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Mille Babords est une médiathèque alternative à Marseille au service du mouvement social. Notre site est une tribune pour les associations et collectifs militants.
Mis à jour : il y a 3 jours 13 heures

Soirée de solidarité avec les Rroms

29. février 2012 - 18:00


18 h présentation de l'exposition photos :
« Les Gitans Les Rroms à Marseille »
18 h 30 présentation du film
« Les Rroms, comme les autres, des Hommes »
Réalisé par l'AMPIL, la Fondation Abbé Pierre et Med'in Marseille.
19 h 30 table ronde
Débat, échange, avec Fondation Abbé Pierre, AMPIL, Med In Marseille
20 h 30 spectacle [if gte mso 10]>
« Samudaripen. Le génocide des tziganes »
Création danse et musique de la Cie Mémoires Vives.
Direction artistique et Mise en scène : Yan Gilg - direction chorégraphique : Mickaël Stöll
Durée : 1 h 30 - Danse Hip hop/ Contemporaine/ Slam/ Arts vidéos, à partir de 11 ans - Création 2010

Cette pièce chorégraphique et musicale croise la danse hip hop et le jazz manouche pour nous raconter le SAMUDARIPEN (génocide en langue rom) des Tziganes internés par Vichy, déportés et exterminés pendant le régime nazi ; le projet met en perspective une persécution séculaire, voire millénaire des peuples nomades en Europe.
SAMUDARIPEN questionne l'univers concentrationnaire et les systèmes de déshumanisation.

Venez nombreux, pour que l'histoire ne se répète pas et ne bégaie plus.

SAMUDARIPEN, PLUS JAMAIS ÇA

Contact : ampil@wanadoo.fr
Tél : 04 96 17 63 40 / Fax : 04 96 17 63 41

Soirée de solidarité avec les Rroms

29. février 2012 - 18:00


18 h présentation de l'exposition photos :
« Les Gitans Les Rroms à Marseille »
18 h 30 présentation du film
« Les Rroms, comme les autres, des Hommes »
Réalisé par l'AMPIL, la Fondation Abbé Pierre et Med'in Marseille.
19 h 30 table ronde
Débat, échange, avec Fondation Abbé Pierre, AMPIL, Med In Marseille
20 h 30 spectacle [if gte mso 10]>
« Samudaripen. Le génocide des tziganes »
Création danse et musique de la Cie Mémoires Vives.
Direction artistique et Mise en scène : Yan Gilg - direction chorégraphique : Mickaël Stöll
Durée : 1 h 30 - Danse Hip hop/ Contemporaine/ Slam/ Arts vidéos, à partir de 11 ans - Création 2010

Cette pièce chorégraphique et musicale croise la danse hip hop et le jazz manouche pour nous raconter le SAMUDARIPEN (génocide en langue rom) des Tziganes internés par Vichy, déportés et exterminés pendant le régime nazi ; le projet met en perspective une persécution séculaire, voire millénaire des peuples nomades en Europe.
SAMUDARIPEN questionne l'univers concentrationnaire et les systèmes de déshumanisation.

Venez nombreux, pour que l'histoire ne se répète pas et ne bégaie plus.

SAMUDARIPEN, PLUS JAMAIS ÇA

Contact : ampil@wanadoo.fr
Tél : 04 96 17 63 40 / Fax : 04 96 17 63 41

« Fils de LIP », de Thomas Faverjon

28. février 2012 - 18:15

Thomas Faverjon a reçu de ses parents ouvriers chez Lip une mémoire du conflit qui ne coïncide pas avec la vision héroïque transmise par le cinéma militant. Mettant en pratique démocratie directe et autogestion, la grève dans l'usine horlogère avait attiré à Besançon de nombreux cinéastes animés des idéaux de 1968 (C. Marker, R. Copans, C. Roussopoulos...). « Fils de Lip » travaille à combler l'écart en construisant un autre récit, de l'intérieur.

En savoir plus : http://www.peuple-culture-marseille...

Stop Acta ! Reprenons la rue le 25 février

25. février 2012 - 14:00


Interdiction de la libre circulation des semences paysannes au titre de la propriété intellectuelle des entreprises semencières.
Interdictions et destructions des médicaments génériques sur simple suspicion de non-respect de brevet.
Censure d'internet.
Restriction de la liberté d'expression.
Surveillance totale de toutes nos activités en ligne par les fournisseurs d'accès.
Perte de libertés et droits civiques.
Les peines encourues vont de la coupure d'internet à la prison.

www.facebook.com/events/37181059283...

stop Acta !

Rencontre nationale contre la répression sécuritaire et les violences policières

25. février 2012 - 9:00

Lire l'appel du 24 février :
www.millebabords.org/spip.php?artic...

Vendredi 24 février 2012 sera rendu, à Grasse, le délibéré du procès des policiers responsables de la mort d'Abdelhakim AJIMI.

Samedi 25 février 2012 sera l'occasion de réunir, à Grasse, autour des comités « Vérité et Justice », toutes les personnes qui luttent contre les violences et la répression d'État.

À l'issue de cette journée, après avoir partagé les expériences et ciblé les objectifs, nous espérons poser les bases d'une structure qui se veut efficace et durable.

À titre d'exemples, cela peut passer par : la rédaction d'une charte, la constitution d'une liste d'avocats spécialisés, la création d'une caisse de solidarité, la mise en place d'un calendrier d'actions collectives à l'échelle nationale, la création d'outils de diffusion (brochure papier, site internet permettant un partage de données écrites, de vidéos…).

La forme et le nom que prendra cette structuration restent à définir. Ceci dépendra de l'implication de chacun. L'idée étant de s'inscrire dans la durée : ce combat n'est pas un sprint, c'est une course de fond.

Rendez-vous Samedi 25 février 2012, à 9h Place du Cours Grasse

POUR LE REGION MARSEILLAISE UN DEPART EN CAR EST PREVU LE VENDREDI 24 FEVRIER A 6H00 RETOUR DANS LA JOURNEE

Économisons notre planèteSolutions techniques et énergétiques

24. février 2012 - 20:00

Avec la participation d'Aodrenne Van Horn, chercheur en énergie libre et en sciences sociales alternatives. Explication des blocages liés au développement de la technologie des énergies libres, que peut-on faire pur faire évoluer cette situation. Solutions techniques accessibles tout de suite.

Bienvenue à tous pour faire un état des lieux des économies d'énergie réalisables en fonction de vos habitations, de vos habitudes, etc.

La construction des stéréotypes sur les "nègres" en France républicaine L'exemple de Chocolat

il y a 0 s

« Noirs et Blancs, « eux » et « nous ». En 1889, l'adoption de la première grande loi sur la nationalité française marque un tournant dans l'histoire des mentalités : à partir de cette date, on commence vraiment à s'interroger sur ce qu'est un « Français ». Au cours des années 1880 débute aussi l'immigration de masse et la République se lance dans la construction de son empire colonial. Les Français découvrent « l'homme noir », se découvrant eux-mêmes par contraste comme des « Blancs ». C'est donc une période décisive dans l'évolution des représentations de « eux » et « nous ».

