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Agrégateur de flux

Aux origines du carcan européen (1900-1960)

Infos Mille babords - 23. avril 2015 - 19:00

Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université ParisVII,
Aux origines du carcan européen (1900-1960) (1900-1960) : la France sous influence allemande et américaine, éditions Delga, 2014

« Le présent ouvrage décrit, source à l'appui, la stratégie, depuis le début du XXe siècle, d'effacement du grand capital français devant ses deux grands alliés-rivaux hégémoniqes, l'Allemagne et les Etats-Unis, si précieux boucliers sociopolitiques. » Ed. Delga

Rencontre organisée en partenariat par le Lycée Jean Lurçat ,la librairie L'Alinéa et la Médiathèque Louis Aragon.

Roadmap to Apartheid - « Feuille de route pour l'apartheid » de l'Afrique du Sud à la Palestine

Infos Mille babords - 23. avril 2015 - 19:00

Jeudi 23 avril 2015 à 19h : Film-débat
Roadmap to Apartheid (95 min, 2012)

Récompensé par plusieurs awards, c'est un film qui réussit admirablement le challenge de présenter, grâce à une exploration minutieuse et sans concession de situations spécifiques de même type, les convergences permettant d'établir un parallèle entre l'état d'apartheid qu'a connu l'Afrique du Sud et celui que connaît actuellement la Palestine.
Les réalisateurs Ana Noguera (une Sud-africaine) et Eron Davidson (un israélo-américain) ont su magnifiquement faire face au défi que constitue la spécificité d'un film comparatif, puis à capter, dès le début, l'attention du public et, sans préjuger de l'issue du film, à l'amener progressivement à déchiffrer, à intégrer puis à comprendre les rouages d'un mécanisme élaboré qui conduit plus ou moins insidieusement à l'apartheid.

Projection-débat organisée par :
L'Union Générale des Etudiants de Palestine GUPS Aix-Marseille et Génération Palestine Marseille

• Suivi d'un concert de Gnawa Click, Maroc

• Exposition de Photos : Anne Paq/Activestills
A partir du 14 avril jusqu'au 2 mai 2015

De Tunis à Paris : de retour du Forum Social Mondial et en route vers la conférence mondiale du climat

Infos Mille babords - 23. avril 2015 - 18:30

Un diaporama et une vidéo seront présentés avant le débat.

Nous évoquerons également les mobilisations concernant le changement climatique et les alternatives (Alternatiba),
mais aussi le rapport étouffé de l'Ademe sur le 100 % énergies renouvelables

Venez nous retrouver le jeudi 23 avril à 18h30
à la maison des associations,
Place Evariste Gras.

Rythmes scolaires à Marseille

Infos Mille babords - 23. avril 2015 - 10:30

Depuis l'invalidation de la première consultation (du 12 au 18 mars) des Conseils d'école sur le projet de la Mairie de Marseille d'organisation horaire de la semaine scolaire 2015-2016, et surtout depuis l'annonce des pseudo résultats par la municipalité, reprise par le Recteur, les organisations syndicales SNUipp-FSU13, SE-UNSA13, CGT-Educ'Action13, SGEN-CFDT13 et les associations de parents d'élèves, exigent la transparence dans ce dossier.

Face à ce déni de démocratie, initié par la Mairie, cautionné par le Recteur, les organisations syndicales SNUipp-FSU13, SE-UNSA13, CGT-Educ'Action13, SGEN-CFDT13 appellent à la grève jeudi 23 avril.

Au delà de leurs différences d'appréciation de la réforme des rythmes, elles dressent un bilan catastrophique de son application à Marseille durant l'année scolaire 2014-2015.
Mais surtout, quelle que soit l'organisation horaire pour la rentrée 2015 à Marseille, celle-ci ne peut être le fruit d'un passage en force grossier, quand bien même la gratuité des TAP (à mettre au profit des récentes mobilisations parents/enseignants) pour la seule année 2015-2016 a été actée par la municipalité.

MANIFESTATION : 10h30 devant l'IA

Concert de soutien au Monde Libertaire

Infos Mille babords - 22. avril 2015 - 20:00

Concert SOUTIEN AU MONDE LIBERTAIRE organisé par le groupe Germinal de la FA avec :

DIVTECH
http://divtech.bandcamp.com/
nomadic anarcho-breakcore (USA)

DECIDE TODAY
https://decidetoday.bandcamp.com/
ex-Realicide electronic punk (USA)

ATTENTION FIN à 22H30
5 euros + adhésion (situpeuxpasviensquandmême)

La Salle Gueule
8 rue d'italie

Autopromotion, autoconstruction et coopérative d'habitants

Infos Mille babords - 22. avril 2015 - 20:00

Organisé par Pays d'Aix en Transition et le Collectif les Clés de la Cité
Avec l'écohameau des brindilles : http://www.boisdebrindille.fr/
le projet de coopérative à Marseille et bien d'autres…

Toutes les infos ici :
http://cafeculturelcitoyen.org/evenements/autopromotion-autoconstruction-et-cooperative-dhabitants/

« Paroles de femmes porteuses »

Infos Mille babords - 22. avril 2015 - 19:30

en présence de la réalisatrice, l'anthropologue Delphine Lance, et de Nicolas Blanc co-responssable de l'APGL PACA (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens)

« Paroles de femmes porteuses » est un documentaire qui donne la parole à 8 femmes qui ont toutes en commun un passé, un présent ou un avenir en tant que mère porteuse.

Ces femmes viennent de différents États des USA, ont des carrières et des parcours variés mais ont toutes décidé, le temps d'une ou deux grossesses, de porter pour autrui.

Ce documentaire montre les différentes motivations qui ont mené ces femmes à devenir « surrogate », la manière dont elles pensent leur démarche, la place qu'elles accordent à la parentalité et les liens qu'elles ont tissé avec les parents d'intention et l'enfant qu'elles ont porté.

