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Quand le ministère du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social se fait justice !

Infos Mille babords - 24. août 2014 - 10:00

Le médicament n'est pas une marchandise
La santé n'est pas un produit financier

Nous avons reçu les différents mémoires dont l'intégralité est consultable en suivant ces liens :
Mémoire ministère (Version intégrale) :
http://fr.scribd.com/doc/237514451/Sanofi-Ministere
Mémoire ministère (Version avec annotations) :
http://fr.scribd.com/doc/237515193/SANOFI-MINISTERE-Commentaire-VF-Visible
Mémoire salariés :
http://fr.scribd.com/doc/237514730/SANOFI-Memoire-Comp-CAA-Requerants
Mémoire direction Sanofi :
http://fr.scribd.com/doc/237514927/Memoire-Sanofi-Caa

Comme nous le disions dans notre communiqué du 8 Août 2014, si le mémoire de la direction reprends les mêmes arguments que déposés en première instance sans jamais s'expliquer sur les nombreuses irrégularités que nous soulevons, celui du Ministère du travail de l'emploi et du dialogue social est un florilège risible quant au sérieux amené à l'écriture de ce document. Sans jamais répondre à la question fondamentale de l'irrégularité du PSE de Sanofi, le mémoire se borne en l'apologie de la magnifique loi de sécurisation de l'emploi, dont voici quelques morceaux que nous avons choisis pour vous encourager à lire l'intégralité du document de 13 pages.

Page 2 du mémoire
1. L'entreprise
Filiale du groupe SANOFI AVENTIS dont le siège est à Paris, SANOFI AVENTIS R&D est organisée entre des unités thérapeutiques, des unités de recherche, des plateformes scientifiques, les affaires médicales globales et les fonctions supports sans spécialisation de site.
Elle occupe 4955 (5004) collaborateurs.
pour l'Île de France : 1859 (1889) salariés à Chilly Mazarin (siège), 1350 (1358) à Vitry 1Alfortville ;
en dehors de l'Île de France : 64 (1074) à Montpellier, 617 (617) à Toulouse, 65 (66) à Strasbourg.

Le Ministère est censé bien connaître le dossier puisque la santé des Français est une préoccupation majeure du gouvernement. Notons tout de même la différence entre les nombres affichés et les véritables chiffres, entre parenthèse. En faisant disparaitre pas moins de 1010 employés sur Montpellier, le ministère aurait il des informations que nous n'avons pas sur la pérennité du site ? Nous comprenons donc mieux le peu d'intérêt pour la suppression des 709 emplois que prévoit le PSE quand le ministère lui-même en extermine plus de 1000.

Page 5, 6 du mémoire
Les nouvelles dispositions ne visent en aucun cas à rétablir l'autorisation administrative de licenciement supprimée en 1986, dans le cadre de laquelle l'administration opérait un contrôle direct sur le licenciement, notamment sur la réalité de sa motivation économique.

C'est explicite, l'employeur n'a pas besoin de justification économique pour procéder à des licenciements. Avec la loi dite de « sécurisation de l'emploi », il peut faire ce qu'il veut !
La loi sécurise qui en fait : les emplois ou l'employeur ?

Page 11 du mémoire
Ill. PAR CES MOTIFS
Au vu de ce qui précède, j'ai l'honneur de conclure à la confirmation du jugement du 4 juillet 2014 du tribunal administratif de Versailles et au rejet de la requête.

Le Ministère a semble-t-il oublié le principe de séparation des pouvoirs : l'exécutif et le judiciaire ! Vous pourrez remarquer qu'au lieu de demander au juge de la cour d'appel la confirmation du jugement, il conclut directement à sa place. Bel acte de démocratie, qui devrait sans aucun doute interpeller le juge sur son pouvoir et sa nécessité. Que dit l'article 16 de la déclaration des droit de l'homme et du citoyen ? « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution » A méditer !

NOUS VOUS INVITONS À PARCOURIR l'INTÉGRALITE DU MÉMOIRE EN DÉFENSE DÉPOSÉ PAR LE MINISTÈRE DU TRAVAIL DE L'EMPLOI ET DU DIALOGUE SOCIAL. VOUS Y TROUVEREZ L'ENSEMBLE DE NOS REMARQUES.

La souscription est toujours ouverte :
HTTPS ://www.lepotcommun.fr/pot/qZ9K8NXo Les salariés en lutte !

Soirée d'information & concerts de soutien aux travailleurs des Moulins Maurel en lutte

Infos Mille babords - 23. août 2014 - 20:00

20 h : les camarades des Moulins Maurels font le point sur leur lutte + discussion avec la salle.
21 h : Los Fralibos : les ouvrier(e)s de Fralib racontent leur lutte en théâtre et chansons.
22 h : 2e groupe (en cours de programmation)

Tarif 5 euros (recette intégralement reversée aux camarades en lutte)

Samedi 23/08 au Molotov (3 Place Paul Cézanne, 13006 Marseille (En haut de la Rue d'Aubagne / Métro Notre Dame du Mont / Parking Cours Julien)

Depuis plus de 8 mois, les travailleurs des Moulins Maurel De Marseille se battent pour préserver leur emploi et leur outil de production.
L'Union locale CGT Marseille Centre et le Molotov organisent une soirée d'information et de solidarité pour ces camarades en lutte.

Les salariés des grands moulins Maurel avec leur syndicat CGT, l'ensemble des structures locales, départementales et nationales de la CGT, sont déterminés pour sauver leur emploi. Depuis plus de 8 mois ils se relaient jour et nuit, 7 jour sur 7, 24h sur 24 pour surveiller l'outil de production.
Ce moulin fondé en 1860 est unique en Europe, il fabrique de la semoule et de la farine.
En Décembre 2008 le groupe agroalimentaire français Nutrixo dont l'état français est actionnaire a acheté le site des Grands Moulins Maurel situé dans le 12e arrondissement de Marseille au groupe Panzani.
Pendant cette période, les dirigeants de nutrixo ont tout fait pour que cette institution marseillaise présente dans la cité phocéenne périclite.
Par cette stratégie, déjà en Juillet 2012, le groupe Nutrixo annonçait sa volonté de fermer le site, fin novembre 2013 le moulin cessait toutes activités.

Depuis cette date, les salariés ont fait le choix de tout mettre en œuvre pour sauvegarder l'outil industriel et empêcher son démantèlement en le mettant sous leur protection.
Malgré la démarche déloyale du groupe nutrixo, cette mobilisation a permis qu'un repreneur s'engage, avec un projet de reprise qui assure le maintien et le développement de l'emploi industriel.
Le commissaire au redressement productif paca qui, dans son rôle a étudié l'offre d'achat, a vérifié la stabilité financière du repreneur en lui permettant de valider le projet de reprise, la transmis à nutrixo.
Malgré cela, le groupe Nutrixo refuse toujours de s'asseoir à la table des négociations malgré le mandat de vente, en dépit des demandes répétées du commissaire au redressement productif, de l'offre d'achat officiellement déposé le 6 mai 2014, et du soutien des collectivités territoriale dont bénéficie ce projet.

Solidarité avec le Kurdistan en grand danger : Ne laissons pas se perpétrer un nouveau génocide

Infos Mille babords - 23. août 2014 - 18:30

Alors que les djihadistes de l'État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) tente depuis deux ans d'anéantir les acquis du peuple kurde au Rojava (Kurdistan de Syrie), dans le nord de l'Iraq, ils sont entrés à Mossoul, Shengal, Qaraqosh, Makhmour.

Disposant de l'armement lourd abandonné par l'armée irakienne à Mossoul, ils tentent d'envahir le Kurdistan d'Irak. Des crimes atroces sont commis contre les populations, notamment contre les non-musulmans, les Chrétiens et les Yézidis. Ceux qui refusent de se convertir à l'islam sont massacrés. Dans cette tragédie, les femmes sont les principales victimes, enlevées, violées et vendues comme esclaves.

Des centaines de réfugiés sont bloqués dans les montagnes, confrontés à la famine et des températures dépassant les 40°, des dizaines de milliers de personnes sont jetées sur les routes. Des centaines d'enfants sont morts de déshydratation dans le Mont Shengal.

Le Kurdistan irakien doit faire face à un afflux massif de réfugiés. Par vague, les populations viennent trouver refuge dans les villes d'Erbil, Dohuk, Zakho déjà dépassées par l'exode des réfugiés syriens.

Outre la manne financière du Qatar, de l'Arabie Saoudite et autres Emirats du Golfe Persique, EIIL bénéficient du soutien de la Turquie qui permet notamment l'acheminement de matériel et de combattants au profit des djihadistes.

