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[GARAP] Appel depuis le Venezuela

Infos Mille babords - 24. juin 2017 - 21:29

Mot du GARAP :
Nous reproduisons en français le texte d'appel aux anarchistes d'Amérique latine et du monde réalisé par le journal El Libertario. Cet appel vise à rompre l'étrange tendance au silence du mouvement anarchiste international à l'égard de la féroce répression chaviste qui frappe aujourd'hui le prolétariat vénézuélien. Qu'une telle chape de plomb repose sur l'indifférence, la décomposition organisationnelle, la complicité tacite ou avérée avec la camelote idéologique alterimpérialiste, dont le chavisme n'est qu'une version parmi d'autres, ou tout à la fois, nous en laisserons le lecteur seul juge.

Certes, nous ne nous revendiquons pas de l'anarchisme, même si nous pouvons nous en inspirer, mais cela ne nous empêche aucunement de saluer le courage, la lucidité et l'efficacité, dont pléthores d'anarchistes, personnes ou collectifs, ont fait preuve par le passé et qui continuent d'animer certains d'entre-eux. Les compagnons de El Libertario sont de ceux-là.

Nous déclarons aux libertaires et, au-delà, à tous les révolutionnaires antiautoritaires, que les leçons doivent être tirées de la tuerie qui se déroule actuellement au Venezuela, résultat presque prévisible du régime dictatorial procapitaliste de Chavez. Quand il n'aboutit pas à la collaboration criminelle, le soutien au sous-fascisme (d'où qu'il soit) mène, au mieux, à la désillusion ensanglantée. Ceux qui de nos jours sont tentés de troquer le nécessaire effort de clarification théorico-pratique, que notre époque exige, contre un activisme lourd d'intolérables connivences avec la religion, le nationalisme, le culturalisme, le post-stalinisme, sous prétexte que tout cela respire la sueur, la poudre et le soleil, se creusent des tombes politiques, voire des tombes tout court. Falsificateurs du communisme, bureaucrates impitoyables, crapules mercenaires à la solde du capitalisme, voilà bien les seules et uniques plantes viables sur le terreau de ces combats attrape-nigaud, qui poussent à l'ombre de « la libération nationale », de « la religion des opprimées », du « socialisme du 21ème siècle », du « communalisme » à la sauce PKK. De Cuba au Vietnam, de la Palestine au Rojava, en passant par Managua ou San Cristobal de la Casas, ces plantes carnivores ont toujours su trouver leur engrais dans les foules euphoriques du crétinisme contestataire, en mal de frémissements exotiques. A bon entendeur...

Appel depuis le Venezuela aux anarchistes d'Amérique latine et du monde : la solidarité, c'est beaucoup plus que des déclarations écrites.

Collectif éditorial de El Libertario

Nous nous adressons à toutes les expressions du mouvement libertaire, en particulier à celles de ce continent, non seulement pour attirer leur attention sur la situation que nous sommes en train de vivre au Venezuela, mais aussi parce que nous considérons qu'il est urgent que l'anarchisme international s'exprime plus énergiquement au sujet de ces circonstances dramatiques, par des positions et des actions dignes de ce que l'idéal anarchiste a pu produire historiquement en matière de parole et de pratique.

Il est déplorable que, tandis que d'un côté le gouvernement chaviste – conduit aujourd'hui par Maduro – flanqué de ses caisses de résonance à l'étranger, et de l'autre, les opposants de la droite et de la social démocratie, mènent des campagnes tapageuses pour vendre à l'opinion mondiale leurs visions identiquement biaisées et chargées d'intérêts de pouvoir, beaucoup de voix anarchistes hors du Venezuela demeurent dans un mutisme équivalent finalement à une acceptation de ce que les différents avides prétendants au pouvoir de l'Etat veulent imposer comme "vérité". Nous savons que les voix amies ne disposent pas des medias aux ordres des étatistes de divers pelages, et les compagnons affrontent des réalités complexes où il y a des thèmes et des problèmes qui, du fait de leur urgence, réclament leurs plus immédiates préoccupations. Mais nous considérons que cette difficulté ne devrait pas être un obstacle à ce que, de quelque modeste façon que ce soit, s'expriment l'attention, l'intérêt et la solidarité à propos de ce qui se passe au Venezuela et aussi concernant ce que divulgue l'anarchisme dans cette contrée.

En bref résumé de ce que dit aujourd'hui l'anarchisme local, l'actuelle situation révèle la nature fasciste du régime de Chávez – et de son successeur Maduro –, ces gouvernements militaires que nous avons toujours dénoncés au travers d'El Libertario. Ce régime a versé dans la criminalité, le trafic de drogue, le pillage, la corruption, l'emprisonnement des opposants, la torture, les disparitions en sus d'une désastreuse gestion économique, sociale, culturelle et éthique. Chávez est parvenu à imposer son leadership messianique et charismatique, financé par l'élévation du prix du pétrole, mais après sa mort et avec la fin de l'embellie économique, le dénommé « processus bolivarien » s'est dégonflé, ne reposant que sur des bases de plus en plus précaires. Cette « révolution » s'est inscrite dans la tradition rentière qu'inaugura au début du vingtième siècle le dictateur Juan Vicente Gómez, que continua le militaire Marcos Pérez Jiménez et qui ne s'est pas éteinte avec l'avènement du système démocratique représentatif.

Certains, au plan international (Noam Chomsky en est le meilleur exemple), sont revenus sur leur soutien initial à l'autoritarisme vénézuélien pour aujourd'hui le dénoncer sans détours. Cependant, nous observons avec une grande préoccupation le silence de nombreux anarchistes, de ce continent et des autres, sur les événements en cours au Venezuela. Un proverbe dit : « Qui ne dit mot consent ! », ce qui s'applique parfaitement quand on affame et qu'on réprime dans le sang un peuple et que ceux qui devraient protester contre cela ne disent rien ou presque. Nous lançons un appel à tous ceux qui arborent le drapeau libertaire pour qu'ils se prononcent, s'ils ne l'ont pas déjà fait, sur notre tragédie. Il n'existe aucune justification à l'indifférence si on a une vision anarchiste du monde. Le contraire équivaut à couvrir la farce gouvernementale, en oubliant ce qu'ont dit les anarchistes de toutes les époques sur la dégradation du socialisme autoritaire au pouvoir. Peut-être que par le passé, le mirage « progressiste » du chavisme a pu tromper même certains libertaires, mais être conséquent avec notre idéal rend impossible aujourd'hui de continuer de soutenir une telle croyance.

Nous sommes en présence d'un gouvernement agonisant, sans plus aucune légitimité et répressif, qui cherche à s'accrocher au pouvoir, répudié par l'immense majorité de la population, qui assassine par le biais de ses forces répressives et ses groupes paramilitaires, qui, en outre, favorisent les pillages. Un gouvernement de corrompus qui fait du chantage aux rations alimentaires, vendues au prix du marché noir, qui participe à tout type de magouilles, un gouvernement de bolibourgeois et de militaires enrichis par la rente pétrolière et l'écocide minier. Un gouvernement qui tue par la faim et l'assassinat, tandis qu'il applique un ajustement économique brutal en accord avec le capitalisme transnational, auquel il paye ponctuellement une dette externe criminelle.

