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Besoin de monde à Val Tolosa

Infos Mille babords - 22. juillet 2017 - 14:16

Bonjour tout le monde,

Un petit mail d'espoir et de colère, une demande d'aide aussi.

Le projet de centre commercial Val Tolosa contre lequel nous luttons depuis plus de 10 ans prévoit de lancer les travaux lundi, en commençant par décaper le terrain et les espèces protégées qui sont dessus. Le dernier hic en date ? La préfecture et la mairie ont pris fait et cause pour le projet, au point de faire fi des décisions juridiques. Après la mairie qui accorde un nouveau permis (illégal la zone ayant été classée non constructible) en 2016 après l'annulation du précédent permis par la justice, c'est la préfecture qui accorde cette en 2017 une nouvelle autorisation de destruction d'espèces protégées, alors que la précédente a été jugée illégale 2 fois !

Accordée en 2013, cette autorisation de la préfecture a été annulée une première fois en 2016 par le tribunal administratif de Toulouse, celui-ci ne reconnaissant pas le caractère d'intérêt public majeur du projet de centre commercial (mis en avant par la préfecture pour délivrer l'autorisation). Le promoteur Unibail Rodamco a fait appel de cette décision, et l'affaire est partie à Bordeaux. Voilà un peu plus d'un mois, le rapporteur public rendait son avis sur le cas au tribunal, pour aider le juge à se prononcer. Dans la grande majorité des cas, les juges se rangent à l'avis de l'enquêteur public. Celui-ci a appuyer l'annulation de l'autorisation du juge en première instance, appuyant sa position par le fait que ce projet ne tient pas compte des destructions d'emploi, qu'il est hors de son époque, qu'il n'y a pas de transports en commun de prévu, que la zone est déjà encombrée par les bouchons aux heures de pointe, et que la situation ne fera qu'empirer, etc... Bref, que ce centre commercial n'est pas ce que nous vend ses promoteurs.
Suite au rapport de l'enquêteur public, le juge a un mois pour se prononcer. La décision du juge était donc attendue pour le 13 juillet. Et le 13 juillet, le juge se range à l'avis du rapporteur public, confirmant l'annulation de l'autorisation de destruction d'espèces protégées, reconnaissant les arguments du rapporteur.
Mais le 19, la préfecture publie dans son journal la nouvelle autorisation de destruction d'espèce protégée (demandée dès 2016 par le promoteur), datée du 12 juillet !

Le préfet n'a donc cure des décisions de justice, et les bafoue même en accordant sa nouvelle autorisation la veille du jugement en appel de la précédente autorisation, celui-ci ayant de forte chance de confirmer son annulation.

Et voilà, la justice annule un permis de construire, le maire en délivre un autre dans la foulée. La justice annule une autorisation de destruction d'espèces protégées, ne lui reconnaissant aucune légitimité, le préfet en accorde une autre...

Et quand des gens décident de s'opposer physiquement aux machines pour que ce ne soit plus les magouilles de ceux qui sont aux manettes qui décident de tout, au mépris des populations, de la nature, et même de la justice, on les traite de voyous, casseurs,...

Mais dans cette histoire, comme à Sivens, Notre Dame des Landes ou dans d'autres lieux de lutte, c'est qui les voyous ?

Je rappelle qu'un préfet n'est pas sensé prendre parti dans les luttes pouvant avoir lieu sur son territoire, mais simplement veiller aux respect des lois et à la sécurité de tous. Ou est le respect des lois ? Et la sécurité quand il sait pertinemment que ses décisions vont provoquer des affrontements sur le terrain ?

Alors oui, nous allons avoir besoin d'aide. Lundi démarre la lutte contre les travaux. Objectif ? Empêcher ceux-ci de démarrer en attendant que la demande de référé lancée par notre avocate soit reçue et jugée, pour suspendre les travaux. Objectif du promoteur ? Détruire les espèces protégées avant que celui-ci ne soit jugé, pour mettre en avant que les espèces protégées ne sont déjà plus là, politique du fait accompli.

A ceux qui refusent ce cynisme, et refusent de laisser l'argent et les magouilles décider pour nous, répondez à ce mail ou à mon tel 06 14 94 29 78).

Ça se passe à Plaisance du Touch, à 15km à l'ouest de Toulouse.

La lutte continue,

Tanguy Aubé du Collectif Non à Val Tolosa

PS : message à diffuser le plus largement possible

Source : echanges-zad31(chez)lists.riseup.net

L’OMS demande d’agir contre la menace de la résistance du VIH aux médicaments

Actualités OMS - 20. juillet 2017 - 17:57
Cette menace croissante pourrait compromettre les progrès mondiaux en matière de traitement et de prévention du VIH si des mesures efficaces ne sont pas prises rapidement.

La voie du jaguar

Infos Mille babords - 20. juillet 2017 - 1:33
Voici la lettre d'information du site "la voie du jaguar" • http://lavoiedujaguar.net
Cette lettre recense les nouveautés publiées depuis 14 jours.