Seul rempart contre le terrorisme et tous les extrémismes, les combattants kurdes du PKK (Turquie), YPG (Syrie), PJAK (Iran), venus de toutes les parties du Kurdistan, pour combattre aux cotés des Peshmergas (Irak) sur les différents fronts ouverts, pour défendre la population de l'enfer et mettre en échec cette organisation sans foi, ni loi.

Le spectre d'un génocide est bien là !

Les Kurdes, ne sauraient affronter seuls cette menace, ils ont besoin du soutien de la communauté internationale dont la France.

Ensemble mobilisons nous pour :
Dénoncer les massacres de l'EI,
Demander à la communauté internationale de prendre
immédiatement des mesures contres les Etats
assassins qui financent et soutiennent l'EI,
Demander la poursuite et le développement de l'aide
humanitaire pour les réfugiés
Soutenir la résistance des combattants kurdes.

Premiers signataires : Le Centre Démocratique de la Communauté Kurde à Marseille - Solidarité & Liberté

Gaza : Rassemblements et manifestations

Infos Mille babords - 22. août 2014 - 21:43

Prochains rendez-vous :

Marseille : vendredi 22 août à 20 h
Vieux Port sous l'Ombrière
Manifestation silencieuse et avec bougies
Lire l'appel du Réseau Palestine 13 :
http://www.millebabords.org/spip.php?article26532

Marseille : mercredi 20 août à 19 h 30
sur le Vieux Port
Lire l'appel :
http://www.millebabords.org/spip.php?article26523

Aubagne : mardi 19 août à 18 h
rdv au pôle d'échange de la gare d'Aubagne
lire l'appel des organisations :
http://www.millebabords.org/spip.php?article26519

Marseille : jeudi 14 août à partir de 18 h
Rassemblement sur l'esplanade du Mucem
Lire l'appel du Réseau Palestine 13 :
http://www.millebabords.org/spip.php?article26516

Salon de Provence : mercredi 13 août à 19 h
Solidarité avec le peuple palestinien
Place Gambetta (en face des cinémas)
Lire l'appel du Collectif Palestine du Pays Salonais :
http://www.millebabords.org/spip.php?article26513

Marseille : samedi 9 août à 15h
Rassemblement sur le Vieux Port
Toutes et tous dans les rues ce samedi 9 août !

Marseille : mercredi 6 août à 19 h
Manifestation/Veillée en solidarité avec la résistance du peuple palestinien
départ Vieux Port

Istres : mardi 5 août à 18 h
Place de l'hôtel de ville
devant le XX°
Stop au massacre Imposons la Paix
Lire l'Appel : http://www.millebabords.org/spip.php?article26499

Marseille : samedi 2 août à 15h
Manifestation en solidarité avec la résistance du peuple palestinien
départ Vieux Port

Affiche 1

Affiche 2

Aubagne : vendredi 1er août à 18 h
Cours Foch
http://www.millebabords.org/spip.php?article26479

Dignes Les Bains : mercredi 30 juillet à 11 h
Devant la Préfecture
Collectif Palestine 04
Appel : http://www.millebabords.org/spip.php?article26472
attention : premier rdv à 10 h rue Gassendi (pendant le marché) avant d'aller à la Préfecture à 11 h

Marseille : samedi 26 juillet à 15 h
Manifestation en solidarité avec la résistance du peuple palestinien
départ Vieux Port
À l'appel du Réseau Palestine 13
et la participation de nombreuses associations, partis et syndicats

voir l'article de la Marseillaise pour la journée de mercredi
http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/dossier-du-jour/30325-des-sanctions-comme-solution

Aix en Provence : mercredi 23 juillet à 18 heures
Rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien
Allées provençales, côté Rotonde, 13100
lire l'appel et voir les signataires :
http://www.millebabords.org/spip.php?article26463

Marseille : mercredi 23 juillet à 19 h 30
Rassemblement en solidarité avec la résistance du peuple palestinien
Sur le Vieux Port
à 21 heures partage et échanges, et rupture du jeûne, pour celles et ceux qui le souhaitent.
À l'appel du Réseau Palestine 13
et la participation de nombreuses associations, partis et syndicats

Manifestation silencieuse et avec bougies

Infos Mille babords - 22. août 2014 - 20:00

Chaque bougie symbolisera une victime du régime d'apartheid israélien et sera déposée devant le Conseil Régional pour dénoncer la collaboration du gouvernement français, le soutien éhonté de certains élus locaux à l'armée criminelle israélienne, et la collaboration de nombreux autres avec un état colonial qui viole le droit international.

Palestine - 6 août 2014 Dernier crime à Gaza : le crime de haute trahison

Infos Mille babords - 22. août 2014 - 9:25

"Aujourd'hui est un jour de deuil supplémentaire pour les Palestiniens. Hier 5 août 2014 Mr Riad Al MALIKI, ministre des Affaires Etrangères de Palestine, a obtenu de Mme Fatou BENSOUDA, procureure de la Cour Pénale Internationale, l'annulation de la plainte déposée le 25 juillet 2014 par Mr Saleem Al SAQQA, ministre palestinien de la Justice, et Mr Ismaeel JABER, procureur général de Gaza, pour les crimes de guerre commis à Gaza par l'armée israélienne", écrit le Pr. Christophe Oberlin.

"Cette plainte, élaborée par les meilleurs spécialistes du Droit International, avait reçu l'appui de 130 professeurs de Droit de par le monde qui avaient affirmé sa complète recevabilité au regard des statuts de la Cour Pénale Internationale.

Dès la publication de la plainte, le président palestinien Mahmoud ABBAS, le représentant de la Palestine à l'ONU, et Mme Leila CHAHID, ambassadrice de Palestine auprès de l'Union Européenne, ont développé une stratégie en vue de l'annulation de la plainte.

Le représentant à l'ONU a prétendu, à l'unisson avec la partie israélienne, que le dépôt de plainte risquait de se retourner contre la résistance palestinienne, ce qui est juridiquement faux (article 31D du statut de la Cour Pénale internationale). Mme Leila CHAHID est allée dans le même sens, provoquant le 4 aout une réaction officielle du Hamas par l'intermédiaire de son porte-Parole Sami Abu ZOUHRI :

« N'écoutez aucune voix qui suggérerait que nous serions opposés à une action auprès de la Cour Pénale Internationale. Certaines personnes disent que le Hamas ou d'autres personnes résistantes pourraient être victimes d'une telle démarche, mais ce n'est pas vrai. Ce n'est que de la propagande. Rien de ce que nous faisons ne nous fait peur. Nous sommes sous occupation et c'est notre droit, selon la loi, de résister. Et c'est aussi le droit de notre population d'être défendue. »

Ces pressions sur la Cour Pénale Internationale aboutissant à l'annulation de la plainte étaient malheureusement prévisibles. Déjà à la suite de guerre de l'hiver 2008-2009, Mr ABBAS avait dépêché Mr Al MALIKI auprès du procureur de la Cour, aboutissant à l'annulation de la procédure de plainte en cours. Ce sont les mêmes acteurs aujourd'hui qui sont à la manœuvre.

Il faut dire que la plainte déposée le 25 juillet 2014, outre les crimes de guerre, mentionnait le crime de colonialisme, faisant ainsi peser une lourde menace sur Israël : dès la plainte transmise à la chambre intermédiaire, les entreprises étrangères travaillant dans les territoires occupés devenaient susceptibles de poursuites pour complicité. Les conséquences économiques pour Israël auraient pu être rapides, bien avant que n'advienne le jugement des commanditaires des crimes de guerre. Avant même que la bataille des armes ne soit terminée, Mr NETANYAHU a remporté grâce à Mr ABBAS et Mme CHAHID une victoire politique déterminante : la menace économique est éloignée.

Comme toujours en pareil circonstances, la communication palestinienne et en particulier Mme CHAHID, prétend avoir une autre stratégie : celle d'adhésion à la Cour Pénale Internationale. Pourquoi ne l'avoir pas fait plus tôt ? La supposée nécessité de reconnaissance préalable de l'Etat palestinien à l'ONU est un mensonge juridique. Mr ABBAS et Mme CHAHID auraient pu saisir la Cour depuis près de dix ans. Trois massacres à Gaza auraient peut-être pu être évités.

La décision de faire taire le Droit met à nouveau en lumière le jeu meurtrier et la nature réelle de l'Autorité Palestinienne.

Sert-elle les Palestiniens en 2006 lorsqu'après avoir perdu les élections elle tente de reprendre le pouvoir par les armes ?

Sert-elle les Palestiniens en 2006 lorsqu'elle condamne la capture d'un soldat israélien au poste de combat ?