Le spectacle : le nègre stupide qui fait rire
« Raphael, esclave cubain, est devenu "Chocolat", un Auguste célèbre de la Belle Époque aux côtés de son partenaire le clown blanc Foottit. L'une des raisons de leur succès est qu'en engageant un Noir pour jouer l'Auguste, Foottit a "racialisé" la comédie clownesque. C'est l'humiliation du clown noir par le clown blanc qui fait rire le public français. Chocolat attire un public qui n'avait jamais vu d'homme noir auparavant. » (Gérard Noiriel)

Gérard Noiriel est l'auteur de Chocolat, clown nègre. Il est historien et auteur de Le massacre des Italiens (Fayard, 2010), Immigration, antisémitisme et racisme en France, XIXe-XXe siècles. Discours publics, humiliations privées (Fayard, 2007).

La pièce Chocolat, clown nègre, écrite par Gérard Noiriel et mise en scène par Marcel Bozonnet, est à l'affiche du Théâtre du Gymnase du 22 au 24 février 2012 à 20h30.
www.lestheatres.net/spip.php?article186

Entrée libre sur réservation :
mariejulieamblard@lestheatres.net ou 04 91 24 35 24

Festi'Fric

il y a 0 s

Festi'Fric c'est quoi ? Comment venir ? Le Programme ? Suivre et intervenir en direct ? S'inscrire ?
Réponses ici : http://www.festifric.org

Des intervenants du monde entier : Bernard Lietaer (Belgique), Pascale Caron de L'Accorderie (Québec), Carlos de Freitas de la Banque Palmas (Brésil), Jean-Michel Cornu du Moniba (Mali), Simon Woolf de la Brixton Pound (Royaume-Uni), et bien d'autres !

Dossier spécial Festi'Fric dans Le Ravi de février, n°93.

Le Jeudi 23/02 - Tour du monde des monnaies
Le Vendredi 24/02 - Construisons nos monnaies et systèmes d'échanges en PACA
http://www.festifric.org/relance2Fe...

organisé par l'APEAS, O2ZoneTV et fokus 21, avec l'aide de :
Assodev-Marsnet, la FING, l'Equitable Café, la Cantine de Jo&Elsa, la Case à Palabres, les SELS : le ProvenSel, le REEL et le SEL de Mars', le Pays Salonais en Transition, Les Petits Débrouillards, Les Amis de la Terre 13, La Maison de famille et la mairie de Forcalquier, SEVE, le Pôle d'Economie Solidaire 06, le Ravi, la Maison des Alternatives Solidaires d'Avignon, JournArles, les Editions Yves Michel, Radio Galère, M2K13 (association porteuse du projet Marseille2013 OFF), Bio Pour Tous 05, Mesclun, EPICE, La Mairie de Salon de Provence.

Festi'Fric

il y a 0 s

Festi'Fric c'est quoi ? Comment venir ? Le Programme ? Suivre et intervenir en direct ? S'inscrire ?
Réponses ici : http://www.festifric.org

Des intervenants du monde entier : Bernard Lietaer (Belgique), Pascale Caron de L'Accorderie (Québec), Carlos de Freitas de la Banque Palmas (Brésil), Jean-Michel Cornu du Moniba (Mali), Simon Woolf de la Brixton Pound (Royaume-Uni), et bien d'autres !

Dossier spécial Festi'Fric dans Le Ravi de février, n°93.

organisé par l'APEAS, O2ZoneTV et fokus 21, avec l'aide de :
Assodev-Marsnet, la FING, l'Equitable Café, la Cantine de Jo&Elsa, la Case à Palabres, les SELS : le ProvenSel, le REEL et le SEL de Mars', le Pays Salonais en Transition, Les Petits Débrouillards, Les Amis de la Terre 13, La Maison de famille et la mairie de Forcalquier, SEVE, le Pôle d'Economie Solidaire 06, le Ravi, la Maison des Alternatives Solidaires d'Avignon, JournArles, les Editions Yves Michel, Radio Galère, M2K13 (association porteuse du projet Marseille2013 OFF), Bio Pour Tous 05, Mesclun, EPICE, La Mairie de Salon de Provence.

Non à Euromed !

22. février 2012 - 18:00

Le collectif On se laisse pas faire ! s'est formé en septembre 2011 suite à une discussion publique menée sur la place Zoccola du quartier des Crottes. Il comprend à la fois des habitants des quartiers touchés par le secteur d'extension d'Euromed (Les Crottes, Oddo, Le Canet) et des marseillais d'autres quartiers ne pouvant rester impassibles devant les transformations urbaines que subit leur ville. C'est un besoin d'agir ensemble contre cette nouvelle agression d'un quartier populaire qui nous réunit.

Habitants du quartier, locataires, propriétaires, commerçants, entrepreneurs nous sommes tous menacés par le projet Euromed.

Sur notre secteur, le projet Euromediterrannée prétend :
convertir le marché aux puces en un "marché des 5 continents" pour en changer la clientèle (trop populaire ?).
construire un Palais des Congrès et un "éco-quartier" pour attirer de nouveaux habitants.
attirer des écoles de commerces et des hôtels pour susciter de nouvelles fréquentations du quartier.

Nous l'avons compris, ce projet n'est pas pour nous.

Sur le terrain, Euromed agit déjà discrètement au rachat des maisons, entreprises et commerces. Il interrompt tout protocole de vente entre particuliers et exerce son droit de préemption.

Des projets pour notre quartier, on en a, mais ce ne sont pas ceux d'Euromed. Face à cette nouvelle agression d'un quartier populaire de Marseille, il est urgent de s'organiser.

Permanences à la MMA, 36 rue de Lyon tous les mercredi de 18h à 20h pour :
s'informer
décider des actions à mener

L'existence d'un collectif pour se défendre montre que nous ne sommes pas résignés. D'autres projets urbains ou de développements économiques planifiés d'en haut dans les bureaux d'études ont dû reculer face à la mobilisation de la population. C'est ce défi que nous voulons partager avec le plus grand nombre.

Contact : onselaissepasfaire[a]riseup.net

Richard Stallman :« Logiciel Libre, Société Libre et Solidaire »

22. février 2012 - 18:00

Richard Stallman, Président de la Free Sofware Foundation et initiateur du mouvement du Logiciel Libre, donnera une conférence exceptionnelle intitulée "Logiciel Libre, Société Libre et Solidaire" à Marseille le mercredi 22 février 2012 à 18h30 (18h30 : ouverture des portes, expos, stands d'information ; 19h Conférence).

voir en ligne avec images et liens : http://stallman22fev.marsnet.org

Richard Stallman est une personnalité de renommée mondiale, programmeur de génie et militant du logiciel libre. Il est l'initiateur du système d'exploitation GNU, qui complété par Linux, donne le système GNU/Linux utilisé sur des dizaines de millions d'ordinateurs aujourd'hui.
Il est aussi à l'origine de la licence libre GPL qui met en œuvre la notion de copyleft, et vise à préserver la liberté d'utiliser, d'étudier, de modifier et de diffuser le logiciel et ses versions dérivées.
Avec la FSF, il mène diverses campagnes contre les menaces pour la liberté : brevets logiciels, gestion des droits numériques (DRM), ACTA (Accord Commercial Anti Contrefaçon - menace pour la liberté d'internet),...