Nouveaux articles

Notes anthropologiques (II)
par Georges Lapierre - 10 juillet 2017

Lorsqu'un serpent mord une personne, son esprit pénètre dans le corps
de la victime, s'y transforme à nouveau en serpent et le chaman doit,
pour guérir son patient, extraire par succion les os et les crocs du
reptile réincarné. Cette explication du mal causé par la morsure d'un
serpent, rapportée par Alfred Métraux dans son article sur "Le
chamanisme chez les Indiens du Grand Chaco", nous plonge dans une tout
autre vision du monde. Le venin n'est pas saisi comme une chose dotée
de certaines propriétés, mais comme sujet, nous pourrions même avancer
qu'il se transforme en sujet devant nos yeux ; c'est un sujet-esprit
en quelque sorte mais qui reste tout de même bien concret, un serpent
en chair et en os et en crocs. Le venin, ou l'esprit du serpent, ne
se conçoit pas abstrait de son efficience c'est-à-dire de son mode
d'être, de son corps. Et c'est au sein de cette vision de la réalité
où l'esprit s'actualise selon un certain mode, le serpent n'étant
que le corps de l'esprit ou le mode d'être du venin, qu'agit le
chaman. (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-II

Mexique
La Ké Huelga Radio face aux élections ***
par Ké Huelga - 8 juillet 2017

Il y a dix-huit ans, dans le sillon du mouvement étudiant de 1999
à l'Université nationale autonome de Mexico, les principes de base
de la Ké Huelga Radio ont été posés : un espace de communication
libre et autogéré, qui se définit par sa constante indépendance
vis-à-vis de l'État, de ses gouvernements et de ses institutions.
C'est pour cette raison que depuis lors, et jusqu'à nos jours,
notre projet n'a pris part à aucune stratégie électorale, et ses
ondes libres n'ont jamais servi à la promotion d'un vote ou à la
légitimation de l'État. Ces derniers temps, nous avons mené une
réflexion à propos du contexte politique actuel, qui apporte des
perspectives de lutte dans l'espace électoral, notamment du fait
d'un accord conclu en janvier 2017 entre les peuples qui constituent
le Congrès national indigène (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Mexique-La-Ke-Huelga-Radio-face

Bien le bonjour du Sénégal
par Siete Nubes - 7 juillet 2017

En chemin vers Kayes, une région du Mali limitrophe du Sénégal où je
pars rejoindre de vieux amis de retour au bled, je suis en escale depuis
une petite semaine à Dakar, capitale du Sénégal et qui est, avec ses
quatre millions d'habitants, la plus grosse ville d'Afrique de
l'Ouest. Comme on est quelques-uns à vous bassiner régulièrement avec
le Mexique, je me disais que ça valait le clin d'œil de changer un peu
de coordonnées, pour quelques réflexions à la con sur notre grand et
beau système capitaliste... Donc voilà, un bonjour du bled, Dakar,
premier volet. Comme au final je me barre au Mali, j'aurais pu commencer
direct à Bamako, mais bon… Au-delà des considérations économiques qui
guident mes tribulations, j'ai aussi une curiosité lancinante pour
essayer de comprendre ce que c'était (ce que c'est ?) que
"l'empire colonial français". (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Bien-le-bonjour-du-Senegal-1417

Bien le bonjour de la Sierra Sur,
par Georges Lapierre - 3 juillet 2017

Découvrir le monde pour percevoir d'autres mondes en germination

La soudaine révélation de faits scandaleux au Mexique provient souvent
des journaux nord-américains, il y eut le scandale de l'assassinat de
vingt-deux jeunes gens à Tlatlaya par l'armée en juin 2014, un journal
nord-américain avait vendu la mèche. Aujourd'hui c'est le "New York
Times" qui révèle l'énorme scandale des écoutes téléphoniques au
Mexique, les victimes de cet espionnage à grande échelle sont tous ceux
qui, pour différentes raisons, se montrent critiques de la situation que
vit le pays : opposants politiques, opposants sociaux, défenseurs des
droits humains, journalistes suspectés de faire leur travail. C'est un
système d'écoutes des portables et des réseaux dits sociaux mise au
point par Israël, le Big Brother, le Grand Frère en matières d'écoute
et d'espionnage, et qui vend son procédé ou software au joli nom de
Pegasus très cher aux États frères. (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Bien-le-bonjour-de-la-Sierra-Sur

Du Quartier libre des Lentillères à Dijon
par Les Lentillères - 2 juillet 2017

Surprise aux Lentillères

Depuis sept ans, le quartier des Lentillères de Dijon est occupé par une
centaine de personnes. Début juin, le Grand Dijon lui a déposé une
demande de permis de construire pour faire des travaux limitrophes...

C'est avec une grande surprise que le Quartier libre des Lentillères
s'est vu adresser pour la première fois, le 2 juin, une demande de
permis de construire de la part du Grand Dijon. Il s'agit d'une demande
de permis de construire d'une nouvelle canalisation de gaz sur une
voirie limitrophe, dont le démarrage impromptu des travaux avait donné
lieu à un vif émoi sur le Quartier. (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Du-Quartier-libre-des-Lentilleres

Vierge indienne et Christ noir
par Georges Lapierre - 1er juillet 2017

L'essai de Georges Lapierre "Vierge indienne et Christ noir",
une "petite archéologie de la pensée mexicaine",
paraît en feuilleton, deux fois par mois,
sur "la voie du jaguar".