Il est temps de démonter les manœuvres pseudo informatives à l'instigation de ceux qui contrôlent ou aspirent à contrôler l'Etat vénézuélien, et à cet effet, nous espérons compter sur le soutien actif d'individualités et de collectifs libertaires, tant en Amérique latine que sur le reste de la planète. Toute démonstration de solidarité anarchiste sera la bienvenue pour le mouvement anarchiste vénézuélien, qui est certes petit et se démène face à beaucoup de difficultés, mais qui, dans la situation actuelle, appréciera énormément de savoir que d'une façon ou d'une autre nous pouvons compter sur l'appui des compagnons du reste du monde, que ce soit par la reproduction et la diffusion de l'information que nous, anarchistes du Venezuela, produisons, engendrant des prises de position et des réflexions qui démontent les visions que les autoritaires de droite et de gauche tentent d'imposer, ou – ce qui serait beaucoup mieux– en promouvant ou en soutenant des actions dans leurs pays respectifs, où l'on condamne la situation de famine et répression que l'on vit actuellement au Venezuela. Aujourd'hui plus que jamais, votre présence et votre voix sont nécessaires dans tous les scénarios où il est possible de dénoncer la tragédie dans laquelle est plongé le peuple vénézuélien.

Notes :
Note finale de El Libertario : analyses plus amples et détaillées et informations sur ce qui se passe au Venezuela, avec en plus un suivi quotidien, sur le blog de El Libertario http://periodicoellibertario.blogspot.com

Nous recommandons tout spécialement ces articles, où sont exposées sommairement nos visions et positions par rapport à la récente et actuelle situation vénézuélienne :

"Buenos Aires : Interview radio de El Libertario"
http://periodicoellibertario.blogspot.com/2017/01/buenos-aires-entrevista-radial-el.html

"Cartographie de l'échec Chavomaduriste : Un parcours sur la carte actuelle du Venezuela"
http://periodicoellibertario.blogspot.com/2017/02/cartografia-del-fracaso-chavomadurista.html

"Crise dans la pensée "critique", ou en sautant d'un bateau qui coule"
http://periodicoellibertario.blogspot.com/2017/02/crisis-en-el-pensamiento-critico-o.html

"Résultat de la crise vénézuélienne"
http://periodicoellibertario.blogspot.com/2017/04/desenlace-de-la-crisis-venezolana.html

"Déclaration de El Libertario : Dépasser les partis politiques pour affronter la crise et construire un nouveau Venezuela"
http://periodicoellibertario.blogspot.com/2017/04/declaracion-de-el-libertario-sobrepasar.html

Le Venezuela aujourd'hui : Les erreurs de la dictature
http://periodicoellibertario.blogspot.com/2017/04/venezuela-hoy-los-errores-dictatoriales.html

"Un mot d'ordre à reprendre aujourd'hui : DISSOLUTION IMMEDIATE DE LA GARDE NATIONALE BOLIVARIENNE"
http://periodicoellibertario.blogspot.com/2017/04/una-consigna-de-2014-retomar-disolucion.html

"La fraude constituante"
http://periodicoellibertario.blogspot.com/2017/05/el-fraude-constituyente.html

Déclaration conjointe de l'OMS et l'UNICEF face à l'aggravation de l'épidémie de choléra au Yémen

Actualités OMS - 24. juin 2017 - 20:03
L’UNICEF et l’OMS mettent tout en œuvre pour intensifier les interventions de prévention et de traitement. Nous appelons les autorités du Yémen à renforcer leur action à l’intérieur du pays pour empêcher la flambée de s’étendre encore.

Rencontre avec Elias Sanbar autour de la Palestine

Infos Mille babords - 24. juin 2017 - 16:30

samedi 24 juin à 16h30 - [entrée libre] - Librairie Maupetit
128 et 142, La Canebière - 13001 Marseille

Rencontre avec Elias Sanbar autour de la Palestine, présent dans le cadre des expositions Les Absents du photographe Bruno Fert , qui débutera le 22 juin.

Voir sur le site de Palestine 13
* "LES ABSENTS" un ouvrage sur la mémoire des villages palestiniens disparus lors premier conflit israélo-arabe en 1948
* L'intellectuel palestinien Elias Sanbar et une bibliothèque islamique espagnole primés à l'Unesco
* Et à écouter sur Radio Galère
L'émission de mercredi 29 mars à 18h sur radio galère est dédiée à Elias Sanbar, qui relate de façon brillante comment les palestiniens ont surmonté l'invisibilité à laquelle ils étaient assignés. Elias Sanbar a également présenté le musée pour la Palestine.

http://www.assopalestine13.org/spip.php?evenement174

Concert de David Lafore, Stéphanie Joire, Antoine Calvino

Infos Mille babords - 23. juin 2017 - 20:00

Le Chapiteau ouvre ses portes aux Bricabracs pour une soirée de soutien

3 artistes nous chatouillerons le tympan

en soutien aux espaces éducatifs Bricabracs.

David Lafore / Stéphanie Joire / Antoine Calvino

Entrée : 8 €

Luttes anti-carcérales en Belgique

Infos Mille babords - 23. juin 2017 - 19:30

Dans une course folle au profit, État et patronat jettent toujours plus de monde dans la misère. Chacun se serre déjà la ceinture, mais des milliards sont encore trouvés pour développer l'arsenal répressif et sécuritaire. Arsenal qui sert essentiellement à faire accepter l'exploitation, à ce qu'on reste bien docile... L'installation de caméras dans chaque quartier, ville ou village se complète de la construction permanente de nouvelles prisons et passe par toujours plus de flics, de contrôle, d'appels à la délation. Si bien qu'à la peur de ne pas remplir le frigo s'ajoute celle d'oser la ramener, de faire un pas de travers et d'en payer le prix fort.
En février, le gouvernement Hollande allait directement dans ce sens en confirmant le projet d'une série de nouvelles prisons. Parmi de nombreux sites, Alès, Avignon et Montpellier ont été retenus.
La multiplication des prisons, voire leur existence même est-elle une fatalité ?
Comment serait-il possible de s'y opposer ?
Afin de partager des bilans tirés de plusieurs expériences, des compagnons viendront nous parler de luttes anti-carcérales qui ont eu lieu à différentes périodes ces dernières années en Belgique. Tour à tour, la construction d'un centre de rétention pour les sans-papiers les plus récalcitrants, puis d'une « maxi-prison » (1 200 places) en périphérie de Bruxelles ont suscité et suscitent encore une multitude d'oppositions.
Recours administratifs lancés par un comité de quartier, manifestations, perturbations d'événements officiels, occupations de bâtiments, séries d'actions directes contre les responsables et bénéficiaires des projets de constructions, ouverture d'un local dédié à la lutte contre la maxi-prison, occupation de type ZAD sur l'emplacement du futur chantier... les pratiques de lutte sont nombreuses, multiples, parfois contradictoires, elles mènent à des rencontres, mais aussi à des ruptures. Au sein de ces différentes formes de contestation, des camarades défendent la possibilité de l'auto-organisation et de l'autonomie des luttes. En face, la répression ne se fait pas attendre et l'État n'hésite pas à agiter l'épouvantail de l'antiterrorisme. Si le centre de rétention est aujourd'hui ouvert, la construction de la « maxi-prison » est toujours au point mort, alors que le début des travaux était annoncé pour 2015.

laretive chez riseup.net

BOY I AM, film documentaire de S. Feder et J. Hollar - USA 2006

Infos Mille babords - 23. juin 2017 - 19:00

Dernier film du cycle " Mon corps m'appartient"
Printemps 2017

Projection suivie d'un débat, et d'un apéro-dînatoire !

