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Terre en Vue

Infos Mille babords - 25. mars 2015 - 19:30

Réunion de Marseille Solidaire contre l'Extrême Droite (MSED)

Infos Mille babords - 25. mars 2015 - 18:30

à Solidaires, 29 bd Longchamp, 13001

- L'agenda /

Détentions et déportations de migrants subsahariens au Maroc

Infos Mille babords - 25. mars 2015 - 18:11

Mise à jour III sur les détentions et les déportations de migrants subsahariens au Maroc

Tiré de No Borders Morocco :
https://beatingborders.wordpress.com/2015/02/23/mise-a-jour-iii-sur-les-detentions-et-les-deportations-de-migrants-subsahariens-au-maroc/

Dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV), l'UE et ses États membres soutiennent les états frontaliers pour la surveillance des frontières afin de prévenir efficacement les migrants d'atteindre le territoire . En tant que partenaire de l'« avancée Partenaire » dans le PEV, le Maroc est complice dans la création d'une zone tampon d'extériorisation du régime des frontières inhumaines entre l'UE et l'Afrique du Nord. Pour améliorer son statut , le Maroc a signé le ‘Mobility Partnership‘ incluant les négociations de réadmission ,et ont reçu “l'assistance à la stratégie pour combattre les migrations illégales (EU/Morocco Action Plan, §48) de l'UE. Le Maroc s'avère être le meilleur chien de garde de l'UE au nord de l'Afrique.Les détentions à grandes échelles et les déportations de migrants subsahariens au Maroc montrent à quoi ressemble cette lutte dans la pratique.

Le 9 Février 2015, le ministère de l'Intérieur marocain a annoncé son plan d'évacuation complète des camps de migrants dans les forêts entourant les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Les rafles ont débuté après la conférence de presse du gouvernement annonçant la fin du processus de régularisation. Le 10 Février, les autorités marocaines ont commencé la destruction des camps et ont arrêté plus de 1000 migrants qui vivaient dans les forêts montagneuses de Gurugu (pour plus de détails, voir Mise à jour I). Le 13 Février, les raids et les arrestations se sont poursuivies dans plusieurs forêts autour de Nador. La plupart des migrants ont été emmenés dans un camp de Kariat Arekmane pour les procédures d'identifications et ensuite dispersés dans différents camps de fortune dans le Sud du Maroc (pour plus de détails, voir Mise à jour II).
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La situation dans les camps autour des forêts autour de Melilla
Il n'y a plus eu d'autres raids à grande échelle ou des arrestations, principalement parce qu'il n'y a presque plus rien à détruire et que presque personne ne s'est laissé arrêter. Néanmoins, les quelques migrants restants sont l'objet de menaces constantes de la police . Les gens doivent rester loin de ce qui reste des camps pour échapper aux interventions potentielles de la police . Dans Gurugu, la police marocaine et les militaires sont constamment présents, obligeant les migrants à se cacher dans les forêts ou à essayer de survivre dans les villes. Dans Bolingo, les autorités ont tenté d'arrêter des gens le 18 Février, mais tout le monde a réussi à s' échapper. Certaines des femmes et des mineurs libérés de Kariat Arekmane ont regagné les camps forestiers. Les moyens de survie ayant été détruits, les niveaux d'intimidation restant élevés, la pluie et le froid nous amènent à une situation désespérée .
En dépit de ces circonstances, plus de 100 personnes ont attaqué les clôtures de Melilla le 19 Février. Environ 70 personnes ont été arrêtées du côté marocain, et 16 migrants repoussés illégalement, mais 30 ont surmonté les barrières et sont maintenant dans le CETI à Melilla.
Une fois de plus, cela montre que la justification de la répression inhumaine des migrants aux frontières de l'Europe échoue dans sa propre logique : les déportations à grande échelle et les détentions des migrants ne dissuadent pas la traversée par les migrants des frontières fortifiées de l'Europe . Boza !

Situation dans les centres de détention à travers le Maroc
Les 1 200 migrants arrêtés dans les raids de la forêt sont toujours arbitrairement détenus et privés de leur liberté dans différentes installations improvisés dans le sud du Maroc. Le nombre élevé de lieux de détention rend presque impossible de tracer les actions des autorités marocaines. Certains des centres de détention sont identifiés : un centre agricole en Chichaoua, un centre d'accueil du ministère de la Jeunesse et du Sport à El Jadida, une maison de l'étudiant à Tiznit, un centre de soins à Youssoufia, ……voir. Les migrants détenus sont soumis à la surveillance et privés de leur liberté sans contrôle judiciaire, l'approvisionnement des besoins de base est arbitraire. Certaines installations fournissent de la nourriture et des médicaments adéquats alors qu'à d'autres endroits les personnes blessées au cours des affrontements ne reçoivent aucuns soins.
La situation à Essaouira est particulièrement mauvaise. Le centre détient 63 détenus, dont beaucoup de Guinéens, environ 8 d'entre eux sont mineurs, et le centre est entouré de militaires. Trois détenus ont été blessés lors d'une tentative d'évasion. Ils vivent dans des chambres sans fenêtres et ne reçoivent pas une alimentation adéquate. Il a été demandé aux détenus de signer des documents sans qu'ils aient eu le temps de les lire, et les gens sont laissés dans leur chambre ne sachant pas ce qui va se passer pour eux. Des visites d'amis, des militants et des ONG dans certains des lieux de détention identifiés ont été refusés. Les autorités marocaines semblent essayer de cacher la façon dont ils enfreignent systématiquement leurs propres lois et les traités internationaux.

Dans le discours officiel (voir ici), les « évacuations » ont pour but de « placer les migrants dans les structures de soutien marocains » et offrent une « occasion pour les migrants de s'intégrer dans le tissu social du Maroc ». Comment les migrants sont censés intégrer quand ils sont traités comme des criminels et empêchés de quitter les camps de détention est une question laissée sans réponse. La justification officielle de « l'intégration » ignore complètement le fait que les gens qui ont été pris de force dans les forets autour de Melilla sont là pour la raison inverse – quitter le Maroc et atteindre l'Europe. Ces destructions et ces détentions sont loin d'être une « aide » aux migrants, il permet à l'UE de renforcer ses frontières extérieures par la répression et l'intimidation.

