaire ? Non merci !

Chers concitoyens japonais, l'énergie nucléaire implique un risque de contamination irréparable et permanent pour toute la population, toute la nature et l'environnement.

Nous devons donc empêcher toute expansion future dans le monde !
Unissons nos efforts pour lutter contre les centrales nucléaires en ignorant les frontières !

Source : http://www.fukushima-blog.com/

Traduction française : Odile Girard (Fukushima is still news)
d'après la traduction anglaise http://vimeo.com/114145144 diffusée par Projekt Soziales EVidéo en français :

https://www.youtube.com/watch?v=29F...
ou
https://vimeo.com/115666657

Événement "Face à la prison"

Infos Mille babords - 17. janvier 2015 - 15:00

Événement "FACE À LA PRISON" En soutien au collectif KAMELIBRE

LE 17 JANVIER 2015 À PARTIR DE 15H À LA TORPILLE 23 RUE DES PHOCÉENS, 13002 MARSEILLE

Programme /

  • 15H : OUVERTURE DES PORTES, INFOKIOSQUE, POINT ÉCOUTE
  • 16H : PROJECTION DE ?SUR LES TOITS ? EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR
  • 17H30 : DÉBAT SUR LE FILM EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR
  • 18H : DÉBAT DISCUSSION Comment survivre, résister, lutter, en prison comme dehors, aujourd'hui ??
  • 20H : REPAS VEGAN
  • 21h30 :CONCERT HIP HOP

Cette journée "Face à la prison", sera l ?occasion de partager un moment de rencontre autour de la thématique ?Comment survivre, résister, lutter, en prison comme dehors, aujourd ?hui ??

Il nous semble essentiel, aujourd'hui plus que jamais, de prendre le temps, tous et toutes ensemble, de partager un temps de discussion autour de ces pratiques liées à la survie, à la résistance, et aux luttes, qui ont lieu dans et à l ?extérieur des prisons.

Partager ces expériences, ces histoires vécues, ces pratiques, c'est refuser l'isolement qu'on nous impose, dans et hors des taules. C'est reprendre en main une partie de ce qui fait de nous des individuEs.
C'est arracher un petit bout de liberté au milieu de cette société carcérale, qui voudrait tous et toutes nous voir soumisEs et obéissantEs.

C'est pourquoi nous vous invitons vivement à venir participer à cette discussion, à partir de 18H, à laquelle seront présents des collectifs de solidarité contre la taule, des proches de personnes incarcérées, des ancienNEs prisonnierEs et des individuEs qui se battent contre la prison, et le monde qui va avec.

Il y a aura tout au long de l ?après-midi et de la soirée la possibilité d'écouter des documents audio qui parlent de la prison (émissions de radios anti carcérales, textes de témoignages), de lire de la documentation ou des brochures, de voir un film sur les mutineries des maisons d'arrêt de Toul et de Nancy dans les années 70.

À partir de 20h30, un moment pour partager un repas végan ensemble , et à partir de 21h30 Un concert de hip hop avec RPZ, L'Amiral, Ladja, Cerna, çA, Chiraz et un open-mic tout au long de la soirée, ainsi que des interventions, lectures de textes etc....

Entrée libre. Prix libre, maximum de solidarité avec le collectif Kamelibre.

Affiche et programme joints à l'email.

KAMELIBRE
Même leurs meilleures intentions créent nos pires réalités.
L'abolition de la peine de mort a abouti à un allongement des peines,
Les peines infligées sont tous les jours plus lourdes, Les aménagements de peines sont a présent inexistants ou tardifs et avilissants.
Les nouvelles prisons et leurs techniques d'anéantissement sont plus efficaces. On laisse mourir a petit feu ou au mieux on laisse sortirpsychologiquement démoli et dépossédé.?

Une des proies de ce système mortifère est Kamel Boubdallah. A 27 ans, il a déjà passé plus de 10 ans en prison. Il est actuellement incarcéré à la maison d'arrêt des Baumettes, à Marseille.En Juin 2014 il a été condamné à 25 ans de réclusion pour vol à main armée et pour une prétendue tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique. Il a fait appel. Aujourd'hui Kamel parle de sa volonté de se réinsérer, il dénonce la spirale prison-délinquance-prison qui détruit
trop de vies. Mais la justice pourrait confirmer son élimination sociale avec une condamnation pouvant aller jusqu'à la perpétuité (30 ans).
Suite à des actes de résistance à l'intérieur il a déjà été condamné à d'autres peines.