Ce documentaire accompagne Keegan, Nicco et Norie, un trio de New-Yorkais
provenant d'horizons variés, qui nous parlent de leurs inquiétudes et de leurs espoirs
quant à leurs transitions imminentes (F to M), tout en tentant de faire un choix
éclairé parmi différentes options hormonales et chirurgicales.
Sam Feder et Julie Hollar examinent le vertigineux éventail de choix permettant d'exprimer la « masculinité féminine ». Mettant en vedette la superstar académique Judith « Jack », Halberstam et Carmen Vazquez, directrice exécutive adjointe d'Empire State Pride Agenda, Boy I Am pose un regard perspicace et provocant sur les eaux troubles des théories actuelles sur les genres et les sexes.

Ciné-Solidaires, Local de Solidaires, 29 boulevard Longchamp, 13001, Marseille.
Tramway T : Arrêt National

La gauche déchirée par le « racisme antiraciste »

Infos Mille babords - 22. juin 2017 - 22:07

Analyse. L'usage militant de notions comme « la race » ou l'« islamophobie » suscite un malaise croissant dans le mouvement social.

De mémoire anarchiste, ce fut une soirée plus agitée que les autres. Le 28 octobre, à Marseille, la librairie Mille Bâbords fut le théâtre d'une bagarre inédite. Un débat
organisé sur le thème « S'opposer au racialisme » fut interrompu, non par les habituels « nervis fascistes » mais par... d'autres libertaires !

Après avoir provoqué un tohu-bohu dans le local, une trentaine d'activistes se présentant comme des « personnes racisées » diffusèrent un tract qui mettait en garde les « anti-racialisateurs » et autres « petits gauchistes blancs de classe moyenne » : « Nous saboterons toutes vos initiatives », prévenaient les auteurs dudit tract, qui venaient déjà de joindre la pratique à la théorie, puisque les tables avaient été retournées, les livres éparpillés, des boules puantes lancées et une vitrine brisée...

Encore sonnés par les gifles qu'ils venaient de recevoir, des militants protestaient : parce que nous refusons de parler de race, voilà qu'on nous traite de racistes ! A l'initiative de cette réunion se trouvaient en effet des libertaires inquiets de voir nombre de leurs camarades substituer la question raciale à la question sociale.

Intitulé « Jusqu'ici tout va bien », le texte censé nourrir la discussion disait ceci :

« Ironiquement, aujourd'hui, refuser les termes de “race” ou d'“islamophobie” expose à l'infamante accusation de racisme, visant à étouffer ainsi toute possibilité de débats, de critiques et de refus. Certains anarchistes en sont rendus à proscrire le slogan “Ni dieu ni maître” sous prétexte d'islamophobie et certains marxistes pensent que pour être antiraciste, il est urgent d'ajouter la race à la classe. »

Malaise

Apparemment anecdotique, cet épisode n'en révèle pas moins le malaise que suscite, dans une partie de plus en plus large de la gauche, non seulement l'utilisation de notions comme celles de « races » ou d'« islamophobie », mais aussi des initiatives visant à promouvoir une « non-mixité racisée », à l'instar du festival afroféministe Nyansapo, qui se déroulera à Paris fin juillet (voir Le Monde du 31 mai), ou du « camp d'été décolonial » tenu à Reims en 2016.
Dans la galaxie des gauches contestataires, ce n'est pas au nom de la République
d'Elisabeth Badinter ou de la laïcité façon Manuel Valls que l'on récuse « l'idéologie racialisatrice » : c'est au nom de l'universalisme dont sont porteuses les luttes sociales. Il s'agit d'affirmer que le combat contre le racisme et les discriminations nécessite un front uni des opprimés, front que la grille de lecture « postcoloniale » menacerait de faire imploser.

Dès 2005, réagissant à « L'Appel des indigènes de la République », le philosophe Daniel Bensaïd, qui avait été de tous les combats depuis les années 1960, et qui reconnaissait la pertinence de la non-mixité sexuelle dans le mouvement féministe, soulignait les ambiguïtés d'une telle pratique sur le terrain ethnique. Il craignait une « autonomie identitaire de repli et de fermeture » qui introduirait parmi les opprimés « une forme pernicieuse de droit du sang », voire cette forme d'intolérance que Frantz Fanon nommait le « racisme antiraciste ».

Dans ses Fragments mécréants (Lignes, 2005), Bensaïd pointait « les confusions charriées par la notion non clarifiée de postcolonialisme », dont les usages militants ne sont pas toujours à la hauteur de leur théorisation académique.

« Tout se mêle et se confond dans une dénonciation brouillonne, au risque d'ajouter la division à la division, et de faire tourner à plein régime la stérile machine à culpabiliser. On aura beau user ses semelles à marcher contre la guerre, pour les droits des sans-papiers, contre toutes les discriminations, on sera toujours suspect de garder quelque part en soi un colonisateur qui sommeille. »

Imaginaire marxiste

Une bonne décennie plus tard, cette crainte s'est intensifiée, y compris chez des militants qui avaient pu adhérer aux thèses postcoloniales et qui voyaient plutôt d'un bon œil, jusqu'alors, les pratiques ponctuelles de non-mixité militante, ou la réappropriation politique du concept de « race ». Il faut dire que le rapport de force a lui aussi évolué. A l'époque de « L'Appel des indigènes », beaucoup, à gauche, reconnaissaient la nécessité de rompre avec un vieil imaginaire marxiste qui faisait de la lutte des classes l'enjeu central, la « contradiction principale » par rapport à laquelle d'autres enjeux (sexuels, raciaux ou religieux) devaient demeurer secondaires.

Aujourd'hui, nombre d'entre eux ont le sentiment que le bâton a été tordu dans l'autre sens, au point que toutes les luttes deviendraient secondaires par rapport à celles d'un « indigène » auquel les autres victimes de l'oppression auraient obligation de se rallier. « Les indigènes de la République appellent légitimement les autres forces émancipatrices à se décoloniser, c'est-à-dire à se débarrasser d'adhérences coloniales le plus souvent non conscientes. Mais ils refusent, en sens inverse, que ces forces émancipatrices les appellent à se défaire des préjugés et des pratiques inspirées par d'autres modes de domination : que le mouvement ouvrier les invite à se désembourgeoiser, que le mouvement féministe les invite à se démachiser, que le mouvement homosexuel les invite à se déshomo-phobiser... », note ainsi le sociologue Philippe Corcuff, aujourd'hui membre de la Fédération anarchiste, dans un texte paru en 2015 sur le site libertaire Grand Angle.

De cette inversion du rapport de force, certains trouvent une illustration dans la visibilité du Parti des indigènes de la République et de sa porte-parole, Houria Bouteldja, eu égard à la faiblesse militante de ce mouvement et à sa modeste implantation dans les quartiers populaires. Si ce parti marginal pèse autant, disent ses détracteurs de la gauche radicale, c'est qu'il peut compter sur l'appui exalté de quelques universitaires blancs, qui sont à l'« indigène racisé » ce que les « intellectuels petits-bourgeois » étaient jadis à l'ouvrier communiste : des compagnons de route qui barbotent dans les eaux enivrantes de la mauvaise conscience.