Arrestations et accusations
12 migrants ont été arrêtés lors des rafles à Gurugu et emmenés au commissariat de police de Nador, 9 du Cameroun et du 3 Nigeria . Les autorités les ont accusés d'assassinat, de trafic et de consommation de drogues. Leur maintien en détention est illégal en vertu de la loi marocaine, qui est limitée à 24 heures de garde à vue, sauf si une ordonnance judiciaire étend la garde à vue à 48 heures. Le 16 Février, 9 qui ont été mis en garde à vue à Kariat Arekmane ont été transférés à Agadir, mais les trois personnes restantes continuent d'être emprisonnées sous des accusations de trafic et sont menacées d'emprisonnement ou de déportation
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Menaces d'expulsions imminentes
Le 18 Février, le ministère marocain de l'Intérieur a publié une déclaration disant qu'ils avaient l'intention de démanteler tous les camps de forêts mais pas d'expulser les migrants subsahariens en provenance du Maroc dans leurs pays d'origine. Ceci est contredit par les témoignages des migrants détenus. Deux bus avec environ 100 migrants ont été envoyés à la frontière mauritanienne, mais refoulés par les autorités Mauritaniennes, obligeant le bus à retourner à Dakhla (sud de Marrakech).
La Mauritanie est le pays de transit vers le Sénégal et le Mali, ces deux pays auraient accepté les déportations. Les autorités de Nador ont rencontré des représentants de l'ambassade pour les inciter à coopérer à des expulsions massives. Les gardiens à Essaouira ont annoncé que les représentants de l'ambassade viendraient les visiter. Les ambassades ont pris des photos et les détails des migrants et leurs ont demandé qui était prêt à retourner dans son pays d'origine. Les migrants détenus à Marrakech indiquent qu'ils leurs ont donnés deux options : soit signer un document acceptant leur expulsion soit accepter d'entrer dans un processus de régularisation au Maroc. Des migrants détenus à Essaouira, Goulmima et d'autres camps disent avoir été invités à signer des documents sans traduction ou le temps de les lire. Les gens continuent à vivre dans l'incertitude et sous la menace constante d'une expulsion.

Le programme de régularisation au Maroc
En 2014, le Maroc a offert un programme de régularisation pour certains migrants en situation irrégulière, en particulier les femmes et les enfants. Sans donner d'indications sur ce qui allait arriver aux recours en cours, le ministère de l'Intérieur a annoncé la fin du programme de régularisation, et a commencé à piller les foret autour de Melilla le jour suivant. Cette régularisation “bienveillante” est la face cachée d'un régime frontalier plus strict et plus brutale. Les migrants ont été arrêtés, qu'ils soient régularisés ou pas, un permis de séjour sur le papier ne fait aucune différence pratique à la discrimination par l'État contre les migrants subsahariens. De meme lors d'autres rafles dans d'autres villes des migrants sont arrêtés meme avec des papiers prouvant leur demande d'asile au HCR ou leur statut de réfugié. La campagne de régularisaton permet en fait à l'état de contrôler les migrants qui passerait à travers leur réseau de surveillance.

Le traitement inhumain et dégradant des migrants aux frontières externes de l'Union européenne démontre que derrière cette façade des “droits de l'homme” se cache une guerre raciste et inégale menée contre les migrants jusqu'à ce qu'ils meurent ou acceptent le retour “volontaire”.

STOP A LA GUERRE AUX MIGRANTS !
LIBERTE DE CIRCULATION POUR TOUS !
NO BORDERS !

Communiqués de presse des organisations de migrants et les droits de l'homme au Maroc :
Nador : http://www.gadem-asso.org/Communique-de-presse-sur-les
AMDH : http://www.amdh.org.ma/fr/communiques/amdh-solidaire-migrants-17-2-15

Réunion du collectif On se laisse pas faire

Infos Mille babords - 25. mars 2015 - 18:00

réunion mensuelle du collectif
« On se laisse pas faire » (lutte contre les plans d'Euromed2)
au quartier des Crottes, métro Bougainville,
le mercredi 25 mars à 18h
à l'UL CGT des quartiers nord, 20 rue de Lyon.
Tél du collectif : 07 82 03 12 06

Le mur meurtrier de la Méditerranée : l'assassinat institutionnel de masse de l'Union européenne

Infos Mille babords - 25. mars 2015 - 12:53

3419 migrants sont morts en 2014 en tentant de traverser la Méditerranée selon l'agence de Nations-Unies pour les réfugiés(1). Ce chiffre macabre fait de la Méditerranée la frontière la plus meurtrière, le nombre total de décès pour le monde entier étant de 4272. Sur une durée plus longue ce sont plus de 20 000 migrants qui ont perdu la vie depuis l'an 2000. La tendance est de surcroît à une hausse permanente, l'année 2014 ayant battu tous les records en laissant loin derrière le précédent pic qui était de 1500 décès en 2011. Les discours politiques et médiatiques construisent chaque nouveau drame comme des catastrophes imprévisibles sur lesquelles les gouvernements européens n'auraient aucune prise et aucune responsabilité. Le discours de la catastrophe cache un processus d'assassinat de masse de l'Union Européenne.