Il parlera des buts et de la philosophie du Mouvement du Logiciel Libre, dont les valeurs sont communes avec l'Économie Sociale et Solidaire ( Éthique, Liberté, Solidarité, Partage, Autonomie,...), Il expliquera pourquoi et comment le logiciel libre est un maillon essentiel d'une société libre et solidaire.
Son approche est résolument orientée vers le grand public, avec un discours philosophique et non technique.

Francophone et francophile, adepte de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », il fera sa conférence en français avec les pointes d'humour et d'anecdotes pour le plus grand plaisir de son auditoire.

Cet événement est co-organisé par l'association Assodev-Marsnet et le Centre pour l'édition électronique ouverte (le Cléo), avec la contribution d'acteurs universitaires et associatifs.

La conférence est accueillie par Aix-Marseille Université et se tiendra dans le grand amphithéâtre du campus Saint-Charles, 3 place Victor Hugo (M° Gare St Charles).

Entrée libre. Conférence en français.

Plus d'infos : http://stallman22fev.marsnet.org

Assodev-Marsnet
www.marsnet.org - confassodev&#8853...
tel : 0684043701 ou 0950641617

Inscription à la conférence (optionnel) : http://inscriptions.marsnet.org

L'intellectuel à l'approche du transhumanisme

21. février 2012 - 18:00

Né il y a une trentaine d'années aux USA, le transhumanisme est un mouvement intellectuel qui préconise la transformation progressive mais radicale de l'espèce humaine par les moyens technologiques (prothèses, manipulations génétiques, etc...). Certains de ses protagonistes envisagent même - à terme - le remplacement pur et simple de l'homme par une espèce nouvelle : le cyborg.

On pourrait sourire de telles prises de positions et n'y voir qu'élucubrations nées de la science-fiction new age si elles ne servaient de terreau à un marché qui va croissant depuis une dizaine d'années. À l'instar de ce que l'on a observé avec le nucléaire et les OGM, c'est sans la moindre considération éthique que les industriels investissent massivement dans les NBIC : les nanotechnologies, les biotechnologies, l'informatique et les sciences cognitives.

* auteur de Les nouveaux pudibonds.

Rassemblement contre l'intolérance et la xénophobie

21. février 2012 - 12:30

Le mardi 21 février 2012, cela fera 17 ans qu'Ibrahim Ali Abdallah nous a quitté à l'âge de 17 ans, assassiné par des colleurs d'affiches du Front National
À cette occasion ; et comme chaque année depuis ce drame ; ses proches, ses amis, des partisans du vivre ensemble, des militants antiracistes, des citoyens ordinaires…Vous invitent à un

Rassemblement contre l'intolérance et la xénophobie.

Le mardi 21 février 2012

Venez nombreux et faites passer l'information

Plus jamais ça !

Comment définir la liberté d'édition ?

20. février 2012 - 10:30
*autour du thème la liberté d'édition, organisées par la Bibliothèque départementale et l'Agence régionale du livre du lundi 20 au mardi 21 février :
www.livre-paca.org/index.php?show=a...
Entrée libre aux conférences sur réservation avant le 16/02 au 04 13 31 83 65 ou bilbio13@cg13.fr

Semaine de solidarité Palestine

20. février 2012 - 10:00

du 20 au 23 février : Hall de la Fac Aix
Expo photo « Destruction dans le Néguev... les bédouins, des Israéliens sans droits »

mardi 21 février 17 h 30 : Amphy Guyon Fac Aix
Projection « Mars pour Gaza »

jeudi 23 février 18 h 30 - Amphy D Fac Aix
Conférence « La communauté afro-palestinienne de Jérusalem » avec Yasser Qous, président de l'African Community Society de Jérusalem

vendredi 24 février 19 h - Équitable Café Marseille

Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°3

19. février 2012 - 23:50

contact-biblio@millebabords.org

Permanences : le lundi de 14 à 17 h / le jeudi de 15 à 19 h

Abonnement 8 euros (ou plus par soutien). Gratuit pour les adhérents à Mille Bâbords.

Bulletin n°1 de la médiathèque, décembre 2011

Bulletin n°2 de la médiathèque, janvier 2012

S'INSCRIRE À LA MÉDIATHÈQUE

Pour utiliser la médiathèque, il est nécessaire d'être adhérent soit à l'association Mille Bâbords ou seulement à la médiathèque. Des bulletins d'adhésion sont disponibles dans le classeur orange et une fois renseignés, ils doivent être remis à un membre de la commission bibliothèque. Les cotisations permettrons de financer l'acquisition de nouveaux documents. Un chèque de caution de 24 Euros vous sera demandé.

ÉVITER L'APPROPRIATION PRIVATIVE

Pour assurer une circulation rapide des documents, la durée du prêt est de 3 semaines, renouvelable une fois.

INSCRIRE VOS EMPRUNTS ET VOS RETOURS

Pour une bonne gestion de la médiathèque, n'oubliez pas d'inscrire sur le cahier vert d'emprunt (sur l'étagère à côté du bureau) la date, votre nom ainsi que le titres des ouvrages choisis. Les documents retournés doivent aussi être rangés sur cette étagère (« retour »).

VOS SUGGESTIONS

Participez à l'activité et au développement de la médiathèque en nous suggérant des titres d'ouvrages à acquérir – laissez les références bibliographiques dans la boîte prévue à cet effet (toujours sur l'étagère) ou nous envoyez un mail.

pour voir le catalogue en ligne


Nous avons reçu... Anticolonialisme / Néocolonialisme
  • Enjeux politiques de l'histoire coloniale / Coquery-Vidrovitch, Catherine, - Marseille : Agone , impr. 2009. - 1 vol. (190 p.) ; 19 cm. - (Passé & présent) .

Notre patrimoine historique « national » doit-il inclure l'histoire de la colonisation et de l'esclavage colonial ? La réponse positive, de bon sens, ne fait pas l'unanimité : soit parce que parler sans tabou du domaine colonial serait « faire repentance », soit parce que l'ignorance ou la négligence entretenues depuis plusieurs générations font qu'il ne vient même pas à l'esprit de beaucoup de nos concitoyens que notre culture nationale héritée n'est pas seulement hexagonale. La culture française (que d'aucuns veulent appeler « identité nationale ») résulte de tous les héritages mêlés dans un passé complexe et cosmopolite où le fait colonial a joué et continue par ricochet de jouer un rôle important.

  • Que fait l'armée française en Afrique ? / Granvaud, Raphaël - Marseille : Agone , impr. 2009. - 1 vol. (473 p.) ; 17 cm. - (Dossiers noirs ; 23) .

Que fait l'armée française en Afrique ? Et de quel droit s'y trouve-t-elle encore aujourd'hui ? Si l'on en croit les discours officiels, elle n'y aurait plus depuis longtemps que des missions humanitaires et de maintien de la paix. La page du néocolonialisme et de la Françafrique aurait été tournée en même temps que finissait la guerre froide. Ce « Dossier noir » examine, à travers de nombreux exemples concrets, la réalité de cette présence depuis deux décennies. Après un retour sur le dispositif néocolonial mis en place au lendemain des indépendances, il analyse —notamment à travers les conflits en Côte d'Ivoire ou au Tchad — les interventions militaires censées illustrer la « nouvelle » politique africaine de la France. Entre héritage colonial et stratégies pour s'adapter à l'évolution des rapports de force internationaux, cette politique n'a jamais cessé d'être criminelle.