Sert-elle les Palestiniens en 2009 quand elle contribue à enterrer le rapport GOLDSTONE sur les crimes commis à Gaza ?

Sert-elle les Palestiniens quand elle soutient officiellement le nouveau dictateur égyptien qui est à l'origine de la fermeture du seul point de passage de GAZA avec le Monde ?

Sert-elle les Palestiniens lorsque son président déclare quelques jours avant l'attaque israélienne : « Les tunnels entre Gaza et l‘Égypte sont illégaux. Nous (sic) avons essayé de les détruire, nous (sic) avons construit un mur d'acier souterrain, « nous (sic) avons essayé de les noyer ».

Toutes ces attaques ont notamment pour but de détruire un parti politique à référence culturelle musulmane, le HAMAS, et quel qu'en soit le prix pour la population palestinienne.

Le droit international étant bafoué, force est d'observer à nouveau le droit national palestinien, bafoué lui aussi. Le président ABBAS, selon des lois fondamentales palestiniennes, a terminé son mandat en janvier 2009. Des élections ne pouvant avoir lieu, c'est le président du parlement Aziz DUWAIK qui aurait dû le remplacer. Mr DUWAIK est en prison. Alors que le parlement aurait dû légalement voir son mandat prolongé, nombre de parlementaires ont été emprisonnés, parfois avec l'appui de la police palestinienne, et le parlement est empêché de fonctionner.

Ainsi, on se bouscule aujourd'hui, parmi les dictatures arabes, pour être « le meilleur ennemi d'Israël ».

Le président actuel est donc illégal autant qu'illégitime. Mr ABBAS et Mme CHAHID règnent sur un champ de ruines physique, politique et moral. Ils servent l'intérêt de l'ennemi. La Palestine a son gouvernement de VICHY qui ne représente pas les Palestiniens, pas plus que VICHY ne représentait la France.

Que ceux qui le contestent osent organiser des élections libres et non faussées à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est."

Christophe OBERLIN
6 août 2014

Note ISM-France : L'équipe juridique qui travaille sur le sujet appelle à une pression populaire internationale pour maintenir cette plainte. Merci de signer et diffuser le plus possible la pétition qui soutient cette plainte : http://icc4israel.wesign.it/fr

Source : CAPJPO-EuroPalestine

Ebola: raisons pour lesquelles l’ampleur de la flambée a été sous-estimée

Actualités OMS - 22. août 2014 - 3:27
L’ampleur de la flambée d’Ebola, notamment au Libéria et en Sierra Leone, a été sous-estimée pour un certain nombre de raisons.

De nombreuses familles cachent chez elles les malades. Comme il n’y a pas de traitement, certains pensent que les êtres chers qui sont infectés seront mieux entourés à domicile pour mourir.

L'Europe et l'immigration : la construction d'une forteresse continentale

Infos Mille babords - 21. août 2014 - 20:40

De Calais à Lampedusa, l'immigration est devenue un débat à l'échelle européenne.

Si des propositions existent pour la création d'un programme européen d'immigration économique, la délivrance des cartes de séjour et l'asile restent pour l'heure des compétences réservées aux États membres. Toutefois, depuis plusieurs années, l'Union européenne s'empare de plus en plus de la question des migrations… mais sous l'angle unique du contrôle des « flux migratoires » : surveillance des frontières et lutte contre l'immigration irrégulière.

Approches Cultures & Territoires vous propose un tour d'horizon des différents aspects de cette politique.

L'Europe, continent d'immigrations ?

À l'inverse d'autres zones d'immigration, notamment l'Amérique du Nord, l'Europe a hérité de perceptions négatives voire xénophobes au sujet de l'immigration, comme en témoigne la diffusion de mythes tel que le « seuil de tolérance » ou la « non assimilation » de certains groupes. À cela s'ajoute la présence dans certains pays — dont singulièrement la France — d'acteurs politiques se positionnant de manière explicite contre l'immigration.
Dans ce cadre, l'idée de l'Europe comme terre d'immigrations (pourtant une réalité) a du mal à émerger… ce qui n'est pas sans conséquences sur les politiques mises en œuvre.

L'Europe, un continent d'immigration malgré lui
Article de Catherine Wihtol de Wenden, Strates, 15, 2008

Le traitement de l'immigration, entre logique administrative et logique pénale
Dossier dirigé par Mathilde Darley et Nicolas Fischer, Champ pénal, vol. VII, 2010

Migration internationale en Europe. Caractéristiques et tendances depuis le milieu des années 1990 (anglais)
Article de John Salt et José Carlos Almeida, Revue européenne des migrations internationales], vol. 22 - n°2, 2006

La Méditerranée : dernière frontière avant l'Europe
Article d'Olivier Clochard, Les Cahiers d'Outre-Mer, 222, avril-juin 2003

Des frontières et des camps

La politique de l'Union européenne en matière d'immigration se concentre quasi-exclusivement sur un seul point : le contrôle des frontières extérieures. L'agence européenne Frontex, mise en place en 2005, joue ici un rôle important.
À cela s'ajoute une seconde caractéristique que l'on retrouve dans tous les pays européens : l'existence d'un réseau de lieux d'enfermement pour les migrants.

Frontex, le bras armé de l'Europe forteresse (PDF, p. 12-19)
Dossier de Cécile Vanderstappen et Marie-Dominique Aguillon, Demain le monde, 18, mars/avril 2013

Agence Frontex : quelles garanties pour les droits de l'Homme ? (PDF)
Rapport de Sara Casella Colombeau, Marie Charles, Olivier Clochard et Claire Rodier, Migreurop / Groupe Verts-ALE, novembre 2010

Le camp, révélateur d'une politique inquiétante de l'étranger
Mathieu Bietlot, Cultures & Conflits, 57, printemps 2005

La diversité des camps d'étrangers en Europe
Article de Caroline Intrand et Pierre-Arnaud Perrouty, Cultures & Conflits, 57, printemps 2005

L'externalisation de la politique d'immigration

Au delà des mesures intérieures, l'immigration occupe une place croissante dans la politique extérieure de l'Union européenne et ses États membres et particulièrement dans l'aide au développement partant du postulat, non démontré, que le développement des pays pauvres réduira les candidats à l'émigration.
De plus en plus, les relations entre gouvernements européens et africains intègrent cette dimension, jusqu'à faire des États d'Afrique des auxiliaires de la politique européenne de réduction de l'immigration.

Dimension extérieure de la politique d'immigration de l'Union européenne. Quelles conséquences pour l'Afrique ?
Article d'Aurelia Wa Kabwe-Segatti, Hommes et migrations, 1279, 2009

L'externalisation du traitement de l'asile : délocalisation et restructuration du contrôle des frontières
Chapitre de Marion Raffin, in Danièle Lochak (dir.), Mutations de l'État et protection des droits de l'homme, Presses universitaires de Paris Ouest, 2007

Gestion des flux migratoires : réflexions sur la politique française de codéveloppement
Article de Jérôme Audran, Annuaire suisse de politique de développement, Vol. 27, n°2, 2008

Pour aller plus loin

FrontExit : l'Europe en guerre contre un ennemi qu'elle s'invente
Campagne menée par 21 associations pour la sensibilisation du public et la dénonciation des dérives des opérations de Frontex.
Sur le site d'ACT, Marie-Dominique Aguillon explique ce projet.

Migreurop, observatoire des frontières
Réseau européen et africain de militants et chercheurs
Migreurop édite notamment un Atlas des migrations en Europe.

Mémorial des morts aux frontières de l'Europe
OWNI et UNITED ont recensé plus de 14 000 « morts aux frontières » entre 1988 et 2011.

Qui a peur du CAN84 et des personnes qui luttent pour l'arrêt immédiat du crime nucléaire ?

Infos Mille babords - 21. août 2014 - 20:21

jeudi 21 août 2014, 09:38 - Vaucluse

Au fil des actions menées contre le crime de la production et de la diffusion, volontaire et coordonnée, de la contamination radioactive de notre terre, de notre eau et notre air, de nos corps et des générations futures : des personnes contestent les militants antinucléaires du CAN84. Certaines sont ouvertement dans l'obscurantisme et le fanatisme pro-nucléaire, d'autres se pensent comme antinucléaires. Qu'est-ce qui fait la différence ? En 7 questions/réponses : quelques éléments pour comprendre, y voir clair et se positionner...