Avec la Morena, la Vierge à la fois indienne et métisse, nous touchons
à une subtile continuité derrière la différence plus ou moins affichée
des croyances. Au XVIe, XVIIe et même au XVIIIe siècle, les pèlerins qui
visitaient le sanctuaire du Tepeyac rendaient un culte à deux divinités
bien différentes ; ils suivaient des chemins parallèles qui ne pouvaient
pas se rencontrer. Les uns faisaient dévotion à la Vierge chrétienne,
dont la figure s'est enrichie de contenus différents au cours de
l'histoire de la colonie ; les autres continuaient à rendre un culte à
Tonantzin, la déesse Mère des Mexica. Les métis de luxe devaient tirer
leur foi du côté créole ; quant aux métis pauvres, leur penchant devait
les tirer du côté indien. Peu à peu cette population métisse va prendre
de plus en plus d'importance aux dépens de la population créole
proprement dite et de la population indienne. (...)
Lire la suite -> http://www.lavoiedujaguar.net/Vierge-indienne-et-Christ-noir-1412


LA VOIE DU JAGUAR
informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et
collective • lavoiedujaguar chez riseup.net • http://lavoiedujaguar.net

Un rapport de l’OMS conclut à une extension spectaculaire en 10 ans des politiques de lutte antitabac qui sauvent des vies

Actualités OMS - 19. juillet 2017 - 21:00
4,7 milliards de personnes, soit 6 % de la population mondiale, sont protégées par des mesures telles que les mises en garde illustrées, les lieux publics non-fumeurs et d’autres encore

Les Roms, des citoyens comme les autres ?

Infos Mille babords - 18. juillet 2017 - 22:25

Ce film de 2017 intitulé "Les Roms, des citoyens comme les autres ? " sera visible le mardi 18 juillet à 22h25 sur la chaîne franco-allemande Arte, annonce le Centre de ressources Rencontres tsiganes. Il s'agit d'un regard politique sur la situation actuelle des Roms de l'Union européenne. Les auteurs, Samuel Lajus, Marion Lièvre et Olivia Barlier, essaient de comprendre pourquoi leur situation continue de se détériorer malgré d'importants investissements européens en leur faveur. Ils sont allés chercher des réponses d'abord en France près de Montpellier, puis en Roumanie, en Hongrie, en République tchèque et en Allemagne, pour comprendre comment leur situation a évolué depuis la chute du mur de Berlin. Les Roms sont aujourd'hui partout rejetés, discriminés et exclus, en France comme ailleurs où le précédent gouvernement par la voix de Manuel Valls leur avait dénié "toute vocation à s'intégrer" !

Contact Rencontres Tsiganes : MMDH 34 cours Julien , Marseille 13001. tel 0786966522
www.rencontrestsiganes.asso.fr

Repas solidaire contre l'impunité policière

Infos Mille babords - 18. juillet 2017 - 12:00

Mardi 18 juillet de 12H à 14H, Cantine de soutien à la famille de Morad, dans le cadre des repas solidaires pour les victimes de violences policières, organisé par la Dar Lamifa au 127 rue d'Aubagne à Marseille.

SCOPTI : CAMPAGNE DE SOCIOFINANCEMENT

Infos Mille babords - 18. juillet 2017 - 8:50

LE PROJET DE SCOPTI EST AUSSI LE VOTRE !

SCOPTI lance une campagne de sociofinancement et appelle à la mobilisation de tous pour passer un cap difficile

Malgré la reconnaissance de notre savoir-faire et la qualité de nos produits, SCOPTI manque de moyens financiers pour se développer et se projeter sereinement dans le temps. Alors que le carnet de commandes se remplit, la vente des marques « 1336 » et « Bio SCOPTI » peine à trouver sa place sur le marché. Nos marques sont très jeunes, insuffisamment connues et il reste encore beaucoup à faire pour que chaque consommateur puisse y avoir accès. L'absence de publicité fait défaut à notre notoriété et nous devons trouver les fonds nécessaires pour cela !

Nous avons besoin des ressources financières nécessaires pour gagner, notamment dans la perspective de nouveaux contrats avec la grande distribution. Ces contrats permettront de pérenniser la coopérative mais demandent une trésorerie et un fond de roulement importants. C'est pourquoi nous avons décidé de lancer une grande campagne de sociofinancement dans le but de doter SCOPTI des moyens de son développement, et de l'accélération de ses ventes. Nous appelons toutes les personnes qui souhaitent s'engager à nos côtés à y participer !

Contribuer à la pérennisation de notre modèle social et économique en envoyant vos dons en espèce ou par chèque à l'ordre de SCOP TI, à l'adresse suivante :

SCOPTI - SOCIOFINANCEMENT

500 Avenue du Pic de Bertagne - ZA de la Plaine de Jouques - 13420 GEMENOS

Ou par virement suivant ces détails : FR7610278008660002000040648

A cette banque : CRCMM Marseille Entreprises - 521 Avenue du Prado - 13008 MARSEILLE

Merci de votre soutien.

Les coopérateurs de SCOPTI.

http://www.scop-ti.com/op%C3%A9ration-financement-participatif.html

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/flash/62196-scop-ti-lance-sa-campagne-de-financement-participatif

L’OMS estime les coûts pour atteindre les cibles sanitaires mondiales d’ici 2030

Actualités OMS - 17. juillet 2017 - 17:57
La facture des efforts financiers nécessaires pour atteindre les 16 cibles des objectifs de développement durable relatives à la santé dans 67 pays à revenu faible ou intermédiaire représentant 75% de la population mondiale a été publiée aujourd'hui.

Un enfant sur 10 dans le monde n’a reçu aucun vaccin en 2016

Actualités OMS - 17. juillet 2017 - 17:00
À l’échelle mondiale, 12,9 millions de nourrissons, soit un sur 10, n’ont été vaccinés contre aucune maladie en 2016, selon les estimations des taux de vaccination les plus récents de l’OMS et de l’UNICEF.

Occupation de terres en Andalousie

Infos Mille babords - 17. juillet 2017 - 0:33

En Andalousie, la récente occupation d'une exploitation agricole, d'une banque et d'une ferme publique en voie de privatisation remet en cause la tendance actuelle à l'accaparement des ressources.