Antifascisme
  • Qu'est-ce que le fascisme ? : un phénomène social d'hier et d'aujourd'hui / Portis, Larry - Paris : Alternative Libertaire , DL 2010. - 1 vol. (207 p.) ; 18 cm.

Qu'est-ce que le fascisme ? L'ouvrage ne pose pas qu'une question d'histoire. Il pose une question d'une brûlante actualité. Car en explorant la variété des formes qu'ont pu prendre les fascismes - italien, allemand, français... - dans le passé et en faisant l'état des lieux de l'analyse historique, l'auteur relève une constante : son lien nécessaire et systématique avec le capitalisme. Le fascisme n'est jamais accidentel ou spontané : il est la réponse du capitalisme à la crise, lorsque parlementarisme, puis autoritarisme " ordinaire " ne permettent plus au système de se maintenir. il est la réponse d'une oligarchie pour rester au pouvoir " quand plus rien d'autre ne marche "... Il est donc impératif de comprendre comment le fascisme naît, grandit et s'impose...

Économie
  • Argent, dettes et banques / Holbecq, André-Jacques - Gap : Y. Michel , DL 2010. - 1 vol. (141 p.) : graph. ; 22 cm. - (Économie)

Au milieu du XVIIe siècle, les orfèvres découvrent qu'ils peuvent prêter plus que les valeurs dont ils ont la garde. Ils deviennent des banquiers et sont à l'origine de la monnaie moderne. Aujourd'hui, celle-ci est créée par les banques commerciales et non pas par l'État ou la Banque Centrale, comme certains le pensent encore. Certes, cette création monétaire, qui n'est guère plus qu'une simple ligne d'écriture, a permis le développement de notre économie. Mais avec un important corollaire dont les effets négatifs sont souvent occultés : les intérêts, payés aussi bien par le secteur privé que par le secteur public. Et ces intérêts sont une des causes principales des problèmes actuels de nos sociétés, car ils facilitent le transfert du peu de richesse des pauvres et des classes moyennes vers ceux qui sont déjà les plus riches. Parce qu'il faut garder espoir, l'auteur propose des pistes de solutions à la question « comment se sortir de cette crise et des suivantes ? ». Une nouvelle réglementation du secteur financier et bancaire ne serait qu'un emplâtre tout à fait insuffisant. Vu l'état catastrophique du système monétaire et financier dans lequel nous essayons de vivre en ce moment, il faut aller plus loin…

Écologie politique
  • Le socialisme sans le progrès : the Root is man (1946) / MacDonald, Dwight. - La Lenteur , 2011. - 1 vol. (212 p.) ; 21 cm.

The Root is Man fut d'abord publié en tant qu'article en 1946 dans la revue américaine Politics. Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, Dwight Macdonald entreprend un bilan sans concession du projet marxiste d'émancipation : que reste-t-il du socialisme, et même de la démocratie, après trente ans de guerre industrielle, de dictatures totalitaires, de centralisation étatique ? Et peut-on encore croire que la science fasse progresser l'homme, après l'invention des gaz de combat, des camps d'extermination et de la bombe atomique ? Dans l'atmosphère d'optimisme engendrée par la victoire des Alliés sur le IIIème Reich – et dans l'euphorie qui gagne les rangs d'une partie de la gauche, du fait du prestige acquis par l'URSS pendant le conflit avec Hitler –, le diagnostic de Macdonald tranche sérieusement. Selon lui, le totalitarisme n'a pas été vaincu au cours de l'année 1945 ; des traits essentiels des sociétés fascistes et staliniennes se sont installés durablement au cœur de la civilisation moderne, contaminant pour ainsi dire les démocraties occidentales, bien que celles-ci aient le mérite non négligeable de respecter à peu près les libertés civiles. Un tel diagnostic n'est certes pas complètement isolé : il converge en profondeur avec les analyses des auteurs de l'École de Francfort, de Hannah Arendt, de Günther Anders ou de George Orwell, intellectuels qui ont en commun d'être quasiment « inclassables » politiquement et d'avoir été très peu écoutés de leur vivant. The Root is Man met en évidence les points communs fondamentaux qui rapprochent les partisans du Progrès issus des deux camps : la croyance inconditionnelle dans les bénéfices de l'activité scientifique et de l'innovation technique ; la soumission au productivisme et à la compétition économique (ce qu'on appelle aujourd'hui : le dogme de la croissance) ; la priorité donnée à la collectivité sur l'individu – tout en prétendant libérer l'individu de toutes les vieilles tutelles, le Progrès consiste le plus souvent à accroître l'efficacité de l'organisation sociale plutôt que l'autonomie des personnes et des communautés de base. Plus de soixante ans après, ces remises en question n'ont rien perdu de leur pertinence.

Éducation
  • L'école, réparatrice de destins ? : sur les pas de la méthode Freinet / Le Bohec, Paul, - Paris : L'Harmattan , cop 2007. - 1 vol. (256 p.) ; 25 cm. - (Histoire de vie & formation) .

Relisant son expérience d'instituteur, l'auteur tire des conclusions des apports de Célestin Freinet à sa pédagogie et il analyse les techniques d'enseignement qu'il a inventées en explorant des domaines nouveaux. Notamment par la pratique artistique, le pédagogue cherche à offrir à l'enfant apparemment retardé des voies de réalisation de soi, pour lui permettre le meilleur développement possible.

  • Libérez l'école / Calvi, Jean-Michel. - The Book edition, 2012. - (Plumes au bout des doigts) .

L'école doit faire sa ré-volution. Pour cela, il faut que les responsables politiques la libèrent des carcans institutionnels qui l'empêchent. Nous devons redéfinir les notions de programme, évaluations, inspection et taille des écoles.

  • Chroniques d'une école du 3ème type / Collot, Bernard. - The Book edition, - 1 vol. (64 p.)

L'école que Bernard Collot appelle « une école du 3ème type » est née d'une quarantaine d'années de pratiques en classes multi-âge dont une vingtaine d'années en classe unique. Ce qui lui paraît simple ou simplexe ne l'est pas forcément pour tout le monde, tant nous sommes emprisonnés par nos représentations sur l'école et l'acte éducatif. Dans ces chroniques, par touches successives émaillées d'anecdotes, il nous fait rentrer dans ce qui devrait être l'autre monde d'une autre école.

Féminisme
  • Trouble dans le genre = Gender trouble : pour un féminisme de la subversion / Butler, Judith P. - Paris : La Découverte , 2005. - 1 vol. (283 p.) ; 22 cm.