À travers des événements comme ?FACE A LA PRISON ? le collectif Kamelibre entend faire parler de l'histoire de Kamel, mais surtout créer des rencontres entre personnes confrontées à la prison, pour s'entraider et faire connaître ce qui se passe à l'intérieur.
La journée du 17 janvier sera aussi l'occasion de récolter de l'argent pour payer ses frais de défenses et subvenir à ses éventuels besoins. Un moyen de mettre notre solidarité en pratique, une occasion de réfléchir ensemble à des moyens de faire face à la prison. Toute autre initiative en solidarité avec Kamel est la bienvenue.

Pour toutes infos supplémentaires concernant Kamel vous pouvez nous écrire à l'adresse : !
kamelibre.collectif chez gmail.com

Et pour plus d'info sur des précision vis à vis de l'événement ?Face à
la prison ? vous pouvez nous écrire :
concertkamel chez gmail.com

Mobilisons nous pour l'avortement

Infos Mille babords - 17. janvier 2015 - 14:00

Rendez-vous le samedi 17 janvier à 14h aux Réformés pour venir avec nous sensibiliser les Marseillais-e-s aux questions et revendications sur l'IVG à l'occasion de l'anniversaire de la Loi Veil.

Groupe militant du Planning Familial 13 : groupefeministe chez gmail.com

Métropole et réseaux, alliances, résistances, clientélisme

Infos Mille babords - 17. janvier 2015 - 9:30

Cette session se penchera sur les coalitions d'intérêt ou de postures qui convergent pour le maintien d'un espace politiquement fragmenté, concurrentiel et non solidaire : coalition « anti Marseille », clientélisme et gouvernance. Une métropole démocratique est-elle pensable, à quelles conditions ?

Invités :
Cesare Mattina, Maitre de conférences en sociologue, a publié plusieurs études comparatives sur clientélisme et corruption à Naples et Marseille. Il publiera au printemps 2015 aux Presses de Sciences Politiques un ouvrage sur redistribution clientélaire et gouvernement de la ville à partir du cas marseillais

Pierre Godard, syndicaliste, coauteur de Éboueur à Marseille avec André Donzel :
Revenant sur les conflits sociaux qui ont jalonné sa mise en place au cours de l'histoire de la ville, l'ouvrage les replace dans le contexte des évolutions techniques, professionnelles et économiques de la filière.

plus d'infos :
http://www.pensonslematin.fr/metropole-reseaux-alliances-resistances-clientelisme/

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?

Infos Mille babords - 16. janvier 2015 - 20:00

Après les marées humaines dans les rues, comme diraient les journalistes, de Charlie Hebdo : « Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? »

contact chez ballonrouge.org

Mika, ma guerre d'Espagne à moi

Infos Mille babords - 16. janvier 2015 - 19:00

Mika Etchebéhère et son mari Hipólito ont été les témoins d'événements qui ont changé le cours du XXe siècle. Nés en Argentine, ils deviennent militants marxistes. En quête de la Révolution, ils commencent un voyage qui les mènera en Patagonie, à Berlin et à Paris. Ils se trouvent finalement à Madrid quand la guerre civile espagnole surgit. Mika devient alors la première femme à obtenir le rang de capitaine dans l'armée républicaine. Donc je suis pour eux une femme, leur femme, exceptionnelle, pure et dure, à qui l'on pardonne son sexe dans la mesure où elle ne s'en sert pas, qu'on admire autant pour son courage que pour sa chasteté, son attitude, sa conduite. Puis-je risquer de manquer à cet engagement tacite, faire l'amour et qu'ils l'apprennent, et garder en même temps leur confiance, leur respect, cette espèce d'admiration qu'ils me vouent à l'heure de la vérité ? Eh bien, non ! je reste ce que je suis, chaste et pure comme ils me veulent, femme ou hybride, quelle importance !
L'essentiel est de servir cette révolution avec le maximum d'efficacité et merde pour la petite secousse de la chair ! D'ailleurs, elle est déjà si loin que je peux
retourner dans la tranchée et regarder Antonio Guerrero droit dans les yeux, lavée de toute faute, drapée dans mon inviolabilité et ma légende. Un superbe coup de canon, si proche que j'ai l'impression de voler en l'air, me libère de mes cogitations.Tant
mieux, faisons la guerre. Ce n'est pas le moment defaire autre chose, et en vérité je n'en ai pas envie.