Le 1er avril dernier, le SOC-SAT organisait un rassemblement à Jaén pour demander une fois de plus la libération du syndicaliste Andrés Bódalo, emprisonné depuis une année. Andrés est accusé d'avoir agressé un conseiller municipal du village de Jódar, lors d'une protestation des saisonniers agricoles demandant des emplois publics. Cette condamnation fait partie d'une stratégie répressive de l'Etat espagnol contre les mouvements sociaux, plus forte encore quand il s'agit de défendre l'intérêt des grandes propriétés foncières. Parmi les dizaines de condamné·e·s politiques ou sociaux actuels, à Malaga un deuxième activiste du SAT, Francisco Molero, sera prochainement emprisonné en raison de sa participation à l'action « rodea el Congreso » (encercle le Congrès), à Madrid, en 2013.

A l'occasion de cette occupation, un groupe de saison-nier·ère·s agricoles et de chômeur·euse·s urbain·e·s de Jaen et Jodar, avec la collaboration du SOC-SAT, a décidé d'occuper une ferme de 74 hectares (dont 64 en oliviers), el Aguardentero, appartenant à la banque BBVA qui l'avait complètement abandonnée depuis cinq ans, en ne l'utilisant que comme objet de spéculation, et cela dans une région où le chômage touche plus de 30% de la population et où la terre – en particulier les oliveraies – est de plus en plus concentrée et mercantilisée. La ferme avait été reprise par la banque à un gros entrepreneur local, Vegas Molinero, qui l'avait achetée pour construire des bâtiments pendant la période du boom immobilier. Cette exploitation agricole, située à quelques kilomètres de la ville de Jaen, a été rebaptisée Cerro Libertá (Colline Liberté) en hommage à Andrés Bódalo, toujours engagé dans la lutte pour la terre, l'autogestion saisonnière et les droits des ouvriers des champs. Après un mois et demi, les occupant·e·s ont réussi à rendre la maison en ruines habitable, à nettoyer les ordures et les débris accumulés, à créer un jardin d'un hectare où poussent plus de mille plants de légumes et à tailler plus de 500 oliviers pour assurer un début de production, l'automne prochain. Evidemment le syndicat et les occupant·e·s ont déjà subi des dénonciations, l'ouverture de procès administratifs et judiciaires, des menaces de tout type, et sont l'objet d'une criminalisation par les médias. La BBVA a refusé de recevoir une délégation des occupants et la Junta de Andalucía (administration autonome régionale) n'a pas encore réagi à la demande d'exercer sa compétence légale en expropriant ces terres agricoles abandonnées. Les travaux réalisés avec le soutien de nombreuses personnes et groupes locaux, ainsi qu'une campagne contre le système bancaire qui a gagné tant de millions avec la spéculation immobilière et l'utilisation de l'argent public, ont empêché pour le moment le déclenchement de la violence institutionnelle contre ce groupe d'agri-culteur·trice·s collectivistes.

À 200 kilomètres de Cerro Libertá, un autre groupe de saisonnier·e·s agricoles travaille à Somonte (Palma del Río, Cordoba), l'autre ferme occupée par le SAT en 2012. Plus de 400 hectares de terres publiques destinées, pour la plupart, aux céréales. La Junta de Andalucía, qui touche les subventions de la PAC sans rien faire, a refusé de discuter du projet agroécologique que le syndicat a présenté plusieurs fois, et persiste dans son objectif de vendre ce patrimoine public. Le PSOE andalou (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol), dans son projet de loi agricole, encourage toujours la privatisation de toutes les terres publiques et impose l'achat de celles-ci aux bailleurs, en poussant dans l'illégalité des centaines d'agriculteurs, agricultrices et coopératives qui n'ont pas pu ou n'ont pas voulu acheter, comme c'est le cas des 1.200 ha que gèrent les coopératives de Marinaleda à Séville.
Après une année très dure pour Somonte, qui a dû être réoccupé deux fois en 2016 après des expulsions, et qui a été cultivé dans sa totalité avec beaucoup d'efforts, une nouvelle étape commence. Un groupe de huit personnes a repris le projet agroécologique avec le soutien du syndicat national et local et de la Red Andaluza de Semillas (réseaux andalous de semences). Des brigades de travail volontaire seront organisées, ainsi que des campagnes de diffusion du projet et de demande de soutien politique et économique. 24 hectares de blés cultivés en biodynamie, pour moitié des variétés anciennes, poussent sur cette terre « libérée », à côté du poulailler et des six hectares en arrosage du jardin, des oliviers et des fruitiers. Pour la prochaine campagne agricole, on prévoit de laisser un tiers du terrain en friche et d'y installer un troupeau, de doubler la culture des blés anciens, de créer une banque de semences biodynamiques et de consolider la vente de légumes aux groupes de consommateurs et consommatrices solidaires de Cordoba et Séville.