Les angles morts sur les causes structurelles

Le premier angle mort des discours politiques et médiatiques est celui des causes économiques poussant des dizaines de milliers d'Africains à risquer leurs vies dans des traversées qu'ils savent meurtrières. Depuis les indépendances politiques de la décennie 60, d'autres mécanismes que l'occupation militaire directe sont venus prendre le relais pour assurer la reproduction du « pacte colonial » c'est-à-dire la construction des économies africaines selon les besoins de l'Europe et non selon les besoins des peuples africains. Sans être exhaustif rappelons quelques-uns de ces mécanismes.
Les accords de coopération économique, financière et monétaire que les différents pays européens imposent aux pays africains impliquent une vente des matières premières à des coûts inférieurs à celui du marché mondial et interdisent la taxation des produits importés d'Europe. Prenons l'exemple du dernier accord signé entre l'Union Européenne et les 15 États de l'Afrique de l'Ouest dit « Accord de partenariat économique » (APE). Cet accord interdit la taxation des 11,9 milliards d'euros de produits importés par l'Union Européenne en 2013. Il met ainsi l'agriculture vivrière locale en concurrence avec l'agriculture industrielle européenne poussant à la misère des centaines de milliers de paysans. Les conséquences coulent de source :
« Cet Accord renforcera une migration massive de populations privées d'avenir dans leur pays, dans une situation où la population d'Afrique de l'ouest fera plus que doubler d'ici 2050, atteignant 807 millions d'habitants (contre 526 millions pour l'UE à la même date), et dans un contexte de réchauffement climatique particulièrement accentué dans cette région.(2) »
Le caractère exploiteur de ces accords est tel que le professeur Chukwuma Charles Soludo, déclare le 19 mars 2012 que l'APE d'Afrique de l'Ouest constitue un (AO) « second esclavage(3). Mais l'APE n'est que la systématisation à grande échelle de logiques de mises en dépendance antérieures comme « l'aide liée » imposant le recours aux entreprises françaises en échange d'un financement de projets d'aménagement, les Plans d'Ajustement Structurel imposant des réformes libérales en échange d'un crédit ou d'un report de remboursement d'une dette, ou pire encore l'institution du Franc CFA qui permet le contrôle des politiques monétaires de la zone franc. Ces causes directes de la paupérisation africaine et de la pression migratoire sont tues par le discours politique et médiatique dominant. Elles démentent l'idée d'une catastrophe imprévisible sur laquelle l'homme n'aurait aucune prise. Le discours médiatique de la catastrophe n'est qu'un processus de masquage des causes économiques structurelles.
Bien sûr de tels mécanismes ne sont possibles que par le recours direct ou indirect à la force allant de l'assassinat des opposants à ces politiques en passant par les coups d'Etats ou les guerres ouvertes. C'est la raison de la fréquence des interventions militaires européennes directes ou indirectes en Afrique. Si la France est la plus présente dans ces aventures guerrières en Afrique c'est sur la base d'une délégation européenne. Face à la montée des puissances émergentes, face à la concurrence économique états-unienne et chinoise, l'Europe mandate ainsi la France pour la défense des intérêts de l'« Eurafrique » c'est-à-dire pour la consolidation d'un néocolonialisme socialisé à l'échelle de l'Union Européenne. Cette « Eurafrique » économique et militaire est un vieux projet de certaines fractions du capital financier européen. Elle a été freinée par les concurrences entre les différents pays européens qui tendent à être mises au second plan du fait de l'exacerbation de la concurrence liée à la mondialisation capitaliste. Voici comment Aimé Césaire alertait déjà en janvier 1954 sur l'Eurafrique en se trompant uniquement sur la nationalité du soldat :
« Je le répète : le colonialisme n'est point mort. Il excelle, pour se survivre, à renouveler ses formes ; après les temps brutaux de la politique de domination, on a vu les temps plus hypocrites, mais non moins néfastes, de la politique dite d'Association ou d'Union. Maintenant, nous assistons à la politique dite d'intégration, celle qui se donne pour but la constitution de l'Eurafrique. Mais de quelque masque que s'affuble le colonialisme, il reste nocif. Pour ne parler que de sa dernière trouvaille, l'Eurafrique, il est clair que ce serait la substitution au vieux colonialisme national d'un nouveau colonialisme plus virulent encore, un colonialisme international, dont le soldat allemand serait le gendarme vigilant(4). »

Ces guerres directes ou indirectes(5) sont la seconde cause de la pression migratoire. Ce n'est pas seulement pour survivre économiquement que des milliers d'africains risquent leurs vies en méditerranée mais pour fuir les guerres européennes et leurs conséquences en termes d'installation de régimes dictatoriaux ou pire encore le chaos comme en Lybie ou au Congo avec l'installation de « seigneurs de guerres » avec lesquels le commerce peut continuer. Le discours médiatique de la catastrophe masque également la responsabilité européenne vis-à-vis de cette cause des migrations contemporaines.

Frontex ou la création des conditions d'un assassinat de masse

Si les causes évoquées ci-dessus suffisent pour comprendre la hausse de la pression migratoire, elles ne suffisent pas à expliquer l'augmentation du nombre de décès au cours de la migration. Pour cela il faut orienter le regard vers les réponses de l'Union Européenne à cette pression migratoire. Ces réponses se concrétisent depuis 2005 par l'action de l'agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne (FRONTEX). Le statut d'agence offre une autonomie importante qui a été encore renforcée le 10 octobre 2011 en l'autorisant à posséder désormais son propre matériel militaire. Les moyens financiers mis à disposition de FRONTEX sont en augmentation constante : 19 millions d'euros en 2006 et 88 millions d'euros en 2011(6).
Concrètement l'agence organise des patrouilles militaires afin de refouler les migrants vers des pays voisins d'une part et signe des accords avec des États tiers pour qu'ils fassent barrage en amont sur les candidats à la migration d'autre part. Pour mener à bien sa première mission, l'agence dispose de moyens militaires en constante augmentation mis à disposition par les États membres ou en possession propre : plus d'une quarantaine d'hélicoptères et d'avions, d'une centaine de bateaux et environ 400 unités d'équipement tels que des radars, des sondes, des caméras, etc(7). Nous sommes bien en présence d'une logique de guerre contre les migrants. De tels moyens militaires permettent à l'agence d'assurer en particulier des patrouilles fréquentes dans les eaux territoriales des États membres mais également dans les eaux internationales. La Ligue belge des droits de l'homme décrit à juste titre l'agence comme une « véritable armée au service de la politique migratoire d'une Europe forteresse, menant à armes inégales une guerre aux migrants qui n'ont rien de soldats(8) ». Cette logique de guerre conduit les candidats à la migration à des prises de risques de plus en plus importantes pour échapper à la surveillance des patrouilles de FRONTEX. La hausse du nombre de décès n'est pas le fait d'une catastrophe imprévisible mais le résultat de décisions prises en toute conscience des conséquences meurtrières.
La seconde mission de FRONTEX consistant en la signature d'accords avec les pays africains riverains de la méditerranée n'est rien d'autre qu'une externalisation du « sale boulot » pour reprendre une expression de la juriste Claire Rodier(9). Les conséquences de cette externalisation sont logiques :
« Cette externalisation qui consiste, pour les Etats européens, à sous-traiter la gestion de l'immigration irrégulière aux pays limitrophes (Maghreb, Europe de l'Est) a plusieurs avantages : d'une part, elle opère un transfert du « sale boulot » (déportations de masse, détentions arbitraires, tortures) dans des pays dont les standards sont moins élevés qu'en Europe, en permettant de s'affranchir des obligations que les lois européennes imposent en matière de respect des droits de l'homme ; d'autre part, elle participe du rapport de dépendance que l'UE entretient avec son voisinage proche. Car, aux pays concernés, on promet, en échange de leur collaboration, le financement d'actions de coopération ou des contreparties de nature politique ou diplomatique(10). »
Aux morts de ma méditerranée, il convient donc d'ajouter les sévices, les brutalités et les morts de la sous-traitance. Ce rôle d'installation des conditions de l'assassinat institutionnel de masse est, bien entendu, absent des reportages que nos médias diffusent à chaque naufrage meurtrier.