« Tétanie »

« Par le biais d'un chantage moral à la culpabilité blanche et collective, la non-mixité racisée est imposée comme une évidence dans le débat public, tonnent les auteurs d'un livre intitulé La Race comme si vous y étiez ! (2016, disponible sur Internet, 3 €). Alors que ces positions essentialistes issues de cénacles universitaires ne se donnent même pas la peine d'avancer masquées, une tétanie semble s'être emparée des milieux contestataires, et c'est un tapis rouge qui finit par être déroulé devant les tenants de la guerre de tous contre tous. Face à la publication d'un pamphlet ouvertement raciste comme Les Blancs, les Juifs et nous [Houria Bouteldja, éditions La Fabrique](...), les réactions sont d'une rareté et d'une timidité étonnantes. » L'outrance volontariste, parfois menaçante, du livre d'Houria Bouteldja, paru en mars 2016, semble bel et bien avoir constitué la provocation de trop pour maintes figures des gauches. Avec un tel programme, notait le directeur du Monde diplomatique, Serge Halimi,en août 2016, « toutes les balises historiques du combat multiséculaire pour l'émancipation - humaine (le rationalisme, le syndicalisme, le socialisme, le féminisme, l'internationalisme...) seront balayées par les torrents essentialistes et religieux ». Quant aux militants de Lutte ouvrière, ils faisaient valoir que les thèses de Bouteldja constituaient « la négation des idées communistes » : « Ce livre abject défend les idées les plus réactionnaires, à commencer par un antisémitisme nauséeux (...), une homophobie assumée, une exaltation de “la redoutable et insolente virilité islamique” (sic) et une prise de position contre le féminisme, dénoncé comme une exportation blanche », peut-on lire dans le mensuel Lutte de classe de février 2017.

« Traître à sa race »

Même exaspération du côté des éditions Libertalia, dont le catalogue compte pourtant des auteurs peu suspects d'hostilité à l'égard des thèses « indigènes ». « Quand ce livre est paru, on s'est dit : “Ce n'est plus possible, on ne peut pas laisser la jeune génération ‘cortège de tête', celle qui est née à la politique dans les manifs contre la loi travail, basculer là-dedans” », confie Nicolas Norrito, coanimateur de Libertalia. Quelques mois plus tard, la petite maison libertaire publie un essai en forme de riposte, La Fabrique du musulman (160 p., 8 €). Nedjib Sidi Moussa, docteur en sciences politiques de 34 ans, y fustige « une gauche cléricale à tendance racialiste » qui mine de l'intérieur les combats pour l'émancipation et prospère sur les défaites du mouvement social. Analysant textes et prises de position, Nedjib Sidi Moussa s'étonne notamment que des militants anarchistes puissent reprendre tel quel un mot d'ordre comme celui de la « lutte contre l'islamophobie », alors qu'il sert d'étendard à des islamistes en France et, sur la scène internationale, à des Etats aussi puissants que réactionnaires. Dans un contexte où les organisations du mouvement ouvrier sont en perte de vitesse, il est inquiétant de constater que « des libertaires en viennent à tenir un langage qui s'accorde avec celui de l'Organisation de la coopération islamique », avance le chercheur. Issu d'une famille naguère engagée dans le combat pour l'indépendance de l'Algérie, - Nedjib Sidi Moussa confie être coincé « entre le marteau de la confessionnalisation et l'enclume de la racialisation ». Bien sûr, le simple fait de dire ce qu'il dit en portant le nom qu'il porte lui vaut déjà le soupçon d'être un « traître à sa race », comme on parlait jadis de « trahison de classe ». Mais cela lui permet d'exhiber l'un des aspects qui suscitent le plus sa révolte dans le discours ethno-différencialiste d'une partie des gauches : à force de rabattre toute espérance universaliste sur une stratégie de domination blanche, ce discours cloue les individus au mur des appartenances identitaires et leur barre l'accès aux chemins de l'émancipation.

Par Jean Birnbaum


Réponse de Mille bâbords à l'article de Jean Birnbaum
publié dans Le Monde daté du 10 juin 2017, sous le titre :
« La gauche déchirée par le racisme antiraciste »



L'équipe de Mille Bâbords a lu avec grand intérêt votre article dans Le Monde du 9 juin qui nous a posé problème dès la première ligne puisqu'il présentait Mille Bâbords comme une « librairie »… Il est bien regrettable que vous ne vous soyez pas informé auparavant sur qui nous étions (cf. notre site www.millebabords.org entre autres sources).

Mille Bâbords n'est pas une « librairie » (serait-ce un anglicisme malheureux de votre part ?) mais une médiathèque militante (association loi 1901 et donc sans but lucratif) qui est aussi et surtout, depuis 17 ans, un lieu associatif : un « carrefour des luttes » sur Marseille et sa région, notamment à travers son site, son agenda militant et sa lettre d'infos hebdomadaire - "Cette semaine" envoyé à environ 3000 abonné.e.s - qui en fait son succès.

Son local est bien connu pour accueillir, outre sa Médiathèque, des réunions, débats, conférences, projections pour les associations et collectifs inscrits dans les luttes sociales, locales, nationales voire internationales, du moment qu'ils entrent dans le cadre des « Mille gauches » [1].

Et ce local n'est pas réservé, au nom même de notre charte, aux seules organisations libertaires.

C'est dans ce cadre que Mille Bâbords a accueilli le 28 octobre 2016 un débat sur le « racialisme » organisé par un groupe militant n'appartenant pas à notre association, mais avec l'accord préalable de l'équipe de coordination comme de nombres événements organisés dans notre local. Ce débat a été perturbé avec l'intention revendiquée de violemment s'opposer aux thèses annoncées et "d'empêcher cette discussion', en employant des méthodes qui peuvent difficilement passer pour « libertaire », s'en prenant physiquement aux organisateurs, au public et finalement au local.

Nous récusons donc cette « facilité » qui consiste à réduire cet événement lamentable à une confrontation entre « libertaires » ennemis. Les clivages autour de ces questions brûlantes vont bien au-delà du seul courant libertaire et même de la seule extrême-gauche. Le 28 octobre ce n'était pas la question de l'anarchisme qui était « à l'honneur » mais des thématiques plus « identitaires » : « post-colonialisme », « racialisme », luttes des « premiers concernés », poids et place des pratiques de « non-mixité choisie », « intersectionnalité », limites ou universalité de la lutte de classes… Toutes ces questions sont bien mises en valeur dans le reste de votre article. Nous aurions cependant apprécié que le cas spécifique de Marseille et de Mille Babords eût été un peu plus approfondi et un peu mieux étayé.

Mille Bâbords a heureusement reçu un soutien important (y compris financiers pour les dégâts provoqués dans le local) de nombreux militants de Marseille ou d''ailleurs qui ont largement dénoncé cette violence qu'on aurait plutôt attendu de « fachos » ou de milices pro-israeliennes radicales mais certainement pas de ces agresseurs qui n'ont d'ailleurs signé aucun des tracts qu'ils ont laissés sur place ou communiqués publiés par la suite, se revendiquant d'un "anti-colonialisme" ou se définissant comme "militant-es racisé-es majoritairement femmes, gouines, trans de différents horizons politiques marseillais" [2] !

Sinon, le fond votre article est très intéressant et recoupe des interrogations et réflexions qui traversent depuis longtemps les "milles gauches" à Marseille, ville multiculturelle par excellence et concernent donc évidemment aussi Mille Bâbords et tou.te.s qui le soutiennent et le font vivre. Nous profitons de cette occasion pour les remercier.