Nous ne sommes pas Charlie

Infos Mille babords - 16. janvier 2015 - 15:44

NOUS NE SOMMES PAS CHARLIE

Le massacre de mercredi est horrible et abject. Les mots ne suffiront sans doute jamais pour qualifier ce carnage.

Une cible logique ? Charlie Hebdo ne nous faisait plus rire ces derniers temps. Comme bien d'autres ces dernières années, le journal jetait allègrement de l'huile sur le feu du racisme ordinaire, de l'islamophobie rampante et du discours pro-occidental. A sa manière – crasseuse, obscène et sexiste, mais de « gauche » – Charlie alimentait, peut-être même sans le vouloir, ces idées nauséabondes. Brandissant les grands alibis de la liberté d'expression et de la laïcité, Charlie Hebdo n'a fait que booster les divisions nécessaires aux riches pour asseoir le pouvoir.

Ce carnage nous est insupportable.
L'injonction au « Je suis Charlie » l'est tout autant.

Nous sommes contre l'obscurantisme religieux. Nous le combattons avec vigueur.

Les curetons de toutes obédiences – chrétiennes, juives ou musulmanes – n'ont toujours fait que canaliser les populations en leur promettant le Paradis en échange de leur docilité sur Terre. Quel est le dieu à chérir ? Quels sont les hérétiques à combattre ? Quel ordre moral suivre ? Quel comportement avoir ? Comment s'habiller ? Comment baiser ? Qui aimer ? Autant de fausses questions, autant d'injonctions.
Et à chaque religion son lot de fanatiques. Des djihadistes prêts à se faire sauter aux cathos intégristes de la Manif pour tous qui vont faire la chasse aux homosexuel-le-s.

Nous sommes contre les fascistes et les racistes de toutes sortes.
Nous nous battons contre eux et leurs idées. Quotidiennement.

Les fanatiques et les fascistes jouent le jeu de la tension et de la peur. Ces fachos de tous poils sont sur notre dos depuis un certain temps déjà, mais désormais les chiens sont lâchés. Antisémites comme Soral ou Dieudonné, islamophobes et anti-immigrés comme tant d'identitaires, de « France aux français », et de skinheads à la Ayoub ou Gabriac, ils laissent infuser dans les têtes leurs idées nauséabondes, jour après jour : la haine de l'étranger, la peur de l'autre, le chacun chez soi et autres conceptions mortelles. Ils n'ont pas tardé à réagir. Le Front National réclame le retour de la peine de mort. Les plus virulents de ces bas-du-front ont déjà attaqué un certain nombre de mosquées et kebabs et tabassé de jeunes arabes (Villefranche-sur-Saône, Le Mans, Port-La-Nouvelle, Poitiers, etc.). Et l'organisation Riposte Laïque (sic) appelle à une grande manifestation à Paris « contre l'islamisation de la France ».

L'islamophobie déjà bien installée va se faire encore plus virulente. Les amalgames avec les personnes issus de l'immigration vont aller bon train. Et les arabes et les musulman-e-s vont malheureusement en payer les frais plus que tous les autres.

Nous sommes contre l'État. Nous ne serons jamais flics.

Mais les flics, on les a vus, on les voit et on les verra toujours plus dans les rues et dans les têtes, munis de toujours plus d'armes (qui seront utilisées contre nous), de législations antiterroristes (qui seront utilisées contre nous), d'idéologies sécuritaires (qui seront utilisées contre nous). Ce n'est pas la liberté d'expression qui est tombée sous les balles de quelques décérébrés, c'est le processus de militarisation de la vie et de la société qui vient de connaître un nouveau grand point de bascule.

Si quelqu'un doit pleurer, au-delà des familles et des proches des personnes assassinées, ce sont celles et ceux qui feront les frais de cette pornographie de l'émotion qui s'est posée comme un voile sur toute pensée critique de la situation : celles et ceux qui continueront d'être exploité-e-s, encore plus qu'avant, et qui continueront d'être opprimé-e-s, encore plus qu'avant.
Le terrorisme a toujours été une arme de domination. C'est encore vrai aujourd'hui.
Et le Capital s'en frotte les mains.