Dans cet ouvrage en 1990 aux Etats-Unis, la philosophe Judith Butler invite à penser le trouble qui perturbe le genre pour définir une politique féministe sans le fondement d'une identité stable. Ce livre désormais classique pour les recherches sur le genre, aussi bien que les études gaies et lesbiennes, est au principe de la théorie et de la politique queer : non pas solidifier la communauté d'une contre-culture, mais bousculer l'hétérosexualité obligatoire en la dénaturalisant. Il ne s'agit pas d'inversion, mais de subversion. Judith Butler localise les failles qui manifestent à la marge le dérèglement plus général de ce régime de pouvoir. En même temps, elle soumet à la question les injonctions normatives qui constituent les sujets sexuels. Jamais nous ne parvenons à nous conformer tout à fait aux normes : entre genre et sexualité, il y a toujours du jeu. Le pouvoir ne se contente pas de réprimer ; il ouvre en retour, dans ce jeu performatif, la possibilité d'inventer de nouvelles formations du sujet. La philosophe relit Michel Foucault, Sigmund Freud, Jacques Lacan et Claude Lévi-Strauss, mais aussi Simone de Beauvoir, Luce Irigaray, Julia Kristeva et Monique Wittig, afin de penser, avec et contre eux, sexe, genre et sexualité - nos désirs et nos plaisirs. Pour jeter le trouble dans la pensée, Judith Butler donne à voir le trouble qui est déjà dans nos vies.

Histoire
  • Comment Nicolas Sarkozy écrit l'histoire de France : dictionnaire critique. - Marseille : Agone , impr. 2008. - 1 vol. (203 p.) ; 19 cm. - (Passé & présent) .

Guy Môquet, Jaurès, les colonies et tant d'autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n'a cessé d'utiliser et de brandir des références historiques. Cet usage immodéré de l'histoire a alors mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d'une France mythique du candidat puis du président. Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu'à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions historico-politiques ? Une vingtaine d'historiens ont disséqué les usages que fait de l'histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de saisir les mécaniques à l'œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d'un roman national. Sous la forme d'un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l'histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l'« identité nationale »...

  • Une histoire populaire de l'humanité : de l'âge de pierre au nouveau millénaire / Harman, Chris - Paris : La Découverte , impr. 2011. - 1 vol. (732 p.) : couv. ill. en coul. ; 24 cm.

De la révolte de Spartacus à la guerre des Paysans, de la rébellion des Boxers en Chine à celle des Diggers et des Levellers en Angleterre, des luttes des ouvrières du textile dans l'Amérique de la fin du XIXe siècle à la révolution russe, ce livre adopte le point de vue des délaissé-e-s de l'histoire « officielle ». Il offre une formidable plongée dans les combats que n'ont cessé de mener, à toutes les époques, les révolté-e-s, les dominé-e-s et les minorités du monde entier pour affirmer leurs droits et leur légitimité politiques. L'ambition de Chris Harman est à la fois de montrer que l'Occident n'est pas le centre universel de l'humanité, et que ce sont les rapports de forces au sein d'une société, les interactions entre les hommes et la nature, entre les hommes et les techniques, entre les hommes et les idées, qui fondent les dynamiques des changements sociaux. Point ici de rois et de reines, de généraux, de ministres ou de prétendus « grands hommes », mais des femmes et des hommes ordinaires qui ont dû lutter, s'organiser, mettre en place des stratégies de résistance et de conquête contre des puissances et des systèmes oppressifs : le servage, le féodalisme, le colonialisme, le capitalisme. Et si aujourd'hui le système capitaliste semble avoir colonisé jusqu'aux corps et aux esprits, l'histoire, nous prévient Harman, réserve des surprises : elle n'est pas une mécanique déterminée par un ensemble de coordonnées préexistantes ; elle est ouverte aux possibles et peut basculer, pour peu que les forces nécessaires soient capables de s'organiser, dans le sens d'une forme de société véritablement émancipatrice.

Littérature
  • Insaisissable : les aventures de B. Traven / Recknagel, Rolf ; Zwicker, Adèle, Traducteur. - Montreuil : l'Insomniaque , impr. 2008. - 1 vol. (350 p.-[8] p. de pl.) : ill., couv. ill. ; 22 cm.

Cette biographie de l'auteur du vaisseau des morts, du Trésor de la Sierra Madre et de tant d'autres classiques du roman d'aventure est la première à paraître en français. Elle est l'aboutissement des longs travaux de Rolf Recknagel qui prouva le premier que le mystérieux B. Traven - vagabond et conteur établi au Mexique qui prétendait à l'anonymat complet - n'était autre que l'agitateur Ret Marut, pamphlétaire anarchiste munichois qui avait bravé la censure militaire pendant le premier conflit mondial et joué un rôle actif dans l'éphémère République des conseils de Bavière en 1919. Recknagel ne cessa d'affiner le portrait de ce chantre de la subjectivité, dont les œuvres ont été traduites dans des dizaines de langues. C'est le récit d'une révolte créative, d'une intransigeance malicieuse - d'une odyssée insolite, surtout. Car on peut dire de Traven, à l'instar d'un lord Byron ou d'un jack London, que sa vie errante et pétrie de secrets fut au moins aussi romanesque que ses écrits.

Lutte Armée
  • Brigate rosse : une histoire italienne ; entretien avec Carla Mosca et Rossana Rossanda / Moretti, , Mario ; Mosca, Carla ; Rossanda, Rossana, . - Paris : Éditions Amsterdam , impr. 2010. - 1 vol. (355 p.) : couv. ill. ; 21 cm.

Au début des années 1990, Mario Moretti, principal dirigeant des Brigades rouges pendant les années 1970, est incarcéré à Milan. Il accorde alors un long entretien à deux célèbres journalistes italiennes, Carla Mosca et Rossana Rossanda, ancienne dirigeante du Parti communiste italien. Publié pour la première fois en France, ce témoignage unique restitue au plus près l'histoire italienne des « années de plomb », la situation d'exception qui régnait alors, ainsi que le mouvement massif d'insubordination révolutionnaire qui secouait la péninsule transalpine. Tout au long de cette période, l'ordre existant semblait à chaque instant près de vaciller. De la formation politique des premiers brigadistes dans les usines milanaises à l'arrestation de Moretti, plus de dix années se sont écoulées. En 1978, les Brigades rouges ont organisé l'un des événements majeurs de l'histoire italienne contemporaine : Aldo Moro, chef de la Démocratie chrétienne, promoteur d'un « compromis historique » entre cette dernière et le Parti communiste, est enlevé et exécuté... par Moretti lui-même, qui le reconnaît ici pour la première fois. Tout au long de cette décennie, les Brigades rouges se sont évertuées, à travers la terrible radicalité du choix politique de la lutte armée, à combattre l'État, le capitalisme et l'exploitation, au nom de la liberté et de l'égalité. Sans compromis ni compromissions. Mais à quel prix ?

  • Mouvement ibérique de libération : mémoires de rebelles / Duhourcq, Jean-Claude ; Madrigal, Antoine - [Toulouse] : Éd. CRAS , impr. 2007. - 1 vol. (382 p.) : ill. ; 21 cm.

Qui se souvient de l'ébullition politique et sociale qui a agité l'Espagne des années soixante, qui se souvient des commissions ouvrières, de leurs grèves victorieuses ? On préfère, semble-t-il, une histoire plus conforme aux canons officiels ; une histoire bien encadrée par les poncifs de la transition démocratique ; une histoire qui fait la part belle au rôle des partis d'opposition traditionnelle. Et pourtant ! Lié à l'émergence d'un mouvement ouvrier radical à Barcelone, le MIL – Movimiento Ibérico de Liberación – fait partie aussi de cette histoire. On ne peut en faire l'économie. Dans cet ouvrage constitué de témoignages, parfois contradictoires, souvent émouvants, toujours vivants, les auteurs, Jean-Claude Duhourcq et Antoine Madrigal, donnent la parole à ceux qui vécurent cette époque et qui, plus de vingt ans après les faits, voulurent bien raconter. Le livre repose principalement sur ces entretiens.