Lire la suite...
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2014/08/21/Qui-a-peur-du-CAN84-et-des-personnes-qui-luttent-pour-l-arrêt-immédiat-du-crime-nucléaire


Des syndicats CGT se prononcent pour l'arrêt du nucléaire

mardi 12 août 2014, 12:00 - National

On nous avait habitué au tandem pro-nucléaire contre-nature du lobby patronal de la destruction atomique et de la majorité des syndicats, à de très rares exceptions près. Une nouvelle ère semble se dessiner avec le désengagement de syndiqués et de leur organisation professionnelle de l'allégeance collaborationniste passée. Pour la première fois officiellement au sein du syndicat majoritaire, la CGT, des voix s'expriment pour contester la position pro-nucléaire de la Confédération et pour une position de dégagement du nucléaire....

Lire la suite...
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2014/08/06/Des-syndicats-CGT-se-prononcent-pour-l-arrêt-du-nucléaire


Avignon : le CAN84 commémore le massacre nucléaire de Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945

mercredi 6 août 2014, 22:13 - Vaucluse

Il y a 69 ans, les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques anéantissaient les villes d'Hiroshima et de Nagasaki, faisant près de trois cent mille morts. Le premier crime atomique de l'histoire venait d'être perpétré par les Etats-Unis. Le Collectif antinucléaire a commémoré ce 6 août 2014, devant l'hôtel de ville d'Avignon et le monument aux morts, l'horreur nucléaire et appelé à l'abolition de l'armement nucléaire.

Lire la suite...
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2014/08/06/Avignon-%3A-le-CAN84-commémore-le-massacre-nucléaire-de-Hiroshima-et-Nagasaki-des-6-et-9-août-1945

Cercle de Silence

Infos Mille babords - 21. août 2014 - 17:30

de 17 h 30 à 18 h 30

Données empiriques sur les traitements expérimentaux contre le virus Ebola

Actualités OMS - 21. août 2014 - 3:27
Des cliniciens travaillant au Libéria ont informé l’OMS que deux médecins et une infirmière ont désormais reçu le traitement expérimental contre le virus Ebola, le ZMapp.

L’infirmière et l’un des médecins ont vu une amélioration marquée de leur état. L’état du deuxième médecin reste grave, mais avec une légère amélioration.and one of the doctors show a marked improvement. The condition of the second doctor is serious but has improved somewhat.

Rassemblement en soutien à la résistance du peuple palestinien

Infos Mille babords - 20. août 2014 - 19:30

Nous témoignerons de notre soutien à la résistance du peuple palestinien et notre solidarité avec les condamnés et les inculpés en France pour leurs actions en faveur de la lutte du peuple palestinien « boycotteurs, manifestants et lanceurs d'alertes »

NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX AUX COULEURS DE LA PALESTINE

MERCREDI 20 aout 19H30-21h VIEUX PORT MARSEILLE

*Contrairement à ce que nous avion annoncé, le Réseau Palestine 13 nous informe qu'il n'est pas organisateur de ce rassemblement.
Il s'agit de l'envoi d'un groupe de militantEs dont le CRI, coordination contre le racisme et l'islamophobie.

Le cinéma voyageur sera à Marseille le 20 août

Infos Mille babords - 20. août 2014 - 16:00

Retrouvez pour la première fois Le Cinéma Voyageur à Marseille
le 20 août de 16h à 23h
Square Léon Blum (kiosque à musique de la Canebière).

de 16h à 19h projection sous le chapiteau du cinéma voyageur
Courts métrages tout public, documentaires ...
19h Concert manouche de Tchava Genza
20h Repas participatif (on remmène tous quelque chose à boire et a manger et on partage - Faites chauffer vos cuisines)
21h Projection sur grand écran gonflable en plein air :
Courts métrage divers et variés
Chantier A

+ surprises !

Tout ça à prix libre

N'hésitez pas à faire tourner l'info autour de vous

Rens/contact : www.cinema-voyageur.org -
mail : cinema-voyageur(at)synaps-audiovisuel.fr
06 73 99 46 06 -

[Missouri, USA] Solidarité avec les émeutiers de Ferguson – 11, 12 et 14 août 2014

Infos Mille babords - 20. août 2014 - 8:18

Dans l'après-midi du samedi 9 août 2014, un adolescent noir de 18 ans, Mike Brown dit « Mike Mike », a été assassiné par un flic du service de police de la ville de Ferguson, située à 12 miles environ au nord-ouest de la ville de S-Louis (Missouri, centre des Etats-Unis). Il a été abattu de plusieurs balles (6 dans le dos et 2 dans la tête)*. Des centaines de résidents se sont immédiatement rassemblés autour du lieu de l'assassinat, débordant sur la rue principale, W. Florissant, et en la bloquant partiellement. Des gens et proches en pleurs se sont rendus sur le lieu du meurtre et ont été accueillies avec des fusils d'assaut et des chiens policiers, tandis que la police fermaient l'accès à la ville en bloquant la rue principale (Florissant). La nuit suivante, le dimanche 10 août, une autre veillée aux chandelles a été appelée par la famille de Mike et des multiples garants de la paix sociale (paroisses diverses et associations, dont la NAACP**). Cet événement, qui a réuni plus d'un millier de personnes, a pris rapidement et naturellement une toute autre tournure. Les larmes de tristesse se sont transformées en actes de rage. Un résumé de récits d'anarchistes ayant participé à cette nuit de révolte :

lire l'article en entier sur le site :
http://www.lechatnoiremeutier.antifa-net.fr/

E.R.E. (ou réflexions sur d'éventuelles vacances en Camargue)

l'embobineuse - 20. août 2014 - 0:00
<br /><br /><br /> <font color="#d29640" size="3"> L'important c'est d'être heureux mais ça ne veut pas dire qu'il faille choisir de se débattre ou de ne rien faire non plus pour obtenir les bonbons soit disant susceptibles de nous rendre plus heureux qu'avant, du genre : ah si j'avais un million je serais gagnant, même un million de centimes ça serait moins chiant, rrroooh si j'avais une limousine ce serait mieux, rrraaah si j'avais des amis je serais moins seul à la piscine, bahhh si j'avais un mari fortuné j'aurais un jardinier, ohohoh si j'avais une blonde canon je serais champion. <br /> <br /> Bien entendu toutes ces choses ne sont pas mauvaises en soi. Les jolies femmes, l'armée d'amis fortunés, le frigo coquet, les seins refaits, les chaussures sans lacet et la tirelire gonflée ; bien au contraire, toutes ces choses, même si elles n'ont rien d'absolument nécessaire, n'obstruent au fond en rien la route du bonheur et peuvent même l'enluminer. C'est peut-être dur à entendre mais l'essentiel n'est pas là. .<br /> <br /> Non, c'est plutôt le rapport que nous entretenons avec ce que nous désirons qui finit par nous couper fatalement du bonheur. Nos désirs jettent des conditions sur notre bonheur, et par conséquent si ces conditions ne sont pas remplies, nous nous excluons sans même nous en rendre compte de l'être-content. <br /> <br /> C'est que le bonheur ça n'a pas de date de péremption. Être heureux pour de vrai c'est gratis et non négociable. C'est soumis à zéro condition. Ça n'est même pas décelable. C'est secret. Un goût subtil enchâssé dans le for intérieur. <br /> <br /> Le bonheur se moque de la relativité générale et particulière. Car être heureux, c'est être heureux. Quelles que soient les données extérieures, quelle que soit la situation, quelque soit la taille des nichons, quelle que soit l'étagère, quoi qu'il arrive, jeune ou vieux, quoi qu'il en coûte. Non, le bonheur authentique ne peut-être artificiel. Il n'est même pas créé. Il n'existe même pas à proprement parler. <br /> <br /> Ce bonheur incréé, c'est l'ivresse impérative de ce qui fait venir à l'être. C'est la super gonflette qui fait bander toute la réalité. <br /> <br /> Étant inconditionnel il transcende tous les états, se jouant des marais et de leurs habitants, il échappe au temps, il zig-zag entre les gouttes, il annule les contraintes de l'espace, il s'éjecte des tortures de l'époque, il danse en deça de ce qui détermine les créatures. <br /> <br /> Il a les pieds dans la boue le bonheur, comme tout le monde, il se fait défoncer par les moustiques le bonheur, comme tout le monde, mais au fond, il est super content.<br /> <br /> C'est pour cela que la sagesse dit qu'il faut mourir avant de mourir. Et que seuls les morts supportent les moustiques. Pourquoi ? Parce que les morts sont patients pardi. Et que l'éternelle patience du mort le rend complêtement raide. Raide à jamais. Ivre mort raide bourré mais malgré tout, sobre. immuablement saoul. Et qu'il n'y a rien comme l'ivresse pour supporter les moustiques. Il ne dessaoule pas le mort et comme un caillou il ne fait chier personne. Il ne fait même plus chier les moustiques. Et il a pas mal à la tête le lendemain. Ni le surlendemain. Il ne se gratte même plus le mort. Réussite totale. Plénitude intégrale. Bonheur intégré. Si vous étiez patients comme le mort vous verriez comment que vous seriez beurré. Le mort ne manque de rien. Jamais. Son cadavre c'est son ego qui a fondu comme neige au fourneau. Le mort ne peut pas vouloir autre chose que ce que les moustiques veulent. L'inverse aussi est donc forcément vrai. Il accepte les moustiques et les moustiques le lui rendent bien. Maken mouchkil. Les morts vont mieux. <br /><br /> Sidi Mahdi à 14h </font> <br /><hr size="1"><br /> <center><div> <a href="https://www.facebook.com/pages/EMBOBINEUSE-THEATRE-DE-FORTUNE/127097027390683" style="padding: 0 25px 0 0;"><img src="http://rocknrollmarathon.free.fr/imagesdp/icon-fb.jpg" width="40" height="40" border="0" /></a> <a href="https://twitter.com/Embobineuse" style="padding: 0 25px 0 0;"><img src="http://rocknrollmarathon.free.fr/imagesdp/icon-twitter.jpg" width="40" height="40" border="0" /></a> <a href="http://shop.lembobineuse.biz/fr/" style="padding: 0 25px 0 0;"><img src="http://rocknrollmarathon.free.fr/img/icon-presta.jpg" width="40" height="40" border="0" /></a> <a href="http://lembobineuse.bandcamp.com/" style="padding: 0;"><img src="http://rocknrollmarathon.free.fr/imagesdp/icon-bc.jpg" width="40" height="40" border="0" /></a> </div></center>