+ : http://equitablecafe.org/

Vérité ontologique et valeurs morales chez Platon

Infos Mille babords - 22. avril 2015 - 19:00

Comme l'a bien vu Nietzsche, la compréhension théorique du monde chez Platon répond au besoin de fonder les valeurs morales de manière absolue, en refusant le relativisme. Cette orientation idéaliste n'empêche pas le philosophe de développer avec une profondeur et une pertinence qui nous éblouissent toujours des questions telles que les conditions de possibilité de la connaissance, les différents modes de l'être, le sens de la vie humaine, la soif de justice et de beauté dans un monde injuste et bas. Les dialogues "socratiques" ayant déjà été parcourus lors du cycle portant sur "les premières philosophies en Grèce", nous nous pencherons sur les dialogues de maturité (République, Phèdre, Banquet) et de vieillesse (Théétète, Parménide, Sophiste, Philèbe), dans lesquels s'expriment avec le plus de subtilité l'ontologie platonicienne et la théorie de la connaissance qui l'accompagne. Comme d'habitude, aucune lecture préalable ni achat de livres n'est nécessaire : les passages analysés seront fournis sur place.

Dates : les mercredis 1er, 8 et 22 avril, 13, 20 et 27 mai 2015, de 19 à 21 heures.

Lieu : Théâtre Toursky, 16 Promenade Léo Ferré, 13003 Marseille (métro National).

Ouvert à tous et gratuit, sans inscription (mais il est recommandé de suivre tout le cycle). Conformément à l'esprit de l'Université populaire, chaque séance comporte un exposé d'un peu plus d'une heure, le reste étant consacré à la discussion, à l'échange d'idées ou aux extensions souhaitées par le public.

Tous les cours précédents sont disponibles sur le site : www.université-populaire-de-Marseille.net

Fin de vie, euthanasie, soins Palliatifs,...

Infos Mille babords - 22. avril 2015 - 18:00

Le groupe QuatreVingt-Treize de la Libre Pensée de Marseille organise une conférence débat le 22 avril 2015 à la cité des associations - 93 La Canebière - 13001 Marseille - à 18h00 sur le thème :

Fin de vie, Euthanasie, Soins Palliatifs,...

Que contient la loi Leonetti ? Qu'il y a t il dans la nouvelle loi de 2015 ? Où en est le droit de mourir dans la dignité ?

Introduite par Marie Ange ZAOUI hospitalière

Un documentaire sera projeté pour illustrer ces questions.

Tous les détails sont dans l'invitation jointe

Un pot fraternel sera offert à la fin de notre réunion

Invitation à la conférence/Débat

Paroles d'égalitéLa République à l'école des quartiers populaires

Infos Mille babords - il y a 0 s

Égalité, ségrégation, ghetto, stigmatisation, parentalité, éducation prioritaire... Partagés entre l'auto-censure et l'ouverture du champ des possibles, des parents d'élèves des quartiers Nord de Marseille prennent la parole et nous confient leurs espoirs, craintes, désillusions et attentes vis à vis de l'école de la république.

Mardi 21 avril 2015 à 19h30
L'Équitable Café
54, Cours Julien
13006 Marseille

+ : http://www.approches.fr/La-lettre-du-Reseau-histoire-et

Le Pacte de responsabilité, une issue à la crise ?

Infos Mille babords - il y a 0 s

Au programme :
Accueil à partir de 18 h 30
Début du cours à 19 h

Ergologie :
Bernard Tabuteau, docteur en économie, direction service études de l'Insee, secrétaire général du Cereq (centre d'études sur l'emploi et les qualifications), chargé de cours à l'université d'Aix-Marseille, Chercheur en sciences sociales
traitera le thème :
Le Pacte de responsabilité
Une issue à la crise ?

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
Tous vos amis sont les bienvenus

« La désintégration », de Philippe Faucon

Infos Mille babords - il y a 0 s

Ce film sorti le 15 février 2012 est une fiction qui décrit le processus de radicalisation d'un groupe de trois jeunes de l'agglomération lilloise. Processus qui va les conduire jusqu'à commettre l'irréparable. La projection sera suivie d'un débat avec Karima Berriche de « Quartiers Nords, Quartiers forts »

Interview du réalisateur Philippe Faucon et de l'acteur Yassine Azzouz :
https://www.dailymotion.com/video/xvet70_myfff-2013-interview-philippe-faucon-and-yassine-azzouz-la-desintegration-the-desintegration_shortfilms?start=3

En pièce jointe, « Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? » article de Laurent Mucchielli, sociologue spécialiste des questions de sécurité et de délinquance, paru le 23 janvier 2015 sur Mediapart

Mardi 21 avril à 18 h 30 (accueil à 18 h) au local, 29 boulevard Longchamp
« La désintégration », de Philippe Faucon, 2011, 1h 28
avec Rashid Debbouze et Yassine Azzouz

Politique et Art

Infos Mille babords - 20. avril 2015 - 19:00

Durant des siècles, (aujourd'hui encore ?) Politique et Art furent liés l'un à l'autre, le second pouvant servir à "grandir" le premier. Mais quelques rangs au dessous du système pyramidal, il pouvait aussi servir à exposer son "statut". Ainsi à la fin du Moyen âge et malgré la guerre de Cent ans, une nouvelle classe sociale se développe rapidement au XV°siècle : la Bourgeoisie. A la croisée d'importants échanges commerciaux entre l'Occident et l'Orient, l'Europe du Nord voit son économie s'envoler. La bourgeoisie flamande constituée de marchands et de banquiers tient à montrer sa réussite. C'est ce que nous découvrirons ici dans cet art pictural du détail où l'économie tient une place prépondérante.

Histoire des Arts avec Isabelle Pazuelo, conférencière/conteuse et Economie avec Renaud GALLIMARD conférencier en économie

Repas de soutien préparé par des femmes souhaitant passer leur permis de conduire

Infos Mille babords - 20. avril 2015 - 12:00

Comme tous les 3èmes lundis du mois,
LA CANTINE DU MIDI EST OUVERTE
LUNDI 20 avril 2015

Repas de soutien préparé par des femmes souhaitant passer leur permis de conduire

Au Lokal 36 (36 rue Bernard, 13003 Marseille), le groupe de femmes suivant l'atelier de préparation linguistique au Code de la route, proposé par l'Association Mot À Mot, met en place un système d'autofinancement permettant l'alimentation d'une caisse de solidarité pour financer les inscriptions en auto-école
.
Pour ce faire, l'association En chantier, connue aussi sous le nom de la Cantine du Midi met à disposition de ce groupe, la cantine, le 3ème lundi de chaque mois pour préparer un repas, le servir, et constituer une caisse de solidarité pour l'inscription en auto-école.
Si vous souhaitez donc soutenir cette initiative, encourager l'inscription en auto-école des femmes suivant les ateliers, venir déguster des mets délicieusement préparés par une bande de futures conductrices enflammées dans Marseille, profiter de la chaleur de la Cantine du midi… nous vous donnons rendez-vous :

Lundi 20 avril, entre midi et 14 heures, à la Cantine du Midi

*Bourek (végétarien)
*Rôti de pommes de terres algérien / OU / tarte à la courgette
*Tarte russe

On vous attend nombreux et nombreuses !

