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La Lettre d'Information de la Coordination antinucléaire du Sud-Est

Infos Mille babords - 21. juillet 2015 - 20:55

« L'industrie du nucléaire est dans le rouge, mais la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale dresse un bilan catastrophique de Areva.
La CAN-SE publie la vidéo des débats internes.

C'est un amoncellement de gabegie financière, technique, technologique, commerciale, organisationnelle, prospective que la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale, réunie le 8 juillet, vient de révéler dans un rapport. Il confirme en tout point qu'il faut mettre un terme immédiat au nucléaire et ne plus s'entêter avec cette industrie mortifère. La Coordination antinucléaire du sud-est met en ligne la vidéo des débats internes à la Commission.

Ils n'en reviennent pas, tant ils avaient soutenus pour la plupart, l'obsession nucléaire. Les rapporteurs de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale sont groggy au vu du désastre d'Areva. De l'UMP-LR au PS c'est le désenchantement des pro-nucléaires même si ils continuent dans le déni de réalité, encore incapables de tourner la page de leur amour perdu.

Les constats de la gabegie du "leader de la destruction atomique" ne sont pas le fait des antinucléaires. Ils sont dressés sous la houlette de la présidente de la commission, la députée UMP-Les Republicains Marie-Christine Dalloz (conseillère en gestion de patrimoine, chef d'entreprise) avec comme rapporteurs spéciaux Hervé Mariton (Ingénieur en chef des mines et député UMP-Les Republicains de la Drôme), le socialiste Marc Goua (député de Maine et Loire) et comme rapporteure générale la députée socialiste du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault (ingénieure).

La suite sur : http://coordination-antinucleaire-s...

L'industrie du nucléaire est dans le rouge, mais ses ravages s'accroissent

Non seulement les victimes de la barbarie nucléaire sont beaucoup plus nombreuses qu'officiellement reconnues, mais en plus la descendance des victimes est cruellement touchée. Et l'humanité, ou ce qu'il en restera, aura à en gérer les séquelles pendant des dizaines de millénaires...

On fait tout pour cacher les dégâts humains liés au nucléaire, on minore le nombre de victimes survenues après une catastrophe, et on cherche à cacher les effets à long terme de doses moyennes ou faibles sur la santé. En s'appuyant sur des sources vérifiables on verra qu'on ne peut nier que l'industrie du nucléaire civil et militaire est une activité mortifère, aux victimes innombrables et dont sont responsables tous ceux qui œuvrent à la faire vivre et à la développer.

En plus, les preuves scientifiques de transmission de dégâts dus à la radioactivité s'accumulent. Ce que vivent les jeunes japonaises de la préfecture de Fukushima, qui savent qu'elles ne devront pas enfanter, en est l'illustration.

Il y a d'abord les victimes directes :
Les victimes d'Hiroshima et de Nagasaki, dont le bombardement atomique avait plus pour but d'expérimenter deux armes (celle à l'uranium et celle au plutonium), et de marquer la supériorité sur l'URSS, plutôt que d'abattre le Japon déjà largement à genoux. 220 000 morts environ, la majorité les deux premiers jours, dans l'horreur. Aucun tribunal n'a condamné ces actes barbares, mais on ne juge que les vaincus, jamais les vainqueurs.

Il y a aussi les « liquidateurs », ces armées de jeunes hommes envoyés par l'Urss pour tenter d'endiguer l'explosion nucléaire et tenter de gérer la catastrophe de Tchernobyl. La plupart d'entre eux, des centaines de milliers tombés dans l'oubli, sont morts à petit feu dans des souffrances atroces. On leur doit d'avoir limité l'étendue de la catastrophe.

Il y a les effets sur la population des doses faibles ou moyennes subies par contamination.

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La construction à Marcoule (vallée du Rhône-Gard) du réacteur Astrid se prépare discrètement, même s'il prend du retard. Pour l'instant le budget pour l'étude préliminaire est assuré jusqu'en 2015, l'Avant Projet Détaillé (APD) est programmé de 2016 à 2019 pour aboutir à une décision de construction, mais pour l'instant sans financement pour cette étude. Gageons que les nucléocrates du CEA sauront imposer la décision de poursuivre dans cette voie si nous n'y prenons pas garde.

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EDF menace l'Etat Belge si il révèle l'accord secret de la prolongation des réacteurs nucléaires du pays. La CAN-SE publie l'accord secret.

La dictature nucléariste contre les peuples et la démocratie s'étale au grand jour. EDF, co-actionnaire avec GDF-Suez (devenu Engie) du réacteur nucléaire de Thiange 1, exploité par Electrabel, menace la Belgique et les parlementaires si ils divulguent un accord secret passé pour prolonger au-delà de l'admissible la durée de vie du réacteur nucléaire. La France a-t-elle aussi signé de tels accords, secrets ou pas, sur le dos du peuple et du pays ? Que les bouches s'ouvrent ! Nous publions l'accord secret.

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Déchets nucléaires mortels : introduits dans la "loi Macron" et passés en force par la procédure du 49-3

Après plusieurs tentatives tordues pour valider l'enfouissement des déchets nucléaires mortels produits jour et nuit par l'industrie de la destruction atomique, le gouvernement et des élus l'imposent par la procédure du 49-3 dans la loi du banquier "Macron". Un coup de force contre les générations futures qui illustre le noyautage des institutions par le lobby nucléaire et la complicité des élus.

Peuple et "représentation nationale" : circulez, y'a rien à voir, vous n'avez pas la parole,

Ce mercredi 9 juillet 2015, en troisième et dernière lecture à l'Assemblée nationale, le gouvernement a donc imposé la "loi Macron" en ayant une nouvelle fois recours à l'article 49-3 qui passe outre le vote de l'Assemblée nationale.

Sournoisement, cette loi du banquier Macron - qui n'a officiellement rien à voir avec le nucléaire - vient de donner le feu vert à l'enfouissement des déchets nucléaires (Cigéo) à Bure en Champagne après plusieurs tentatives recalées.

Ce "cavalier législatif", tour de force indigne, est démonstratif des "méthodes" du monde du nucléaire. Il est dénoncé par la Coordination "Burestop" qui regroupent les populations locales et associations de défense de l'environnement, de la santé et antinucléaires : " c'est expéditif, scélérat, imprudent, dangereux, malhonnête, totalement inféodé au pouvoir des lobbies industriels et terriblement méprisant de l'opinion citoyenne."

La suite sur : http://coordination-antinucleaire-s...

Urgent- Rassemblement suite au massacre au Kurdistan de Turquie ce matin

Infos Mille babords - 20. juillet 2015 - 19:30

MASSACRE A SURUC

Un nouvel attentat barbare a été perpétré aujourd'hui, dans la ville kurde de Pirsus (Suruç, Turquie), face à Kobanê, faisant au moins 31 morts, essentiellement des membres de la Fédération des Associations de Jeunes Socialistes (SGDF) qui tenaient une conférence de presse pour annoncer leur engagement dans la reconstruction de Kobanê.

Ce nouveau massacre commandité par le gouvernement turc de l'AKP et Erdogan intervient suite aux défaites cuisantes infligées par les YPG (Unités de Défense du Peuple) aux gangs barbares de Daesh, à Shengal (Sindjar), Kobanê et Girê Spî. Alors que plus de 300 jeunes, en très grande majorité des jeunes socialistes de la SGDF, étaient rassemblés au Centre Culturel d'Amara pour une conférence de presse, une bombe (ou kamikaze) a explosé, faisant des dizaines de morts et des centaines des blessés.

Il est évident que l'objectif de ce nouvel acte barbare est de briser la détermination du peuple kurde, des jeunes socialistes de la SGDF et de tous les mouvements de solidarité avec la résistance contre Daesh. Ces attaques visent à anéantir les acquis du peuple kurde, obtenus au prix d'immenses sacrifices humains.

Cet acte barbare a été commis par DAESH, mais il ne fait aucun doute que les commanditaires sont l'AKP, Recep Tayyip Erdogan et l'Etat Turc.

Suite à la victoire du HDP (Parti démocratique des Peuples) aux élections du 7 juin 2015, ceci malgré le seuil électoral de 10 %, l'AKP et Erdogan ont essuyé une défaite sans précédent. Après la victoire des Kurdes au Rojava et du HDP aux élections, Erdogan et son parti ont tenu des propos haineux, extrêmement dangereux, préparant de cette façon le terrain à un tel massacre. Les barbares qui ont commis cet acte pour le compte de l'AKP ont plusieurs bases d'entrainement à Akcakale, Kilis, Hatay et Suruc. Ils sont formés par les gradés et les militaires turcs. Ces camps ont été de nombreuses fois filmés et photographiés par les médias internationaux.

Il y a environ un an, des centaines de poids lourds chargés d'armes et de munitions étaient envoyés par la Turquie à Daesh. Aujourd'hui, la Turquie forme directement les militants de Daesh sur son sol. Il y a quelques jours, Barak Obama, président des Etats-Unis, pays membre de la coalition de lutte contre Daesh, a déclaré : « La Turquie doit cesser de soutenir DAESH ». Cette déclaration est une preuve de plus du soutien actif de la Turquie aux Barbares.

Nous, Kurdes, socialistes turcs et tous ceux qui soutiennent la lutte légitime du peuple kurde, dénonçons ce nouvel acte barbare et déclarons encore une fois que rien ne nous empêchera de poursuivre notre lutte légitime et de protéger nos acquis.

20 juillet 2015

Massacre à Suruç (Kurdistan de Turquie)

Infos Mille babords - 20. juillet 2015 - 16:41

Retour et photos du rassemblement de lundi 20 juillet à Marseille

Ce soir lundi 20 juillet 2015, plus de 300 personnes se sont rassemblées en haut de la Canebière, après l'appel lancé en urgence, suite aux attentats qui ont frappé la ville de Pirsus, dans la région de Suruç en Turquie, faisant une trentaine de mort.es et plus d'une centaine de blessé.es. (Lire le communiqué plus bas)

Les victimes de cet attentats sont essentiellement des membres de la Fédération des Associations de Jeunes Socialistes (SGDF), qui tenaient une conférence de presse pour annoncer leur engagement dans la reconstruction de Kobanê.

Au lendemain de la fête des 3 ans de la révolution au Rojava, ces tristes événements rappellent le contexte et la réalité de cette guerre en Turquie.

