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Infos Mille babords

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Mis à jour : il y a 16 heures 51 min

Attac a 20 ans !

29. septembre 2018 - 13:00


Terres communes

29. septembre 2018 - 9:00

Dans un monde qui s'emmure, l'existence de la zad a ouvert des imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l'opération César en 2012, elle a servi de point de référence et d'espoir à une foule de personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et maintenant d'autres possibles. Après l'abandon de l'aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années d'expérimentations collectives insolentes. Une série d'attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad et fragilisé son assise, et ce malgré les formes de résistance qui se sont trouvées sur ces différents terrains. La signature, en juin, d'un lot de conventions sur les terres occupées a néanmoins marqué une forme de cessez-le-feu et le maintien d'un ensemble de lieux de vie et de projets.

Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la zad est toujours en lutte pour son avenir. […]
suite : http://www.millebabords.org/spip.php?article31993

Au programme :

## samedi 29 septembre

Marche et actions de soutien pour les nouvelles installations sur les terres de la zad, transhumance de brebis.

Fêtes des battages avec les récoltes de l'été, levée participative du hangar du Grand Troupeau Communal bovin, chantier bergerie, débats sur les luttes paysannes et l'accès collectif à la terre.

Mystérieux voyage dans la forêt de Rohanne, activité de bardage, discussions sur les communs et le maintien de la prise en charge de la forêt par ses usagers.

Chantiers et rencontres sur la défense des habitats auto-construits et alternatifs.

Banquet du réseau de ravitaillement des luttes et échange avec des salariés rencontrés lors des grèves de l'année passée.

Fête, concerts, cirque, spectacles...

## dimanche 30 septembre

Portes ouvertes sur plusieurs lieux de la zad : accueil et présentation des projets et installations.

Grande journée de randonnée dans le bocage avec le groupe des « sentiers de Camille », balade avec Les Naturalistes en Lutte et le groupe forestier Abrakadabois.

Défendons le Bocage & ses mondes !

pour tous contacts : reclaimthezad chez riseup.net

des infos sur les sites : zad.nadir.org

Visuel, affiche et tract ici, avec les infos mises à jour :
https://zad.nadir.org/spip.php?article6048

20 Ans d'Attac : Hommage au cinéma social marseillais

28. septembre 2018 - 18:15

Un Hommage au cinéma social marseillais : quelle meilleure façon de lancer les festivités de ces 20 Ans d'Attac dès le vendredi 28 septembre en partenariat avec le cinéma Le Gyptis à la Belle de Mai.

Autour des trois réalisateurs emblématiques Paul Carpita, René Allio et Robert Guédiguian, ce sont ces moments précieux à la fois poétiques et politiques que nous vous proposons de goûter ensemble.

Katharina Bellan, réalisatrice et auteure d'une thèse sur l'image de la cité phocéenne au cinéma nous éclairera de ses lumières en début de chaque séance.

Projection 1 à 18h15 :

La Visite – court-métrage de Paul Carpita – 1966 – 20 minutes.

Roger, responsable syndical sur le port de Marseille et Michel, médecin libéral, sont de vieux amis même s'ils sont en désaccord sur le rôle d'un médecin dans la société capitaliste. Michel vient d'examiner un jeune piqueur de sel dont les poumons sont gravement atteints par les poussières et les gaz toxiques qu'il inhale, accroupi au fond d'un réservoir. Michel s'en ouvre à Roger qui s'indigne : un médecin ne peut fermer les yeux sur les causes du mal qu'il soigne. Ne rien faire équivaut à s'en rendre complice ! Quelques jours plus tard, Michel apprend l'explosion du pétrolier géant sur lequel Roger travaille...


À l'Attaque – film de Robert Guédiguian – 2000 – 90 minutes.

Deux scénaristes décident d'écrire un film politique mettant en scène le petit monde du Garage Moliterno & Cie, à L'Estaque. Ils plantent peu à peu le décor, donnent vie et profondeur aux personnages et testent différentes variantes de leur intrigue, dans une version originale du « film dans le film ». Qualifié de « conte » par son auteur, ce film aborde des questions graves (mondialisation, chômage, endettement) mais se conclut par un happy end.

Pause Buffet de 20h15 à 20h45

Projection 2 à 20h45 :

Graines au vent – court-métrage de Paul Carpita – 1964 – 18 minutes.