Tarif : menu à 8 euros, ou plus si affinités !
Réservation possible par téléphone au : 04 91 05 97 03

associationmotamot chez yahoo.fr / 04 91 05 97 03 / 07 82 13 67 17

Stop au projet LGV PACA / LN Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur

Infos Mille babords - 19. avril 2015 - 20:24

Signer la pétition ici

Pourquoi c'est important

Incohérences, conséquences désastreuses sur le plan environnemental, non-sens économique, le projet de LGV PACA/ LN PCA consiste à mettre Nice à environ 4 heures de Paris en faisant passer les TGV par Marseille (gare enterrée) puis Toulon (gare hors-sol) sur une nouvelle ligne LGV PACA rebaptisée Ligne Nouvelle Provence Côte d'azur (LN PCA).

Ce projet rejoint ainsi la cohorte des chantiers inutiles et dangereux que l'on voit se multiplier en Europe sous la pression de lobbies dont les objectifs financiers sont aux antipodes de toute notion de développement durable : nous pensons notamment au barrage de Sivens, à l'aéroport de Notre Dame des Landes en Bretagne , aux LGV du pays basque, de Poitiers-Limoges, à la liaison rapide Lyon-Turin , ou encore au projet de port de la Carbonite à Bastia, aux aéroports de Ciudad Real et Castellon en Espagne.

Le Collectif Stop LGV Sud Sainte Baume s'est mis en place dés 2011 pour s'opposer à ce projet inutile et ruineux : Il est membre de la Coordination Régionale qui regroupe les associations de Marseille à Nice hostiles à ce projet.

La Ligne Nouvelle ne servirait pas aux utilisateurs actuels de TER. Ce projet LGV/LN ne répond à aucun besoin réel, en terme de développement durable, bien au contraire. La Cour des Comptes rappelle que le trafic TGV stagne mais que le trafic TER augmente, posant ainsi la question de la répartition de dépenses entre réseau grande vitesse et réseau classique.
 Les investissements devraient être concentrés sur l'amélioration du trafic TER utilisé par 80% des usagers de la SNCF.

Un coût exorbitant de 107 Millions d'Euros le Kilomètre !!!!!!!!
La cour des comptes, elle-même démontre que les projets LGV ne sont pas rentables. Cette ligne encore moins que les autres : une longueur d'environ 187 kms, pour un coût estimé à 17 milliards d'Euros, en 2011, plus la création de 5 nouvelles gares - dont trois sur ... 60 km. En 2015, l'évaluation est de 20 Milliards. Ce serait le projet le plus onéreux de France, car 3 à 4 fois plus cher qu'une LGV classique.

4 000 € à payer par chacun des habitants de la région Provence Alpes Cote d'Azur.
C'est donc de nos porte-monnaies, par nos impôts locaux en région Provence Alpes Cote d'Azur (seule région impactée par le projet), que la ligne serait financée. Dans cette période de lutte contre le gaspillage des taxes et impôts, sommes-nous prêts à payer le coût de la Ligne Nouvelle pour un gain de temps dérisoire ?
Pour une famille de 4 personnes, cela reviendrait à 16 000 €

Un débat truqué et tronqué : un défaut démocratique majeur
Bien que la Cour des Comptes déclare que : « la loi de programmation pluriannuelle de finances publiques du 31 décembre 2012 impose pour les gros projets, une contre expertise indépendante ». Les demandes de contre-expertises indépendantes maintes fois réitérées par la coordination régionale, sont continuellement rejetées. 

RFF et les pouvoirs publics n'ont jamais tenu aucun compte de l'opposition de la plupart des élus, de l'avis des associations, ni des manifestations hostiles de la population.
Début 2015, les informations sur l'avancement du projet sont étouffées, laissant croire que le projet est arrêté.
Le compte rendu du COPIL de juillet 2014, ne comporte même pas les résultats négatifs de la concertation qui a été réalisée dans le Var, pour la priorité 2.

Des risques écologiques inévitables
Sur les 187 km traversés, les conséquences de la LGV PACA seraient désastreuses :
Un environnement dévasté : des espaces forestiers découpés, une flore et une faune locale impactée, comme par exemple l'Aigle de Bonelli.
Le futur Parc Naturel Régional de la Sainte Baume touché.
2000 Ha de zones agricoles et viticoles sacrifiées.
De nombreuses expropriations dans les zones habitées.
Des nuisances visuelles : des paysages sacrifiés par la construction de viaducs.
Des nuisances sonores : Les nuisances sonores et visuelles des travaux impliqueraient un va et vient incessant des engins de chantiers (bulldozers, camions, tractopelles, grues, engins de forage, d'extraction, pelleteuses, hélicoptères….) transportant matériel, matériaux, évacuation des déchets. Sans parler du bruit généré par les travaux eux-mêmes : creusement des tunnels, aplanissement des tracés, déforestation, destruction de bâtiments d'habitation...
Des catastrophes hydrologiques avec l'implantation d'environ 60 km tunnels : risque énorme de pollution ou de détournement des sources, des rivières et des eaux souterraines, remontée des eaux salées (tunnel du Destel pour arriver à Toulon).
De la pollution de l'air, le coût carbone de la construction la Ligne Nouvelle PCA (tunnels et ouvrages d'art) serait énorme, demandant plusieurs décennies pour s'équilibrer, alors qu'il y a urgence à lutter contre le réchauffement climatique. De plus les villes et villages éloignés du tracé seraient malgré tout impactés par l'ensemble de ces nuisances.

La Provence connue dans le monde entier pour son identité linguistique et culturelle, son art de vivre, la beauté de ses paysages, serait définitivement défigurée.

Ni les provençaux, ni les amoureux de la Provence ne peuvent accepter ce projet hors du temps et des réalités budgétaires qui leur est imposé.