Nous sommes pas les possédants, la bourgeoisie.
Nous sommes contre les patrons. Nous luttons contre eux chaque jour.

On nous inonde d'appels à « l'union nationale » contre l'ennemi intérieur (les immigré-e-s, les anarchistes, les musulman-e-s, les grévistes, etc., selon les besoins du moment) qui n'aboutiront, une fois de plus, qu'à diviser les pauvres entre eux. Et la guerre des pauvres contre les pauvres ne profite qu'à ceux qui s'en mettent plein les poches et à la libéralisation des conditions de travail, quand c'est une solidarité de classe – sans drapeau et sans nation – qu'il faudrait développer pour s'opposer à eux et à leur monde.

Nous sommes révolutionnaires, anticapitalistes, antifascistes.
Nous voulons d'autres rapports sociaux, sans hiérarchie ni exploitation.
Nous voulons l'émancipation individuelle et collective.
Il nous est nécessaire de nous organiser collectivement et largement.

Contre l'État, islamique ou pas…

Jean Jaurès, son actualité

Infos Mille babords - 15. janvier 2015 - 19:30

Jaurès et la fonction d'homme politique : ses qualités d'orateur, l'éthique, le rapport à l'argent, le débat nécessaire ...
Le projet politique de Jaurès, républicain et social : la démocratie ne doit pas se limiter aux institutions politiques ... Les partis ne doivent pas être les seuls acteurs de la vie politique mais une « énergie directe » doit aussi venir de collectifs (syndicats, associations, coopératives...)
Jaurès et la diversité culturelle : domaine dans lequel sa pensée a beaucoup évolué au fil du temps, reconnaissance de la valeur des civilisations non-occidentales, dénonciation de la brutalité coloniale.

Marion Fontaine est diplômée de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (Sciences-Po) et agrégée d'histoire. Maître de conférences en Histoire contemporaine à l'université d'Avignon et chercheure au sein de l'équipe HEMOC (Histoire de l'Europe Moderne et Contemporaine). Secrétaire de la Société d'études Jaurésiennes. Auteure de Ainsi nous parle Jean Jaurès (Fondation Jean Jaurès, Fayard, 2014).

repairedaubagne chez free.fr
www.repairedaubagne.fr/

L'existentialisme de Sartre, entre dialectique et phénoménologie (7)

Infos Mille babords - 14. janvier 2015 - 19:00

Héritier critique de la dialectique hégélienne et de la phénoménologie heideggerienne, Jean-Paul Sartre élabore dans L'Être et le Néant une véritable ontologie de la liberté, c'est-à-dire une mise en évidence du fait que la liberté est le mode d'être de la conscience humaine. Pour déployer sa thèse, il place dans une nouvelle perspective les notions philosophiques de phénomène et de négation, de Pour-Soi et de Pour-autrui, par lesquelles se caractérise le rapport de l'individu au monde et à ses semblables. Enfin, il repère dans la mauvaise foi la répugnance à reconnaître sa propre liberté et la tendance à figer dans une essence l'indétermination de l'existence.

Toutes ces notions seront évoquées pas à pas en suivant le déroulement de l'ouvrage, sans qu'aucune connaissance préalable ni aucune lecture exhaustive de l'ouvrage soit nécessaire.

Cycle de 9 séances : les mercredis 12 et 26 novembre ; 3, 10, 17 décembre 2014 ; 7, 14, 21, 28 janvier 2015 ; de 19 à 21 heures.

Ouvert à tous et gratuit, sans inscription (mais il est recommandé de suivre tout le cycle). Conformément à l'esprit de l'Université populaire, chaque séance comporte un exposé d'un peu plus d'une heure, le reste étant consacré à la discussion, à l'échange d'idées ou aux extensions souhaitées par le public.

Les notes et enregistrements des cours sont disponibles au fur et à mesure sur le site www.philosophie-en-liberté.net, ainsi que les archives des cycles précédents.

Pour tout renseignement complémentaire, écrire à :
Annick.Stevens chez numericable.fr

Libérez et régularisez M. Nazoiri !