Aventure tragique qui courut sur un an, à peine. « Les membres du MIL ne se sont pas battus, nous expliquent-ils, au nom d'une vengeance idéologique ou pour appliquer la théorie du prolétariat et attendre que ce dernier se mette en marche, mais parce qu'ils voulaient vivre ». L'action se passe entre Barcelone et Toulouse. L'on y croise des jeunes gens animés par le désir brûlant d'aider concrètement les luttes ouvrières et de publier des textes révolutionnaires d'inspiration conseilliste. Soucieux de préserver leur autonomie, ils financent leurs activités politiques avec une série d'attaques de banques, en Catalogne. En août 1973, le groupe se dissout et dès septembre, ses membres sont arrêtés par la police franquiste.

Revue

Revue Agone : http://atheles.org/agone/revueagone

Les théories du complot – N°47 -2012 Apprendre le travail – N° 46 – 2011 Orwell entre littérature et politique – N° 45 – 2011 Rationalité, vérité et démocratie – N°44 - 2010 Comment le genre trouble la classe – N°43 - 2010 Les intellectuels, la critique & le pouvoir – N°41/42 - 2009 L'invention de l'immigration – N°40 - 2008 Villes et résistances sociales – N°38/39 - 2008 + 1 DVD : Art Security Service (B. Mulliez) et Les Indésirables (Patrick Taliercio) La joie de servir – 37 - 2007

Théorie critique
  • Les ennemis intimes de la démocratie / Todorov, Tzvetan. - Paris : Robert Laffont , 2012. - 1 vol. (247 p.). - (Versilio) « La démocratie est malade de sa démesure : la liberté y devient tyrannie, le peuple se transforme en masse manipulable, le désir de promouvoir le progrès se mue en esprit de croisade. »- Tzvetan Todorov. Aujourd'hui, les grands dangers pour la démocratie ne proviennent pas de ses rivaux de l'extérieur – fascisme, communisme ou terrorisme – mais de ses ennemis intimes, ceux qu'elle sécrète en elle-même et qui menacent jusqu'à son existence. Comment la protéger contre ces dérives ? Dans cet ouvrage, Tzvetan Todorov, directeur de recherche honoraire au CNRS, historien et essayiste, éclaire l'actualité brûlante (guerre de Libye, tyrannie des marchés, montée des populismes) par des mises en perspective historiques qui vont du Moyen Âge au XXe siècle.
Théorie politique : Anarchisme
  • Les Diggers : révolution et contre-culture à San Francisco, 1966-1968 / Gaillard, Alice. - Montreuil : l'Échappée , DL 2009. - 1 vol. (170 p.) : ill., couv. ill. en noir et en coul. ; 20 cm +1 DVD. - (Dans le feu de l'action ; 6) .

Everything is free, do your own thing. » Automne 1966, c'est avec ce mot d'ordre que les Diggers, un petit groupe de jeunes révoltés issus du théâtre, cherchent à radicaliser les enfants-fleurs en train de converger vers San Francisco. Référence faite aux paysans anglais du XVIIe siècle menés par Gerrard Winstanley qui s'étaient appropriés des terres seigneuriales pour les cultiver en commun, les Diggers de San Francisco s'emparent du quartier de Haight Ashbury et y cultivent les graines d'une utopie en acte. Partisans du « théâtre guérilla », ils mettent en scène leur rêve d'une vie Libre et Gratuite, distribuent des repas, ouvrent des magasins gratuits, organisent de gigantesques fêtes…, et réclament la rue comme théâtre de leurs actions politiques critiques, subversives et festives. Entrés dans la légende de la contre-culture avec le flamboyant roman autobiographique d'Emmett Grogan, Ringolevio, les Diggers ont traversé les années 1960 comme un de ces « orgasmes de l'histoire » qui jaillissent çà et là, aussi intense que court, et pour lequel il est autant question de révolution que de plaisir…

  • L'incendie millénariste / Delhoysie, Yves ; Lapierre, Georges. - [France] : Os Cangaceiros , 2011. - 318 p.

En avril 1987, le groupe Os Cangaceiros publie L'incendie millénariste, signé des pseudonymes Georges Lapierre et Yves Delhoysie. Pendant ses quelques années d'existence, ce petit groupe clandestin mène diverses actions contre l'institution pénitentiaire (vol de plans et sabotages) ou en solidarité avec des prisonniers, participe à sa manière à plusieurs mouvements sociaux et publie trois numéros d'une revue du même nom dans laquelle il livre ses analyses sur les évènements qui secouent les années 80 en France et en Europe. Ses quelques actions le sortent brièvement de l'anonymat et mettent les flics à ses trousses. Les distributeurs refusent alors de prendre L'incendie millénariste dans leurs boutiques et les Cangaceiros se retrouvent avec des stocks sur les bras. La pression policière s'accentuant, ils décident d'abandonner la plupart des bouquins dans quelques lieux publics, laissant à des mains inconnues le soin de leur dispersion, hors de toute logique commerciale. Le groupe Os Cangaceiros disparaît au début des années 90, en ayant pu échapper à la répression. L'incendie millénariste livre l'histoire de différents mouvements millénaristes, traversant diverses époques, navigant sur plusieurs continents. Il est aussi une lecture politique de ces évènements, lecture dans laquelle Friedrich Hegel, Karl Marx et Max Weber côtoient Guy Debord.

  • Utopies américaines : expériences libertaires du XIXe siècle à nos jours Creagh,Ronald. - Marseille : Agone , impr. 2009. - 1 vol. (397 p.) : couv. ill. ; 21 cm.

Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l'écologie et aux groupes punks ou lesbiens d'aujourd'hui, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l'hôtel d'un village de l'ancienne Réserve de l'Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l'épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante. En revenant sur près de deux siècles d'expériences communautaires, ce livre lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l'émancipation sociale.

Théorie situationniste
  • Oeuvres / Debord, Guy - Paris : Gallimard , impr. 2006. - 1 vol. (1901 p.) : ill., portr., couv. ill. ; 21 cm. - (Quarto)

Cette édition en un volume de Guy Debord donne à voir et à lire son œuvre et sa vie à travers toutes ses manifestations, lisibles et visibles : tracts, textes donnés à des revues, affiches, photographies, plans « psycho-géographiques », collages, graffitis, textes de chansons, lettres, présentés dans leur ordre chronologique. On y trouvera, entre autre La Société du spectacle et tous les scénarios de films des Œuvres cinématographiques complètes. Mais surtout, elle rassemble et ordonne pour la première fois un grand nombre de documents des archives de Guy Debord et du situationnisme, souvent inédits. Le fil des événements, des rencontres, des amitiés et des ruptures est donné par un commentaire dans les marges et par les légendes de l'abondante iconographie, présentant les protagonistes de l'aventure lettriste, puis situationniste, apportant les informations nécessaires pour comprendre et juger sur pièces l'univers d'un homme et d'un mouvement qui demeurent en réalité très mal connus. Alors même que dans le prolongement du surréalisme et du lettrisme, le situationnisme, en inventant le concept de « société spectaculaire marchande », a renouvelé la critique sociale et qu'il est devenu une référence obligée pour l'analyse du monde contemporain.