L'équipe de coordination de Mille Bâbords, Marseille, le 22 juin 2017


Sur le même thème, le podcast de l'intervention de Jean Birnbaum sur France Culture
Les Trois minutes des partenaires : Jeudi 8 juin 2017


[2] Voir les Communiqués suite à la soirée du 28 octobre 2016 à Mille Bâbords : "Chronique d'une action d'autodéfense à Marseille" + "Communiqué d'organisateurs et de participants à la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords" ; http://www.millebabords.org/spip.php?article30042

autour du livre "Aux origines de la décroissance"

Infos Mille babords - 22. juin 2017 - 19:00
Renaud Garcia, membre du collectif de Réfractions, interviendra avec Charles Jacquier autour du livre




Le livre
"Aux origines de la décroissance" (cinquante penseurs) aux éditions l'Échappée, coordonné par Cédric Biagini, David Murray et Pierre Thiesset, co-édité avec Le Pas de côté et Écosociété, dessins de Stéphane Torossian, 2017, 300 p., 20 euros
Cinquante présentations concises d'auteurs de la mouvance "anti-industrielle" et conseils bibliographiques.

Charles Jacquier a rédigé un texte sur Simone Weil et Renaud Garcia trois textes : Christopher Lasch, Murray Bookchin, Paul Goodman.

Source : https://www.facebook.com/manifesten
http://refractions.plusloin.org/spip.php?article1095

Manifesten • 04 91 53 40 79

Débat-discussion sur le nouveau programme de construction de prisons

Infos Mille babords - 22. juin 2017 - 19:00

En février dernier, le gouvernement Hollande confirmait le projet d'une série de nouvelles prisons. Parmi de nombreux sites, Alès, Avignon (Entraigues) et Montpellier ont été retenus. La multiplication des prisons, leur existence même est-elle une fatalité ? Comment serait-il possible de s'y opposer ? Débat-discussion au travers de l'expérience des luttes anti-carcérales en Belgique.


Dans une course folle au profit, État et patronat jettent toujours plus de monde dans la misère. Chacun se serre déjà la ceinture, mais des milliards sont encore trouvés pour développer l'arsenal répressif et sécuritaire.
Arsenal qui sert essentiellement à faire accepter l'exploitation, à ce qu'on reste bien docile… L'installation de caméras dans chaque quartier, ville ou village se complète de la construction permanente de nouvelles prisons et passe par toujours plus de flics, de contrôle, d'appels à la délation. Si bien qu'à la peur de ne pas remplir le frigo s'ajoute celle d'oser la ramener, de faire un pas de travers et d'en payer le prix fort.

En février, le gouvernement Hollande allait directement dans ce sens en confirmant le projet d'une série de nouvelles prisons. Parmi de nombreux sites, Alès, Avignon et Montpellier ont été retenus.
La multiplication des prisons, voire leur existence même est- elle une fatalité ? Comment serait-il possible de s'y opposer ?
Afin de partager des bilans tirés de plusieurs expériences, des compagnons viendront nous parler de luttes anti-carcérales qui ont eu lieu à différentes périodes ces dernières années en Belgique. Tour à tour, la construction d'un centre de rétention pour les sans-papiers les plus récalcitrants, puis d'une « maxi- prison » (1 200 places) en périphérie de Bruxelles ont suscité et suscitent encore une multitude d'oppositions.

Recours administratifs lancés par un comité de quartier, manifestations, perturbations d'événements officiels, occupations de bâtiments, séries d'actions directes contre les responsables et bénéficiaires des projets de constructions, ouverture d'un local dédié à la lutte contre la maxi-prison, occupation de type ZAD sur l'emplacement du futur chantier… les pratiques de lutte sont nombreuses, multiples, parfois contradictoires, elles mènent à des rencontres, mais aussi à des ruptures.
Au sein de ces différentes formes de contestation, des camarades défendent la possibilité de l'auto-organisation et de l'autonomie des luttes. En face, la répression ne se fait pas attendre et l'État n'hésite pas à agiter l'épouvantail de l'antiterrorisme. Si le centre de rétention est aujourd'hui ouvert, la construction de la « maxi-prison » est toujours au point mort, alors que le début des travaux était annoncé pour 2015.

nontraces chez no-log.org

« Mâle décolonisation », de Todd Shepard

Infos Mille babords - 22. juin 2017 - 19:00

En 1962, l'indépendance algérienne transforme le rapport des Français aux « Arabes ». L'extrême droite, qui veut contrer tout effort de penser le passé colonial, développe aussitôt un discours non plus centré sur l'empire et sur l'Algérie, mais sur la France elle-même : l'homme arabe, violent, violeur, vorace, vient « envahir » la France par le biais de l'immigration. À partir de Mai 68, un autre discours, arabophile celui-là, tenu par une large partie de la nouvelle gauche, défend un homme révolutionnaire arabe viril, vaillant, qui résiste avec succès à l'oppression, à l'impérialisme, au capitalisme. Ces deux visions s'affrontent jusqu'à la fin des années 1970, la figure de l'« Arabe » irriguant la plupart des débats politiques et sociaux d'une France aux prises avec la libération sexuelle. À l'intersection de l'histoire du colonialisme et de l'histoire de la sexualité, Mâle décolonisation éclaire cet affrontement et renouvelle en profondeur notre compréhension des années 1960 et 1970, si cruciales pour l'histoire de la France d'aujourd'hui.

Mâle décolonisation | Todd SHEPARD
L'« homme arabe » et la France, de l'indépendance algérienne à la révolution iranienne
Éd. Payot

04 13 04 02 60
transit.librairie chez gmail.com / http://transit-librairie.org/

« Vessel », film de Diana Whitten

Infos Mille babords - 22. juin 2017 - 18:30

Le film « Vessel » raconte l'aventure des militantes de Women on Waves qui offrent des avortements et de l' information à celles qui n'y ont pas accès depuis un bateau naviguant en eaux internationales.

Soirée en soutien à l'association Lounapo qui a pour vocation d'organiser des actions collectives autour de la mer et de la voile. Pour financer la nouvelle grande voile d'Albatros II et les différentes activités de l'association

Accueil dès 18h30 autour d'un apéro et infokiosk

19h30 : film suivi d' un repas à prix libre.

Au menu :
Cari vegan* avec son rougail combava, glace aux fruits de la passion avec petit rhum en option

*sans produits animaux


Le Bord'elles propose des sorties et formations en non mixité femmes et trans.
Nous naviguons, partageons des moments au port et en mer, échangeons des savoirs et des réflexions dans une perspective féministe.
Nous envisageons d'organiser des projections et des débats liés au féminisme dans d'autres ports que Marseille.

Petite présentation de Lounapo :
Lounapo a pour objet la création de projets collectifs autour de la mer et de la voile. Par ses actions et par son fonctionnement, il revendique un engagement basé sur des principes égalitaires, des valeurs d'émancipation et le refus de toute forme de discrimination et de domination.

Aujourd'hui environ 200 personnes sont adhérentes de l'association et 40 personnes ont la responsabilité de l'organisation du projet en autogestion...
Depuis deux ans le collectif a proposé et participé à :
Des sorties régulières de sensibilisation afin de familiariser celles et ceux qui le souhaitent avec le bateau, la mer et la navigation.
Des formations pour permettre aux adhérent.e.s d'être plus autonomes à bord.
Des sorties avec les copains et copines du Manba
Des bouffes de quai : Albatros "prend un quai" et propose une bouffe à prix libre pour créer un espace d'échanges et de rencontres entre mer et terre
Un Bord'elles : des sorties et formations pour un équipage en non mixité femmes et tran
Des manifestations et des actions
Des projections dans les voiles ici ou ailleurs
Des sorties pêche
Des sorties ados et enfants
La création de liens avec des collectifs et assos amies
Et plein d'autres projets qu'il reste à imaginer et à faire émerger !