Photo prise dimanche 19 juillet 2015, sur le Vieux Port

« Nous n'allons pas pleurer, nous n'allons pas baisser les bras, nous n'abandonnerons pas. Ce qui nous allons faire par contre c'est continuer à résister, continuer de nous battre pour la liberté, nos droits, nous ne reculerons pas car nous sommes sur un chemin juste. »

C'est quelques mots extraits des différentes prises de paroles qui ont eu lieu à Marseille ce soir.

Le gouvernement turque a aujourd'hui envoyé un message par ces attaques, il veut stopper la révolution au Rojava et l'espoir qu'elle amène au Moyen-Orient, le gouvernement turque veut étouffer toute solidarité, en instaurant encore plus de peur à l'encontre de la résistance et du peuple kurde. L'ennemie majeur de cette révolution, de cette résistance, au-delà de Daesh, c'est l'État Turque d'Erdogan.

Aujourd'hui, comme le peuple palestinien, les kurdes doivent apprendre à vivre avec cette guerre, à ne pas baisser la tête, à ne pas reculer et à continuer de résister.

Alors soutenons cette résistance du peuple kurde, soutenons la révolution au Rojava.
Montrons notre soutien sur le terrain, en manifestation, par l'action notre solidarité internationalement.

Soyons nombreux-ses samedi 25 juillet 2015 à 18h30 pour la manifestation qui aura lieu aux Réformés Place du monument des mobiles en haut de la Canebière à Marseille.

Pour un Kurdistan et un Moyen-Orient en paix,
Pour la liberté d'Ocalan et au respect de son droit de s'exprimer,
Pour l'arrêt des agressions d'Erdogan contre les Kurdes et les démocrates de Turquie et de Syrie.

Lire le communiqué d'appel du Centre Démocratique Kurde de Marseille pour la manifestation ICI

Solidarité Internationale avec la résistance au Rojava, avec le peuple kurde !

Pat, membre de Mille Bâbords présent sur place.

Photo du rassemblement de ce lundi 20 juillet 2015




Rassemblement en urgence ce soir lundi 20 jullet au monument des mobiles, haut de la Canebière à 19h30

Le Centre Démocratique du Kurdistan à Marseille

Un nouvel attentat barbare a été perpétré aujourd'hui, dans la ville kurde de Pirsus (Suruç, Turquie), face à Kobanê, faisant au moins 31 morts, essentiellement des membres de la Fédération des Associations de Jeunes Socialistes (SGDF) qui tenaient une conférence de presse pour annoncer leur engagement dans la reconstruction de Kobanê.

Ce nouveau massacre commandité par le gouvernement turc de l'AKP et Erdogan intervient suite aux défaites cuisantes infligées par les YPG (Unités de Défense du Peuple) aux gangs barbares de Daesh, à Shengal (Sindjar), Kobanê et Girê Spî. Alors que plus de 300 jeunes, en très grande majorité des jeunes socialistes de la SGDF, étaient rassemblés au Centre Culturel d'Amara pour une conférence de presse, une bombe (ou kamikaze) a explosé, faisant des dizaines de morts et des centaines des blessés.

Il est évident que l'objectif de ce nouvel acte barbare est de briser la détermination du peuple kurde, des jeunes socialistes de la SGDF et de tous les mouvements de solidarité avec la résistance contre Daesh. Ces attaques visent à anéantir les acquis du peuple kurde, obtenus au prix d'immenses sacrifices humains.

Cet acte barbare a été commis par DAESH, mais il ne fait aucun doute que les commanditaires sont l'AKP, Recep Tayyip Erdogan et l'Etat Turc.

Suite à la victoire du HDP (Parti démocratique des Peuples) aux élections du 7 juin 2015, ceci malgré le seuil électoral de 10 %, l'AKP et Erdogan ont essuyé une défaite sans précédent. Après la victoire des Kurdes au Rojava et du HDP aux élections, Erdogan et son parti ont tenu des propos haineux, extrêmement dangereux, préparant de cette façon le terrain à un tel massacre. Les barbares qui ont commis cet acte pour le compte de l'AKP ont plusieurs bases d'entrainement à Akcakale, Kilis, Hatay et Suruc. Ils sont formés par les gradés et les militaires turcs. Ces camps ont été de nombreuses fois filmés et photographiés par les médias internationaux.

Il y a environ un an, des centaines de poids lourds chargés d'armes et de munitions étaient envoyés par la Turquie à Daesh. Aujourd'hui, la Turquie forme directement les militants de Daesh sur son sol. Il y a quelques jours, Barak Obama, président des Etats-Unis, pays membre de la coalition de lutte contre Daesh, a déclaré : « La Turquie doit cesser de soutenir DAESH ». Cette déclaration est une preuve de plus du soutien actif de la Turquie aux Barbares.

Nous, Kurdes, socialistes turcs et tous ceux qui soutiennent la lutte légitime du peuple kurde, dénonçons ce nouvel acte barbare et déclarons encore une fois que rien ne nous empêchera de poursuivre notre lutte légitime et de protéger nos acquis.

20 juillet 2015

Signataires :

ACTIT SKB, Conseil démocratique kurde en France (CDKF), YS ( Young Struggle) Coordination Démocratique Kurde en Europe, Mouvement des femmes Kurde en Europe Association de solidarité France Kurdistan, FEDA.


COMMUNIQUÉ DU CONGRES NATIONAL DU KURDISTAN

Nouveau massacre commis par Daesh dans la ville de Suruç

Les terroristes de Daesh ont attaqué des jeunes qui se préparaient à partir à Kobanê : 31 personnes ont été tuées et au moins 100 autres ont été blessées.

Le 20 juillet, vers 11h00, une grande explosion due à un attentat-suicide est survenue à la périphérie de la ville de Suruç, dans la province d'Urfa (Nord-Kurdistan, Turquie), à la frontière de Kobanê. Elle s'est produite plus précisément dans le Centre culturel d'Amara dont la cour a été transformée en un bain de sang.

Les victimes font partie d'un groupe de 330 jeunes âgés de 20 à 30 ans, tous membres de la Fédération des Jeunes Socialistes, venus à Suruç pour soutenir la reconstruction de Kobanê. Ils étaient venus en convoi d'Istanbul, d'Ankara, d'Izmir, d'Adana et du nord de la Turquie, avec le projet de construire à Kobanê une librairie, un parc pour enfants et un centre de santé.

Les jeunes activistes s'étaient regroupés dans le Centre culturel d'Amara pour y donner une conférence de presse afin d'annoncer qu'ils avaient officiellement été autorisés à passer la frontière. C'est à ce moment-là que l'attentat-suicide a été perpétré.

Les premiers chiffres faisaient état de la mort de 31 personnes et indiquaient qu'au moins 100 autres avaient été blessées.

Cet attentat survient le lendemain de l'anniversaire de la Révolution du Rojava qui a commencé le 19 juillet 2012 avec la mise en place par les Kurdes de l'autonomie démocratique dans les cantons de Kobanê, Afrîn et Djizirê.

Cet attentat terroriste, cette tragédie, est directement lié à la crise politique que traverse actuellement la Turquie. Il ne fait aucun doute que cet attentat a été encouragé par le soutien ouvertement apporté à Daesh par différents Etats de la région.

La résistance kurde contre la barbarie de Daesh est une lutte pour la démocratie, les droits humains et l'humanité. Soutenir les résistants du Rojava et condamner Daesh et ses soutiens est un devoir politique pour la communauté internationale.

Cet attentat ne vise pas seulement le Rojava, mais aussi la solidarité avec le Rojava.

Nous demandons au gouvernement turc de faire immédiatement toute la lumière sur cet attentat.

Nous condamnons fortement cette attaque terroriste brutale et appelons la communauté internationale, l'Union européenne et le Conseil de l'Europe à prendre immédiatement des sanctions à l'encontre des Etats qui soutiennent Daesh afin qu'ils arrêtent leur soutien à cette barbarie

Congrès national du Kurdistan - KNK
mardi 21 juillet 2015,

Pour un Kurdistan et un Moyen-Orient en paix.

Infos Mille babords - 20. juillet 2015 - 11:02

Ocalan, inspirateur du mouvement de résistance armée (PKK) des Kurdes de Turquie, emprisonné seul dans une île-prison par le gouvernement turc a abandonné l'idée d'une émancipation par les armes. Il a élaboré un nouveau concept, celui du "Confédéralisme démocratique" qui s'expérimente et se développe depuis trois ans au Rojava (au nord de la Syrie). Egalité hommes-femmes, non discrimination ethnique et religieuse, démocratie directe de la base au sommet, promotion et développement d'une économie écologique.

Le peuple kurde écartelé entre l'Iran, l'irak, la Turquie et la Syrie après avoir lutté des décennies pour sa réunification et son indépendance n'aspire plus qu'à sa reconnaissance et son autogestion.

Ocalan, inspirateur du mouvement de résistance armée (PKK) des Kurdes de Turquie, emprisonné seul dans une île-prison par le gouvernement turc a abandonné l'idée d'une émancipation par les armes. Il a élaboré un nouveau concept, celui du "Confédéralisme démocratique" qui s'expérimente et se développe depuis trois ans au Rojava (au nord de la Syrie). Egalité hommes-femmes, non discrimination ethnique et religieuse, démocratie directe de la base au sommet, promotion et développement d'une économie écologique.

Le gouvernement turc d'Erdogan soutient de plus en plus ouvertement DAESH pour tenter d'éliminer cette expérience incroyablement subversive au Rojava et referme la tenaille en massant des troupes lourdement armées le long de la frontière syrienne pour étrangler économiquement et militairement les Kurdes de Syrie qui eux ne reçoivent pas d'armes.

En même temps il a rompu les négociations avec le leader kurde incontesté Ocalan, qui avaient permis une accalmie avec la guérilla kurde en Turquie. Depuis avril, Ocalan est maintenu dans un isolement complet. Même ses proches ou ses avocats ne peuvent plus communiquer avec lui.

Les élections du mois dernier ont amené le "Parti des Peuples opprimés (HDP)," à entrer en masse au Parlement, bloquant ainsi les rêves mégalomaniaques d'Erdogan.

Celui-ci veut se venger et semble prêt à éliminer toute expression kurde y compris par les armes en s'appuyant sur le nationalisme alors que le peuple Turc aspire aussi à la paix.

LIBERTE POUR OCALAN. RESPECT DE SON DROIT DE S'EXPRIMER.