En signant la pétition du Collectif Stop LGV Sud Sainte Baume, nous demandons :
• L'arrêt définitif du projet et des expertises en cours.
• La priorité aux transports du quotidien : train, bus, cars, co-voiturages…
• La rénovation, l'optimisation et l'augmentation des lignes existantes de TER.
• Un meilleur cadencement des trains.

Le projet de LGV PACA ou Ligne Nouvelle PCA n'a pas de légitimité et nous mettons en demeure RFF et les décideurs, d'arrêter ce projet, les études et les appels d'offre coûteux.

Qu'à défaut, leur responsabilité sera engagée dans toutes les dérives possibles liées à ce projet.

Pour plus d'informations, rejoignez nous sur :
http://stoplgvsudsaintebaume.jimdo.com/

Lire et signer la pétition :
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Segolene_Royal_Ministre_de_lEcologie_Developpement_durable_et_Energie_STOP_AU_PROJET_LGV_PACA_LN_PCA_Ligne_Nouvelle_Prov/?copy

GILBERT ROTH (1945-2015)

Infos Mille babords - 19. avril 2015 - 0:50
GILBERT ROTH (1945-2015) Gilbert



Gilbert Roth est né à Paris 14e le 3 juin 1945.

Il était fier d'avoir eu un grand-père anarchiste, le père de sa mère, l'Italien Attilio Cini (1868-1926).

Lui-même, découvre les idées anarchistes avant Mai 1968. Il commence à militer en 1969. Il a été membre de la FA (Fédération anarchiste) ainsi que de la CNT (Confédération nationale du travail), du COJRA (Commission d'organisation des journées de réflexion antiautoritaire) et de l'UPF (Union pacifiste de France).

Avec les libertaires présents, il s'investit dans l'animation de l'auberge du MIAJ (Mouvement indépendant des auberges de jeunesse) située près du métro Laumière dans le 19e arrondissement de Paris. Ce lieu était aussi un espace de convergences de luttes (notamment autour de l'insoumission à l'armée), de rencontres de divers groupes, individu-e-s et de débats.

Pendant une longue période, avec Helyette Bess, il a participé aux activités de la librairie anarchiste Le Jargon libre. Elle se trouvait rue de la Reine Blanche dans le 13e et a fonctionné de 1974 à 1984.

Il a eu une fille, Cécile. Plus tard, devenu malthusianiste convaincu, il part en Suisse pour se faire vasectomiser. À son retour, il milite auprès des compagnons pour qu'ils en fassent de même.

Après les arrestations de plusieurs membres des GARI (Groupes d'action révolutionnaires internationalistes) en 1974, il participe à diverses actions spectaculaires de solidarité : enlèvement de la statue en cire du Musée Grévin de Juan Carlos, attentat contre la statue de Saint Louis au Palais de Jutice, sabotage d'une course hippique à Auteuil...

Diverses activités rémunératrices ont ponctué ces années : électricien, chauffeur de taxi (surtout pour les camarades !), coursier, représentant en vin... Il a monté une SCOP (Société coopérative et participative) d'informatique et s'est investit dans le mouvement des coopératives. Son expérience dans le monde de la gestion d'entreprise se termina par un interdit bancaire de plusieurs années.

« Travailleur de la nuit », il connut quelques séjours à l'ombre... Lors de son procès en juillet 1975, il a plusieurs témoins de « moralité » (May Picqueray, Léo Campion...). On l'accuse d'avoir fait un casse chez un notaire de Montmorency. La seule preuve qu'ont les policiers contre lui est la présence d'un pied de biche à son domicile. Léo Campion déclare :« Monsieur le président, j'ai, sur moi, tout ce qu'il faut pour commettre un viol, et pourtant je n'ai jamais commis de viol ! » Cette fois-là, il est relaché après un séjour de quatre mois de prison préventive.

En 1998, à la demande de René Bianco, il s'investit dans les activités du CIRA (Centre international de recherches sur l'anarchisme) de Marseille. Il met en place l'informatisation. Il lance les fameuses cuvées de vin dont les recettes contribueront en partie en 2011 à l'achat d'un local. Il demande à des dessinateurs connus de réaliser les étiquettes : Nicoulaud, Wolinski, Tardi, Pétillon, Soulas, Charmag et Babouse. Il est présent dans un grand nombre de salons du livre libertaire, de Lisbonne à Gand en passant par Toulouse, Florence ou Merlieux. Jusqu'à son décès, il occupe le poste de secrétaire du CIRA.

Il a écrit dans Cocherule (revue du MIAJ) et Le Réfractaire. Il a publié plusieurs articles dans les publications du CIRA (calendriers, brochures, livre) : Jacob, Reclus, Han Ryner, la propagande par le fait... Il a animé en 2006 un cycle de discussions intitulé Les quatre saisons de l'anarchisme.

En 2008, il est l'un des fondateurs du CIRA Limousin qui a organisé un colloque et des librairies champêtres.

Il fait des apparitions dans deux films Ni vieux ni traîtes de Pierre Carles et Georges Minangoy (2006) et De la propriété un court métrage de Till Roeskens (2008).

Il a toujours été un « accro » du bitume, scotché au volant de son véhicule. Il se posait souvent en courant d'air, entre deux colis de revues ou de bouquins à déposer, entre deux cartons de vin de gaillac, entre trois causes à soutenir !

C'est en se rendant à la Foire internationale du livre libertaire et alternatif de Gand (Belgique) que sa route s'est arrêtée. Il est mort dans son sommeil dans la nuit du 13 au 14 avril 2015 chez un copain de Limoges. Malade et affaibli depuis plusieurs mois, il semble qu'il ne ne souhaitait pas connaître la nature de son mal et ne voulait pas finir ses jours dans un hôpital.

Des compagnon-ne-s de route (membres de centres de documentation libertaire)

Gilbert au stand du CIRA
Pétition pour Gilbert

Après la cata des droits rechargeables, la cata du droit d'option…

Infos Mille babords - 18. avril 2015 - 20:15

Le branle-bas de combat de plusieurs collectifs, depuis plusieurs mois, associations, syndicats et nos ALERTES en direction des Médiateurs Régionaux, du Médiateur National, du Médiateur Pôle Emploi Services, du Défenseur des Droits via notre boite mail : catadroitsrechargeablesetc chez jurikic.com ont enfin réveillé ceux qui gouvernent l'UNEDIC, quoi que ?