Le discours médiatiques sur les passeurs

Ayant occulté les causes structurelles de la hausse de la pression migratoire et les causes de sa traduction en décès dans la méditerranée, il ne reste au discours médiatiques qu'à ne se centrer que sur les passeurs. Ceux-ci seraient les seuls responsables de la situation et la lutte contre les réseaux de passeurs est présentée comme la solution. Le centrage des discours politiques et médiatiques sur les seuls passeurs contribue une nouvelle fois à occulter les véritables raisons des drames réguliers de la méditerranée.
Nous n'avons, bien entendu, aucune sympathie pour ces passeurs. Nous devons néanmoins rappeler que tant qu'il y a une demande de migrants, il y aura une offre de passages clandestins. C'est le propre des politiques qui ne veulent pas s'attaquer aux causes d'un problème social que de n'aborder que l'offre et d'occulter la demande. S'attaquer aux seuls dealers sans s‘interroger sur la demande de « paradis artificiels » d'un nombre grandissant de citoyens, adopter une politique prohibitionniste en matière d'alcool sans s'attaquer aux causes de l'alcoolisation, etc. Les exemples sont nombreux de ces politiques hypocrites prétendant agir sur les conséquences alors que les causes restent occultées.
Confrontés à une hausse des risques de contrôle, les passeurs sont incités à se débarrasser de leurs cargaisons encombrantes le plus tôt possible et par n'importe quel moyen. « De nouveaux éléments recueillis, mardi 16 septembre, par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) sont venus confirmer la thèse selon laquelle ce sont bien les passeurs qui ont volontairement embouti le bateau de centaines de migrants avant que celui-ci ne coule » souligne Elise Vincent dans l'édition du Monde du 16 septembre 2014. Si ces criminels doivent être poursuivis et jugés, il n'en demeure pas moins que de telles pratiques ne sont possibles que parce que la politique européenne en crée les conditions.
Ces mêmes orientations politiques créent une occasion de profit en or pour la mafia par l'exploitation de ceux qui ont pu échapper à la mort. Le journaliste de l'agence Reuter décrit comme suit cette nouvelle « poule aux œufs d'or » de la mafia à Lampedusa :
« Ici, à huit heures de bateau de la Sicile, la mafia fait déjà ses affaires en accueillant des migrants dans des centres exploités par des sociétés privées sur délégation de l'Etat. C'est toujours les mêmes qui gagnent les appels d'offre depuis des années. Un migrant rapporte en subvention une trentaine d'euros par jour. Avec ces dizaines de milliers de migrants, c'est un business en or, plus rentable même que le trafic de drogue, de l'aveu d'un gangster, piégé par des écoutes téléphoniques lors d'une enquête sur la corruption à Rome. Ce qui est vrai dans la capitale sera vrai partout en Italie. Une illustration de cette organisation, c'est le scenario, toujours le même, qui précède les secours. A bord des rafiots pourris partis de Libye, il n'y a rien à manger ou à boire, pas d'essence, mais un téléphone satellitaire pour appeler au secours. Un équipement bien trop coûteux pour les passeurs. A terre, les migrants fournissent une main d'œuvre à bon marché. Dans l'agriculture pour les hommes, dans la prostitution pour les femmes. Un véritable trafic d'esclaves, et les esclavagistes sont Africains et Italiens(11). »

Les travaux de recherche sur les discriminations considèrent qu'une des formes de celles-ci est la discrimination systémique c'est-à-dire étant la conséquence d'un système et non d'une décision volontaire de discriminer. Nous pouvons emprunter le même concept en ce qui concerne les morts de la méditerranée. Certes l'assassinat de ces migrants n'est pas direct. Il est en revanche le résultat inéluctable des politiques de l'Union Européenne tant dans sa politique africaine que dans sa politique migratoire, tant dans la hausse de la pression migratoire que dans sa traduction en décès à grande échelle.

Notes

1. http://www.unhcr.fr/54871a45c.html,
2. Communiqué de presse,« Non à la signature de l'Accord de Partenariat Économique UE-Afrique de l'Ouest par le Conseil de l'Union européenne ! », 11 décembre 2014, http://www.solidarite.asso.fr/IMG/p…,
3. Jacques Berthelot, « Il est urgent d'arrêter d'imposer les APE », 16 janvier 2013, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/po…,
4. Aimé Césaire, « Le colonialisme n'est pas mort », « La nouvelle critique », n° 51, janvier 1954, p. 28.
5. Conférer pour aller plus loin, Raphaël Granvaud, Que fait l'armée française en Afrique, Agone, Marseille, 2009.
6. Frontex, le bras armé de l'Europe Forteresse, demain le Monde, n° 18, mars-avril 2013.
7. Ibid.
8. Frontex : guerre aux migrants – le document audio, http://www.liguedh.be/les-fichiers-…,
9. Claire Rodier, Xénophobie Business, à quoi servent les contrôles migratoires, La Découverte, Paris, 2012.
10. Interview de Claire Rodier dans Libération du premier octobre 2012.
11. Antonio Parrinello, Reuters du 17 janvier 2015.