Les occupations de terres, une tradition de la lutte du SOC en Andalousie et du mouvement paysan du monde entier, en demandant la distribution des ressources et un accès digne aux exploitations agricoles, sont aussi un phénomène européen. Des cas comme la lutte de Notre-Dame-des-Landes en France, Rosia Montana en Roumanie et d'autres expériences en Italie et ailleurs, constituent une résistance aussi réprimée qu'en Andalousie. Tant en Espagne que dans le reste de l'Europe, la concentration et l'accaparement fonciers atteignent des niveaux similaires à ceux d'Amérique latine ou d'Afrique. En effet, 3,1% des propriétaires (dont un grand nombre de sociétés et fonds d'investissements) contrôlent 52,2% de la surface agricole. En même temps, des milliers de petites exploitations familiales disparaissent chaque année, et la surface de culture destinée à la production alimentaire diminue à cause du changement d'usage vers l'immobilier, les mines, les infrastructures inutiles ou les biocombustibles. Le Parlement européen, poussé par la mobilisation de plusieurs organisations – notamment ECVC (Via Campesina en Europe) – vient d'approuver une résolution qui reconnaît l'étendue et la gravité de cette situation, et recommande l'application des « Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts, dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale » de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation), qui établissent une régulation foncière alternative dans le respect des droits et des nécessités des paysan·ne·s et des peuples.

Contre une PAC qui encourage la concentration foncière et le modèle agro-industriel à grande échelle, le SOC-SAT et La Via Campesina (LVC) demandent une politique agricole régulatrice de l'accès aux ressources, de la production, de la consommation et de la commercialisation des aliments qui garantit les droits humains et la survie des communautés locales. Ils soutiennent l'agroécologie, les marchés locaux, la souveraineté alimentaire et la sauvegarde de notre planète. Les occupations en Andalousie cherchent aussi à démontrer qu'il existe une autre façon de gérer l'accès et le contrôle des ressources, avec un modèle collectif, paysan et durable de production et de commercialisation de notre nourriture. Néanmoins, cette résistance colossale contre la propriété et le pouvoir des administrations, comme dans le cas de Somonte, ou du système bancaire, comme pour Cerro Libertá, implique un engagement et un effort personnel aussi colossaux de la part des occupant·e·s. Chaque jour nous amène de nouvelles activités agricoles, forestières, de reconstruction des logements et de récupération d'infrastructures, mais aussi des activités sociales, politiques et de communication et cohésion du groupe, pas toujours évidentes. Et tout ça dans un climat de harcèlement policier, de criminalisation médiatique et de menace permanente de délogement et de poursuites judiciaires. Si les projets d'occupations rurales constituent des résistances agricoles, économiques, politiques et sociales qui nous concernent tou·te·s, le soutien personnel, politique et économique de la part des personnes et des mouvements sociaux s'avère indispensable pour leur survie et leur succès, qui sera en définitive le nôtre.
Les 11 et 12 juillet, le collectif international de la terre de LVC organisera une réunion à Cerro Libertá (ou à Somonte en cas de délogement), une semaine avant la célébration de la 7ème conférence internationale à Bilbao. Une vingtaine de délégués de toutes les régions vont discuter de la situation et des luttes autour de l'accès à la terre, à l'eau et au territoire à travers le monde. On présentera le nouveau texte sur la réforme agraire intégrale et populaire et les propositions de systèmes d'alerte contre la criminalisation et les assassinats de paysan·ne·s et activistes qui se sont accrus ces dernières années.

Le SOC-SAT lance une campagne de soutien aux occupations andalouses. Des visites sur le terrain, la diffusion de nos activités, la donation de matériel et de fonds, ainsi que le soutien politique face à la répression, sont profondément souhaités. Le projet de Cerro Libertá a mis en marche la récupération de l'oliveraie et la diversification de la production avec le jardin, la plantation de pistaches et d'autres fruitiers, l'introduction de bétail dans la zone de collines et la restauration du bâtiment qui permettra aussi de mettre en place des activités de formation et d'auberge. À Somonte, la culture extensive de blé écologique et le jardin de quatre hectares requièrent l'achat d'un autre tracteur et des motoculteurs pour mécaniser les travaux, ainsi que d'un fourgon et d'un moulin à blé afin de faciliter la distribution des paniers de légumes et la production de farine pour la panification. Il est également prévu d'acquérir un troupeau de brebis, quelques vaches et un mulet pour le labourage.

Contact : sober.alim.sindicatoandaluz(at)gmail.com
Tel : 0034-635247703 (Curro, Cerro Libertá) et 0034-634815502 (Antonio, Somonte)

Rédigé par Federico Pacheco Membre du Soc Almeria, 21.06.2017
Archipel émission 260 (06/2017)
Source :
http://www.forumcivique.org/fr/articles/andalousie-occupation-de-terres-en-andalousie

[À ce jour, 13 juillet 2017, l'occupation tient toujours
Les Giménologues]

Voir sur le site des giménologues : http://gimenologues.org/spip.php?article731

Histoire de l'anarchie

Infos Mille babords - 15. juillet 2017 - 19:00

L'anarchisme existe au moins depuis le XIXe siècle, composé de nombreux
courants, il combat en général toutes formes d'exploitation et d'oppression (État, capitalisme, domination de classes, sexisme et racisme...). Ce mouvement a été particulièrement actif et influent dans toutes les luttes révolutionnaires de la première moitié du XXe siècle.
Il est plus que jamais d'actualité dans un monde de profit et de guerre, de manque de perspective émancipatrice, de répression étatique et de confusion.
La Rétive invite Gaetano Manfredonia, historien et spécialiste de l'anarchisme, pour revenir sur son histoire, plus particulièrement en Europe, et en évoquer ensemble les perspectives actuelles. Nous nous appuierons notamment sur son dernier ouvrage, Histoire mondiale de l'anarchie, promenade éclectique à travers les portraits
d'anarchistes et de différents moments de ce mouvement à travers le
monde de 1789 à nos jours...