Ni Ukrainien, ni Russe ! – Développons notre propre camp, le troisième camp, celui de la révolution sociale !

Infos Mille babords - 19. août 2014 - 23:39

Lorsque nous avons écrit il y a quelques mois dans notre texte « Préparatifs de guerre entre l'Ukraine et la Russie – Show ou réalité ? » [1] que les conditions d'une nouvelle guerre mûrissaient en Ukraine, beaucoup de camarades ont exprimé des doutes ou même des désaccords avec une telle affirmation catégorique. Maintenant nous pouvons affirmer que le conflit en Ukraine a clairement permuté de la phase « froide » à la phase « chaude » et que ce à quoi nous assistons actuellement dans l'est du pays, c'est la guerre sous toutes ses définitions. De Lougansk à la frontière avec la Russie jusque Marioupol sur la côte de la mer Noire, ce sont deux forces militaires qui se mesurent dans des affrontements quotidiens en essayant d'étendre la zone sous leur contrôle, ils se battent au sol ainsi que dans les airs, à la campagne ainsi que dans les centres industriels, l'artillerie fait pleuvoir des obus sur des villages, l'aviation bombarde des villes (sous le prétexte que leurs ennemis utilisent les habitants comme boucliers humains), des hommes, des femmes, des enfants meurent sous les bombes et les missiles… En quatre mois de conflit armé, plus de 2.000 civils et militaires sont morts et 6.000 autres ont été blessés ; 117.000 prolétaires ont été déplacés dans le pays et 730.000 autres ont trouvé refuge en Russie. Au moment de boucler cet article, les cadavres jonchent les rues de Donetsk, pris dans l'étau de l'offensive gouvernementale.

Dans le même texte, nous avons aussi écrit que la seule réponse du prolétariat à la guerre, c'est d'organiser et de développer le défaitisme révolutionnaire, c.-à-d. de refuser dans la pratique de rejoindre l'un ou l'autre camp, mais au contraire d'établir des liens entre prolétaires des deux côtés du conflit à travers la lutte contre les deux bourgeoisies. Et même sur ce terrain, les choses se sont développées, notre texte mérite dès lors (trois mois après sa publication) un post-scriptum.

Ce texte est basé sur des informations puisées à différentes sources (que nous citons en notes), des blogs militants comme des média officiels. Cette courte description des événements en Ukraine nous a demandé des heures d'un travail prudent, de collecte d'informations, de lecture de textes, de vision de vidéos, de comparaison de différentes données, etc. Nous voudrions souligner deux choses : primo, le fait que les événements que nous décrivons ici ne furent pas couverts par France Télévision ou Euronews ne signifie pas qu'ils n'ont pas eu lieu, que nous les ayons inventés (diverses sources gauchistes mais aussi les média ukrainiens et russes les ont décrits). Secundo, il est clair que les informations que nous avons obtenues d'Ukraine sont chaotiques, incomplètes et parfois contradictoires. Cependant, cela ne signifie pas que nous devrions abandonner notre tentative de saisir ce qui se passe là-bas. Nous sommes persuadés que nous devons opposer aux informations sélectives de l'État la position critique et radicale du mouvement anticapitaliste ; nous devons développer et partager les informations et les analyses qui comprennent le monde à travers le prisme de la perspective de le révolutionner.

***

L'idéologie guerrière (qu'elle soit basée sur la défense d'un état national uni ou sur le droit à l'autodétermination des sympathisants pro-russes) plonge ses racines en Ukraine, les organisations de la société civile organisent des campagnes de collecte de fonds pour supporter l'armée, les popes bénissent les armes d'un camp ou de l'autre, et la télévision diffuse des scènes de babouchkas qui fournissent aux hommes armés leur dernier pot de compote. Tous les prolétaires cependant ne se soumettent pas au lavage de cerveau de la propagande guerrière provenant de l'un ou de l'autre camp, pas tous ne veulent se sacrifier « pour leur patrie ». Des expressions du refus pratique des massacres guerriers apparaissent toujours plus fréquemment et les deux camps du conflit ont de grandes difficultés pour recruter de nouveaux effectifs pour leur massacre mutuel.

Des milliers de soldats de l'armée ukrainienne, que le gouvernement a envoyé dans les soi-disant opérations antiterroristes dans l'est du pays, ont déserté ou changé de camp avec tout leur matériel, y compris des tanks et des véhicules blindés. A titre d'exemple, la 25ème brigade aéroportée ukrainienne (troupe d'élite par excellence), dont les hommes sont accusés « d'avoir fait preuve de lâcheté » lors des combats à Kramatorsk, sera dissoute sur instruction présidentielle le 17 avril après avoir fait part de son refus de « combattre d'autres Ukrainiens » [2] Tout récemment, ce sont 400 soldats d'une même unité qui ont déserté et se sont réfugiés du côté russe de la frontière après s'être retrouvés sous un feu nourri et sans munitions. Ces soldats qui seront, comme la Russie l'a déjà annoncé, extradés vers le territoire ukrainien, ont déclaré qu'ils préfèrent être accusés de désertion plutôt que de continuer à tuer et être tués sur le front oriental. Tous ces déserteurs déclarent qu'ils ne veulent pas se battre contre « leur propre peuple » et ils dénoncent aussi leurs conditions de vie désespérées auxquelles ils doivent faire face dans l'armée – solde minable, nourriture dégueulasse, ou même manque de nourriture, etc. D'autres unités n'ont même pas été déployées dans l'est pour leur manque de fiabilité. De la même façon que le précédent président Ianoukovitch ne put les utiliser pour réprimer les manifestants, pas plus l'actuel gouvernement n'ose envoyer au combat des troupes connues pour leur loyauté minimale.

Environ un millier de soldats d'unités de la région de Volhynia se sont mutinés à Mykolayiv le 29 mai. Les soldats du 3ème bataillon de la 51ème brigade ont refusé d'être envoyés au front, ils ont refusé les ordres de leurs supérieurs et ils ont commencé à décharger leurs équipements lourds et d'autres matériels déjà prêts pour le transport. Après que leur unité ait subit de lourdes pertes lors d'une confrontation avec les séparatistes près du village de Volnovakha, on leur avait promis de retourner dans leur casernement permanent à Rivne. Au lieu de cela, ils furent déplacés de l'est vers le sud, puis retour à la case départ, de telle sorte qu'on put finalement leur annoncer qu'ils vont continuer leur entrainement avant d'être renvoyés au front. « Ayant perdu toute confiance dans leurs généraux à la lumière des derniers événements à Volnovakha et durant les funérailles à Rivne, ainsi qu'à cause de la trahison de leurs généraux, les soldats ont entamé une rébellion ouverte. » [3]

Le 2ème bataillon de la 51ème brigade, qui se trouvait dans la caserne de Rivne au même moment et qui fut le témoin des funérailles des soldats du 3ème bataillon tués dans la fusillade de Volnovakha ainsi que de la direction chaotique et mensongère des opérations, ce bataillon se mutina également. « Les généraux nous disaient ‘allez au nord' puis ‘allez au sud' au point que les soldats sont prêts à leur tirer dessus. Les généraux ont commencé à porter des gilets pare-balles de peur des fragging ! » [4] Environ 1.200 soldats ont participé à la mutinerie, ils ont refusé d'être transférés à Mykolayiv. « Ils nous ont promis, lorsqu'ils nous ont mobilisé, que nous garderions la frontière entre l'Ukraine et la Biélorussie. Nous sommes prêts à le faire, mais pas à foncer sur ces clowns du Donbass. » [5]

Une rébellion semblable a aussi éclaté à Poltava.