Texte avec photos sur le blog de Saïd Bouamama
https://bouamamas.wordpress.com/2015/03/22/le-mur-meurtrier-de-la-mediterranee-lassassinat-institutionnel-de-masse-de-lunion-europeenne/

« Ekümenopolis. La ville sans limites »

Infos Mille babords - 24. mars 2015 - 20:00

Un film de Imre Azem (2012) - 1h33 - VO turque sous-titrée en français

Passée d'un million d'habitants en 1950 à deux en 1960, sept en 1980 et quasiment vingt millions aujourd'hui, Istanbul a connu une croissance urbaine effrénée pendant les dernières décennies. Ekümenopolis revient sur cette explosion urbaine et expose dans quelle mesure la dérégulation économique et le laisser-faire des pouvoirs publics sont responsables d'une catastrophe écologique et sociale en cours de formation qui pourrait bien menacer l'existence même de la ville-monde.

« La dette, une spirale infernale ? »

Infos Mille babords - 24. mars 2015 - 19:30

Suivi d'une discussion avec les participants.
http://local.attac.org/13/aix/spip.php?article2211

La dette, une spirale infernale ? (Documentaire : durée 1h20)
Ce film éclaire l'actualité relancée en Europe par la victoire du parti de Gauche Syriza et la décision, toute récente, de la Banque Centrale Européenne de racheter de la dette publique des pays de la Zone Euro, à hauteur de 1000 milliards d'euros.
Comment ces pays et en particulier, la Grèce, ont-ils pu se laisser prendre dans l'engrenage infernal de la dette et se retrouver à la merci de leurs créanciers ?
C'est ce qu'explique ce documentaire. Mais il lance aussi des pistes sur les voies qui sont ouvertes à l'Union Européenne pour résoudre cette crise.
Il confronte les points de vue d'économistes connus, comme Thomas Piketty, la députée des Hautes- Alpes, Karine Berger, deux députés européens, le belge Philippe Lamberts et l'allemand Sven Giegold.

C'est aussi une dernière rencontre émouvante avec l'économiste Bernard Maris assassiné en janvier dernier.

*Entre l'avenue du Deffens et la rue Jean Lombard, Aix en Pce
Bus n° 8s - 9s - 15 - 19 - 19s - 20 « Maison de Justice et du Droit »
Bus n° 8s - 9s - 15 - 20 « Le Deffens »
Bus n° 2s « Grande Thumine »

Université Populaire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile

Infos Mille babords - 24. mars 2015 - 19:00

Naissance de l'Université Populaire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile.

La première conférence-débat sera mardi 24 mars au Lycée Joliot Curie,
4 avenue des Goums 13400 Aubagne, salle 006
Les conférences se dérouleront tous les mardis (sauf pendant les vacances scolaires), de 19 heures à 21 heures.

L'Université populaire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile, c'est apprendre pour le plaisir et savoir pour participer activement à la vie de la collectivité, hors institutions, dans un esprit engagé de mixité sociale, de citoyenneté, de démocratie et de coopération mutuelle.
L'Université populaire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile, c'est gratuit et ouvert à tous.
On vient assister aux conférences-débats sans inscription préalable.

Pour plus d'informations notamment concernant le programme :
www.repairedaubagne.fr/programme-uppae/ ;
ou nous poser vos questions : uppae chez free.fr

Infotour contre le projet CIGEO d'enfouissement de déchet nucléaire à Bure (dans la Meuse)

Infos Mille babords - 24. mars 2015 - 19:00

Pour un campement anticapitaliste et anti-autoritaire de rencontres et de résistances cet été dans la Meuse du 1er au 10 août.

Projection d'un film sur la lutte à Bure et discussion.

http://notht05.noblogs.org/post/2015/02/10/de-la-necessite-de-se-retrouver/

//// Des textes, des rendez-vous sont régulièrement publiés sur le site http://notht05.noblogs.org

Les migrations ibériques

Infos Mille babords - 24. mars 2015 - 18:30

L'Espagne et le Portugal ont été longtemps des terres d'émigration. On observe cependant une rupture entre les vagues d'émigration conçues à travers le prisme de la colonisation et de la post-colonisation de ces deux anciens « Empires », et l'émigration plus récente dans l'histoire, tout au long des XIXe et XXe siècles, faite d'exils politiques et de migrations économiques. Y a-t-il une spécificité ibérique ?

Victor Pereira est historien et maitre de conférences en Histoire Contemporaine à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour. Il a participé à l'ouvrage Italiens, Espagnols et Portugais en France au XXe siècle, regards croisés, Publibook, Paris, 2008.

plus d'infos : http://www.approches.fr/Les-migrations-iberiques

Mardi 24 mars 2015 à 18h30
Salle Artémis - Cité des Associations
93 la Canebière
13001 Marseille

La police et les quartiers

Infos Mille babords - 24. mars 2015 - 18:30

Les Banquets de Fanon #4

Après avoir accueilli le merveilleux travail photographique de Kamar Idir, accompagnant le livre de la FRACHI "Les dames de l'exil" (nous remercions également l'association Contacts et les femmes de Schebba et de l'AGORA qui sont venues animer le débat), nous ouvrons maintenant le second volet de nos Banquets de Fanon #4 intitulé "Une nouvelle couleur politique ?".

Ces dernières années, la ville a connu de grandes transformations. Polémiques, louanges, doutes ... les grandes annonces et grands projets réalisés ont questionné la presse comme nos concitoyens. Fidèles à notre volonté d'être une "Agora" citoyenne - le nom de notre centre social faisant référence à l'Agora Athénienne, place principale de la ville - nous vous proposons donc deux débats afin de produire une réflexion collective autour de ce nouveau visage que prend désormais Marseille. Le premier portera sur le thème des politiques sécuritaires et sera animé par Kevin Vacher, doctorant en sociologie à l'Université Paris 8 et ancien salarié de l'Agora (que certains ont connu comme animateur de ces mêmes Banquets de Fanon).