ARRET DES AGRESSIONS D'ERDOGAN CONTRE LES KURDES ET LES DEMOCRATES DE TURQUIE ET DE SYRIE

Le Centre Démocratique du Kurdistan à Marseille

Sur « La loi organique de sécurité citoyenne », plus connue sous le quolibet de « ley mordaza », littéralement « loi bâillon »

Infos Mille babords - 19. juillet 2015 - 22:59
Sur « La loi organique de sécurité citoyenne », plus connue sous le quolibet de « ley mordaza », littéralement « loi bâillon » [1]

Le premier ministre français Manuel Valls avait parlé de « kyste » pour qualifier l'opposition à la construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes. C'est tout au contraire la société du capital qui s'est enkystée dans la société humaine, au point d'empêcher en apparence tout passage vers une société débarrassée de la valeur.

Un système en cours d'effondrement engendre à coup sûr de plus en plus de violence, à seule fin de se perpétuer. Les pays actuellement en première ligne sur la voie du collapsus se dotent en conséquence d'un arsenal juridique et policier à faire rougir d'aise les dictateurs du siècle passé. C'est ce qui se produit actuellement en Espagne, et c'est pourquoi nous reproduisons ces deux textes dus aux rédacteurs de la revue Argelaga.

Le premier, que nous donnons en espagnol et en français, nous décrit la crainte, au sein des appareils dirigeants, de voir la situation sociale déboucher dans des troubles graves que l'État démocratique ordinaire ne sera plus capable d'affronter.

Le second, donné ici seulement en espagnol, concerne le versant opposé, mais complémentaire, de la gestion de l'effondrement capitaliste. Comme en Grèce, où la situation est encore plus avancée, une partie des défenseurs du kyste capitaliste sont tentés de jouer la carte du baume citoyenniste, représenté en Espagne par la gauche « radicale » Podemos. Et comme souvent dans l'histoire du mouvement libertaire, une fraction de celui-ci, influencée par les thèses « plateformistes », se verrait bien coiffer les citoyennistes sur le poteau. C'est cette ambition, aussi bien fantaisiste que tout à fait immanente au kyste capitaliste, que les auteurs dénoncent dans leur texte.

En France, pays qui se trouve en deuxième ligne, le législateur prend en quelque sorte les devants, en s'armant de nouvelles lois qui étendent le contrôle à presque tous les aspects de la vie. Et la richesse abstraite accumulée y est encore suffisamment importante pour que la manne sous forme de richesse matérielle soit encore distribuée et que des mouvements sociaux tels que ceux qui sont apparus en Espagne n'aient pas encore vu le jour [2] . Mais c'est l'affaire de quelques mois, maintenant… Et cela pourrait fort bien démarrer à Notre-Dame-des-Landes, précisément, là où se retrouvent de nombreux humains qui cherchent un passage au delà du kyste.

Les Giménologues 18 juillet 2015.


La loi 1984

Le 1er juillet 2015, moment de l'entrée en vigueur de la « ley mordaza » et de la dernière réforme du Code pénal, la monarchie espagnole s'est transformée en un État policier, achevant ainsi une étape de populisme punitif qui démarra dans la décennie des années 90 avec la « ley de la patada en la puerta » [3] et le Code pénal « de la démocratie » en vigueur depuis 1995 : le plus dur en Europe et digne héritier du code franquiste. Ce qui avait été jusqu'à aujourd'hui un État de partitocratie caractérisé par un autoritarisme rampant émanant d'un « pouvoir » législatif qui peu à peu foulait aux pieds les droits et supprimait les libertés, avec la complicité d'un « pouvoir » judiciaire dépendant des partis, est dorénavant un État d'exception déclaré grâce à un système juridique fait à la mesure de l'appareil répressif. La différence n'est pas mince : jusqu'à avant-hier, la partitocratie s'appuyait principalement sur le conformisme des masses ; maintenant, elle le fait avant tout sur « les forces et les corps de sécurité ». Cela veut dire que les problèmes politiques sont de plus en plus considérés comme des problèmes de sécurité, c'est-à-dire des problèmes d'ordre public, que cela soit l'irruption incontrôlable de la question sociale ou l'affaiblissement irrépressible du régime devant les conséquences de la sortie de la Grèce de la zone euro. Il y a au minimum une part significative de la classe dominante qui est prise de panique devant le danger que comporte le développement des conflits sociaux dans les grandes villes et sur le territoire, conséquence directe de la crise économique et du discrédit institutionnel, et qui considère que le renforcement du système des partis qui a conduit à l'apparition de nouvelles options politiques n'est pas suffisant. Une partie de l'oligarchie dirigeante a plus confiance en l'intégration des partis et des coalitions émergentes à l'aide d'une politique d'accords ; une autre croit davantage aux cordons policiers avec carte blanche pour réprimer sans ménagements toutes velléités de protestation et de dissidence. Dans un cas, il suffirait d'appliquer les mécanismes habituels de vigilance et de contrôle du post-franquisme, fortement soutenus par la législation des gouvernements socialistes antérieurs ; dans l'autre, il s'agirait purement et simplement d'un retour à la politique de l'ordre pratiquée par la dictature franquiste.

Le pacte social qui fondait la partitocratie, symbolisé par la loi Corcuera [4], paraît s'être fissuré. Les forces politiques qui prétendent faire passer la « sécurité citoyenne » avant les droits actuels sur la vie privée, le logement, l'accueil de réfugiés, le droit de réunion, de manifestation et d'expression, pourtant eux-mêmes déjà bien réduits, pensent que la situation sociale menace de se détériorer et de dériver vers des conjonctures à la grecque, car le régime est trop vulnérable face aux spéculations financières ; et à mesure que de nouveaux trous surgissent dans le financement, il le sera encore plus. Pour conjurer une crise potentielle avec un autre sauvetage compliqué à l'horizon, comme un Syriza à l'espagnole, elles ont parié sur la ligne dure. Elles considèrent nécessaire d'imposer un « cadre juridique adéquat » et une déréglementation de l'activité policière qui permet une impunité totale lors de pratiques jusque-là illégales et exécutées sans trop de couverture, comme l'avait fait en son temps la loi précédente. On l'autorise même à prendre des sanctions qui incombaient auparavant au juge. Il semble que l'intervention arbitraire et disproportionnée de la police contre les « terceros », c'est-à-dire ceux qui protestent, soit, oligarchiquement parlant, la seule façon de garantir un « fonctionnement normal des institutions » à l'intérieur de la crise et, de la même manière, d'assurer la « tranquillité » des citoyens qui décident dans l'économie et la politique. Pour que la société et l'État continuent d'être dans les mains d'irresponsables et de corrompus, la rue doit rester à la merci des vrais violents : la flicaille.

La « loi bâillon » est la première du genre à définir le concept de « sécurité citoyenne » : c'est « la garantie que les droits et les libertés reconnus et protégés par les constitutions démocratiques peuvent être librement exercés par la citoyenneté ». Le propos s'éclaircit quand on comprend qu'il se réfère au droit d'être d'accord avec les dispositions de l'État et à la liberté de lui obéir. La législation sécuritaire agrandit l'échantillonnage des faits « perturbateurs » et des formes délictueuses dans des termes suffisamment ambigus pour couvrir un secteur important de la population : celui qui manifeste, désobéit, critique les politiques, s'oppose aux expulsions, convoque des actions par internet ; celui qui fait partie des piquets de grève, occupe les maisons, arrête le trafic, photographie les brutalités des forces de l'ordre ; celui qui interfère « dans le fonctionnement des infrastructures critiques », c'est-à-dire qui défend le territoire, y compris le supporteur passionné de football trop bruyant et… celui qui participe à un botellón [5] : la dipsomanie juvénile semble maintenant devenue subversive aux yeux dévots des dirigeants. Dans le panier punitif, on trouve de tout, du fanatique djihadiste au citoyen modeste qui ne se croit pas obligé de montrer sa carte d'identité au premier sbire venu, du pacifiste qui s'enchaîne contre les lignes THT au piéton qui refuse d'être fouillé, de l'immigrant sans papiers à l'insolvable qui résiste pour ne pas abandonner sa maison. Tous sont « infractores » (transgresseurs) et à ce titre figureront dans un registre, quelle que soit la légèreté de l'infraction et le degré de culpabilité, parce que si minimale soit-elle, elle est susceptible d'être considérée comme opposée à l'ordre constitutionnel et, par conséquent, responsable d'apporter son grain de sable à la déstabilisation « des institutions politiques, des structures économiques ou sociales de l'État ».

La « loi bâillon » nous indique que le régime de partitocratie évolue inéluctablement vers une société totalitaire, telle celle dénoncée par Orwell dans son roman « 1984 » : une information unilatérale, un contrôle des masses, une répression de l'activisme social, l'éradication de l'intelligence critique, les néo-langages et les ministères de l'oppression, où n'importe quel signe extérieur de non-conformité peut provoquer de terribles humiliations. Aujourd'hui, Big Brother n'est évidemment pas le Parti, mais l'État partitocratique ; néanmoins, les devises restent les mêmes : « la guerre, c'est la paix », « la liberté, c'est l'esclavage », « l'ignorance, c'est la force ». La « loi bâillon » est un produit typique de la Raison d'État parce qu'avec elle on vise un renforcement du pouvoir qui tend à la conservation du régime au-dessus des sujets appelés « citoyens », quel que soit le moyen employé. De préférence immoraux, arbitraires, violents et illégitimes, puisqu'aux yeux des experts en répression de l'oligarchie dirigeante, ils sont les plus efficaces. Depuis le 1er juillet, la partitocratie est visiblement ce qu'elle était déjà essentiellement : un État policier qui souhaite la bienvenue à son « citoyennisme » avec une expansion pénale parfaitement réglementée sans avoir besoin de recourir au coup d'État.