Depuis le 1er avril, les demandeurs d'emploi lésés par les droits rechargeables devraient pouvoir accéder au droit d'option. Des projets d'avenants ont été "concoctés" par une partie des "partenaires sociaux", certains en trainant les pieds (annulation unilatéralement, par le MEDEF, d'une réunion prévue le 18 mars dernier).

1) C'est aux chômeurs concernés par les droits d'option d'en faire la demande
Contrairement aux missions de Pôle Emploi inscrites dans la loi, aucune information ni conseil ne sont apportés aux personnes susceptibles de bénéficier de ce droit. Cette entorse à la loi, inscrite dans les avenants mis à la signature des partenaires sociaux, est un véritable abus de pouvoir. Ce droit, faute d'information, ne sera pas, de fait, accessible à tous, notamment ceux qui en auront le plus besoin.

2) Les Conseillers spécialistes de l'indemnisation à Pôle Emploi déclarent ne pas être "opérationnels" car ils ont des informations contradictoires concernant l'application des modalités d'octroi du droit d'option. C'est eux qui se coltinent, au quotidien, les difficultés engendrées par ces retards à l'allumage, et qu'importent les risques psychosociaux qui pourraient en découler, ça traîne !

3) L'avenant comporte une restriction ambigüe dans laquelle certains services s'engouffrent : « § 4 - Le salarié privé d'emploi, qui a cessé de bénéficier du service des allocations alors que la période d'indemnisation précédemment ouverte n'était pas épuisée, peut, à sa demande, opter pour l'ouverture de droits à laquelle il aurait été procédé dans les conditions et modalités fixées au présent titre en l'absence de reliquat de droits.. ». De ce fait, des rejets de demandes à bénéficier du droit d'option au motif qu'ils n'ont pas eu de cessation d'indemnisation, sont adressés à des chômeurs (en particulier les intermittents du spectacle) alors qu'ils remplissent les conditions pour pouvoir prétendre à ce choix déjà bien kafkaïen : perdre des droits pourtant acquis, pour accéder à des droits plus décents immédiatement, mais parfois moins longs dans la durée.

4) Les conditions pour prétendre au droit d'option seraient, selon l'UNEDIC, très simples :
Avoir une allocation inférieure ou égale à 20€ par jour ou pouvoir bénéficier d'une nouvelle allocation supérieure d'au moins 30% à celle du reliquat. Cette nouvelle allocation est liée aux dernières périodes d'emploi. (site de l'UNEDIC)

APRÈS LA MISE EN PLACE DES DROITS RECHARGEABLES ET SES EFFETS "DITS" PERVERS,
NOUS ASSISTONS AUJOURD'HUI A LA MISE EN PLACE DES EFFETS PERVERS..
POUR ACCÉDER AU DROIT D'OPTION.

5) Les démarches pour aboutir au droit d'option sont un vrai parcours du combattant :
DROIT D'OPTION MODE D'EMPLOI :
J'ai de la chance car je sais que je peux opter
Je formule mon souhait droit d'option (demande expresse) par écrit (mail ou courrier : garder une trace de réception RAR)
Je reçois un courrier de proposition m'informant sur les choix possibles
Si demande expresse est intervenue dans un délai d'un mois suite à la reprise des droits = rétroactivité
Si demande expresse est intervenue au delà d'un mois : pas de rétroactivité s'applique à la date de la demande
Le droit d'option est accessible que s'il est adressé dans un délai de 21 jours suivant la notification de la proposition.
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Accrochez-vous, et faites-le valoir, si après comparaison, il est plus intéressant que votre reliquat !

6) Traitements différenciés des demandes d'une région à une autre :
Pour accéder au droit d'option, il vaut mieux habiter en Avignon qu'à Lyon. Dans la première ville certains ont pu opter, dans la seconde, à l'agence spécialisée "Culture Spectacle", les demandes sont stockées en attendant les réponses aux questions que le personnel a "fait remonter", problème, ça ne redescend pas.

LA LUTTE CONTINUE, NOS ACTIONS AUSSI !

Alors, devant tous ces cafouillages et tant de mauvaise volonté, nous avons décidé de continuer, n'en déplaise à certains !
Nous encourageons tous ceux qui entrent dans les conditions d'accès au droit d'option, d'envoyer, au plus vite un courrier en recommandé avec accusé de réception à leur agence pour faire une demande en bonne et due forme.
Dans le doute : ne vous abstenez pas, faites une demande.
Pôle Emploi vous adressera une proposition pour opter, alors surveillez votre boite aux lettres et votre Espace Personnel car
vous aurez 21 jours pour répondre, à la date de notification.
Notre boite mails catadroitsrechargeablesetc chez jurikic.com, quelles que soient les difficultés rencontrées (droits rechargeables ou droits d'option), reste plus que jamais ouverte à tous : intérimaires, régime général ou intermittents. Nous continuerons à faire parvenir les dossiers litigieux aux Médiateurs : région, National, Pôle Emploi Service, et au Défenseur des Droits.
Et comme nous n'avons pas l'intention de nous arrêter en si bon chemin, des actions en justice sont d'ores et déjà en cours dans plusieurs villes.
Vous n'avez pas fini d'entendre parler de nous.

Réseau Action Juridique Contentieux Assurance Chômage
Collectifs locaux - Coordination des Intermittents et Précaires - Les Matermittentes - Recours Radiation - Sud Culture
17/04/2015

Jérusalem : du mythe au nettoyage ethnique

Infos Mille babords - 18. avril 2015 - 20:06

Le 7 juin 1967, l'armée israélienne s'emparait de Jérusalem Est. Cette conquête fut sanglante. Les lieux où, par centaines, les soldats jordaniens sont tombés, ont été nettoyés et leur mémoire a été oubliée.
Les sionistes fêtent le 7 juin, niant plus que jamais l'histoire, la dignité et la mémoire du peuple palestiniens. C'est ainsi qu'aura lieu le 7 juin 2015 à Montpellier la 39e journée de Jérusalem. Ces festivités négationnistes sont indignes.
Dans son livre « Comment la terre d'Israël fut inventée », l'historien israélien Shlomo Sand, qui faisait son service militaire, décrit le messianisme dévoyé qui s'empare de l'armée et de la population israéliennes au moment de la conquête.