Une fois pourrait devenir coutume : nous "décentralisons" ces Banquets chez nos amis du comité Mam'Ega. Pour celles et ceux qui seraient un peu perdus, vous trouverez une carte ici.

Comme d'habitude, la séance se conclura par un banquet convivial en compagnie des intervenants et spectateurs afin de poursuivre le débat.

Pour retrouver toute la programmation des Banquets de Fanon #4 c'est par ici.

Atelier-débat et présentation d'une recherche sociologique animés par Kevin Vacher, doctorant en sociologie, Université Paris 8 - CRESPPA-GTM.
Le comité Mam'Ega est situé au bâtiment E8 de la cité Busserine.

"L'occupation", c'est le sentiment partagé par nombre d'habitants lors des récentes opérations policières dans nos quartiers. Cette opération baptisée "approche globale" a fait débat, dans les médias comme dans nos quartiers. Occupant l'espace public grâce aux renforts d'agents de police mis en oeuvre par le nouveau gouvernement, ces opérations ont eu lieu sur 80 cités marseillaises durant plusieurs semaines. Outre cela, la préfecture de police a également mis en oeuvre une phase dite "sociale" de cette opération, incitant les acteurs associatifs à coopérer sous la tutelle des institutions policières. Plus qu'une opération de communication, il s'agit selon l'étude qui nous sera présentée de ré-organiser la vie de la cité selon les règles policières. A partir de nos témoignages et en s'appuyant sur une récente recherche sociologique, un sociologue et ancien travailleur social de notre territoire viendra accompagner une réflexion collective sur ces interventions policières d'un nouveau (?) genre.

Pour découvrir une (petite) partie du travail de recherche qui sera présenté, vous trouverez ici (regarder à partir de la 38ème minute) une vidéo d'une intervention de Kevin Vacher à la journée d'étude "Le temps des protections sociales" (Université d'Angers, janvier 2015).

Centre Social l'Agora
Sur Facebook : Centre social Agora
Adresse postale : 34 rue de la Busserine, 13014 Marseille.

« Enfant innocent/ Enfant sorcier » avec Tobie Nathan, ethnopsychiatre

Infos Mille babords - 24. mars 2015 - 18:30

cycle sur les Croyances

En Afrique centrale, au Congo, en Angola, au Nigéria, dans une moindre mesure en Sierra Leone, au Bénin… ce sont des enfants — parfois de tout jeunes enfants — qui sont accusés de sorcellerie, jugés lors de véritables procès au sein de communautés évangéliques et accusés d'avoir répandu mort et désolation dans leur famille, leur quartier ou leur village.
On peut chercher des causes, sociologiques, historiques ou politiques à l'irruption de ce phénomène de la modernité africaine : les épidémies et les guerres sans fin, les conflits d'Afrique centrale avec les enfants-soldats, les migrations d'adolescents à la recherche de diamants au Congo Les filles n'ont pas échappé à la métamorphose avec l'émergence de l'image de la femme fatale.
Nous aborderons l'analyse de ce phénomène inquiétant, au point que l'UNICEF y a consacré un rapport1, non seulement à partir des situations locales, mais aussi pour ce qu'il nous révèle de la modification de l'image de l'enfant dans le monde moderne.

Suivie du film « Rebelle » de Kim NGUYEN(2012) en salle Lunel, tarif Institut de l'Image.

universite-populaire-aix chez orange.fr / 06 37 26 91 62
https://sites.google.com/site/universitepopulaireaix/

Assemblée Générale statutaire de Mille Bâbords

Infos Mille babords - 23. mars 2015 - 22:56

Aux adhérentEs individuelLEs et associations adhérentes, aux lecteurs-trices du site

Samedi 11 avril 2015

à 11 heures à Mille bâbords, 61 rue Consolat, 13001

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE STATUTAIRE

Ordre du jour

Renouvellement du CA

Bilan financier

Bilan moral et d'orientation
Discussion sur l'avenir de Mille Bâbords.
Un texte sera présenté d'ici l'AG.

Un Apéro Général prolongera la discussion.

Nous rappelons que les AG sont décisionnelles et que seulEs les adhérentEs à jour de leur cotisation peuvent participer au vote des points de l'ordre du jour.

Les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 à Paris : de l'émotion à l'action

Infos Mille babords - 23. mars 2015 - 19:00

ou « Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? » ou quelles réflexions devons-nous avoir après ces évènements ?

Plusieurs questions :

Comment l'État nous protège – t - il (ou non) des menaces terroristes ?
Comment les médias nous informent - ils(ou non) de la « réalité » ?
Sur le conflit latent que la société française entretient avec (ce qu'elle appelle) ses « minorités ».
Comment les processus de « ghettoïsation » détruisent - ils les liens sociaux et sociétaux ?

avec Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS (Lames) et enseignant à l'université d'Aix-Marseille, fondateur de l' Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux(ORDCS)

universite-populaire-aix chez orange.fr / 06 37 26 91 62
https://sites.google.com/site/universitepopulaireaix/

Présence de solidarité au Tribunal pour un père de famille arrêté et placé en détention

Infos Mille babords - 23. mars 2015 - 14:00

Encore une arrestation et un placement en rétention pour un père de famille arménien arrêté mercredi dans le métro.
Débouté de l'asile, de sa demande étranger malade, il a reçu une OQTF [obligation de quitter le territoire français] en juillet 2014, son recours au TA a été rejeté en janvier.
Aubaine pour la préfecture, qui veut l'expulser vers l'Arménie.

Leur fille de 4 ans et demi est scolarisée à l'école maternelle la Capelette Mireille Lauze (Marseille 10ème), où son petit frère sera scolarisé à la rentrée prochaine.

Le recours au tribunal administratif contre le placement en rétention de ce père aura lieu lundi à 14 h.