Univers Carcéral
  • Peines éliminatrices et isolement carcéral : pour en finir avec toutes les prisons ; lettres, textes, entretiens, 2001-2009. - Montreuil : L'Envolée , impr. 2009. - 1 vol. (160 p.) ; 21 cm.

Ce livre est conçu comme un hors-série du journal L'Envolée. Les textes publiés proviennent des numéros 1 à 26 parus entre 2001 et 2009. Il s'agit de lettres de prisonniers qui témoignent des réalités des longues peines et des quartiers d'isolement. Ils évoquent aussi les mouvements qui ont dénoncé ces conditions de détention. Ils sont classés par thème : les longues peines, l'isolement, la multiplication des peines, la mort en prison.

La Grèce en lutte de 2012 comme l'Espagne de 1936 pour les peuples d'Europe !

19. février 2012 - 16:02

Ce discours de Sonia Mitralia, membre du Comite grec contre la Dette et de l'Initiative des Femmes contre la Dette et les Mesures d'Austérité, a été prononcé au meeting de Marseille du 17 février, organisé par la campagne française « pour un audit citoyen de la dette publique » (Voir Mille Bâbords 19713) .

Le cours de l'histoire s'accélère et les événements cataclysmiques des derniers jours en Grèce doivent désormais convaincre même les plus hésitants : La Grèce tend à devenir aujourd'hui pour cette Europe de 2012 ce qu'a été l'Espagne pour l'Europe de 1936 ! Cette constatation apparemment osée n'est pas le fait de quelques romantiques. Non, c'est le fait de nos gouvernants car ceux qui nous l'assènent à longueur de journée depuis bientôt deux ans, ce sont ceux d'en haut, les Merkel et Sarkozy, le FMI et les banquiers, la réaction néolibérale par delà les frontières nationales, ceux qui ont choisi de transformer la Grèce en laboratoire de leurs politiques inhumaines et les grecs en cobayes de leur thérapie de choc.

Il est plus que temps que nous, ceux et celles d'en bas de toute l'Europe, prenons à la lettre ce que nous disent nos Merkozy et leur Troika, et que nous agissons enfin en conséquence. Acceptons le défi et répondons leur que désormais, sans tarder, la Grèce va devenir un cas/test pour nous aussi, pour le mouvement des travailleurs, pour les mouvements sociaux et féministes, pour les peuples et les exploités de toute l'Europe ! Oui, faisons leur comprendre que Oui, nous sommes tous des grecs car, nous sommes pleinement conscients que le combat du peuple grec est plus que jamais notre combat. Que s'ils arrivent à briser les résistances et à soumettre le peuple grec, après ce sera notre tour, le tour de tous les autres peuples européens, l'un après l'autre, de passer à la trappe…

Peut être vous vous souvenez qu'au tout début ils nous racontaient des balivernes du genre « c'est un cas unique et spécifiquement grec dû au fait que ces grecs sont des fainéants, rompus à la corruption et au mensonge » Cependant depuis lors, on a appris que le trou noir de la dette n'est pas spécifiquement grec, qu'il n'est pas dû à la prétendue…hypertrophie de l'Etat grec, car il est aussi bien américain que français, italien que japonais. En somme, qu'il est typiquement capitaliste et sa crise tout simplement…systémique.

Mais, attention aux phrases toutes faites et aux clichés parce qu'ils sont inopérants pour décrire l'actuelle réalité grecque. Peut-on encore parler d'austérité même draconienne quand les salaires et les pensions baissent en Grèce de 40, 50 ou même de 60% ? Quand le pouvoir d'achat de l'écrasante majorité de la population est déjà amputé de 50, 60, ou même de 70% et plus ? Quand la classe moyenne de ce pays est ruinée et en voie de paupérisation galopante ? Quand les nouveaux salariés ne touchent plus que 417 euros et les nouveaux pensionnés 320 euros ? Est-ce de la simple « rigueur » quand un sur deux jeunes grecs est chômeur et le chômage atteint désormais 25% ? Comment peut-on parler des simples… « sacrifices passagers » quand la malnutrition fait des ravages parmi les petits élèves de l'école primaire, et la faim pointe le nez dans les quartiers même petit bourgeois des villes grecques ? Et comment peut-on prétendre que tout ca c'est « nécessaire pour mettre de l'ordre dans les finances » de la Grèce quand les bourreaux eux-mêmes admettent cyniquement que leurs politiques imposées de force à la Grèce ont échouées, ne font qu'enfoncer ce pays toujours plus profondément dans une récession monstrueuse et que la dette grecque ne pourra jamais être remboursée ? _ Alors, simple sadisme de la tristement célèbre Troïka ou plutôt guerre ouverte et déclarée du capital contre le monde du travail ? La réalité quotidienne nous oblige à l'admettre : Oui, nous en Grèce nous assistons à une véritable guerre de ceux d'en haut contre ceux d'en bas, des très riches contre tous les autres. Et en même temps, ne l'oublions pas car c'est très grave, nous assistons à la résurrection du pire néocolonialisme quand nous voyons la Grèce humiliée et dépourvue de pratiquement toute souveraineté nationale, traitée pas ses prétendus… partenaires européens comme une véritable colonie, un protectorat sous tutelle, dirigée sur place par un quelconque Gauleiter de Madame Merkel et de Monsieur Schaeuble…

Et les grecs eux-mêmes, que font-ils ? Attention, ne croyez pas ce qu'on vous raconte des grecs. Vos medias sont comme les nôtres : la réalité qu'ils nous décrivent est totalement irréelle. Nous parlant de la Grèce actuelle, ils insistent sur le fait qu'il y a à Athènes un gouvernement d'Union Nationale appuyé par les quatre cinquièmes des représentants du peuple grec. Donc, si on les croyait on arriverait à la conclusion que les grecs sont plutôt maso et adorent être maltraités…

Evidemment, la réalité est toute autre. Une douzaine de grèves générales en moins de deux ans, d'innombrables luttes et grèves très dures dans tout le pays, un climat presque insurrectionnel depuis des mois, un mouvement des Indignés -les Aganaktismeni grecs- qui a balayé toute la Grèce pendant 3 mois, des affrontements très violents avec les forces de répression déchaînées, des ministres et des députés qui n'osent plus sortir de chez eux depuis 10 mois car ils sont hués ou même tabassés par les passants, un parlement assiégé de plus en plus fréquemment par des centaines des milliers de manifestants qui tôt ou tard vont le prendre d'assaut,… voila un bref aperçu de ce qu'est devenue la routine presque quotidienne en Grèce depuis de longs mois.