Infos Mille babords - 14. janvier 2015 - 18:48

Présence le plus nombreux possible vendredi 16 janvier à 10h15 au JLD (TGI 49-51 bd Ferdinand de Lesseps 13014 Marseille - Métro Bougainville).

Monsieur Nazoiri, comorien, est arrivé à Mayotte en 1994 puis à Marseille en 2004 avec un visa.

Son père étant français, il fait une demande de naturalisation qui lui est refusée.

Quelques années plus tard, il se marie avec une mère comorienne de deux enfants qui possède une carte de séjour en France de 10 ans. M. Nazoiri s'occupe de ces deux enfants, aujourd'hui scolarisés à l'école Felix Pyat (Marseille 3e arrdt).

Mais n'ayant toujours pas de titre de séjour, il est arrêté par la police et enfermé au centre de rétention de Marseille le 22 décembre 2014.

Il a échappé à une tentative d'expulsion à l'aéroport de Marignane le 13 janvier, mais risque à tout moment d'être expulsé vers les Comores qu'il a quittées depuis plus de 20 ans.

M. le préfet, nous vous demandons de libérer M. Nazoiri et de régulariser sa situation administrative.

Signez la pétition de soutien http://resf.info/P2855

Vers un rassemblement condamnant à la fois les attentats et le jeu du gouvernement ?

Infos Mille babords - 14. janvier 2015 - 18:46

Parmi les personnalité politiques internationales qui seront présentes ce dimanche à Paris à la marche organisée en hommage aux victimes des attentats des 7 et 9 janvier 2015, citons le roi de Jordanie Abdallah II et son épouse la reine Rania, la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre britannique David Cameron, le président du conseil italien Matteo Renzi, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président du Parlement européen Martin Schulz, le président du Conseil européen Donald Tusk, les chefs de gouvernement danois (Helle Thorning-Schmidt), belge (Charles Michel), néerlandais (Mark Rutt), grec (Antonis Samaras), portugais (Pedro Passos Coelho), tchèque (Bohuslav Sobotka), hongrois (Viktor Orban), letton (Laimdota Straujuma), bulgare (Boïko Borisov), croate (Zoran Milanovic), le président roumain Klaus Iohannis, le président ukrainien Petro Porochenko, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov, la présidente de la Confédération suisse Simonetta Sommaruga, le premier ministre albanais Edi Rama, le ministre bosniaque des affaires étrangères Zlatko Lagumdzija, la présidente kosovare Atifete Jahjaga, la présidente du parlement serbe Maja Gojkovic, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les présidents malien (Ibrahim Boubacar Keïta), gabonais (Ali Bongo), nigérien (Mahamadou Issoufou), béninois (Thomas Boni Yayi), le premier ministre tunisien (Mehdi Jomaa), le ministre des affaires étrangères des Émirats arabes unis (cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane), le ministre US de la Justice Eric Holder, le ministre canadien de la sécurité publique Steven Blaney, le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg…

Hollande et le gouvernement Valls, totalement discrédités aux yeux de la population en raison d'une situation sociale désastreuse, cherchent ainsi à redorer leur blason. Mais pas uniquement. Sous couvert d'union nationale (un moyen très efficace pour masquer les divergences d'intérêts de classe), ils espèrent pouvoir redoubler leur offensive contre les travailleurs (ici en France) et renforcer leur politique impérialiste (en Irak, au Mali et ailleurs).

L'ampleur de la récupération politique est sans précédent et crée un véritable malaise chez une partie de celles et ceux qui, jusqu'à maintenant, avaient manifesté leur tristesse et leur colère de façon spontanée. A ce propos, le 10 janvier dans un journal néerlandais, Willem – l'un des dessinateurs de Charlie Hebdo – a déclaré « vomir sur ceux qui, subitement, disent être nos amis », tout en ajoutant que « si les gens manifestent pour défendre le libre mot, c'est naturellement une bonne chose » (mais, à ce propos, encore faudrait-il que les manifestants ne crachent pas sur l'esprit internationaliste et antimilitariste de Charlie Hebdo en arborant des drapeaux bleu-blanc-rouge ou en chantant la Marseillaise…).

http://www.millebabords.org/IMG/jpg/charlie_hebdo_cnt.jpg



Source : http://www.cnt-f.org/59-62/2015/01/vers-un-rassemblement-condamnant-a-la-fois-les-attentats-et-le-jeu-du-gouvernement/

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