Présence de solidarité au Tribunal pour la liberté de M. Nazoiri

Infos Mille babords - 23. mars 2015 - 10:15

M. NAZOIRI, comorien présent en France depuis 2004, subi l'acharnement de la préfecture depuis maintenant plus de 3 mois ! 43 jours au CRA en janvier/février, suivis d'un mois de prison à Luynes pour « refus d'embarquement », puis de nouveau la case CRA depuis 25 jours…

Il passe devant le JLD [Juge des libertés et de la détention] (TGI 49-51 bd Ferdinand de Lesseps 13014, Métro Bougainville) lundi 23 mars à 10h15. Sa femme et les enfants de celle-ci (scolarisés à l'école Felix Pyat 13003), dont M. NAZOIRI s'occupe, espèrent très fort qu'il retrouvera enfin la liberté à cette occasion.

Soyons nombreux au JLD pour le soutenir.

Pour que vive La Marseillaise

Infos Mille babords - 23. mars 2015 - 8:30

La Marseillaise passe devant le tribunal, ce lundi, pour examiner les offres de reprise. Les ami(e)s de La Marseillaise doivent se retrouver nombreux devant le tribunal.

Devant le tribunal de commerce
2, rue Emile Pollak
13006 - Marseille
Lundi 23 mars à 8h30

Enseigner Castoriadis & Vidéographie

Infos Mille babords - 22. mars 2015 - 20:01

À la suggestion de certains de nos abonnés, nous lançons une nouvelle rubrique du site web Cornelius Castoriadis/Agora International : Enseigner Castoriadis. Nous invitons tous les étudiants, tous les professeurs, tous les enseignants et tous les militants qui ont reçu un enseignement sur Castoriadis ou ont enseigné la pensée de Castoriadis à créer une page web pour notre site web CC/AI. Ces pages serviront de points de départ pour partager ces expériences avec d'autres personnes. Lire la suite ICI.


Vidéographie Castoriadis http://www.agorainternational.org/videography.html

Nous lançons la rubrique « Vidéographie Castoriadis » pour le site Cornelius Castoriadis/Agora International qui nous a été suggérée par certains de nos abonnés.
Toutes les vidéos disponibles en ligne faisant référence à Cornelius Castoriadis et/ou Socialisme ou Barbarie seront recensées par ordre alphabétique selon leur URL, quelle que soit la langue. La (les) principale(s) langue(s) pour chaque référence vidéographique apparaîtr(a)(ont) suite de l'URL, sous la forme habituelle de deux lettres majuscules la symbolisant comme par exemple "EN" pour l'anglais, "ES" pour l'espagnol, "FR" pour le français, "PT" pour le portugais, etc.
Nous remercions nos abonnés ainsi que tout lecteur ou spectateur de bien vouloir nous transmettre d'éventuelles vidéos concernant Castoriadis et/ou S. ou B. Cette page web sera mise à jour régulièrement.
La Vidéo Castoriadis de 2004, aimablement créée par Marc Guignard pour le site Cornelius Castoriadis/Agora International, est toujours disponible ici http://www.agorainternational.org/video.html


MISES À JOUR BIBLIOGRAPHIQUES/WEBOGRAPHIQUES/VIDEOGRAPHIQUES, MARS 2015
http://www.agorainternational.org/fr/bibliographies.html

Des nouvelles de 3 pères d'élèves enfermés au centre de rétention de Marseille

Infos Mille babords - 22. mars 2015 - 19:03

24 mars au soir

M Djefaflia a été libéré par le juge de la cour d'appel d'Aix, qui a tenu compte de sa fille, de son dossier scolaire. Résultat étonnant pour un JLD, mais il est libre et va retrouver Linda. L'équipe du collège Longchamp va continuer à le soutenir, maintenant il faut qu'il soit régularisé !

Par contre, et malgré le soutien des enseignants de l'école Félix Pyat et de ses proches qui entouraient Mme, M Nazoiri a été expulsé, de Marignane à Roissy dans un avion "privé" ont dit les policiers. Il doit décoller actuellement vers les Comores.

Insupportable, cette chasse aux sans papiers doit cesser.

23 mars au soir par Bernadette (Resf)

M Kertechian était convoqué à deux audiences aujourd'hui : JLD ce matin, sur la régularité de son arrestation et TA cet après midi, contre son placement en rétention.
Il a gagné sur toute la ligne : la juge des libertés a retenu la nullité soulevée par son avocate sur la procédure d'arrestation ce matin (délais trop longs), et le juge du tribunal administratif a annulé son placement en rétention par la préfecture, reconnaissant que cette mesure était disproportionnée. Il a condamné celle-ci à lui verser 500€ pour ses frais de procédure. Même si il serait sorti du CRA de toutes façons, c'est un résultat important pour lui et les autres, la rétention étant, d'après les textes européens, une mesure exceptionnelle !
M Kertechian a pu retrouver sa famille ce soir. La solidarité autour d'eux va se poursuivre jusqu'à leur régularisation.

Par contre M Nazoiri a été maintenu en rétention, par la juge des libertés, il peut être expulsé à tout moment.

M Djefaflia, toujours au CRA, a fait appel de son maintien en rétention. Il est convoqué demain matin mardi 24 mars à 9h30 devant la Cour d'appel d'Aix.

Continuons à manifester notre soutien à ces hommes en écrivant ou téléphonant à la préfecture des Bouches du Rhône.

Trois autres hommes avaient présenté des recours au tribunal administratif : tous ont été rejetés, malgré des présences en France depuis des années, du travail, des bulletins de salaire, des compagnes, une vie...


Le 14 mars, une centaine de personnes se rassemblaient devant le centre de rétention de Marseille pour dénoncer des expulsions récentes de pères d'enfants scolarisés et l'enfermement de M. DJEFAFLIA (algérien) et M. NAZOIRI (comorien), pères d'élèves également.
M. DJEFAFLIA et M. NAZOIRI sont toujours privés de liberté, leurs enfants privés de leur pères, leurs femmes de leur mari.