Revue Argelaga, le 6 juillet 2015


Version espagnole

LEY MORDAZA : LA LEY 1984
Source : https://argelaga.wordpress.com/2015/07/06/la-ley-1984/


Deuxième texteDE LA CASPA EN EL MEDIO LIBERTARIO

Source : https://argelaga.wordpress.com/2015/06/21/de-la-caspa-en-el-medio-libertario/

“Salir del gueto” ha sido una canción entonada con frecuencia en los medios libertarios, lo cual, dada la situación confusa y aguachinada en la que se desenvuelven las luchas sociales, de por sí marginales, no significa más que quien la canta se dispone a dar la espalda a la verdad de las cosas en aras de una sobredosis de activismo. Encerrarse en un veganismo miope, un feminismo meramente gramatical, la lectura de Foucault o el punk no es más que una manera inofensiva de adaptarse a la triste realidad, pero no son mejores el voluntarismo ciego o la militancia orgánica. Eso no lleva a ninguna parte ; es pan para hoy y hambre para mañana. Son tiempos de descomposición sin apenas movilizaciones, sin mayorías lúcidas y furiosas, y no queda otra que analizar bien el presente resaltando las contradicciones susceptibles de ampliar las grietas del sistema y alentar la revuelta. La crisis sigue su propio ritmo, lento y desesperante, abierto a todas las falsas ilusiones, las únicas que por ahora son capaces de agrupar mayorías. Pero cerrar los ojos a la experiencia pasada y apechugar con flagrantes sinsentidos a fin de tener compañía y disfrutar de un sucedáneo de acción no soluciona el problema, sino que lo empeora. La sabiduría popular se equivoca en ese punto : no por ser muchos reiremos más.

Creemos sinceramente que la presencia de anarquistas refractarios en los movimientos sociales contribuye a la radicalización de estos. Si además, se organizan en grupos de afinidad y se federan con mayor o menor formalidad, mejor que mejor. Continúan una tradición histórica que ha sido fructífera. Los espacios autogestionados, las cooperativas sin liberados ni asalariados y las asambleas de barrio son herramientas de lucha necesarias. Pero ¡ay ! Si Teruel existe, el anarquismo de derechas también. Forzoso es reconocer que los resultados de las elecciones municipales del pasado 24 de mayo devolvieron la fe en las instituciones a amplios sectores de la población, más desconfiados con la política durante el 15M. El anarquismo edificante dejó de estar de moda en determinados ambientes alternativos. Una parte considerable de libertarios políticamente correctos ha quedado poco menos que traumatizada al ver que su medio natural, la clase media depauperada e informatizada, los estudiantes y la burocracia vecinal emigraban a otros pantanos. Su reacción no se ha hecho esperar : en multitud de reuniones los envidiosos del éxito ajeno claman contra el “cortoplacismo” ; los generales sin tropa reivindican un “anarquismo social y organizado” con “vocación de mayorías”, y, finalmente, los más originales, sienten voluptuosamente la necesidad de “una gran iniciativa social” que nos lleve a “conquistar juntos una verdadera democracia”. Tal es el caso de los autores del manifiesto Construir un pueblo fuerte para posibilitar otro mundo, verdadero pastiche ciudadanista que ha tenido la virtud de encandilar a unos centenares de firmantes.

En cuanto a imaginación y oficio, no se puede decir que sobre a los redactores, pero, en fin, en la época de la modernidad líquida, lo que importa es la pericia con los SMS y los whatsapps, no el saber escribir frases de más de una línea. Ya con el título aluden al eslogan “otro mundo es posible” de los antiglobis, pero recuérdese que ellos se referían a otra globalización, a otro capitalismo, no a un “modelo rupturista” con el que “reconstruirnos como sociedad libre y soberana” a través de una “democracia libertaria de las personas, no de los mercados”. El análisis de la “transición” es tan simple como el “erase una vez” de los cuentos de hadas : lo más alejado de un balance. “Democracia” es una palabra que se repite ad nauseam, un claro guiño a los indignados del 15M, bien relacionada con “nuestros derechos” y “la defensa de nuestras libertades y bienes comunes” ante una “élite” que “no nos representa”. ¿Qué libertades y qué bienes ? Palabras como “burguesía”, “proletariado”, “conciencia de clase”, “clase dominante”, “explotación”, “miseria”, “revolución”, “anarquía” o “autogestión” están completamente ausentes, lo que es normal si tenemos en cuenta que el manifiesto se dirige a la lumpenburguesía en su mismo idioma, parte de la cual ha preferido votar a los “compañeros” que “están optando por la vía institucional”. Estamos ante un intento de fabricar una “marca” anarquista grata a las clases medias, por eso el lenguaje usado ha sido expurgado de términos que les resulten molestos y violentos. El anarquismo guay de los tiempos líquidos no surge como expresión teórica de la lucha de clases, la revuelta urbana o la defensa del territorio, sino como ideología de la confrontación pacífica “en las calles y plazas” entre entes abstractos como “el pueblo”, “la sociedad” o “la mayoría” (lo que sus “compañeros” políticos llaman “ciudadanía”) y la maligna “élite” o “el 1%”. Ciudadanismo a largo plazo, nada contradictorio con el otro, pues solamente intenta “impulsar la independencia popular”, o sea, ocupar el espacio que aquél ha abandonado al marcharse por sendas electorales.

Bien. Como ya hemos hablado suficiente del guisado, hablemos ahora de los cocineros, pues no son precisamente lo que se dice vírgenes en la escena libertaria. Los impulsores del manifiesto de Apoyo Mutuo son militantes de variado origen, así como quienes lo han suscrito. De alguna forma Apoyo Mutuo representa en el estado español al plataformismo, la corriente más retrógrada del anarquismo, caracterizada ante todo por el fetichismo de la organización, el santo grial del “programa” y el oportunismo sin límites de su práctica. A pesar de arrogarse una genealogía que arranca con el mismísimo Bakunin, este fenómeno de feria nació en Chile hace quince años sacando del desván el tema del “partido anarquista”, centralizado, jerarquizado y disciplinado, con un programa único. Un “comité ejecutivo” se encargaba de “despertar” a las masas desde fuera para que alumbrasen formas de “poder popular”, gracias a una dirección “correcta” que no dudaba en enfangarse con aventuras políticas. Izquierdismo de reminiscencias leninistas, que necesita altos niveles de sectarismo y alucinación para reinterpretar en clave burocrático-vanguardista una realidad muy alejada de los delirios autoritarios plataformiles. Es pues un producto de la desagregación cultural, política, económica y social del capitalismo, verdaderamente hostil al sueño igualitario, cuentista y propio de los fragmentos de clase asociados a la gestión que el sistema expulsa en sus huidas hacia adelante.

El plataformismo es la única corriente dentro del anarquismo que habla de “poder” y justifica sin complejos la férrea necesidad de una burocracia mediadora. La versión española es más light y posmoderna tal como expresa su léxico buenrollista, y su vanguardismo está mejor disimulado en una “red de militantes” y una flexible “hoja de ruta”. Igual que sus mentores, Apoyo Mutuo considera la desorganización como el peor de los males y a los espontaneístas como al gran enemigo. Ignorando cualquier otra consideración, todos los males de la tierra son causados por falta de organización, y lo que es peor, por falta de un “programa común” que impide “actuar conjuntamente”. Hay que “acabar con la dispersión organizativa” y, gracias a una ingeniosa separación entre objetivos parciales y objetivos finales, “desarrollar las estrategias y tácticas que se estimen oportunas”, algo que se traducirá en prácticas reformistas y militantistas de tipo sindicalero, municipalista, asociacionista o parainstitucional. Como es de rigor, Apoyo Mutuo postula la necesidad de una burocracia dirigente a la que denomina “pueblo organizado” que administre el “poder popular”. Ha tenido buenos maestros en los figurones anarquistas que traicionaron la revolución durante la pasada guerra civil ; por eso han de estar por la rehabilitación de la casta libertaria que renunció a todo menos a la victoria de sus renuncias. Revisionismo historiográfico necesario para la mitificación de un pasado con las miserias a buen recaudo : el partido de la verdad convertido en verdad de partido. El manifiesto nos trasmite un mensaje claro : la socialdemocracia libertaria buenista ha venido para quedarse y que se preparen los impresentables críticos de lo orgánico y los desorientados habitantes del gueto. ¡Nada fuera de la “organización”, todo por ella ! ¡Abajo el comunismo libertario ! ¡Viva la “democracia económica y política” !

Revista Argelaga, 20-06-2015.


[2] Pour en savoir plus sur cette distinction entre richesse abstraite et richesse réelle, voir Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, La Grande dévalorisation. Pourquoi la spéculation et la dette de l'État ne sont pas les causes de la crise, Fécamp, Post-Éditions, 2014.

[3] Loi socialiste de sécurité citoyenne de 1992, dite « loi du coup de pied dans la porte », élaborée par le ministre Corcuera.

[4] Loi socialiste de sécurité citoyenne de 1992, dite « loi du coup de pied dans la porte », élaborée par le ministre Corcuera.

[5] La « grosse bouteille » : rassemblement de jeunes pour boire.

Fukushima « La Communication sur le Risque », avec Cécile Asanuma-Brice

Infos Mille babords - 19. juillet 2015 - 22:52

Notre émission du 15 juillet 2015 :
Notre invitée, Cécile Asanuma-Brice, chercheuse en sociologie urbaine :
Fukushima « La Communication sur le Risque »

à réécouter sur le lien suivant :
https://youtu.be/CqLdc0GCAB4

Dans un contexte où le premier ministre japonais affiche sa volonté de remettre en activité les réacteurs nucléaires arrêtés suite à la catastrophe de Fukushima ; dans un contexte où le gouvernement japonais organise le retour des populations en territoires soi-disant décontaminés ;
le 14 juin dernier s'est tenu un colloque à Tokyo avec pour sujet "La communication sur le risque ou les risques de la communication".

Sa responsable scientifique, notre invitée, Cécile Asanuma-Brice, est chercheuse en sociologie urbaine associée au Centre de Recherche de la Maison Franco-Japonaise de Tokyo.

Avec elle, et à la lumière des suites de la catastrophe de Fukushima Daiichi, nous nous interrogeons sur le rôle de la communication du risque. A qui elle est destinée et dans quel but ? La communication sur le risque est-elle un outil d'information, de protection, d'acceptation, ou d'asservissement ?

Bonne écoute !

« La Demi Heure Radio-active »
émission animée par le Collectif Antinucléaire 13 sur Radio Galère
88.4 fm à Marseille ou sur www.radiogalere.org
les 2ème et 4ème mardis du mois, à 14h15 en direct
et le jeudi en rediffusion de 12h à 12h30

ou en réécoute sur www.radiogalere.org/

et toutes nos émissions depuis juin 2011 à réécouter à partir de notre blog
https://collectifantinucleaire13.wordpress.com/

ZAD-NDDL - (re)cours toujours !