Permanence et réunions de Mille Bâbords

Infos Mille babords - 22. juin 2017 - 15:00

de 15 h à 18 h : permanence de Mille Bâbords
de 18 h à 19 h 30 : réunion de la commission bibliothèque
de 19 h 30 à 21 h 30 : réunion de l'équipe de coordination

voir aussi :
http://www.millebabords.org/spip.php?article3929

contact chez millebabords.org
contact-biblio chez millebabords.org

Réunion de préparation contre la venue d'un groupe anti-IVG à Marseille

Infos Mille babords - 21. juin 2017 - 18:00

Bonjour à toustes,

Avez vous vu circuler l'histoire du Tour de France des "survivants" ?
Les "survivants" est un groupe d'anti-IVG, jeunes et actifs, notamment sur les réseaux sociaux mais aussi sur des actions "chocs". Ils et elles considèrent être les "survivant·e·s" de l'avortement, disent faire partie des 4 personnes sur 5 à avoir survécu, ils et elles "portent le deuil" de leurs frères et sœurs jamais né-e-s... Un mouvement aux arguments bien trop vide pour les retranscrire ici mais avec une communication importante sur les réseaux sociaux, campagne d'affichage dans les métros, tags, etc.

Nous voudrions mener une action pour les "accueillir", et pour cela, nous avons besoin de vous !

Nous vous proposons une première réunion le mercredi 21 juin de 18h à 20h à l'Equitable café, afin de discuter de la manière dont on souhaite organiser leur accueil.

+ d'infos :
https://www.facebook.com/planningfamilial.bdr/

Démonstrations festives avec témoignages, exposition, animation musicale, poésie, collations…

Infos Mille babords - 20. juin 2017 - 21:00

Réseau Hospitalité


Qu'est-ce que le réseau Hospitalité ?

Le réseau Hospitalité* vise à mettre en relation et en synergie les organisations et les personnes qui s'organisent pour mettre en œuvre l'hospitalité dans toutes ses dimensions, comme cœur de notre vie sociale. L'accueil des personnes étrangères, quel que soit leur statut, en constitue la première expression.

Aujourd'hui, en région PACA, ce mouvement est représenté par une quarantaine de collectifs et par de nombreuses organisations qui cultivent un esprit de solidarité, de convivialité et de bienveillance envers les migrants et les réfugiés. Le RESF13 en fait partie.

*Le réseau Hospitalité est une évolution du réseau Sanctuaire qui est né en 1984 aux États-Unis. Son principe est la protection inconditionnelle de toute personne persécutée ou en danger.

Son éthique

Nous nous pensons comme membres d'une seule famille humaine sur une seule terre vivante, c'est pourquoi :

1. Notre référence première est l'humanité qui nous désigne tous comme « égaux en dignité et en droit ». quelle que soit notre nationalité et nos signes particuliers.
2. Tous les êtres humains sont responsables, particulièrement du « souci de l'autre », car l'hospitalité et la solidarité sont la base de toute société humaine.
3. Le respect des droits fondamentaux de quiconque est absolu ; il appelle à désobéir à des lois contraires.

Des implications pratiques

1. La non-discrimination : toute personne qui en respecte les règles peut en bénéficier.
2. L'accueil inconditionnel des personnes quelles que soient leurs situations administratives, le droit étant toujours premier.
3. La réciprocité qui permet d'établir des relations d'aide mutuelle entre les hôtes, accueillants et accueillis.
4. La responsabilisation des pouvoirs publics, surtout si l'on pallie à leurs devoirs.
5. L'innovation sociale : Le réseau fait appel à l'imagination et à l'innovation, au-delà des réponses et des dispositifs classiques.

Des commissions pour agir

· Guides d'information sur tous les services locaux à disposition.
· Hébergement alternatif pour les personnes non prises en charge, quel que soit leur statut.
· Information et défense juridique pour les personnes dont les droits ne sont pas reconnus.
· Apprentissage de la langue française, avec une attention aux pédagogies adaptées.
· Accès à la santé, particulièrement pour les personnes dont les droits sont limités.
· Accès à l'activité économique, notamment dans la ligne de l'économie sociale et solidaire.
· Sensibilisation et conscientisation des populations disposées ou rétives à l'hospitalité
· Communication interne au réseau et en direction des divers publics souhaités.

Contact : contact chez reseauhospitalite.org
Site : www.reseauhospitalite.org

Décrypter la politique européenne asile… et au-delà

Infos Mille babords - 20. juin 2017 - 18:00

Avec Pascaline Chappart, sociologue, membre de Migrinter et du Gisti ; elle présentera les dessous et les enjeux des accords de partenariat entre l'Union Européenne et des pays comme la Turquie…

Et Frédérique Chartier, avocate, de retour d'une mission pour défendre les droits des demandeurs d'asile, dans le camp de Moria sur l'île de Lesbos en Grèce, avec le Conseil des barreaux européens.

Réseau Hospitalité


Qu'est-ce que le réseau Hospitalité ?

Le réseau Hospitalité* vise à mettre en relation et en synergie les organisations et les personnes qui s'organisent pour mettre en œuvre l'hospitalité dans toutes ses dimensions, comme cœur de notre vie sociale. L'accueil des personnes étrangères, quel que soit leur statut, en constitue la première expression.

Aujourd'hui, en région PACA, ce mouvement est représenté par une quarantaine de collectifs et par de nombreuses organisations qui cultivent un esprit de solidarité, de convivialité et de bienveillance envers les migrants et les réfugiés. Le RESF13 en fait partie.

*Le réseau Hospitalité est une évolution du réseau Sanctuaire qui est né en 1984 aux États-Unis. Son principe est la protection inconditionnelle de toute personne persécutée ou en danger.

Son éthique

Nous nous pensons comme membres d'une seule famille humaine sur une seule terre vivante, c'est pourquoi :

1. Notre référence première est l'humanité qui nous désigne tous comme « égaux en dignité et en droit ». quelle que soit notre nationalité et nos signes particuliers.
2. Tous les êtres humains sont responsables, particulièrement du « souci de l'autre », car l'hospitalité et la solidarité sont la base de toute société humaine.
3. Le respect des droits fondamentaux de quiconque est absolu ; il appelle à désobéir à des lois contraires.

Des implications pratiques

1. La non-discrimination : toute personne qui en respecte les règles peut en bénéficier.
2. L'accueil inconditionnel des personnes quelles que soient leurs situations administratives, le droit étant toujours premier.
3. La réciprocité qui permet d'établir des relations d'aide mutuelle entre les hôtes, accueillants et accueillis.
4. La responsabilisation des pouvoirs publics, surtout si l'on pallie à leurs devoirs.
5. L'innovation sociale : Le réseau fait appel à l'imagination et à l'innovation, au-delà des réponses et des dispositifs classiques.

Des commissions pour agir

· Guides d'information sur tous les services locaux à disposition.
· Hébergement alternatif pour les personnes non prises en charge, quel que soit leur statut.
· Information et défense juridique pour les personnes dont les droits ne sont pas reconnus.
· Apprentissage de la langue française, avec une attention aux pédagogies adaptées.
· Accès à la santé, particulièrement pour les personnes dont les droits sont limités.
· Accès à l'activité économique, notamment dans la ligne de l'économie sociale et solidaire.
· Sensibilisation et conscientisation des populations disposées ou rétives à l'hospitalité
· Communication interne au réseau et en direction des divers publics souhaités.