laretive chez riseup.net

Manifestons le 14 juillet contre la guerre sociale de Macron

Infos Mille babords - 14. juillet 2017 - 11:00

Manifestons le 14 juillet contre la guerre
14 juillet - Macron s'affiche en chef de guerre avec Trump. L'épouvantable président des USA, raciste et misogyne, lui sert de complice. Pitoyable… et dangereux ! Le gouvernement poursuit et intensifie la politique de guerre permanente (bombardements, troupes au sol, occupation,...) de l'État français (en Syrie, en Centrafrique, au Mali, ...). Macron en rajoute avec sa communication de monarque : « Vive la guerre, tous avec Trump ! »

Manifestons le 14 juillet contre la guerre sociale de Macron
14 juillet - Avec Macron, c'est l'été meurtrier. Ses député·e·s l'autoriseront à gouverner par ordonnances, qui sont les munitions de sa guerre sociale. Obsédé par la destruction du Code du travail, il étend son offensive au contrat de travail, à la sécurité sociale et pour les licenciements. La casse des conquêtes sociales va approfondir les inégalités racistes et sexistes déjà existantes (inégalités salariales, chômage, temps partiels imposés, précarité en général, pénibilité du travail,...). « Vive le chômage et le Medef », voilà son cri de guerre.

Manifestons le 14 juillet pour nos droits et nos libertés contre l'état d'urgence permanent
14 juillet - Macron veut transformer l'état d'urgence en état d'exception permanent, intégré à la loi ordinaire. Préfets, procureurs, policiers et militaires auront le droit de perquisition, d'assignation à résidence, d'intensifier la persécution et la répression des MusulmanEs ou supposéEs l'être et des quartiers populaires, d'étendre la répression à l'ensemble du mouvement social, sur simple ordre du gouvernement.

Le Front Social, pour ces 3 raisons, appelle à faire du 14 juillet une journée de reconquête populaire, de contre-offensive sociale et de manifestation. Venez nombreux·ses en participant au défilé des luttes sociales permettant d'unir tou·te·s celles et ceux qui ne veulent pas subir la politique de Macron et défendre d'autres choix que la régression sociale.

RDV VENDREDI 14 JUILLET
11 HEURES AUX MOBILES - HAUT DE LA CANEBIERE

« Ni Dieu Ni Maître » de Tancrède Ramonet

Infos Mille babords - 13. juillet 2017 - 19:30

19h30 auberge espagnole
21h projection

Divisé en deux parties chronologiques (1840-1914 et 1911-1945), ce documentaire de vulgarisation revient sur l'histoire du mouvement anarchiste – de la publication du texte de Proudhon Qu'est-ce que la propriété ? en 1840 à la seconde guerre mondiale – en tentant d'y présenter les fondements et les différents courants. Les principales figures de l'anarchisme (Proudhon, Louise Michel, Bakounine, Owen, Kropotkine, Makhno, Durruti…) y sont présentées tandis que s'égrènent les luttes sociales des différentes périodes, mettant en lumière des idées, des évènements et des personnages méconnus et trop souvent caricaturés. À travers ce film qui n'est pas exhaustif, le réalisateur souhaite montrer la cohérence et la continuité de l'histoire de l'anarchisme.

laretive chez riseup.net

10ème escale du Tour13 - SOS Méditerranée

Infos Mille babords - 13. juillet 2017 - 17:00

LES MUSIQUES SOLIDAIRES EN TOURNEE POUR LES SAUVETAGES EN MER MEDITERRANEE
La 10eme Escale du Tour13 en soutien a SOS Mediterranee aura lieu le jeudi 13 Juillet avec Le Boucan Clan, Maclick et Noto Swing. Partenariat ASSO Empreinte à Saint-Chamas (théâtre de verdure).
Des bénévoles de SOS MEDITERRANEE France seront présents sur place pour échanger et faire connaitre leur action.

Face à la banalisation de l'horreur et la tragédie qui se joue en Méditerranée tous les jours pour les migrants ou réfugiés en Méditerranée, les artistes et professionnels du spectacle vivant des Bouches-du-Rhône et d'ailleurs se mobilisent dans une action citoyenne, indépendante et inédite.

Initiée et coordonnée par les Nuits Métis, l'opération Tour13 en soutien a SOS Mediterranee organise une tournée spectaculaire, tout au long de l'année 2017, du 4 février au 17 décembre, avec 19 soirées, 45 groupes et 33 structures de 13 villes, tous bénévoles dans leur engagement.

Tous les profits de cette tournée seront reversés à l'association SOS MEDITERRANEE France qui oeuvre dans l'assistance et le sauvetage de personnes en mer.

ATRATO de Marcos Avila Forero

Infos Mille babords - 12. juillet 2017 - 18:00

ATRATO
de Marcos Avila Forero
L'Atrato est un fleuve qui traverse la forêt du Chocó en Colombie puis, dans ce contexte, l'une des principales artères du conflit armé dans ce pays. Cette œuvre est le résultat d'une action que l'artiste a menée dans cette zone, auprès d'un groupe de riverains d'origine afro-colombienne.
Les riverains, reprenant une tradition, font du fleuve un instrument : la « violence accoutumée » se transforme en musique

du 12 au 15 juillet 2017 à HLM-Marseille expos
20 rue St Antoine 13002 Marseille
vernissage mercredi 12 juillet à 18h |
ouverture de l'exposition de 14h à 18h |
sur rendez vous les 16 et 17 juillet (07 69 16 98 02)

La compagnie, lieu de création
19 rue Francis de Pressensé 13001 Marseille | 04 91 90 04

La machine de guerre anti-sociale est En Marche !