Infos Mille babords - 19. juillet 2015 - 19:44

Le 17 juillet, 17 recours contre l'aéroport ont été rejeté par le tribunal administratif. Le premier ministre manuel Valls à immédiatement déclaré que cette décision « doit entraîner la reprise des travaux ». De notre côté, nous n'oublions pas que le gouvernement, après la manifestation du 22 février 2014 s'était engagé à attendre la fin du processus juridique pour agir. A ce titre, nous soulignons la décision des associations, hier, de faire appel et de poursuivre la bataille juridique.

ZAD-NDDL - (re)cours toujours !

Quelle que soit la réalité des menaces, l'occupation de la ZAD de Notre Dame des Landes va continuer. Les cultures, habitats, activités se densifient et s'envisagent dans le long terme avec des paysan-nes et habitant-e-s du coin, avec de nombreux-ses amies de la lutte, d'ici ou d'ailleurs. Nous nous battrons jusqu'au bout pour continuer à vivre sur cette zone et contre l'aménagement capitaliste du territoire.

S'il leur prenait la folle envie de démarrer de quelconques chantiers liés à l'aéroport et ses dessertes ou d'attaquer la zad, nous sommes prêt-e-s à résister ensemble dans toute notre diversité sur les terres de Notre Dame des Landes et bien au-delà. Nous avons déjà repoussé l'opération César en 2012 et nous les repousserons de nouveau s'il le faut. Nous sommes aujourd'hui plus fort-e-s encore grâce à l'énergie accumulée par le mouvement dans la région et ailleurs, et le soutien de plus de 200 comités locaux. (voir à ce titre les proposition de réaction des comités locaux en cas d'expulsion ou de démarrage des travaux sur la zad : https://zad.nadir.org/spip.php?article3095 et ci-dessous)....

En un mot : Valls te faire côter en bourse !

Un groupe d'occupant-es à la plage, mais pas loin du bocage.


ZAD-NDDL - s'ils reviennent, on résistera plus fort encore !

— -Appel à tous les comités et personnes solidaires

Réactions en cas d'opération policière, d'expulsion ou de démarrage de chantiers de l'aéroport.

Des comités de toute la région se sont réunis à plusieurs reprises au cours des deux dernières années pour planifier les réactions en cas de nouvelle attaque sur la zad ou démarrage des travaux. Alors que 17 recours contre l'aéroport viennent d'être rejetés, le premier ministre renouvelle ses menaces d'intervention. Celles-ci ne seront pas forcément suivies d'effet. Le gouvernement préfèrera peut-être tenir ses engagements passés et attendre sagement le résultat des procédures d'appel. Cependant, nous estimons nécessaire que chacun-e soit en mesure de parer à toute éventualité. Nous souhaitons donc rappeler les propositions élaborées à ce sujet en intercomités.

A chacun-e de s'organiser pour pouvoir les adapter localement le moment venu. C'est la mise en commun de ces différents types d'actions, à plusieurs échelles géographique, qui nous permettra de les faire renoncer de nouveau.

Partout :

Appel à remettre à jour les chaînes téléphoniques et mails dans tous les comités. Si des signes d'opérations policières massive apparaissent et sont confirmés, un appel commun à réagir émanera de COPAIN, de l'ACIPA et d'occupant-e-s de la zad

Sur la zad et juste autour :

Appel à venir résister sur la zone même et à en faire en sorte que la zad ne se retrouve pas enclavée et encerclée. Faire en sorte que les déplacements et check-points policiers soient perturbés et que les soutiens et ravitaillements circulent.

Dans la région :

Dès le premier jour de l'opération, actions coordonnées de bloquages des routes ou des opérations escargot, sur les points d'accès à la zone ou sur les grands axes, ponts et points stratégiques de la région, et/ou à des occupations de lieux du pouvoir.

Un point d'info permanent sur la situation devant la préfecture, et un système de communication entre les différents points de mobilisation.

Des actions nocturnes de casserolades et autres manifestations sonores devant les hotels où seront logés les policiers et gendarmes.

Une convergence le soir même, à partir des différents points de blocage ou d'actions, pour se rendre à 18h devant la Préfecture et une assemblée après coup dans un lieu réservé pour se coordonner en vue des jours suivants.

Une manifestation le samedi à Nantes après une semaine d'opération. A l'extérieur de la région :

Appel à occupation des lieux de pouvoir ou à des opérations de ralentissement des flux localement, ainsi qu'à venir sur le terrain défendre la zad pour ceux et celles qui le peuvent.

L'aéroport ne se fera pas - La zad de Notre Dame des Landes continuera à fleurir !

Non, les vieux migrants ne sont pas des fraudeurs !

Infos Mille babords - 19. juillet 2015 - 19:19

Par une décision du 28 mai 2015, la Cour de Cassation a mis un terme à un feuilleton judiciaire engagé depuis 2009. Ce feuilleton est le symbole de l'acharnement institutionnel contre les chibani-a-s, ces vieux migrant-e-s longtemps rendu-e-s invisibles, à qui l'on offre de choix qu'entre l'oubli ou le mépris.

La Cour de Cassation rejette définitivement la demande de la Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) Midi-Pyrénées qui s'acharnait à réclamer à un chibani de Toulouse la somme de 6558.75€ de “trop perçu” au titre de l'ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) au motif que cette personne âgée aurait “fraudé” en ne respectant pas l'obligation qui lui est faite, notamment de résider au moins 6 mois en France par an. Cette décision confirme que les CARSAT ne peuvent exiger le remboursement des sommes déjà versées au titre de l'ASPA sans démontrer que l'allocataire a commis une fraude ou a transféré sa résidence à l'étranger. S'agissant de la fraude avancée par la caisse, la Cour de Cassation dit qu'elle ne peut être constituée « par le seul fait que l'allocataire ait résidé moins de 6 mois en France dès lors que celui-ci n'a pas été informé des obligations pesant sur lui comme le prévoit pourtant la loi ».

Cette décision de justice confirme les positions défendues par les chibani-a-s et le Collectif “Justice et Dignité pour les Chibani-a-s” depuis 6 ans en considérant que ces personnes ne sont pas des fraudeurs et, comme aucune information digne de ce nom ne leur avait été donnée, c'est la CARSAT qui est coupable de ne pas avoir informé ses assurés !

Au bout de longues procédures, après des années de lutte, un peu de justice est rendu aux chibani-a-s qui n'ont pas céder au découragement. D'autres dossiers concernant des chibani-a-s sont en cours. La justice connaîtra en septembre prochain des cas de discriminations par la SNCF. Les plaintes déposées contre le marchand de sommeil de l'hôtel du Faubourg Saint-Antoine à Paris sont encore sans réponse. Harcèlement et privation de droits, discriminations racistes, conditions de vie dégradées... le fond de ces instances judiciaires révèle tout de la situation qui est faite aux chibani-a-s en France.
Pendant ce temps-là, l'Etat ne fait rien. Ou plutôt fait comme trop souvent en créant une mission d'information parlementaire qui a été conduite en 2013 et qui avait fondé quelques espoirs vite déçus. Des 82 propositions qui en ont été tirées, aucune n'a trouvé de concrétisation à ce jour. Pire, le gouvernement n'a pris qu'une décision depuis : faciliter l'accès à la nationalité française, pour ceux qui atteindront 65 ans, qui ont des enfants français et résidant en France depuis plus de 25 ans. Concernant les droits sociaux des chibani-a-s, dans le cadre des relations de coopération avec le Maroc, la France vient d'accepter le principe « d'étudier la proposition de créer un groupe de travail »... On est très loin du compte !

Le collectif “Justice et Dignité pour les Chibani-a-s” demande :

Que tous les chibani-a-s ayant fait l'objet de mesures de réclamation d'indus de la part de la CARSAT, de la MSA, de la Caisse des Dépôts et Consignations ou de la CAF soient rétablis dans leur droits et remboursés, dans l'esprit de la décision de la Cour de Cassation.

L'arrêt du harcèlement et des contrôles discriminatoires contre les Chibani-a-s

Une reconnaissance du droit fondamental d'aller et venir sans suspension des droits sociaux en France.

8 juillet 2015
Signataires :

Le collectif “Justice et Dignité pour les Chibani-a-s” (www.chibanis.org)
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
Association des Tunisiens en France (ATF)
Ayyem Zamen (Café social Belleville et Dejean - Paris)
Calima (Strasbourg)
La Case de Santé (Toulouse)
Chibanis 06 (Nice)
Elghorba (Lyon)
Espace Farabi (Paris)
La Fasti
GISTI
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Globe 42 (Saint-Etienne)
L'olivier Des Sages (Lyon)
Rachid OUJDI (auteur- réalisateur)
Pays'âges (Grenoble)
Juliette PEPIN (Avocate, Toulouse)
Tactikollectif (Toulouse)
ZEBDA (Artistes- Toulouse)

Annexe : Retour sur les campagnes de harcèlement par les caisses

Depuis 2009 et sous couvert de lutte contre la fraude, les caisses de sécurité sociale (CARSAT, CAF, CPAM, MSA) multiplient les contrôles sur les vieux migrants, en particulier ceux vivant en foyer. Du point de vue de l'administration, il s'agit de vérifier la condition de résidence en France et donc de vérifier le temps passé par les personnes sur le territoire français.
Si le temps passé hors de France est trop long, les personnes sont considérées comme « non résidentes » et la quasi-totalité de leurs droits sociaux en matière de vieillesse, d'aides au logement ou de protection maladie leur est supprimée, souvent sans que la décision ne leur soit notifiée ni qu'ils aient la possibilité de pouvoir s'expliquer ou contester. Et peu importe que l'application des textes ne soit pas respectée par les caisses ! Peu importe aussi que les conditions dans lesquelles s'opèrent ces contrôles soient souvent discriminatoires et entachées d'illégalités comme l'a dénoncé la HALDE dans une délibération prise à la suite d'un contrôle par une CAF dans un foyer de travailleurs migrants [1]
Bien plus grave encore, à la suite de ces contrôles, les caisses opèrent des redressements insupportables pour des vieux migrants - des milliers voire dizaines de milliers d'euros - dont les revenus sont souvent de l'ordre de 700 euros par mois en raison de leur vie de travail précaire, souvent faite de travaux pour lesquels les employeurs peu scrupuleux n'ont pas versé de cotisations.
On imagine le désarroi et la colère de ces personnes âgées particulièrement vulnérables, qui ne savent pas toujours lire et écrire le français et éprouvent des difficultés à comprendre et remplir les papiers. A la fois « d'ici et de là-bas », beaucoup passent leur fin de vie entre leur logement en France et leur famille restée au pays. Pourtant, après une vie passée à faire les travaux les plus pénibles en France, ils devraient avoir le droit d'être tranquilles et de ne pas devenir les cibles privilégiées de contrôles abusifs et indignes.