Mais tout ca ne représente que des secousses prémonitoires du très grand séisme social qui est en train de se préparer. En effet, un coup d'œil plus attentif suffirait pour qu'on découvre que la colère populaire bat actuellement des records historiques, que le pays est comme un volcan social prêt à exploser. D'ailleurs, les sondages qui se multiplient sont tous éloquents. L'appui populaire à ce gouvernement dit d'Union Nationale ne dépasse plus le 8% tandis que l'ensemble des partis à la gauche du PASOK social-démocrate font un score dépassant désormais les 50% ! Tout change à une vitesse hallucinante et le paysage politique grec subit un véritable chambardement sans précédent parce que des pans entiers de cette société sont à la recherche des solutions radicales à la crise et à leur paupérisation galopante. Vous voulez un exemple qui illustre parfaitement cette situation tout à fait exceptionnelle, qui ressemble de plus en plus avec ce qui se passait dans un certain entre deux guerres dans notre continent ? Le PASOK qui, il y a deux ans, a fait un triomphe gagnant les élections avec le score-record de 45%, obtient maintenant, selon tous les sondages, moins de 10% tandis qu'un groupuscule de tueurs néonazis atteint depuis peu les 3% ! Oui, la société grecque est déjà en train d'expérimenter sa propre République de Weimar…

Alors, que faire ? La première chose c'est de crier haut et fort que les grecs ne doivent pas payer cette dette qui les étrangle et qui n'est pas la leur. Qu'on doit suspendre tout de suite son paiement. Pourquoi faire ? Pour faire ce que nous oblige de faire le droit international, l'ONU, nombre de conventions internationales signées d'ailleurs par nos gouvernements : Pour investir les sommes astronomiques consacrées maintenant au service de cette dette, à la satisfaction des besoins élémentaires de la société grecque, à la santé, l'éducation, les infrastructures, les services publics, les chômeurs, les gosses affamés, les familles monoparentales, les malades et les infirmes, les femmes qui sont maintenant contraintes d'assumer gratis et en famille toutes ces taches assumées par les services publics avant leur démantèlement et leur privatisation.

Pour combien de temps ? Pour le temps qu'il faudra pour réaliser un audit citoyen de la dette afin d'identifier sa part illégitime qu'il faudra annuler et ne pas payer. Et tout ca en refusant obstinément de tomber dans le piège des chantages de nos bourreaux qui nous répètent à longueur de journée qu'une telle politique radicale mène automatiquement le pays à la sortie de l'euro et de l'Union Européenne, à un repli national obligatoire…

Non, non et non. Nous refusons de payer cette dette et en même temps nous restons dans la zone euro. Et la raison principale est simple : parce que nous voulons nous battre avec vous, tous ensembles, la main dans la main avec tous les peuples et tous les travailleurs de ce continent, pour foutre en l'air cette Europe du capital, des Merkel et des Sarkozy. Parce que nous voulons créer et amplifier ce qu'on appelle la « crise systémique » de cette Union Européenne antidémocratique et antisociale des riches. Oui, il n'y a désormais qu'une seule perspective, la seule réaliste et faisable, celle du combat commun de ceux d'en bas partout en Europe.

Camarades, c'est maintenant plus que jamais que l'union fait la force. Unissons-nous car tous ensembles nous pouvons toujours changer ce monde qui est en train de pourrir. Avant qu'il ne soit pas trop tard… Et rappelez-vous : Si ce n'est pas nous, alors qui ? Si ce n'est pas maintenant, alors quand ?...

http://www.internationalistes13.org...

Ibrahim Ali Abdallah nous a quitté il y a 17 ans, à l'âge de 17 ans, assassiné par des colleurs d'affiches du Front National

19. février 2012 - 14:45

Le mardi 21 février 2012, cela fera 17 ans qu'Ibrahim Ali Abdallah nous a quitté à l'âge de 17 ans, assassiné par des colleurs d'affiches du Front National

A cette occasion ; et comme chaque année depuis ce drame ; ses proches, ses amis, des partisans du vivre ensemble, des militants antiracistes, des citoyens ordinaires…Vous invitent à un

Rassemblement contre l'intolérance et la xénophobie.

Le mardi 21 février 2012 de 12h30 à 13h30

Aux 4 chemins des Aygalades

Venez nombreux et faites passer l'information

Plus jamais ça !

— Quand viendra ce jour Où enfin l'amour triomphera sur la haine Quand viendra ce jour Où enfin l'amour et la paix auront leur règne

MT Soly in "Un monde meilleur"

Le camp des Milles : internements et déportations, 1939-1942

19. février 2012 - 13:22

Du jeudi 1 mars 2012 (soir du vernissage) au vendredi 23 mars l'exposition Hans Bellmer et les peintres inconnus du Camp des Milles est programmée avec le concours de l'Association des Philatelistes du Pays d'Aix. On y découvrira un portrait exécuté par Bellmer, des oeuvres de Jupp Winter (1904-1983) et d'Olaf Christiansen (1901-1990) ainsi que des travaux non encore identifiés.
Galerie A. Paire, 30 rue du Puits Neuf, Aix-en-Provence.
Ouvert du mardi au samedi, de 14 h 30 à 18 h 30.


Le camp des Milles : internements et déportations, 1939-1942

Le camp des Milles est repérable à quelques kilomètres au sud d'Aix-en-Provence. En bordure de voie ferrée, on découvre au bout de la rue centrale du village, un domaine de sept hectares, les quinze mille mètres carrés d'une ancienne tuilerie avec de hautes cheminées, les trois étages d'une façade et deux grandes ailes […]
Des antinazis considérés comme des "sujet ennemis".
Au moment de la déclaration de guerre du 3 septembre 1939, l'administration française ordonne l'internement et le criblage des ressortissants allemands et autrichiens qui vivent en France : elle considère ces personnes comme des suspects. C'est une première étape dans l'aveuglement et la xénophobie, le déclenchement d'un engrenage proprement infernal. La plupart des émigrés que la Troisième République place sous surveillance sont soit de simples vacanciers, soit des réfugiés qui ont quitté l'Allemagne en 1933, effrayés par la montée du nazisme dont ils sont de farouches ennemis. [...]

Présentation complète : Camp des Milles


1937 / 1940 : Max Ernst, à Saint-Martin d'Ardèche et au camp des Milles

Né en 1891 à Brühl, une petite ville de la province rhénane, Max Ernst s'établit en France en 1921. Sept années auparavant, il était mobilisé en tant qu'artilleur ; la violence et la cruauté du premier grand conflit mondial l'ont durement marqué. Vivant en France, il n'avait pas directement ressenti l'ascension du III° Reich, pas plus que la virulence d'un appareil de propagande dont il devint l'une des cibles.

Sur la photographie d'un article publié par la presse viennoise pendant l'été de 1937, on reconnaît Hitler et Goebbels qui visitent l'exposition de L'Art dégénéré. Ils ne se sont pas attardés devant les travaux de Chagall, Kandinski, Klee et Picasso, ils poursuivent leur conversation dans la proximité d'un tableau de Max Ernst qui s'appelle La Belle Jardinière. Au-dessus de ce tableau qui fut acquis en 1924 par la Kunsthalle de Düsseldorf et dont on n'a jamais pu retrouver trace, les nazis avaient posé une inscription prétendant qu'il s'agissait d'une "insulte à la femme allemande". [...]

Présentation complète : Max Ernst

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