Infos Mille babords - 12. juillet 2017 - 15:19

Emmanuel Macron vient de sortir son projet de loi d'habilitation pour faire passer sa réforme du Code du travail par voie d'ordonnances. Les grandes orientations étaient déjà connues mais à la lecture de ce projet on s'aperçoit que c'est encore pire que ce qu'on pensait. Aux thèmes déjà évoqués, Emmanuel Macron ajoute maintenant une attaque frontale contre le CDI par la promotion d'un « contrat de chantier ».
Pour ceux qui en douteraient encore, le patronat est aujourd'hui directement à la tête de l'Etat et Muriel Pénicaud, ministre du travail, n'hésite pas à déclarer que le Code du travail « n'est fait que pour embêter 95% des entreprises ».
Sans surprise ce projet vise alors tout simplement à donner au patronat le pouvoir de faire le droit en s'affranchissant une bonne fois pour toutes du « principe de faveur », qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France.
Quelles sont les grandes lignes du projet de cette nouvelle « loi travail puissance 10 » ?

Une inversion totale de la hiérarchie des normes :
L'article premier du projet d'habilitation résume toute l'orientation du texte : déréguler l'ensemble du droit du travail en donnant la priorité à l'accord d'entreprise sur l'accord de branche et la loi.
Cette inversion de la hiérarchie des normes, entamée depuis longtemps, a notamment connu un coup d'accélérateur avec la loi travail sur les thèmes du temps de travail et de la rémunération des heures supplémentaires. Mais La durée de base du travail restait encore fixée par la loi. De plus certains sujets demeuraient uniquement négociables au niveau de la branche (comme les grilles de minima salariaux) sans possibilités de dérogation dans un sens défavorable au niveau de l'entreprise. L'idée est aujourd'hui d'achever l'inversion de la hiérarchie des normes en la généralisant à tous les domaines. Tout doit disparaître !
Seuls trois domaines resteront définis au niveau de la loi : le SMIC, l'égalité professionnelle femmes-hommes et les seuils d'exposition aux risques professionnels. Tout le reste peut-être remis en cause : salaires, contrat de travail et même certaines règles relatives à la santé et à la sécurité.
Si l'on prend pour exemple le contrat de travail, les termes mêmes de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée (motifs de licenciement, procédure et indemnités) pourraient être modulables et renvoyés à la négociation d'entreprise. De même les dispositions régissant les CDD et l'intérim (motifs, durée et règles de succession sur un même poste) pourront désormais être « adaptées » par accord.
Cette mise en concurrence généralisée des salariés de chaque entreprise entrainera une course sans limite au moins-disant social.
Pour couronner le tout le gouvernement prévoit même d'instaurer la primauté de l'accord d'entreprise sur le contrat de travail dans un sens défavorable aux salariés. Ce dispositif avait été expérimenté avec les accords dits de « maintient dans l'emploi ». Il s'agissait d'ouvrir la possibilité d'augmenter la durée du travail et/ou de baisser le salaire en cas de difficultés économiques et en garantissant le maintien des emplois pendant une période donnée. Aujourd'hui ce dispositif serait généralisé quel que soit le contexte. Ainsi un salarié qui aura négocié son contrat de travail à certaines conditions de rémunération et de durée du travail pourra voir son contrat de travail remis en cause à tout moment par accord d'entreprise.

Vers la fin du monopole syndical sur la négociation collective :
Et pour être sûr que cette dérégulation puisse être effective, Macron prévoit de contourner le monopole syndical sur la négociation collective en étendant la possibilité d'organiser des référendums d'entreprise. Là où la loi travail donnait la possibilité à un syndicat minoritaire d'initier un référendum, Macron veut pousser la logique au bout en donnant cette possibilité aux employeurs. On imagine déjà le chantage à l'emploi qui jouera à plein au niveau de l'entreprise pour faire passer toutes les régressions à coups de référendums successifs. Le référendum d'entreprise est un leurre de démocratie. Les salariés seront placés devant un choix individuel, alors que la défense des intérêts des travailleurs ne peut véritablement se faire que collectivement. Dans ce sens, passer outre les représentants du collectif des travailleurs pour demander l'avis individuel de chaque travailleur, c'est faire croire à la fiction d'une relation égale entre un travailleur et un patron.
Ce projet est ni plus ni moins, que l'aboutissement du déjà ancien projet patronal de « refondation sociale » initié en 2000 par Ernest-Antoine Seillière, ex-président du Medef, de dérégulation généralisée du droit du travail. Il est important que chaque organisation syndicale joue son rôle de défense des intérêts des travailleurs et que Macron ne trouve pas d'alliés syndicaux pour mettre en scène son « dialogue social » et surtout réaliser son projet.

La fusion des institutions représentatives du personnel :
La loi Rebsamen avait étendu les possibilités de fusion des différentes institutions représentatives du personnel dans des délégations unique du personnel (DUP) jusqu'à 300 salariés en y intégrant notamment les CHSCT. Sur ce point Macron veut là aussi aller plus loin en autorisant toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, à mettre en place une DUP. Ainsi l'instance de proximité qu'est le CHSCT pourrait disparaître.
L'article 2 du projet de loi prévoit au passage que cette instance fusionné pourra « exercer les compétences en matière de négociation des conventions et accords d'entreprise ou d'établissement » ; histoire, une fois de plus, de contourner les délégués syndicaux au profit d'éventuels représentants du personnel « maison ».