[1] Délibération de la Halde 2009-148 du 6 avril 2009

Rendez-vous pour fêter la révolution de Rojava

Infos Mille babords - 19. juillet 2015 - 18:00

Lire le communiqué du Conseil Démocratique Kurde de France

La révolution de Rojava a 3 ans
http://www.millebabords.org/spip.php?article28172

Merguez Party au profit des enfants palestiniens en visite à Istres

Infos Mille babords - 19. juillet 2015 - 14:00

14 h atelier artistik d'écriture et de chant en lien avec l'accueil de 8 d'enfants de Hébron du 27 au 30 juillet
16 h 30 débat avec Hakim et Mouss du groupe ZEBDA et le sociologue Said Bouamama du FUIQP autour de « l'engagement des habitants des quartiers populaires et la république »

Grillade et boissons sur place au profit du projet Palestine

Les permanences d'ouverture du local et de la médiathèque ainsi que les réunions de coordinations de Mille Bâbords reprendront à partir du jeudi 27 août 2015

Infos Mille babords - 18. juillet 2015 - 14:23

Les permanences d'ouvertures du local et de la médiathèque de Mille Bâbords, ainsi que les réunions de coordination du jeudi soir reprendront à partir du jeudi 27 août 2015.

Entre temps, les publications d'articles et celles pour l'Agenda ne s'arrêtent pas, elles sont toujours les bienvenues. Vous pouvez devenir rédacteur-trices en vous enregistrant sur le site.

L'équipe de coordination de Mille Bâbords.

Gaza : Rassemblement contre le blocus israélien

Infos Mille babords - 18. juillet 2015 - 10:00

Israël asphyxie GAZA par un blocus illégal : AGISSONS

Il y a 1 an, une 3ème agression israélienne de grande ampleur frappait Gaza déjà assiégée de tous côtés. 2200 morts, 11 000 blessés, des milliers d'orphelins, d'handicapés, 1 800 000 personnes enfermées dans un territoire minuscule et totalement ruiné. Une situation sanitaire et humanitaire insoutenable. Après 51 jours d'attaques intenses de l'armée israélienne contre la population civile et une résistance qui ne cède pas, le cessez-le-feu du 21 aout 2014 nous laissait espérer un léger allègement du blocus qui étrangle Gaza depuis 8 longues années.

Et en octobre, la conférence des donateurs, au Caire, a vu fleurir les promesses d'aide à la reconstruction. Alors, Gaza reconstruite, les plaies pansées ? NON !

Depuis 8 mois : rien !

Ou plutôt, une situation qui s'aggrave. La reconstruction promise par les donateurs se fait toujours attendre. Le blocus israélien est hermétique, renforcé au sud par l'Égypte qui a fermé l'accès par Rafah. La situation de Gaza est catastrophique, dangereuse et inacceptable :

des dizaines de milliers de personnes sans logement ;
les pêcheurs visés, tués, par les tirs de la marine israélienne ;
les paysans attaqués par les chars israéliens qui détruisent les cultures ;
l'insécurité alimentaire et sanitaire, le manque d'eau potable pèsent sur une population qui vit à 80% de l'aide internationale.

Devant l'inaction de la « communauté internationale » : une initiative citoyenne, Les flottilles de la Liberté ont tenté de briser cet enfermement mortifère. En mai 2010, dix passagers du Navi Marmara furent tués par les commandos de l'armée israélienne au large de Gaza, dans les eaux internationales En juillet 2011, notre bateau Français pour Gaza, le Dignité Al Karama est lui aussi arraisonné dans les eaux internationales. Il est toujours séquestré illégalement par les autorités israéliennes. En octobre 2012, ce sont les passagers et l'équipage de l'Estelle qui ont été brutalement interceptés.

De nombreuses déclarations internationales condamnent le blocus et demandent sa levée, mais aucune action n'a été menée concrètement à cet effet. C'est pourquoi une troisième flottille a tenté de briser le blocus. Le Marianne a quitté la Suède, chargé de médicaments et de panneaux solaires. À bord, outre les militants et l'équipage, des personnalités : l'ancien président tunisien Moncef Marzouki ; la députée européenne Ana Miranda, ainsi que deux Israéliens, le député israélien Basel Ghattas et un journaliste ; des élus, espagnols, grecs et jordaniens ; la religieuse espagnole, Teresa Forcade...

Mais, lundi matin 29 juin, l'armée israélienne a intercepté le bateau au large de Gaza le déroutant vers le port israélien d'Ashdod. Le reste de la flottille s'est réfugiée dans un port en Grèce. Nous avons affaire à un arraisonnement en haute mer ainsi qu'à un kidnapping.

Un nouvel acte de piraterie inadmissible !

Nous demandons la mise en liberté des passagers détenus par Israël. Les gouvernements français, européens doivent faire pression sur Israël. Aucun préalable à la levée du blocus de Gaza n'est acceptable, il faut rétablir la continuité territoriale palestinienne et retirer le Hamas de la liste des organisations terroristes.

Les déclarations du gouvernement israélien, sur fond de bombardements qui n'ont jamais cessé, laissent craindre une nouvelle offensive militaire. Il est urgent que les cris d'alarme des représentants de l'ONU à Gaza trouvent un écho auprès de nos gouvernements. Si une autre attaque criminelle venait à frapper Gaza, la responsabilité serait aussi celle de la « communauté internationale ». L'impunité d'Israël : ça suffit !

GAZA, UN AN APRES, OU EST LA JUSTICE ?

Que fait la communauté internationale ?

Les gouvernements français et européens doivent reconnaitre dès maintenant l'Etat de Palestine !

Nous exigeons la levée immédiate et sans condition du blocus illégal et inhumain de Gaza. La liberté de circulation avec le reste de la Palestine. Des sanctions contre Israël jusqu'au respect du droit international !

Samedi matin 18 juillet 2015

Rassemblement Porte Saunerie

MANOSQUE

Contact : AFPS04 04100 Manosque, ass.fps04 chez gmail.com

La révolution de Rojava a 3 ans

Infos Mille babords - 17. juillet 2015 - 17:00

Le Rojava, c'est l'espoir !
Vive la révolution du Rojava !

La révolution du Rojava (Ouest-Kurdistan, Syrie) a débuté à Kobanê, le 19 juillet 2012. À partir de cette date, les Kurdes ont pris le contrôle des régions de Kobanê, d'Afrîn et de Djizirê après en avoir chassé les forces du régime de Damas. Cette révolution est partie de la volonté de sortir du chaos qui règne en Syrie depuis plusieurs années et d'instituer un système alternatif d'autogestion démocratique. Les Kurdes, ensemble avec les autres communautés ethniques et religieuses de la région (Arabes, Turkmènes, Arméniens, Syriaques) se sont engagés dans la construction d'une administration autonome basée sur l'égalité, la démocratie participative et le respect mutuel entre les différentes communautés.

Malgré l'embargo et les offensives menées de toutes parts, notamment par le régime syrien et l'organisation dite de l'État islamique (Daesh) soutenue par la Turquie, les cantons de Kobanê, Djizirê et Afrîn ont résisté et développé le système de l'autogestion démocratique. À Kobanê, entre septembre 2014 et janvier 2015, les Unités de Protection du Peuple et de Protection des Femmes (YPG/YPJ, forces d'autodéfense du Rojava) ont opposé à Daesh une résistance d'un courage inouï et réussi, contre toute attente, à chasser l'organisation terroriste de la ville. La résistance contre Daesh ne s'est pas limitée au Rojava : en août 2014, les YPG/YPJ ont franchi la frontière avec le Kurdistan d'Irak pour défendre les Kurdes Yézidis de la région Shengal (sindjar en arabe). Aujourd'hui, les combattants du Rojava sont en première ligne dans la résistance contre Daesh, en Syrie et en Irak.

Dans la violence et la guerre dégénérée pour le pouvoir qui empoisonnent la Syrie depuis plus de quatre ans, le Rojava représente un rempart contre la barbarie et un espoir immense pour la paix et la démocratie.

Pour donner une chance à la paix et la démocratie en Syrie et au Moyen-Orient, nous appelons les peuples, les organisations et toutes les personnes attachées à la liberté, à la paix et la démocratie à :

Soutenir la reconnaissance des cantons autonomes du Rojava et le développement de l'autogestion démocratique,

Participer aux efforts pour la reconstruction de Kobanê, ville entièrement dévastée par les offensives de Daesh,

Soutenir la résistance contre Daesh,

Faire pression sur la communauté internationale pour que les puissances qui soutiennent Daesh, notamment la Turquie, soient sanctionnées.

Conseil Démocratique Kurde de France
16 rue d'Enghien 75010 Paris
Mail : feykakurde chez gmail.com

17 juillet 2015

Les UEEH c'est du 16 au 30 juillet 2015 à Marseille !

Infos Mille babords - 17. juillet 2015 - 16:30

Extrait du site internet des UEEH, allez y faire un tour pour plus d'information et notamment le planning, c'est ICI

Au programme :

L'installation commencera le 16 juillet à 11h. Elle durera trois jours.

Du dimanche 19 au matin au jeudi 23 se déroulera le temps de formation des futur-es organisateur-ices. Il durera cinq jours pleins et inclura un forum inter-collectifs et inter-associatifs, une introduction aux UEEH (histoire et fonctionnement actuel), des moments de travail en commission, ainsi que des ateliers sur l'autogestion et sur les notions d'inclusivité et de bienveillance.
Ce temps sera ouvert à 100 personnes. Son but est de créer un groupe de nouvelles et d'anciennes commissionneuses ayant des expériences diverses et pouvant collaborer à l'année pour organiser les prochaines UEEH.
Le pré-programme de cette semaine sera en ligne sur notre site internet début juillet.

Du vendredi 24 au dimanche 26 au soir un deuxième temps sera ouvert à tout le monde (toujours dans la non mixité LGBTQIA des UEEH) autour des thématiques de santé communautaire. Tu y trouveras expositions, discussions, ateliers, projections, performances...

La date du 27 sera consacrée à un temps de bilan. Ce moment est crucial pour faire le point sur l'édition et esquisser ensemble les orientations futures des UEEH.

Enfin, du 28 au 30 juillet au matin ce sera le moment convivial de désinstallation du campus.