L'annexion
Par milliers, croyants ou pas, les Israéliens affluent au Mur des Lamentations, qui est le vestige du mur de soutènement (dit mur occidental) du deuxième temple détruit par Titus en 70 après Jésus-Christ. Pourtant, il semble bien que ce mur ait été construit très peu de temps auparavant, alors que la Judée avait déjà été totalement soumise par les Romains, ce qui rend peu compréhensible sa valeur symbolique.
Dès la prise de Jérusalem Est, la chanson « Yéroushalayim shel zahav » (= Jérusalem d'or) de Naomi Shemer, devient un « tube » mondial. Le dernier couplet célèbre « la réunification » de Jérusalem.
Très vite, la ville est annexée par un vote de la Knesset (le Parlement israélien) et Jérusalem devient par ce texte la « capitale indivisible » de l'Etat d'Israël (statut qui ne sera pas reconnu par la grande majorité des pays). La propagande présentera désormais Jérusalem comme le symbole exclusif du judaïsme. La partie annexée est 10 fois plus grande que la Jérusalem jordanienne : elle va de Ramallah à Bethléem et coupe en deux la Cisjordanie rendant impossible tout « Etat palestinien » sur le reste des territoires occupés. Ce « grand Jérusalem » annonce déjà la colonisation.

Du mythe à la réalité
Les fondateurs du sionisme, dans leur majorité, n'étaient pas croyants. Mais ils ont utilisé la Bible comme un livre de conquête coloniale. Ils ont considéré que les faits décrits dans la Bible étaient des événements historiques qui justifiaient leur « retour » après un long exil. On sait aujourd'hui que cette théorie de l'exil et du retour est une fiction.
En ce qui concerne Jérusalem, les faits décrits dans la Bible concernant le « royaume unifié » de David et Salomon sont tout à fait légendaires. L'archéologie est têtue : à l'époque présumée de ce royaume, Jérusalem était un village de l'âge de fer d'au plus quelques centaines d'habitants. Le grand temple, la reine de Saba, c'est une belle histoire, mais c'est une légende. S'il y a eu un roi David, c'était tout au plus un conducteur de troupeaux. Pourtant aujourd'hui, dans le quartier palestinien de Silwan, on détruit des maisons, on expulse par milliers les habitants, on arrête les résistants au nom du roi David. L'occupant a déclaré que ce grand roi avait vécu là. Alors on construit la maison du roi David, le parc du roi David, le musée du roi David et on « judaïse » ce quartier à coup de bulldozers et d'expéditions policières punitives.
Pour essayer de « prouver » que les archéologues et les historiens ont tort de nier l'historicité du récit biblique, le gouvernement israélien multiplie les provocations en creusant des tunnels sous l'esplanade des mosquées. Tout ce qui est découvert est très antérieur ou très postérieur à la période mythique.

Jérusalem et les Juifs
Après l'écrasement de la dernière grande révolte juive (Bar-Kokhba, 135 après Jésus-Christ), la ville a été rasée et interdite aux Juifs. La population de la région s'est en majorité convertie au christianisme, puis, après la conquête arabe du VIIe siècle en majorité à l'islam. Après la prise de la ville par les Arabes en 637 après Jésus-Christ, le calife Omar a autorisé les Juifs, jusque là bannis par les Byzantins, à revenir à Jérusalem.
Deux mosquées (al-Aqsa et le Dôme du Rocher) ont été construites sur la colline où se trouvait le temple détruit et la ville est devenue un lieu saint de l'islam.
Le christianisme a fait de Jérusalem un symbole. Les pèlerinages chrétiens se sont multipliés et la « délivrance du Saint-Sépulcre » a servi de prétexte aux Croisades.
Pour les Juifs, rien de semblable. Quasiment aucun pèlerinage. La religion juive est une religion messianique de l'exil. Pour les Juifs orthodoxes (harédis), le retour à Jérusalem avant l'arrivée du Messie est interdit. « L'an prochain à Jérusalem », ça ne veut pas dire « ôte-toi de là que je m'y mette, je vais construire un Etat à Jérusalem », ça exprime simplement le souhait de l'arrivée prochaine du Messie.
Après 1492, quand les Juifs chassés d'Espagne sont accueillis par l'empire ottoman, leurs principales destinations seront Salonique, Smyrne, Sarajevo. Certains s'installeront en Galilée (à Safed) mais pas à Jérusalem qui est une conquête récente ottomane.
C'est vers 1800 que quelques Juifs venus principalement de Pologne ou du Maroc s'installent à Jérusalem. Ils sont très religieux et se regroupent dans le quartier de Méa Sharim.
La propagande sioniste essaie aujourd'hui de dire à coup de pseudo recensements, que les Juifs sont majoritaires à Jérusalem depuis 200 ans. Double invention. La mère de Leila Shahid, Sirine Husseini (décédée en 2008) décrit la municipalité de Jérusalem que dirigeait son père où musulmans, chrétiens et juifs cohabitaient en bonne intelligence au conseil municipal. Les Juifs palestiniens n'étaient pas sionistes, ils craignaient que cette idéologie n'affecte les bons rapports qu'ils avaient avec les musulmans et les chrétiens.