Contact : contact chez reseauhospitalite.org
Site : www.reseauhospitalite.org

De Naissance d'une Nation (1915) au Majordome (2013)

Infos Mille babords - 19. juin 2017 - 19:00

Le cinéma des Noirs américains a toujours constitué un enjeu politique et ce, depuis la sortie du célèbre et controversé Naissance d'une Nation de D.W. Griffith, il y a un siècle.

Que ce soient les « race movies » (années 192061940), les films de blaxploitation (années 1970), le cinéma « newjack » (années 1990) ou les productions de l'ère Obama (années 2010), sa raison d'être a toujours été de construire une image positive des Afro-Américains pour contrecarrer les stéréotypes du cinéma dominant. Mais nous verrons que selon les époques, ses stratégies et discours ont cependant grandement différé.

universite-populaire-aix chez orange.fr
www.universitepopulairedupaysdaix.com

Front Social contre Macron et ses ordonnances !

Infos Mille babords - 19. juin 2017 - 18:00

Le Front Social organise une manifestation à l'échelle nationale ce 19 juin 2017 contre Macron et ses mesures néolibérales et sécuritaires. Rendez-vous à 18 heures sur la Canebière !


Il y a urgence. Macron président est pressé de finir le travail de Macron ministre 49.3 de la loi Travail. Il veut des député·e·s au service d'une loi d'habilitation dès juillet, qui l'autorise à légiférer par ordonnance. Elle permet d'éviter tout débat, avec les député·e·s en particulier.

Pour lui, la démocratie est une perte de temps, la preuve. Son urgence ce n'est pas le chômage, c'est durcir la loi Travail et préparer d'autres destructions sociales. Le FrontSocial appelle le 19 juin toutes celles et tous ceux qui sont déterminé·e·s à lui résister.

Après le succès de la 1re manifestation du quinquennat Macron à Paris le 8 mai, organisons des rassemblements partout en France pour envoyer un message clair au nouveau pouvoir en place : mouvement social contre la régression sociale !

LISTE DES RASSEMBLEMENTS
• Paris : 18h devant l'Assemblée nationale
. Marseille : 18h Canebière aux MobilesHaut de la Canebière au Kiosque, puis devant le MEDEF en bas de la Canebière, place du Général de Gaulle.
• Bordeaux : 18h place de la Victoire
• St Nazaire : 18h30 place de l'Amérique latine
• Lille : 18h place de la République
• Grenoble : 18h - lieu à venir


La CNT 13 appelle à rejoindre la MANIFESTATION à MARSEILLE appelée par le FRONT SOCIAL 13

Front Social contre Macron et ses ordonnances !
Le Front Social organise une manifestation à l'échelle nationale ce 19 juin 2017 contre Macron et ses mesures néolibérales et sécuritaires !

La CNT 13 rejoint le Front Social à Marseille et nous appelons donc à se mobiliser et à descendre dans la rue pour le rassemblement organisé lundi 19 juin 2017 à 18H aux Réformés en haut de la Canebière.

Contre la casse du code du travail,
Contre Macron et son monde.

Rassemblons-nous, organisons-nous !
http://www.cnt-f.org/sam/Contre-la-casse-du-code-du-travail.html


LE SYNDICAT SOLIDAIRES APPELLE TOUTES SES ORGANISATIONS À PARTICIPER À LA MOBILISATION NATIONALE DU 19 JUIN CONTRE MACRON ET SES ORDONNANCES :)

À l'issue de son congrès Sud-Solidaires vient d'adopter une motion d'actualité appelant construire une mobilisation large et unitaire dans le rue.

C'est le premier syndicat au plan national à rejoindre les mobilisations du 19 juin.

Bravo à eux. Continuons à rassembler largement.

LISTE DES RASSEMBLEMENTS

• Paris : 18h devant l'Assemblée nationale (accès par les stations de métro Concorde et Tuileries)
• Bordeaux : 18h place de la Victoire
• St Nazaire : 18h30 place de l'Amérique latine
• Lille : 18h place de la République
• Grenoble : 18h - 2 rue Gustave Flaubert
• Marseille : 18h aux Mobiles sur La Canebière
• Lisieux : 18h place Mitterrand
• Avignon : 18h Cours Jean Jaurès
• Nancy : 18h - Place Dombasle
• Perpignan : 18h Place de la Victoire
• Lyon : 18h Place des Terreaux
• Rouen : 18h au théâtre des Arts
• Strasbourg : 18h Place Kléber
• Le Mans : 18h Place de la République
• Gap : 19h Place Saint-Arnoux
• Bourges : 17h30 Rond-point de la Résistance
• Nantes : 18h place du Bouffay
• Toulouse : 18h Métro Jean Jaurès
• Montpellier : 19h Place de la Comédie
• Rennes : 17h Place de la République
• Guingamp : 18h sur le parvis de la Mairie
• Rodez : 18h Place Charles de Gaulle
• Bourges : 17h30 Rond point de la Résistance
• Saint-Brieuc : 18h square Allende
• Nantes : 18h Place du Bouffay
• Montélimar : 18h Place du Théâtre
• Brest : 18h Salle des syndicats, av. Georges Clémenceau
• Le Havre : 12 h maison des syndicats à Franklin
• Blois : 18h Place de la République

Source : https://www.facebook.com/Front-social-13-880655445408978/


CNT Solidarité Ouvrière : Contre les ordonnances Macron, on prend la rue avec le Front social !

Un pouvoir particulièrement hostile aux travailleurs et travailleuses est en place et va commencer son entreprise de démolition de nos droits dès cet été. Il est important d'enclencher la contestation sans tarder.

La CNT Solidarité Ouvrière apporte son entier soutien aux initiatives prises dans le cadre du "Front Social" et appelle à manifester le 19 juin à 18h, à Marseille comme partout en France. RDV aux mobiles (Réformés/Canebière - Marseille). Soyons nombreux-euses !

La CNT Solidarité Ouvrière sera aussi dans l'action et soutiendra toutes les mobilisations syndicales unitaires, nous devons aboutir à un mouvement social d'ampleur !

Toutes les infos sur le "Front social" : https://www.facebook.com/FrontSocialUni/


Solidaires : Front social
Face à l'urgence sociale

Construire une mobilisation large et unitaire dans la rue, dans les entreprises et les administrations avec les salarié-es, précaires, chômeurs-euses, étudiant-es, retraité-es !

Lire l'article https://www.anti-k.org/2017/06/16/solidaires-front-social/

[....]

Dans l'immédiat l'Union syndicale Solidaires appelle :

  • à porter partout, dans nos entreprises et administrations les analyses des « contre-réformes » à venir
  • à construire et participer aux initiatives intersyndicales locales et nationales
  • à construire la convergence des luttes, pour un syndicalisme de lutte et de transformation sociale et dans le respect des valeurs que nous portons et à soutenir les luttes engagées dans les différents secteurs.
  • à engager sans attendre la bataille pour le code du travail en :
  • manifestant le 19 juin dans de nombreuses villes à l'appel des intersyndicales et des collectifs locaux du front social,
  • aidant à la coordination de l'activité des fédérations et solidaires locaux impliqués dans les différents collectifs engagés dans la lutte,
  • préparant les conditions d'un mouvement d'ampleur prenant appui sur une multiplicité d'initiatives tout au long de l'été pour harceler le gouvernement. Dans ce cadre nous appelons à manifester massivement le 30 août à Jouy-en-Josas contre l'université d'été du MEDEF
  • en proposant de nouvelles initiatives dans le cadre le plus unitaire possible dés le début septembre en construisant un mouvement fort appuyé sur une grève large, unitaire et intersyndicale.