Vers la fin du compte pénibilité :
Autre revendication permanente du Medef depuis 2010 : l'abrogation du compte pénibilité.
C'était la seule micro-avancée du quinquennat Hollande pour faire passer sa réforme des retraites auprès de la CFDT. C'était encore trop pour le patronat. Pierre Gattaz a qualifié la mesure « d'usine à gaz » et insisté pour que le gouvernement « la fasse sauter ». Macron va « simplifier » le dispositif.
D'une part le nouveau dispositif, rebaptisé « compte de prévention », ne sera plus financé directement par les entreprises par une nouvelle cotisation sociale ; d'autre part les risques ne seront plus évalués au cours de la vie professionnelle mais « médicalisés ». En gros il faudra désormais être déjà malade pour pouvoir bénéficier d'un départ en retraite anticipé. Pour les critères comme la manutention des charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques, il faudra même atteindre un taux d'incapacité permanente de 10% pour être éligible à une retraite anticipée !

Un permis de licencier à moindre coût :
De même la question du plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, initialement prévue par le projet de loi travail, et finalement retoquée, fait sa réapparition à l'article 3 du projet. Le tribunal n'aura plus à apprécier le préjudice réel, l'indemnité maximale sera fixée une bonne fois pour toutes. C'est, là aussi, l'aboutissement des désirs du patronat. Pierre Gattaz, président du Medef, plaide ainsi depuis longtemps pour le plafonnement des indemnités prud'homales en mettant en avant « la peur » des chefs d'entreprise.
Concrètement il s'agit pour le patronat de pouvoir anticiper, « renforcer la prévisibilité » en novlangue patronale, afin de provisionner ce que coutera un licenciement abusif pour licencier tranquillement.
Et comme ça ne suffisait pas, le projet de loi prévoit de réduire les délais de contestation d'un licenciement (aujourd'hui un an pour les licenciement économiques et deux ans pour motif personnel).

une réduction du périmètre d'appréciation du motif économique :
Ici encore, le texte veut réintroduire une mesure initialement envisagée par la loi El khomri, et finalement retirée. Il s'agit de restreindre au territoire français le périmètre retenu pour apprécier les difficultés d'un groupe international qui licencie dans une de ses filiales en France.
En restreignant le périmère géographique d'appréciation des difficultés économiques, une multinationale florissante pourra ainsi organiser, de façon artificielle, la faillite d'un de ses sociétés françaises.

Vers la fin du CDI :
Parmi les « nouveautés » le projet de loi renferme un « contrat de chantier », permettant d'associer la fin dudit contrat à celle d'un projet donné. En somme, un CDI avec des caractéristiques de CDD…
Cette idée d'un contrat de chantier revient à intervalles réguliers depuis au moins le début des années 2000. Le projet de loi prévoit d'ouvrir cette possibilité « par accord de branche ou, à défaut, à titre expérimental ».
Plus d'un siècle après la création du code du travail nous ne sommes pas loin du retour au contrat du louage qui prévalait au 19e siècle, avec une embauche à la tâche, et une précarité pour tous.

Ce scénario n'est pas une fatalité, il ne tient qu'à nous de le faire échouer. Le gouvernement veut aller vite ? A nous de nous mobiliser sans attendre !

Dès maintenant, l'urgence est de préparer la riposte sociale dans l'unité. La CNT soutient toutes les initiatives permettant d'enclencher la résistance !

Source : http://www.cnt-tas.org – federation chez cnt-tas.org

2,1 milliards de personnes n’ont pas d'eau potable à domicile et plus du double ne disposent pas d’assainissement sûr

Actualités OMS - 12. juillet 2017 - 3:01
L’OMS et l’UNICEF publient les premières estimations mondiales relatives à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène au regard des objectifs de développement durable

Repas solidaire de la Casoco

Infos Mille babords - 11. juillet 2017 - 12:30

En soutien à PMN Editions - Maison d'édition indépendante, la CAntine de SOlidarité des COpains Copines concocte un repas fraicheur estivale le mardi 11 juillet à partir
Tous les 2è Mardi du mois, on met les grands plats dans les petits et on cuisine un chouette repas à prix libre avec en ce mois de juillet pas mal de légumes venant du Jardin de la Marronne à Lauris.

Grâce au prix libre, on nourrit la caisse de solidarité des copains et copines. On reverse chaque mois la thune vers des collectifs de soutien, des projets amis, des caisse de grève ou pour aider des amies.s en galère.
Ça permet de soutenir collectivement les appels à besoins d'argent et de mettre en place des formes d'entraide concrètes pour répondre aux besoins des un.E.s.

Pour cette CASOCO de juillet, la thune récolté ira en soutien à PMN éditions - Maison d'édition indépendante. Un appel à don est lancé pour l'aider aux premières publications/impressions qui sortiront à la rentrée :

AMAP'Monde

Infos Mille babords - 10. juillet 2017 - 18:30

Comme tous les lundis - ça continue tout l'été même si l'Équitable est fermé !

l'AMAP'Monde passe derrière le comptoir de l'Équitable Café : infos, inscriptions, rencontres avec les producteurs/productrices et distributions, organisation collective (ici chacunE met la main à la pâte)... c'est ici que ça se passe !

AMAP'Monde : permanence, paniers, apéro !
Date : lundi 10 juillet, 18h30 - 22h00

Permanence de Mille Bâbords

Infos Mille babords - 10. juillet 2017 - 14:00

Comme tous les lundi de 14 h à 17 h.
Permanence ouverte à tout public.
Le Site : "Une tribune pour les luttes" : www.millebabords.org/spip.php?article3929

Pour contacter l'équipe :
contact chez millebabords.org
cettesemaine chez millebabords.org
contact-biblio chez millebabords.org

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