Quatre jours plus tôt, après que six soldats originaires de la région de Volhynia ne soient tués, des mères, des femmes et des parents de soldats de la 51ème brigade ont bloqué les routes dans la région de Volhinya pour protester contre la poursuite du déploiement de l'unité dans le Donbass. [6]

Des manifestations et des protestations organisées par des femmes et d'autres parents de conscrits demandant le retour à la maison des soldats ou essayant de bloquer leur départ au front se sont étendues pendant ce temps à autres régions de l'Ukraine (Bucovine, Lviv, Kherson, Melitopol, Volhynia, etc.). Les familles des soldats bloquaient les routes avec des arbres abattus dans la région de Lviv au début de juin. [7] Une manifestation de parents a bloqué l'entrée du bureau de recrutement militaire à Lviv quelques jours plus tard. [8] A Iavorivo (région de Lviv), des membres d'une famille ont occupé un terrain d'exercice de la 24ème brigade mécanisée et ils ont exigé la suppression du départ vers la ligne de front. [9] Des manifestations de parents à Dnipropetrovsk et Kharkov ont exigé le retour des soldats dans les casernes de leurs régions natales. [10] Des femmes de Kharkov ont occupé l'aéroport militaire local. Le bureau de recrutement militaire local à Kherson a été occupé par des mères et des femmes de soldats. Elles ont appelé à la fin de la guerre avec des slogans comme : « Femmes contre la guerre », « Où les fils des oligarques font-ils leur service ? » ou « Nos enfants ne sont pas de la chair à canon ». [11] A Tchernivtsi, des femmes ont bloqué l'autoroute vers Jitomir pour plusieurs jours et elles ont réclamé le retour à la maison des soldats. [12] Le 24 juin, des parents ont établi un barrage au kilomètre 125 de l'autoroute Kiev–Tchop, ils portaient des bannières disant : « Ramenez nos enfants, envoyez à l'est les enfants de généraux. » [13] Le 8 juin, un groupe de 100 parents de soldats ont bloqué les troupes de la 3033ème unité militaire basée à Melitopol, dans la région de Zaporojie. La protestation a réussi à empêcher les soldats d'être envoyés au front. Les parents impliqués dans le mouvement de contestation ont aussi protesté contre la propagande étatique qui les décrit comme des « séparatistes prorusses » : « Hier les nouvelles ont dit que ‘des séparatistes prorusses ont organisé un blocus de l'unité militaire'. Mais il n'y avait aucune mention de la Russie à la porte d'entrée de l'unité militaire ! Nous ne voulons juste pas perdre nos soutiens de famille. (…). Donetsk est un massacre, et nos enfants ont 20-21 ans. (…) Vous nous voyez, nous sommes des mères ! Comment pouvez-vous nous appeler des séparatistes ? », déclarait une des participantes. [14] Des mères et des femmes de soldats ont protesté contre leur envoi au front en face de la base militaire de Ternopil le 15 juillet. [15]

Et ce n'est pas la première fois que les familles de soldats s'affrontent à une action militaire. Pendant la période dont le résultat fut finalement la chute du précédent président Ianoukovitch, des parents et d'autres personnes ont organisé des réunions devant les casernes, ils ont discuté avec les soldats afin de leur apporter des informations sur ce qui se passait vraiment dans les rues et pour les persuader de refuser de participer à une répression potentielle contre les manifestants.

Pendant ce temps, de nouveaux hommes continuent d'être enrôlés dans l'armée. Même s'ils doivent être recrutés sur la base d'une carte militaire obligatoire, le gouvernement les fait passer pour des volontaires. « Nous ne sommes pas des volontaires (…) nous ne voulons pas tuer des gens (…) nous n'irons pas n'importe où, nous enlèverons nos uniformes et nous rentrerons chez nous », ont proclamé des conscrits lors d'un rassemblement de protestation à Lviv. [16]

Après l'entrée en vigueur du décret présidentiel de Porochenko à propos de la troisième vague de mobilisation dans les forces militaires le 24 juillet, dont la conséquence est l'envoi de davantage de milliers de prolétaires au front, des troubles ont éclaté dans différents endroits en Ukraine de l'ouest avec une force accrue : dans le village de Voloka, toute la population a résisté à la conscription de 50 hommes. « Ils ont commencé, qu'ils résolvent eux-mêmes (leurs problèmes). Nous mourrons mais nous ne donnerons pas nos enfants. Ils doivent le comprendre et ne pas venir ici avec leurs ordres de mobilisation », déclarent un vieux manifestant. [17] Des parents de soldats ont bloqué une route près du village de Korovia le 25 juillet exigeant la fin de la mobilisation et que les fils des autorités publiques soient envoyés au front à leur place. [18] Le même jour, une route dans le district d'Oboukhivs'kyi, près de Kiev, fut également bloquée par des familles de soldats. Les blocages continuaient de plus belle le 28 juillet dans au moins sept villages dans la région de la Bucovine et l'autoroute Kiev-Tchop fut également bloquée, une fois de plus. Lors d'une manifestation anti-guerre en face d'un bureau de recrutement à Novoselytsa, des protestataires ont molesté un membre du conseil municipal qui essayait de leur parler. [19] Des habitants de plusieurs villages de la région d'Ivano-Frankivsk sont entrés de force dans les bureaux de l'administration militaire locale le 22 juillet et ont allumé un feu de joie avec les ordres de mobilisation et d'autres documents concernant la mobilisation. La même chose eu lieu le même jour à Bogorodchany. [20] Dans différent villages, les gens ont massivement brûlé leurs documents de conscription distribués par la poste. [21] A Moukatchevo, en Transcarpathie, la situation s'est aggravée à tel point que le commandement militaire local qui s'inquiétait de la continuation des protestations a, pour l'instant, suspendu la mobilisation et a promis qu'aucun des habitants du coin ne sera envoyé au front dans un futur proche. [22] D'autres mobilisations militantes contre la guerre ont encore eu lieu dans la région de Zaporojie le 4 août ainsi que devant le parlement à Kiev le lendemain. [23]

Kiev qui ne peut actuellement compter qu'à peine sur son armée régulière dépend par conséquent des armées privées de quelques oligarques et de la Garde Nationale, une milice de volontaires principalement formée de nationalistes du Pravyi Sektor (Secteur droit) et du parti Svoboda (Liberté) pendant le mouvement de protestation contre Ianoukovitch. Les nouvelles unités de la Garde Nationale ne sont pas spécialement formées pour les actions militaires, mais principalement pour réprimer les protestations de masse et les émeutes, comme cela a été révélé lors de leur parade à Kiev à la fin de juin. D'ailleurs, des centaines de fascistes de l'Assemblée National-socialiste et les Patriotes Ukrainiens avaient déjà attaqué en juin une manifestation contre l'opération anti-terroriste qui avait lieu à Kiev.

Néanmoins, les membres de la Garde Nationale ne sont pas non plus en dehors des contradictions qui secouent les deux camps. Radio Europe Libre a récemment publié une vidéo [24] qui montre un soldat de la Garde Nationale qui reproche au gouvernement de n'être pas capable de fournir assez de nourriture, d'eau et d'armes aux volontaires : « Nous sommes utilisés comme de la chair à canon » affirme-t-il. Les conditions matérielles rattrapent ici même ceux qui pensent qu'ils sont idéologiquement au-dessus d'elles.

Des mercenaires provenant du monde entier se battent aussi dans le camp de Kiev, ils ont été embauchés pour le gouvernement par des agences privées (il s'agirait de troupes mercenaires de Pologne, de la République tchèque, de l'ex-Yougoslavie, mais aussi de la région d'Afrique équatoriale).