Saint Brieuc, le 15/06/2017

Contact Front Social 13 : frontsocial13 chez millebabords.org

Permanence de Mille Bâbords

Infos Mille babords - 19. juin 2017 - 14:00

Comme tous les lundi de 14 h à 17 h.
Permanence ouverte à tout public.

Voir aussi : www.millebabords.org/spip.php?article3929

contact chez millebabords.org
contact-biblio chez millebabords.org

Procès en Appel de Cédric Herrou pour aide aux migrants

Infos Mille babords - 19. juin 2017 - 13:30

NON, LA SOLIDARITÉ N'EST PAS UN DÉLIT !

Tous les jours des exilés, femmes et hommes, fuyant guerres, violences, dictatures, misère..., traversent la Méditerranée. Beaucoup y meurent. Les autres espèrent pouvoir trouver asile en Europe. Certains cherchent à venir en France. Mais celles et ceux qui arrivent à Vintimille sont bloqués, la frontière leur étant fermée. Celles et ceux qui parviennent néanmoins à franchir cette frontière sont refoulés par les forces de l'ordre (au motif du règlement Dublin) sans avoir la possibilité de demander l'asile. Y compris les mineurs isolés ! En violation par l'État des droits fondamentaux et de la loi. Pourtant certains les aident. Au nom de la justice et de la solidarité. L'association Roya citoyenne est de ceux-là ; entourée de nombreux autres citoyens.

Cédric Herrou, agriculteur dans la vallée de la Roya, a été condamné à 3000 € d'amende avec sursis pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien et les avoir aidés à transiter en sécurité vers la France. Le procureur qui avait requis 8 mois de prison avec sursis a fait appel. L'audience a été fixée au 19 juin à la Cour d'appel d'Aix.

Pierre-Alain Mannoni, enseignant-chercheur à Nice, qui était poursuivi pour avoir, lui aussi, convoyé des Érythréennes venues d'Italie, a été relaxé le 6 janvier par le tribunal correctionnel de Nice (qui a estimé qu'il avait agi pour préserver la dignité des personnes acheminées) alors que le procureur de la République avait requis 6 mois de prison avec sursis. Le procureur a fait appel. L'audience est fixée au 26 juin à la Cour d'appel à Aix.

C'est donc la solidarité qui est poursuivie en tant que délit. Quelle injustice ! Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni doivent être soutenus, le plus massivement possible. En même temps nous rendrons hommage à tous ces exilés qui cherchent refuge.

SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX À SOUTENIR CÉDRIC HERROU ET PIERRE-ALAIN MANNONI, POURSUIVIS PARCE QUE SOLIDAIRES !

Lundi 19 juin à 13h30 devant la Cour d'appel (procès de Cédric Herrou)
Lundi 26 juin à 13h30 devant la Cour d'appel (procès de Pierre-Alain Mannoni)

Signataires : Ligue des droits de l'Homme (comité régional PACA, sections d'Aix-en-Provence, de Perpignan et de Tarbes Bagnères) ; Collectif AGIR ; Cimade (Région Sud-Est, groupes d'Aix-en-Provence, du Tarn-et-Garonne et des Pyrénées-Orientales) ; Roya Citoyenne ; Syndicat des avocats de France (sections d'Aix-en-Provence et de Marseille) ; Syndicat de la Magistrature (section PACA) ; RESF et RESF 13, 06, 27, 48 et 65 ; Collectif 13 Droits des Femmes ; Résister Aujourd'hui ; Parti de Gauche 13 ; JRS Welcome ; Les Déconnomistes d'Aix-en- Provence ; Emmaüs Saint-Marcel et Marseille Pointe Rouge ; Hospitalité Solidaire Manosque ; Aix Solidarité ; Palestine 13 ; Accueil Solidarité Saint-Étienne Les Orgues ; ASTI Aix-Marseille ; PCF Aix-en-Provence ; Femmes Solidaires 13 ; Collectif de soutien aux migrants et réfugiés 11/12 arr. Marseille ; FSU, FSU 13 et FSU PACA ; MRAP et MRAP 06 ; Marche Mondiale Femmes PACA ; RUSF 13 ; CFDT (UL du Pays d'Aix) ; SNES-FSU Aix-Marseille ; Association pour la Démocratie à Nice (ADN) ; Citoyens Solidaires 06 ; FTCR ; COVIAM ; Cercle Louis Guilloux ; Collectif Réfugiés Vaucluse ; UJFP ; EuroMed Droits ; AMELIOR ; Secours Catholique Caritas France ; Gisti ; Mouvement Citoyen Tous Migrants 05 ; La Pastorale des Migrants ; Liridona ; Emmaüs International ; CRIAAR Velaux ; ATMF ; Recherche sans Frontière ; Pax Christi Nissa ; Union Syndicale Solidaires ; Fédération SUD Éducation ; Wise ; CCFD-Terre Solidaire 06 ; Amnesty International (groupe d'Aix) ; Tous Citoyens ! ; Émancipation Tendance Intersyndicale ; Anafé ; POC ; La Chapelle debout ! ; Kolone ; Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau ; Justice et Libertés Strasbourg ; JEFS Calais ; Transport People and Care (Saint-Étienne) ; Collectif « Migrants : changeons notre regard » Antony ; Réseau de Soutien aux Migrants 89 ; Romeurôle 94 ; Paris d'Exil ; Ecodrom93 ; Glokal e.V. ; Terre d'Errance Norrent-Fontes ; Collectif Austerlitz de soutien aux migrants ; Archive des Mémoires Migrantes (Italie) ; Collectif de soutien aux Roumains d'Ivry.

Lire aussi :
https://www.facebook.com/events/1382713125129916/

Repas de soutien aux Bricabracs

Infos Mille babords - 19. juin 2017 - 12:00

Les BRICABRACS, apprentis cuistots, enfilent encore leur tablier lundi 19 juin !

Ils vous invitent à venir soutenir leur projet, tout en régalant vos papilles !

Les repas seront servis à partir de midi jusqu'à 14h.

Au menu :

En entrée : Gaspacho
Plat principal : Brick "surprise" accompagné de salade
En dessert : Crumble Abricot arrosé de son coulis !

Menu à 8 euros, plat à 5 euros

(Plat végétarien dans le choix)

Les Espaces Educatifs Bricabracs, c'est quoi ?

• Une micro-école où les enfants tâtonnent, expérimentent, et apprennent à leur rythme..
• Une éducation populaire respectueuse du rythme de chaque enfant quotidien, au sein d'une classe multi-ages de 4 à 11 ans.
• Un projet social, une école accessible à tous.
• Bricabracs a ouvert ses portes le 7 septembre 2015. Parents et éducateurs oeuvrent pour faire de cette aventure une réussite et en assurer la pérennité.

http://www.bricabracs.org

L'association « La Cantine du Midi » nous met à disposition son espace une fois par mois pour vous préparer des petits plats aux petits oignons, façon Bricabracs.
Pour en savoir plus, nous rencontrer, et soutenir cette initiative, tout en savourant nos plats... Venez !....

P.-S :
contact chez bricabracs.org

http://bricabracs.org

http://rhizome.bricabracs.org

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