D'un nettoyage ethnique à l'autre
Le plan de partage de 1947 avait prévu que Jérusalem serait internationalisé (au milieu de l'Etat palestinien) et serait la ville sainte des 3 grandes religions monothéistes. Depuis les années 30, il y avait un accord secret de partage de la Palestine entre les sionistes et la dynastie hachémite (le roi de Jordanie, lire à ce sujet La guerre de 1948 en Palestine d'Ilan Pappé). C'est parce que la future armée israélienne violait cet accord en attaquant un à un tous les villages palestiniens entre Tel-aviv et Jérusalem que la légion arabe jordanienne est entrée en guerre. Le 9 avril 1948, les milices fascistes de l'Irgoun (dirigée par Menachem Begin) et du groupe Stern (dirigé par Yitzhak Shamir) ont massacré la population civile du village de Deir Yassin situé à 5 Km du centre de Jérusalem. Le but était de provoquer l'exode de la population palestinienne. Quand la guerre a éclaté officiellement le 15 mai 1948, la quasi-totalité des Palestiniens habitant l'Etat donné par l'ONU aux Juifs avaient déjà été contraints à l'exil.
Deir Yassin fait partie des centaines de villages palestiniens rayés de la carte. C'est en face de là que les Israéliens ont construit le musée du génocide nazi Yad Vashem. Sur le territoire de Deir Yassin, il y a aujourd'hui le « nouveau quartier » de Givat Shaul. Le tunnel routier qui passe en dessous s'appelle Menachem Begin (du nom de l'assassin). Et les victimes de l'attentat antisémite de la Porte de Vincennes ont été enterrées au cimetière de Givat Shaul. Quel symbole !
Pour avoir les mains libres à Jérusalem, les terroristes du groupe Stern assassinent le 17 septembre 1948 le représentant de l'ONU Bernadotte et son adjoint, le colonel Sérot. Les assassins parfaitement identifiés seront intégrés dans le premier gouvernement israélien d'union nationale.
Jérusalem Ouest, agrandi avec les « nouveaux quartiers », est vidée de toute présence palestinienne. Des nouveaux immigrants s'y installent.
Au moment de l'armistice de 1949, la partie Est de Jérusalem échappe aux Israéliens. Elle contient la vieille ville et quelques quartiers autour. Jérusalem-Est est annexée par la Jordanie. Il n'y a qu'un seul point de passage (surtout pour les pèlerins) entre les deux parties de la ville, c'est la porte Mandelbaum. Et pour accéder à Jérusalem Ouest, malgré les nombreux villages rasés, les Israéliens doivent contourner l'enclave de Latrun restée jordanienne.
En 1949, Ben Gourion avait été accusé par la « droite sioniste » de ne pas avoir conquis toute la Palestine mandataire. Il s'était justifié en expliquant que ce n'était que partie remise. En juin 1967, les sionistes sont maîtres de toute la Palestine. Environ 250000 Palestinien-ne-s sont expulsé-e-s, s'ajoutant aux millions de réfugié-e-s. Et à Jérusalem Est, le nettoyage commence.

Effacer la présence et la mémoire palestiniennes
Dès la conquête, la vieille ville est séparée en quatre « quartiers » : chrétien, arménien, musulman et juif. Dans le quartier juif, toute la population palestinienne est expulsée. Elle est remplacée par des riches venus d'Israël ou des Etats-Unis. On trouve dans ce quartier juif qui jouxte le Mur des Lamentations un musée sur les gens expulsés en 1948 et leur martyr. Il ne s'agit pas des 800000 Palestinien-ne-s chassé-e-s au moment de la Nakba, mais des quelques centaines de Juifs qui vivaient dans la partie de la Palestine qui a été jordanienne entre 1948 et 1967. La manipulation de la mémoire est en marche.
Très vite, les Israéliens vont réquisitionner des terres qu'ils affirment « vacantes » pour construire des « nouveaux quartiers ». Ils ont pour nom Ramot, Atarot, Gilo, Pisgat Zeev et, plus loin du centre, Gush Etzion et Maale Adoumim.
Har Homa était une splendide forêt entre Bethléem et Jérusalem. Elle a mystérieusement brûlé le premier jour des discussions entre Yasser Arafat et Ehud Barak. C'est aujourd'hui une colonie en pleine extension, prévue pour 30000 habitants et qui sépare totalement Bethléem de Jérusalem.
La judaïsation de Jérusalem Est recevra une aide extérieure : ce sont des capitalistes français (Alstom et Véolia) qui construiront le tramway reliant Pisgat Zeev au centre ville. Ce sont les Chrétiens sionistes américains (d'authentiques antisémites) qui financeront la construction de Maale Adoumim. Cette luxueuse colonie de 40000 habitants domine le désert de Judée, coupe en deux la Cisjordanie en rendant impossible tout Etat palestinien viable et pille l'eau de la région. Elle servira aussi de prétexte à l'expulsion des Bédouins qui ont toujours vécu le long de la route qui descend à Jéricho et à la confiscation de leurs terres.
Avec les accords d'Oslo, la « Maison d'orient » dirigée par Fayçal Husseini (décédé en 2001) était censée défendre les droits des Palestiniens de Jérusalem. Ceux-ci ont « bénéficié » d'un statut à part après 1967 : ni citoyens, ni étrangers mais « résidents ». Ils bénéficient de la plaque orange sur les voitures qui leur permet de se déplacer plus facilement. Ils disposent du droit de vote aux élections municipales (ils ne s'en servent pas car ils ne reconnaissent pas l'annexion) mais pas aux élections nationales. Tout est fait (notamment le prix des loyers et l'impossibilité pour eux de construire des logements) pour les pousser à quitter Jérusalem et donc à perdre leur statut de résident.
Ariel Sharon avait compris l'enjeu que représente Jérusalem. Il avait acquis une maison en plein « quartier musulman » de la vieille ville avec plein de drapeaux israéliens et la présence pesante de nombreux soldats. C'est à Jérusalem, sur l'esplanade des mosquées le 28 septembre 2000, qu'il a fait la provocation qui a déclenché la deuxième Intifada et l'a mené au pouvoir.
En 2001, la maison d'Orient a été fermée.
Dans toutes les négociations (qui étaient en fait des demandes de capitulation) entre Israéliens et Palestiniens, les premiers sont restés « inflexibles ». Même les travaillistes ont signifié que tous les « nouveaux quartiers » resteraient israéliens et ils ont proposé qu'Abu Dis (petite ville palestinienne incluse dans le grand Jérusalem et séparée de la ville par le tracé du mur) devienne la capitale de l'Etat palestinien.