Le recrutement de nouveaux combattants n'avance pas selon le souhait des seigneurs de guerre locaux, et dans le camp des séparatistes non plus. La majorité des mineurs de la région du Donbass refuse toujours de rejoindre leur camp. Au lieu de cela, ils forment des unités d'autodéfense qui se positionnent contre les séparatistes et les troupes du gouvernement. Une de ces unités s'est affrontée aux séparatistes et les a empêchés de faire sauter une mine dans le village de Makiivka. A Krasnodon, dans la région de Lougansk, les mineurs ont organisé en mai une grève générale et ils ont pris le contrôle de la ville. Ils ont ouvertement refusé de se joindre tant au camp des séparatistes « anti-Maïdan » à Lougansk que le camp des oligarques du Maïdan à Kiev, et ils ont plutôt exigé l'augmentation de leurs salaires ainsi que l'arrêt de l'embauche de main-d'œuvre pour la mine par des agences privées. [25]

Les mineurs de six mines dans le bassin du Donbass ont déclenché une grève à la fin du mois de mai pour demander la fin de l'opération anti-terroriste dans l'est du pays et le retrait des troupes. [26] Leur action fut le résultat de leur propre initiative et n'a pas été imposée en aucune façon par des hommes armés de la République Populaire de Donetsk, d'après certains médias. Selon les grévistes, la guerre représente un danger pour l'existence même des mines et provoque le chômage. « Le lundi 26 mai, lorsque l'armée ukrainienne a commencé le bombardement des villes, les mineurs ne sont tout simplement pas retournés au boulot, parce que le ‘facteur externe' des hostilités, ayant lieu presque au pas de leur porte, a sérieusement augmenté le risque d'accidents du travail dans leur entreprise. Par exemple, si jamais une bombe avait frappé la sous-station électrique, les mineurs auraient été pris au piège sous terre, ce qui aurait inévitablement signifié pour eux la mort. » [27] La grève fut déclenchée par quelque 150 mineurs de la mine Oktiabrski et elle s'est étendue comme une réaction en chaîne à d'autres fosses de Donetsk (Skochinskiy, Abakumov, « Trudovskaya », etc.), mais aussi à des mines d'autres villes, en particulier Ougledar (« Yuzhnodonbasskaya n°3 »). Dans les mines dont le propriétaire est Rinat Achmetov, l'homme le plus riche d'Ukraine et qui possède un empire industriel contrôlant économiquement presque toute la partie orientale du pays, les travailleurs ont été forcés de continuer à travailler, ils ont continué à descendre dans la fosse, malgré le bombardement du voisinage proche. A l'initiative des mineurs de la mine Oktiabrski également (et à nouveau sans aucun soutien de la République Populaire de Donetsk), une manifestation anti-guerre de plusieurs milliers de participants a été organisée le 28 mai. [28] Le 18 juin, plusieurs milliers de mineurs ont à nouveau manifesté dans le centre de Donetsk pour la fin immédiate des opérations militaires. Les participants ont fait valoir qu'ils ne sont pas séparatistes, mais des gens ordinaires du Donbass. Ils ont également déclaré que si le gouvernement de Kiev ne répondait pas à leurs revendications, ils prendraient les armes.

Les séparatistes ainsi que les oligarques locaux pro-Kiev tentent de manipuler et d'interpréter ces assemblées chaotiques et contradictoires en fonction de leurs propres intérêts. Rinat Achmetov, l'oligarque de Donetsk, a donc organisé sa propre « grève » pour l'Ukraine unie, les séparatistes pour leur part essayent de faire passer les manifestations de mineurs comme une expression d'une position pro-russe des travailleurs du Donbass.

Malgré les consignes nationalistes ou séparatistes qui apparaissent dans les manifestations de mineurs, les travailleurs ne sont pas très désireux de rejoindre la Milice Populaire du Donbass. Un des commandants séparatistes, Igor Girkin, s'est récemment plaint en public de ce que les populations locales prennent les armes de son arsenal, mais au lieu de se mettre au service des milices séparatistes, ils les ramènent chez eux pour protéger leurs familles et leurs villages contre les deux camps du conflit. [29] Les séparatistes continuent donc de compter sur les gangs criminels locaux qui (après avoir été payés) leur ont permis de prendre le contrôle de bâtiments publics, de postes de police, de dépôts d'armes, de grandes artères et de moyens de communication dans la région de Donetsk et de Lougansk. La majorité des forces séparatistes est néanmoins faite de mercenaires provenant de l'autre côté de la frontière (russe), en particulier les anciens combattants des guerres en Tchétchénie.

Si le mouvement anti-guerre réel, le mouvement du défaitisme révolutionnaire, veut réussir, il doit devenir non seulement massif et généralisé, mais il doit aussi s'organiser, se structurer. Nous n'avons que peu d'informations sur les structures organisationnelles du mouvement en Ukraine. Nous pouvons conclure à l'existence de certaines structures à partir des événements eux-mêmes (des manifestations ou des grèves répétées de plusieurs milliers de personnes ne peuvent pas être le résultat d'une explosion spontanée de colère, de la même façon que les protestations des parents de soldats, comme nous les avons décrites ci-dessus, exigent un certain niveau de coordination, une collaboration organisée sur le plan du contenu et de la pratique), l'existence d'autres structures formelles ou informelles est confirmée par des informations incomplètes que nous avons obtenues sur le terrain. Certaines associations déjà existantes se sont transformées en cadres de centralisation des activités anti-guerre – par exemple la Communauté des parents de la région de Donetsk « Kroha » [30], qui a publié un appel à la population le 10 juin, tout limité, contradictoire et pacifiste qu'il puisse être : « Nous, les parents de la région de Donetsk, en appelons à vous, politiciens, personnalités publiques et personnes intéressées. Aidez-nous à sauver les gens de Slaviansk, Krasnyi Liman, Kramatorsk, arrêtez les opérations militaires. Nous avons besoin de votre aide pour faire comprendre la vérité sur ce qui se passe dans ces villes. Depuis plusieurs semaines, les gens vivent sous les tirs d'artillerie incessants. Les civils meurent constamment. Certains enfants ont été blessés, la mort de trois enfants est confirmée. Des maisons, des hôpitaux, des crèches et des écoles sont en train de s'effondrer. Les gens, y compris des enfants, vivent dans un état permanent de stress, en se cachant dans les sous-sols pendant plusieurs heures des attaques qui ne s'arrêtent presque jamais. (…) Nous demandons votre aide pour sauver la vie de ces personnes et pour l'arrêt des actions militaires. » [31] Une autre association, les Mères du Donbass, affirme dans sa déclaration : « Nous voulons juste vivre ! Nous, des gens ordinaires : maris et femmes, parents et enfants, frères et sœurs. Nous, des civils pacifiques, nous sommes les otages du conflit dans notre région, les victimes des affrontements militaires. Nous sommes fatigués de la peur et aspirons à la paix. Nous voulons vivre dans nos maisons, marcher dans les rues de nos villes, travailler dans les entreprises et organisations de notre région, et cultiver notre terre. (…) Nous, les mères du Donbass, nous insistons pour que soit mis un terme immédiat à l'opération anti-terroriste et aux actions militaires dans notre région ! (…) Nous sommes sûres que le conflit dans notre pays peut être résolu pacifiquement ! Arrêtez la guerre ! Évitez le décès des enfants ! Sauvez le peuple du Donbass ! » [32] La Voix d'Odessa a organisé une manifestation contre la guerre le 13 juillet à Odessa. Les participants criaient des slogans comme « Nous sommes contre la guerre ! », « Arrêtez l'opération antiterroriste à l'Est ! » ou « Nous voulons la paix ! » Pendant cette flash-mob, d'effrayants enregistrements audio de tirs d'artillerie et d'impact sur des civils étaient diffusés. [33] A Kharkov, des associations anti-guerre locales (entre autre le Mouvement des Femmes de Kharkov « Kharkivianka ») ont organisé le 20 juin une manifestation en face de l'usine de chars VA Malyshev. Cette usine a reçu une commande de 400 véhicules blindés pour être envoyés au front. Les manifestants ont exigé l'annulation de la commande et ont scandé des slogans comme « Non à la guerre » ou « Arrêtez le massacre insensé ! » [34]

Pendant ce temps, la situation économique et sociale dans toute l'Ukraine s'empire. La dévaluation de la monnaie locale, l'augmentation des prix des produits de base, des transports et des services ainsi que la réduction de la production dans de nombreuses entreprises conduisent à une forte baisse des salaires réels estimés entre 30 et 50% de perte. Le gouvernement de Kiev, sous la pression des institutions financières internationales, doit adopter une série de mesures d'austérité qui va encore aggraver les conditions de vie du prolétariat, et dans le même temps, il prépare la plus grande vague de privatisation depuis 20 ans. Le gouvernement central a cessé depuis mai le paiement des salaires des employés de l'État, des prestations sociales et des pensions dans les territoires qui ne sont pas sous son contrôle, des milliers de travailleurs sont donc sans revenus. La situation dans les régions où des opérations militaires ont lieu est encore pire – les fournitures d'électricité et d'eau sont interrompues, les médicaments et la nourriture sont rares.