Si tu viens pour le temps de formation essaie de venir avec un ordinateur (la plupart de nos outils et supports sont numériques), et si tu veux proposer un atelier pour le temps ouvert au public tu peux écrire à educpop chez ueeh.net, en n'oubliant pas de traduire ta description d'atelier en anglais et en espagnol.

Bien sûr, du premier jour au dernier jour nous aurons besoin de cuisiniers, et de nombreuses traducteur-ices afin de garantir le meilleur accueil possible pour les participant-es de l'étranger. Plus nous serons nombreuses à effectuer ces tâches, plus elle seront légères.

Pour finir, il nous manque encore environs 600€ pour pouvoir permettre à plusieurs participant-e-s d'Afrique et du Moyen-Orient de nous rejoindre. Nous avons prolongée la date de clôture de la levée de fonds, donc si tu le souhaites tu peux encore participer ici.
Un grand merci à celleux qui nous ont déjà soutenu !

Dans l'attente de se rencontrer ou de se retrouver cet été, on vous souhaite une bonne fin d'année !

Les UEEH


Les UEEH se déroule chaque année pendant la 2ème quinzaine de juillet sur le campus de Luminy à Marseille. Les ateliers et soirées prennent place dans des salles louées et les participantEs ont la possibilité de loger dans les chambres d'étudiants de la Cité universitaires du CROUS de Luminy.

Le déroulement de la manifestation

Les trois premiers jours sont consacrés à l'installation du site par les participantEs. Nous utilisons notre propre matériel, qui est stocké toute l'année dans un box de location, mais aussi celui que nous prête la mairie de Marseille (sono, tables, bancs). Il s'agit de l'équipement des cuisines solidaires (vaisselle, cafetière, bouilloire électrique...) ; du nettoyage et installation des salles d'ateliers (tables, chaises), de l'installation de la salle de travail (ordinateurs, imprimantes, etc.), de la décoration sur place, d'affichage divers… Cette période est un moment privilégié de rencontres avec les autres participantEs, c'est aussi une bonne manière de s'intégrer et faire siennes les UEEH, appréhender en immersion directe les tenants et les aboutissants d'une telle manifestation.

Puis vient la première Assemblée Générale d'ouverture (l'AGO), suivie d'une semaine complète d‘ateliers, et d'activités qui ont lieu le matin et l'après-midi, enchainant le soir avec des soirées diverses (concerts, dj, cabaret, performances, projections de films…). Chaque jour ont lieu les AG quotidiennes, qui permettent de se retrouver touTEs ensemble pour pouvoir s'échanger les informations importantes de la journée et de préparer les journées à venir.

Une des journées de la semaine est consacrée à la tenue du colloque, généralement hors les murs, en centre ville de Marseille.

La semaine se termine par l' AG de clôture, durant laquelle on procède à la validation des bilans moral et financier de l'année écoulée, ainsi qu'à l' élection du nouveau Conseil d'Administration (CA).

Les trois jours suivants sont consacrés à la désinstallation, sur les trois derniers jours, est « techniquement » la période de rangement, mais elle est aussi importante « humainement », car c'est l'occasion de « débriefer » à plusieurs dans un climat un peu moins effervescent, plus propice à l'introspection et la prise de recul sur la semaine écoulée.

Le fonctionnement et la participation

Durant cette quinzaine de jours, toutes les tâches pratiques, qui sont essentielles pour le fonctionnement de la manifestation sont assurées par les participantEs, selon le principe d' auto-gestion (aussi appelé « Gestion Collective ») auquel les UEEH sont attachées. Ce fonctionnement participatif est organisé collectivement par les participantEs. Il permet à chacunE d'être actRICE à part entière du déroulement de la manifestation et d'en faire un événement unique chaque année.

Les UEEH tentent au mieux d'inscrire leur action sur le plan international et cherchent, grâce au concours des participantEs polyglottes, à rendre chaque étape de l'événement compréhensible et accessible par le biais de traductions écrites et orales les plus fréquentes possibles. Les ressources et l'espace mis à disposition par l'association et l'École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille et par l'association permettent aux participantEs de s'emparer au maximum de la manifestation.

La santé et la prévention sont des pôles essentiels de la manifestation sur lesquels l'accent est particulièrement mis chaque année. De plus, avec l'aide de la Ville de Marseille et de l'ESBAM, les UEEH font des efforts constants pour ce qui concerne l'accessibilité des personnes en situations de handicap aux locaux et à la manifestation.

N.B

Aux UEEH, il est important d'être touTEs vigilantEs au droit à l'image et à la bienveillance et au bien être de chacunE.

En Bref…

Les UEEH sont aussi un temps d'expérimentations artistiques, de débats militants, de création d'espaces nouveaux, de découvertes culturelles, de fêtes en tout genres, de vie collective, d'échanges, d'information, de formation… un temps unique pour échanger, partager, découvrir…

Non au projet de loi sur les « droits des étrangers » !

Infos Mille babords - 17. juillet 2015 - 16:11

Du 20 au 24 juillet l'Assemblée nationale examine en première lecture le projet de loi relatif « aux droits des étrangers en France ». SUD éducation s'oppose à ce projet, qui amplifie la politique anti-immigré-e-s et qui prévoit notamment d'instaurer un dispositif de contrôle permettant aux préfectures, dans le cadre de l'examen des demandes de titre de séjour, d'accéder aux informations détenues entre autres par les établissements scolaires. Le passage devant l'assemblée nationale au milieu de l'été n'est qu'une première étape parlementaire. Il est encore temps de construire la mobilisation pour imposer l'abandon de ce projet de loi, et de créer un rapport de force favorable pour les droits des étranger-e-s.

Un collectif d'associations travaillant auprès des étranger-e-s pour défendre leurs droits (ADDE - Anafé - Fasti - Gisti - La Cimade - LDH - MOM - SAF - Syndicat de la magistrature) a produit en mars 2015 une analyse de ce projet de loi. Nous reproduisons ici des extraits de l'introduction de la « Synthèse de l'analyse interassociative du projet de loi relatif aux droits des étrangers en France » :

[C]e projet de réforme du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (Ceseda) ne marque aucune volonté de rupture avec les réformes précédentes.

Selon le ministère de l'Intérieur, il s'agirait d'un texte « équilibré », visant à stabiliser le séjour des étrangers en France en répondant à certains dysfonctionnements constatés, tout en prévoyant de nouveaux dispositifs pour lutter contre l'immigration dite irrégulière. Mais l'équilibre affiché n'est qu'une façade : l'immigration « autorisée » est maintenue dans une situation administrative précaire qui empêche celles et ceux qu'elle concerne de trouver leur place en France. En conservant l'inversion de la logique d'intégration amorcée depuis 2003 et en créant une nouvelle « usine à gaz » pour la délivrance de titres de séjour pluriannuels à géométrie variable, le projet de loi n'améliore ni la situation des personnes concernées, ni les conditions de leur accueil dans les préfectures. Pire, alors qu'il prétend « stabiliser » la situation des étrangères et des étrangers, il ne prévoit aucune passerelle entre le titre de séjour pluriannuel et le droit au séjour pérenne, permettant, au contraire, à tout moment, la remise en cause et le retrait de ce titre.

De nombreuses dispositions du projet de loi sont consacrées à l'éloignement. Si certaines constituent des réponses au droit de l'Union européenne et à la jurisprudence, la plupart sont au service de l'efficacité des mesures de départ forcé. En effet, la création de procédures accélérées visant à empêcher des catégories ciblées d'exercer efficacement leur droit au recours contre les OQTF, l'instauration d'une interdiction de circulation sur le territoire français pour les ressortissants de l'Union européenne, la mise en place d'un nouveau dispositif d'assignation à résidence qui, sous couvert de faire diminuer le nombre de placements en rétention, vise surtout à améliorer la « productivité » des procédures d'éloignement, le régime spécial maintenu ou aggravé outremer, en dépit des normes européennes et de la jurisprudence, en sont autant d'exemples (…).

On notera enfin, parmi les innovations, que le projet de loi veut mettre en place un dispositif de contrôle jamais imaginé jusqu'alors en dehors du champ du droit des étrangers, qui permettra aux préfectures de requérir auprès des administrations fiscales, des établissements scolaires, des organismes de sécurité sociale ou encore des fournisseurs d'énergie, de télécommunication et d'accès internet, des informations dans le cadre de l'instruction des demandes de titre de séjour, et de consulter les données détenues par ces organismes. Ce dispositif interroge le respect de la vie privée et de la déontologie professionnelle des travailleurs sociaux.

En revanche, le projet de loi est muet sur une série de questions pourtant cruciales : pas une ligne sur les travailleurs sans papiers, ni sur le retour à une régularisation de plein droit pour les personnes ayant passé de nombreuses années (10 ans) en France, ni sur les parents d'enfants malades, les personnes victimes d'accident du travail ou de maladie professionnelle, ni sur les personnes malades, enfermées ou assignées à résidence... Rien non plus sur les taxes exorbitantes dont doivent s'acquitter les personnes étrangères au moment de la délivrance et du renouvellement de leur titre... (…)

Le projet de loi ne modifie rien au dispositif d'entrée sur le territoire et de maintien en zone d'attente, qui permet l'enfermement des mineurs et ne prévoit pas de recours suspensif contre les mesures de refoulement, laisse en l'état le mécanisme d'intervention du juge des libertés et de la détention pour les personnes placées en centre de rétention administrative (…), et ne prend pas suffisamment en considération la situation des personnes étrangères malades ou atteintes d'une maladie professionnelle. Ce projet s'inscrit dès lors dans la continuité d'une politique qui, depuis plus de trente ans, fait prévaloir la suspicion et la répression sur le respect et l'effectivité des droits.

mercredi 15 juillet 2015

http://www.sudeducation.org/L-education-ne-doit-pas-servir-a.html

Denis Lambert est relaxé

Infos Mille babords - 16. juillet 2015 - 19:08

Merci pour votre soutien pour la pétition : "Pour que la solidarité ne devienne pas un crime !"

Ce jour Denis Lambert était convoqué devant le Tribunal correctionnel de Perpignan pour répondre de faits d'aide au séjour d'étrangers en situation irrégulière. Votre forte mobilisation, ainsi que celle de nombreuses associations, partis, syndicats, n'ont pas été vaines !