Jérusalem, ville de résistance
Aujourd'hui il y a un peu moins de 300000 habitants à Jérusalem-Ouest et un peu plus de 500000 à l'Est. Les Palestinien-ne-s sont à peine majoritaires dans ce qui aurait dû être en théorie la capitale de leur Etat.
Les attaques sont incessantes dans les quartiers palestiniens et on parle d'une troisième Intifada qui commencerait à Jérusalem. La tension est extrême dans tous les quartiers :
Silwan où, depuis 1991, des centaines de colons intégristes sont installés, provoquant la bunkerisation du quartier et une répression permanente contre la population. À plusieurs reprises des enfants ont été arrêtés.
Cheikh Jarrah, quartier envahi par des colons depuis 2000 et bien sûr la cour suprême leur a donné raison. Dans ces deux quartiers, des comités de citadins organisent la résistance
La vieille ville. Depuis longtemps, une secte intégriste menace de dynamiter l'esplanade des mosquées pour reconstruire le Temple. Jusque-là, ils ne pouvaient pas accéder à l'esplanade. En les laissant parader et revendiquer le droit pour les Juifs de venir prier au mont du Temple, Nétanyahou les utilise pour provoquer des violences quand il le décide.
C'est dans le quartier palestinien de Chouafat qu'un jeune Palestinien de 16 ans, Mohamed Abou Khdeir a été brûlé vif par des colons quelques jours avant le début de l'attaque contre Gaza en juillet 2014.
C'est à Jérusalem qu'une école mixte pour Juifs et Arabes a été incendiée et couverte de slogans racistes : « mort aux Arabes, stop à l'assimilation ».

Alors non. Jérusalem n'est pas la « capitale indivisible » d'un Etat juif qui opprime les non-Juifs. Cette ville appartient à tout le monde, croyants de toutes les religions ou non-croyants. C'est à Jérusalem que doit être imposée la seule solution raisonnable à cette guerre séculaire : l'égalité totale des droits et le vivre ensemble.

Pierre Stambul

Mairie - E.N. : Joyeuse Partie de Tap Cul à Marseille !

Infos Mille babords - 18. avril 2015 - 20:00

Ben le projet éducatif, et les gamins, et le contrat Service public d'Education...

Retour sur 7 mois de TAP à Marseille, ces activités périscolaires à la mise en place à la mords-moi-le-noeud, qui ont absorbé, enlisé, asphyxié tous les possibles de réfléchir, de redéfinir un projet éducatif digne de ce nom dans une ville décidément bien démissionnaire pour les enfants.

Retour sur plus de deux ans d'atermoiements et de dénis de responsabilités des différentes institutions chargées de penser une autre éducation, une continuité éducative, pour un décloisonnement d'une école plus que jamais décrédibilisée et isolée, pour une réhabilitation des savoirs faire du monde si riche de l'animation et de l'Education Populaire...

Une belle gabegie, un sacré bilan et des ajustements, fin de dérogation Hamon oblige, pour la rentrée prochaine, qui sentent la rustine crevée à plein nez...

Emission en ligne sur Radio Galère
http://www.radiogalere.org/node/7143

Alors, y a pas eu révolution, des élans de contestation oui, mais les familles ont payé cher de leur temps, de leurs nerfs, de leur confiance dans le service public, c'était peut être le but de la manoeuvre... et elles paieront monnaie sonnante, n'en doutons pas, malgré la décision d'ajourner la conditionnalité financière de l'accès aux activités périscolaires, ajournement "surprise du chef" d'un an concédé par Monsieur le Maire au dernier CM du 13 avril.
"ça'....
"ça" s'est organisé, "ça" s'est adapté, dans le cynisme et l'assentiment quasi général finalement... "ça", c'est une année, des semaines, des journées d'école exténuantes pour les enfants, dans des écoles toujours mal entretenues pour beaucoup, avec un encadrement toujours aussi problématique, des réveils matin 5 jours d'affilée, une coupure de deux jours et demi... le pire des choix pédagogiques....

Des enseignants réticents à cette réforme, au nom du sacro-saint engagement de l'Etat, oui, remis en question et cela pose de sacrées questions, mais aussi d'autres freins qui dérangent, moins avouables mais bien compris par les parents et des animateurs qui se sont sentis lâchés par les principaux protagonistes de cette affaire...
Des parents qui ont tenté de prendre en charge ce dossier, pour le meilleur mais aussi pour le pire puisque validant souvent finalement des options catastrophiques...
Des délibérations, exclusivement centrées sur les conseils d'école, des votes vélléitaires, opaques et puis rendus caduques par la simple décision du tandem rectorat-mairie... Beau jeu de Tap cul institutionnel...

Les enfants, dernière roue du carosse éducatif, c'est un comble !, en ont mal au fondement de leur éducation, qui est leur droit FONDAMENTAL, faut-il le rappeler ?

Avec Marie Brémond, militante, Dz, ligue, etc., Célia et Béatrice, parents d'élèves impliquées et pas tant dupées du quartier Montolivet, Séverine Gil, MPE13, Pascal Pons, syndicaliste CGT et enseignant du primaire et jean Marc Coppola, conseiller régional et municipal PCF.

Emission par Annie-Claude Jeandot, avec Sidi à la technique

et la chronique de Laurent Ott, pédagogue et philosophe social, " l'acte de parole"

Soirée en l'honneur des Chibaniates et Chibanis

Infos Mille babords - 18. avril 2015 - 16:30

Au programme :

Projection du film Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés
Débat avec le public et des témoignages en présence du réalisateur Rachid Oujdi
Une exposition de photographies d'Abed Abidat (Images plurielles)
Une intervention musicale et théâtrale
Une assiette composée

Ils s'appellent Abdallah, Ahmou, Mohamed, Ramdane, Salah, Sebti, Tahar. Ils sont venus d'Algérie, entre 1951 et 1971, seuls, pour travailler en France. Ils prévoyaient, un jour, de repartir au Pays. Les années se sont écoulées, ils sont maintenant retraités. Ils sont toujours là.
Ils ont migré d'une rive à l'autre de la Méditerranée sans mesurer vraiment la rupture que cela allait provoquer. Pas complètement d'ici, plus vraiment de là-bas, après une vie professionnelle décousue, une vie familiale déchirée, ils viennent finir leurs vieux jours à Marseille, seuls. D'ici, le pays natal n'est pas loin, la nostalgie disparaît peu à peu.
À travers leurs témoignages, on comprend pourquoi « le retour au Bled » n'a pas pu se faire comme ils l'avaient, initialement, prévu.
Filmés avec douceur et tendresse, ces Chibanis sont à la fois lumineux et beaux, drôles et attachants.

Découvrez la bande-annonce sur le site d'ACT

Film documentaire de Rachid Oujdi (France / 2014-52')
Une Coproduction Comic Strip Production et France Télévisions
Musique originale : « Origines Contrôlées », Mouss et Hakim (du groupe Zebda)

Tarif : 8 Euros
Réservation fortement conseillée
Tél. : 09 80 65 76 33 ou mail : memoiresenmarche chez gmail.com

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