Des troubles sociaux précipités par cette situation apparaissent depuis un certain temps. Outre les grèves de mineurs dans la partie orientale du pays, les prolétaires dans les régions de l'ouest commencent aussi à en avoir assez. Les mineurs de Krivoy Rog ont entamé une grève illimitée générale en mai exigeant le doublement de leurs salaires. Ils ont commencé à organiser des milices armées d'autodéfense. Dans leur déclaration adressée aux travailleurs de toute l'Europe, ils décrivent les oligarques russes et ukrainiens, dans quelque camp qu'ils soient (séparatiste ou celui de Kiev), comme la raison principale de la crise : « Nous nous adressons à vous en vous demandant de soutenir notre lutte contre les oligarques, qui ont provoqué la crise actuelle en Ukraine et qui continuent à la déstabiliser davantage, menaçant de provoquer une guerre fratricide en Ukraine qui sans aucun doute aura des conséquences catastrophiques pour toute l'Europe. » [35]

Plusieurs manifestations pour « des conditions de vie décentes », contre l'augmentation des prix et pour l'augmentation des salaires et des pensions ont eu lieu dans différentes villes dans tout le pays. (Une série d'actions contre l'augmentation des prix des logements et des tarifs des services publics ont eu lieu à Kiev à la fin de juin et en juillet. Le 1er juillet, une manifestation contre l'augmentation des prix s'est déroulée à Kharkov. La plus importante protestation pour le moment a eu lieu à Kiev le 24 juillet avec des slogans comme « Réduisez les revenus des oligarques, pas ceux du peuple » et « Ne volez pas les citoyens ordinaires ».) [36]

Début août, le dernier carré de résistants qui continuaient d'occuper la place Maïdan à Kiev (« parce que rien n'a changé ! ») est attaqué par deux bataillons de la Garde Nationale dans le but de les évacuer. Ils agissent sur ordre du nouveau maire de Kiev, Vitali Klitchko, ce qui démontre une fois de plus que la parole d'un politicien bourgeois (en début d'année, il avait demandé aux occupants de ne pas évacuer la place « tant qu'aucun véritable changement n'ait lieu en Ukraine ») n'engage que ceux qui y croient… De violents affrontements ont néanmoins éclaté lors de l'évacuation, ce dont la presse bourgeoise internationale s'est une fois de plus bien abstenu d'évoquer, tant il est vrai que le gouvernement de Kiev est l'allié occidental et « l'horreur ultime » ne peut être incarnée que par les séparatistes de l'est et la Russie.

La République Populaire de Donetsk tente de restreindre le mouvement des mineurs qui se soucient plus de leurs intérêts matériels que de toute idéologie, tout en jonglant entre les revendications des grévistes à qui on avait promis la nationalisation des complexes industriels et les intérêts des oligarques à qui on avait promis l'inviolabilité de la propriété privée.

Le mouvement anti-guerre, même s'il est pour le moment limité tant dans l'espace que dans le contenu, les grèves et manifestations ouvrières organisées non pas pour une idéologie mais pour les intérêts matériels du prolétariat dans les deux camps, tout cela confirme ce que nous écrivions dans notre texte précédent : « (…) le déclenchement de la guerre impérialiste (…) ne signifie pas nécessairement l'écrasement définitif du prolétariat. En effet, historiquement, si la guerre signifie dans le premier temps un relatif écrasement, elle peut ensuite dialectiquement déterminer une reprise des luttes d'autant plus forte qu'elle à mis à nu les contradictions et la brutalité immanente au système capitaliste. »

Malgré çà, il nous est arrivé à plusieurs reprises de tomber sur de soi-disant « révolutionnaires » qui défendent l'opération anti-terroriste, parce qu'ils croient que cela permettra un retour à la lutte de classe « normale ». Malgré çà, nous pouvons lire (même si de manière fragmentaire et contradictoire) des nouvelles à propos d'« anarchistes » actifs dans des structures administratives des séparatistes, parce qu'ils les considèrent comme un moindre mal en comparaison avec le gouvernement de Kiev.

Nous ne soutenons en aucune façon la guerre et ses atrocités et nous sommes conscients que tout conflit militaire signifie l'aggravation des conditions de vie des prolétaires. Cependant, en tant que communistes, nous ne pouvons pas adopter la thèse selon laquelle nous pourrions éviter un conflit militaire en soutenant l'un ou l'autre camp guerrier. Le prolétariat n'a aucun intérêt à préserver les conditions actuelles ou antérieures de sa misère. Le prolétariat n'a pas de patrie à défendre. Le camp du prolétariat dans toute guerre, c'est l'action unie et intransigeante des prolétaires des deux camps qui se font concurrence contre les deux camps guerriers de la bourgeoisie.

La lutte contre la guerre signifie le défaitisme révolutionnaire ! Front prolétarien révolutionnaire contre la bourgeoisie des deux camps guerriers !

Affrontons la guerre par l'action directe, le sabotage, la grève générale, radicale et combative !

Solidarité de classe avec les défaitistes révolutionnaires de tous les camps !

* Août 2014 *

http://www.autistici.org/tridnivalka/


[4] Idem.

[5] Idem.

[9] Idem.

[10] Idem.

[18] Idem.

[21] Idem.

Une erreur technique fait que les notes paraissent deux fois : de 1 à 36 et les mêmes de 37 à 72...
Le premier appel correspond aux notes 1 et 37, le deuxième aux notes 2 et 38, etc.

Halte à la colonisation de la Palestine

Infos Mille babords - 19. août 2014 - 18:00

A l'Appel des organisations :

Ul CGT -Aubagne, Fédération Syndicale Unitaire, Parti Communiste Français, Association Médicale Franco-Palestinienne , Ballon rouge , Appel des Cent, Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire, Repaire d'Aubagne, Amis de l'Humanité -Aubagne

Vous êtes invités à participer au rassemblement qui se tiendra :

Mardi 19 Août à 18h00 au Pôle d'Echanges de la Gare d'Aubagne suivi d'une manifestation vers la permanence du Député Bernard Deflesselles au 4 rue Chaulan pour y déposer la motion ci-jointe adressée au gouvernement.
HALTE A LA COLONISATION DE LA PALESTINE
POUR LE respecT
DU droit international

RASSEMBLEMENT & MANIFESTATION A AUBAGNE

LE MARDI 19 AOUT A 18 H 00

RDV AU POLE D'ECHANGES

POUR un gouvernement

palestinien d'unité

et l'organisation d'élections démocratiques en Palestine

Situation de la maladie à virus Ebola au Nigéria et en Guinée: des signes encourageants

Actualités OMS - 19. août 2014 - 3:27
La flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest continue à évoluer, des cas ayant été confirmés en Guinée, au Libéria, au Nigéria et en Sierra Leone. À l’heure actuelle, aucun cas n’a été confirmé nulle part ailleurs dans le monde.

La situation à Lagos, au Nigéria, où le premier cas importé a été détecté en juillet, paraît rassurante. À l’heure actuelle, les 12 cas confirmés dans cette ville font tous partie d’une seule chaîne de transmission. Les personnes infectées à partir du cas initial sont des membres du personnel médical ayant participé au traitement, un patient du même hôpital et un agent du protocole ayant été en contact très étroit avec le patient.

Déclaration sur les voyages et les transports en rapport avec la flambée de maladie à virus Ebola

Actualités OMS - 18. août 2014 - 12:01
La flambée actuelle de maladie à virus Ebola aurait débuté en Guinée en décembre 2013. Cette flambée donne désormais lieu à une transmission dans la communauté en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, et récemment un voyageur malade en provenance du Libéria a contaminé un petit nombre de personnes au Nigéria avec qui il avait été en contact direct.

Le 8 août 2014, l’OMS a déclaré la flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest urgence de santé publique de portée internationale en vertu du Règlement sanitaire international (2005).

Journée mondiale de l’aide humanitaire: l’OMS appelle à protéger les personnels de santé lors des conflits et catastrophes

Actualités OMS - 18. août 2014 - 11:00
L’ampleur, la complexité et la fréquence des situations d’urgence majeures étant en augmentation dans le monde, l’Organisation mondiale de la Santé appelle à ce que l’on cesse de viser les personnels de santé dans les conflits et autres crises humanitaires, en violation du droit fondamental à la santé.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée comme chaque année le 19 août, l’OMS attire l’attention sur la poursuite des attaques contre des personnels de santé, des hôpitaux, des dispensaires et des ambulances en Syrie, à Gaza, en République centrafricaine, en Iraq, au Soudan du Sud et dans d’autres régions.
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