De façon exceptionnelle, le procureur de la république a pris la parole en début d'audience afin d'indiquer que la nature des faire reprochés à Denis ne lui semblait pas pouvoir entraîner de poursuites judiciaires et a indiqué que le parquet se désistait de toutes ses réquisitions. Dans ces conditions, le tribunal se retirait pour délibérer et ne pouvait qu'annoncer, 5 minutes plus tard, la relaxe de Denis Lambert.

Le caractère surréaliste des faits reprochés n'a pas échappé à ce procureur, qui a bien compris que si le ridicule ne tuait pas, il pouvait faire très mal....

Nous voilà donc renforcés dans notre action quotidienne d'assistance aux sans-papiers, même si la vigilance demeure, comme dans cette situation, de mise !

La solidarité n'est pas un vain mot !

Le Collectif des Sans-papiers de Perpignan

À Perpignan, campagne de défense pour un militant antiraciste, membre du comité de soutien du collectif des sans papiers accusé d'avoir hebergé des sans papiers. C'est un exemple de plus de la criminalisation des militants et un avertissement sinistre au collectif des sans papiers qui existe ici depuis 2ans.
Signer la pétition

A la fin de l'été 2014, un grand nombre de familles déboutées du droit d'asile ont été obligées de quitter rapidement les structures d'hébergement dans lesquelles elles logeaient et se sont retrouvées brutalement à la rue.
Ces familles, membres du Collectif des Sans-Papiers de Perpignan, ont été prises en charge par un comité de soutien composé d'associations, syndicats, partis et citoyens.

Le comité de soutien a alors lancé un appel aux bonnes volontés pour reloger ces familles dans la détresse. C'est alors qu'une famille arménienne composée du couple parental et de deux enfants en bas âge (3 et 6 ans) s'est retrouvée chez un contact du Réseau Education Sans Frontières, Denis L., où elle est restée depuis.

La famille en question était en réexamen de sa demande d'asile, avait reçu un rejet de l'OFPRA depuis plusieurs mois et attendait la décision de la Cour Nationale du Droit d'Asile. A la suite d'un contrôle inopiné de la PAF, il leur a été notifié par la préfecture de Perpignan une obligation de quitter le territoire français et une assignation à résidence dans un hôtel. En effet le recours à la CNDA n'est pas suspensif en cas de réexamen.

A la suite de ces mesures, Denis L. a été convoqué dans les locaux de la PAF où il a été placé en garde à vue pendant 36 heures, subissant un long interrogatoire orienté pour le pousser à reconnaître qu'il tirait un avantage de cet hébergement (nourriture, travaux ménagers...) !
Déféré devant le Procureur de la République il lui a été signifié une citation à comparaitre en correctionnelle pour aide au séjour irrégulier.

Or le délit d'hébergement des sans papiers n'existe plus depuis janvier 2013 (modification des articles L622 1-2-3-4 du CESEM).
Les interrogatoires de police et la comparution devant le procureur ont tourné autour d'"avantages en nature". La volonté était manifeste : lui faire avouer que c'était le cas, jusqu'à l'ubuesque question "qui faisait la vaisselle ?" ou "mangiez-vous ensemble ?" Denis L. n'a à l'évidence jamais demandé la moindre contrepartie.

Au final, un procès aura bien lieu le 15 juillet 2015 à 14h au tribunal correctionnel de Perpignan.
Devant une procédure si scandaleuse qui vise à faire de la solidarité un délit et à intimider les citoyens qui ne peuvent se résoudre à l'indifférence devant la détresse des personnes et le danger encouru par des enfants, nous appelons toutes les associations et organisations à se mobiliser, au niveau local et national, pour la défense de Denis L et des principes qui inspirent son action.

Pour tout contact :
collectifsanspapiers66 chez gmail.com
gabsllesta chez gmail.com

http://www.educationsansfrontieres.org/article52728.html

Peña, Marseille ne te reçoit pas

Infos Mille babords - 16. juillet 2015 - 17:46

Le 14 juillet 2015, François Hollande reçoit avec les honneurs le président mexicain Enrique Peña Nieto. Un véritable camouflé pour les droits humains quand on sait qu'au Mexique, les morts et les disparus se comptent par milliers. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 160 000 morts, 23 000 disparus, 98 journalistes assassinés. Évidemment, les quarante-trois disparus d'Ayotzinapa ne sont pas au programme des tractations financières des deux chefs d'états. Un seul mot d'ordre « Silence ». Parce que la vente de cinquante hélicoptères made in France est plus importante que le respect des droits humains. Parce qu'un contrat de deux milliards d'euros ne se refuse pas. Du cynisme à l'état pur avec tapis rouge et petits fours !

Le 15 juillet, un énorme drapeau mexicain trône sur la façade de la mairie de Marseille, au côté de celui de la France. Une visite express à Marignane sur le site Airbus Helicopters puis à Marseille pour inaugurer une plaque Gilberto Bosques, consul du Mexique qui a sauvé des milliers de vies pendant la Seconde Guerre Mondiale. Une figure du « Juste » que monsieur Peña Nieto n'hésitera pas à récupérer pour démontrer son « humanisme » et poursuivre ses négociations politico-commerciales. Et enfin, un petit survol en hélicoptère au-dessus des calanques pour promouvoir le super Puma, fleuron de l'industrie française.

À Marseille, Monsieur Peña Nieto sera attendu de pied ferme. Le matin même, un petit groupe jettera du sang aux pieds du drapeau mexicain pour ne pas oublier que ce président-là est un assassin en puissance. Pour souvenir, en 2006, il était gouverneur de l'état de Mexico et c'est lui qui a orchestré la brutale répression d'Atenco. Aujourd'hui à la tête du pays, il n'hésite pas à afficher publiquement son mépris pour la douleur des parents d'Ayotzinapa. Il reste indifférent à leurs suppliques et jamais il n'a diligenté la moindre enquête sur la responsabilité de l'armée dans le massacre des étudiants de l'école rurale. Pendant que son pays hurlait « Crime d'état », monsieur Peña Nieto voyageait en Chine. Un président qui se révèle plus un VRP qu'un défenseur des droits de son peuple à vivre en sécurité.

Mais les Mexicains de Marseille et d'autres individus outrés par cette visite ont décidés de se rappeler à son bon souvenir. Une centaine de personnes défileront pacifiquement du vieux port au fort Saint-Jean. Une marche blanche où les robes et les t-shirts sont symboliquement rouge du sang des victimes de ce régime autoritaire. Certains ont les masques des calaveras mexicaines, pour symboliser la mort qui rôde autour de cette rencontre d'affaire. D'autres arborent le portrait des quarante-trois disparus. En tête, une banderole où il est marqué « Peña Nieto assassin, Hollande complice ». Des dizaines de policiers en vélo entourent la manifestation, ils essaient d'empêcher les collages, sans succès. La manifestation se poursuit au cri de « Zapata vive, la lucha sigue » , au fort Saint Jean, les CRS bloquent la route. Impossible d'approcher du MUCEM. Rien ne doit déranger ce petit dîner entre amis dans un restaurant cinq étoiles.

Une Mexicaine prend la parole face à la seule femme CRS du peloton, un masque de calavera sur le sommet du crâne. Elle crie sa douleur face un pays qui sombre dans la violence et les morts arbitraires. Des larmes dans la voix mais une détermination sans faille pour que les armes ne soient plus la seule voix qui se fasse entendre au Mexique.

Et à chaque fois que Peña Nieto fera une apparition, en France, en Europe ou sur le sol mexicain, il y aura toujours des hommes et des femmes pour lui rappeler qu'il n'est qu'un simple président aux mains sales. Le mépris du commerce n'arrivera jamais à faire taire la douleur d'un peuple blessé.

Marseille, 16 juillet 2015

(texte : Traba / photos : patxi beltzaiz)

Voir aussi sur le site de contre-faits (avec plus de photos) :
http://www.contre-faits.org/spip.php?article126

La Canarde sauvage n° 6

Infos Mille babords - 16. juillet 2015 - 17:33

Numéro 6
À paraître sous le cagnard de juillet…
http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article52

Pis surtout, être intelligent…

Comme les plus finauds d'entre vous l'auront remarqué, la plupart des titres de nos éditos reprennent les paroles d'un chanteur [1]. Faut dire que ça nous inspire. Hé non, on n'est pas intelligents, not' cerveau est plus vitulin [2] qu'einsteinien : nous ne sommes pas un beau magazine d'alternative sociale, tout beau, tout propre. Plutôt craspouille et braillarde, La Canarde, avinée, bête et méchante… et la canicule n'arrange rien, on passe à la bière et aux vins de fruits.
Notre seule ligne éditoriale : emmerder les bigotEs de tout poil et chier dans les bégonias : alors si vous connaissez une bourgeoise bêcheuse qui en a un pot, filez-nous l'info, on a toujours une petite offrande à lui laisser. Et n'attendez rien de mieux de cet hiver, on passera aux alcools forts, aux esprits de vin : faut dire que le notre s'est évaporé depuis tout petiot.

Abonnez-vous à La Canarde sauvage http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article34
et vous recevrez en plus de la collection complète 1 jeu de fléchettes avec les trombines des éluEs du conseil départemental du 04 (toujours utile pour vos démarches administratives et pour rire en famille !)

Au sommaire :

Ah ça ira, les socialauds à la lanterne !
Spoliation des communs, dette et désastre écologique
Radio mon cauchemar (feuilleton)
On veut un bar ouvert le soir
La république Aubagne !
Les brèves du numéro.http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?breve50
Très-craint des Alpes : le déjà bien décoré Michel Sappin...
Les dessins du numéro (voir ci-dessous). Merci aux dessinateurs et anonymes à qui nous les avons empruntés…

MAN
MUTIQ
GIZ

Tous les articles sont mis en ligne au moment de la parution du numéro suivant.

Retrouvez La Canarde dans votre café ou sur les marchés de Forcalquier, Reillanne, Manosque, etc.http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?article7
Demandez-nous le PDF pour lire le journal & aider à sa diffusion...

http://lacanardesauvage.free.fr/

Cercle de Silence

Infos Mille babords - 16. juillet 2015 - 17:30

Les Cercles de Silence regroupent des citoyens de tous horizons

de 17 h 30 à 18 h 30

Marche de las calaveras

Infos Mille babords - 15. juillet 2015 - 18:30

Marche des calaveras

Performance, psychomagie, marche, mais faut venir…
vêtu-e-s de blanc, taché-e-s de de rouge, avec ta tête de mort ou ton masque et la pancarte que tu veux.

Lien vers l'événement facebook ICI

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