Il faut malheureusement ajouter désormais l'enfermement de M. KERTECHIAN, arménien, dont la fille de 4 ans est scolarisée à la maternelle Capelette Mireille Lauze (Marseille 10ème).
M. KERTECHIAN passe lundi 23 mars à 14h devant le tribunal administratif (27 cours Pierre Puget 13006) qu'il a saisi contre son placement en rétention.
Soyons nombreux à témoigner de notre soutien à l'occasion de cette audience.

M. NAZOIRI, comorien présent en France depuis 2004, subi lui aussi l'acharnement de la préfecture depuis maintenant plus de 3 mois ! 43 jours au CRA en janvier/février, suivis d'un mois de prison à Luynes pour « refus d'embarquement », puis de nouveau la case CRA depuis 25 jours…
Il passe devant le JLD (TGI 49-51 bd Ferdinand de Lesseps 13014, Métro Bougainville) lundi 23 mars à 10h15. Sa femme et les enfants de celle-ci (scolarisés à l'école Felix Pyat 13003), dont M. NAZOIRI s'occupe, espère très fort qu'il retrouvera enfin la liberté à cette occasion.

M. DJEFAFLIA a subi une tentative d'expulsion le 19 mars à l'aéroport de Marignane. Il a finalement été ramené au centre de rétention, au grand soulagement de sa fille scolarisée au collège Longchamp (13001) et des enseignants mobilisés de cet établissement scolaire. Mais son calvaire n'est pas terminé puisque le JLD (juge des libertés et de la détention) a décidé le 21 mars de prolonger la rétention de M. DJEFAFLIA de 20 jours. Il peut de nouveau être expulsé à tout moment. La vigilance est donc de mise…

Sans attendre, le RESF vous invite à interpeler la préfecture au sujet de ces trois pères d'élèves, soutenus par les établissements scolaires de leurs enfants.
Téléphone : 04 84 35 40 00
Préfet michel.cadot chez bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
Directeur de cabinet du préfet : vincent.berton chez bouches-du-rhone.gouv.fr
Secrétaire général : louis.laugier chez bouches-du-rhone.gouv.fr

Vous pouvez même dire ce que vous pensez de cette politique qui brise des vies de familles au niveau ministériel, et même plus haut :

Ministère de l'Intérieur :
Téléphone : 01 49 27 49 27 (standard, demander le Cabinet du Ministre)
Fax : 01 40 07 13 90 (Directeur de Cabinet)
E-mail : bernard.cazeneuve chez interieur.gouv.fr
Secrétaire général : michel.lalande chez interieur.gouv.fr
Directeur de cabinet : pierre-antoine.molina chez interieur.gouv.fr
Chef de cabinet : gabriel.kunde chez interieur.gouv.fr et sec.chefcab chez interieur.gouv.fr
Conseiller Immigration : raphael.sodini chez interieur.gouv.fr

Services du Premier Ministre :
Téléphone : 01 42 75 80 00
Premier ministre : premier-ministre chez pm.gouv.fr
Chef de cabinet :
sebastien.gros chez pm.gouv.fr
Cheffe de cabinet adjointe : stephanie.bes chez pm.gouv.fr

Présidence de la République :
Secrétaire général : jean-pierre.jouyet chez elysee.fr
Directrice de cabinet : sylvie.hubac chez elysee.fr

Réseau Education Sans Frontières 13
resf13 chez no-log.org 06 31 32 48 65
61 rue Consolat 13001 Marseille
www.educationsansfrontieres.org

Stages d'autodéfense pour femmes Riposte

Infos Mille babords - 22. mars 2015 - 9:30

La première journée du stage d'autodéfense Riposte avait été initialement programmée le dimanche 22 mars. La date est reportée : voir ci-dessous.

*samedi 28 et dimanche 29 mars
*samedi 30 et dimanche 31 mai

de 9h30 à 17h
dans les locaux du Planning Familial 13

La participation aux 2 journées est nécessaire.

CONTENU DU STAGE :

Le but de l'autodéfense pour femmes est d'acquérir des moyens de se
défendre,
de PRÉVENIR les agressions, de prendre conscience de sa force et de
(re)prendre CONFIANCE EN SOI.

Suivre le cours RIPOSTE c'est :

- S'encourager à RIPOSTER lors de harcèlements ou d'agressions,
qu'elles soient physiques, verbales, psychologiques ou sexuelles, par
des proches ou des inconnus.

- Pratiquer des TECHNIQUES PHYSIQUES ET VERBALES simples et efficaces
par le biais de discussion,
de mises en situation et de jeux de rôle.

- Apprendre à SE PROTÉGER dans une ambiance coopérative et
chaleureuse avec d'autres femmes
(une animatrice pour un groupe de 10 à 14 participantes).

- S'AFFIRMER au quotidien, se sentir plus libre et plus confiante.

Se concentrer sur ce que l'on PEUT faire, et non sur ce que l'on ne
peut pas faire.

Cette forme d'autodéfense est adaptée à toutes, quel que soit votre
âge et votre condition physique.

Les animatrices se sont formées avec des formatrices spécialisées
dans l'autodéfense pour femmes et sont diplômées de la méthode
RIPOSTE, issue du programme ACTION du Centre de Prévention des
Agressions de Montréal.

TARIFS :

Parce que nous voulons que nos stages soient accessibles à toutes,
nous proposons une fourchette de prix selon les revenus.
Merci de nous écrire pour plus d'informations à ce sujet.

ACCÈS :

Le stage se déroulera dans les locaux du Planning Familial 13 :

106, boulevard National
13003 Marseille
Tram 2 arrêt National,
Métro 1/2 arrêt Saint Charles,
Bus 33/34 arrêt National Guibal

CONTACTS :

Pour s'inscrire ou pour toute information sur les stages ;
Pour s'informer, soutenir, adhérer à l'association :

e-mail : latrousseaoutils13 chez gmail.com
tel : 06 37 50 95 82

Des stages adaptés pour adolescentes et pour femmes ayant des limitations
fonctionnelles physiques peuvent être proposés. De plus, si vous faites
partie d'une association, d'un organisme ou autre, et que vous souhaitez
organiser un stage dans ce contexte, c'est possible.
N'hésitez pas à nous contacter !

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