Le petit Alain, 12 ans, incompris, rejeté par tous, fait l'école buissonnière et passe toute une journée sur le port de Marseille. Il est fasciné par ses découvertes, les paquebots en cale sèche, le travail des hommes... Nous faisons un brin de chemin en compagnie de ce gosse, intelligent, curieux, sensible. Sera-t-il, comme ces graines que le vent emporte, gaspillé ?

La Vieille Dame Indigne – film de René Allio – 1965 – 94 minutes.

À Marseille, une vieille femme, Madame Bertini, se retrouve seule à la mort de son mari. Tous ses enfants sont mariés et dispersés dans la région à part Albert et Gaston qui sont restés à Marseille. Par intérêt pour l'héritage, les deux fils cherchent à accaparer leur mère. Mais elle décline leur invitation et, avec le peu d'argent reçu des ventes de l'entreprise familiale en faillite et de tous les biens qui avaient constitué son quotidien jusqu'alors, elle s'achète une voiture et part à l'aventure en compagnie d'une serveuse de bar, Rosalie, une jeune femme très libre pour laquelle elle s'est prise d'amitié, ainsi que d'Alphonse, un cordonnier libertaire...

Adresse :
Le Gyptis
136, rue Loubon
13003 MARSEILLE

Téléphone
+33 (0)4 95 04 96 25

Tarifs
plein tarif : 6 €
tarif réduit : 5 € (étudiants, chômeurs, RSA, + de 65 ans)
tarif de groupe : 4 €
tarif moins de 20 ans : 2,5€
séances jeune public et famille : 2,5 €
abonnement dix séances : 40 €

Pour y aller
En bus :
départ Canebière Bourse : 31 et 32 arrêt place Caffo
départ Réformés Canebière : 33 et 34, arrêt Belle de Mai Loubon
retour Départ place Caffo : 31 et Fluobus de nuit 533 à destination de Canebière Bourse
En vélo : borne vélo n°3320 place Bernard Cadenat
En voiture : Parking à proximité gratuit place Cadenat

Réunion RESF 13

19. septembre 2018 - 17:30

Mercredi 19 septembre de 17h30 à 20h.

resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org

À vos agendas : MILLE BÂBORDS, UNE ZONE À DÉFENDRE !

15. septembre 2018 - 15:00

À vos agendas :
MILLE BÂBORDS, UNE ZONE À DÉFENDRE : CARREFOUR DES LUTTES, CARREFOUR DES IDÉES !
Le samedi 15 septembre 2018, ensemble, fêtons, participons et soutenons notre association !
De 15h à 21h au Théâtre Toursky

Avec l'association des Amis de Richard Martin et les associations adhérentes de Mille Bâbords : Alarm, Alternative Libertaire, Attac, Bricabracs, CNT 13, Kheper, Libre Pensée Autonome, MutVitz 13, Resf 13, Survie PACA et bien d'autres !

Avec la participation du Blues Anarseillais, Duval MC, Géronimo Chapeau et autres groupes.


Au programme :
espace de parole et d'échanges, concerts, lectures, stands des associations, braderie de livres, buvette et petite restauration.
Le programme détaillé sera prochainement communiqué.

Comme vous le savez, Mille Bâbords a besoin cette année particulièrement de moyens financiers pour poursuivre et développer l'ensemble de ses activités.

PAF souhaité : 3 € ou plus selon les moyens

Plus d'infos : contact chez millebabords.org

Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré
13003 Marseille

Métro Ligne 2 : Arrêt "National"
Bus 89 : Arrêt "Auphan/Vaillant

Permanence du RESF 13

5. septembre 2018 - 15:00

Mercredi 5 septembre de 15h à 17h : Permanence RESF à la MMDH (34 cours Julien, 13006 Marseille)

De 15 h à 17 h tous les 1er mercredi du mois.

resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org

Semaine intergalactique sur la zad

27. août 2018 - 10:00

"Attention ! si vous vous êtes déjà inscrit précedemment pour la semaine, il y a un problème avec l'accès à la boîte mail initialement donnée galaczad chez riseup.net ; merci de vous réinscrire sur intergalaczad chez riseup.net"

/// du 27 août au 2 septembre 2018 - semaine intergalactique sur la zad.

Après la victoire tant attendue contre le projet aéroport, nous tentons de sortir enfin d'un printemps brutal. Celui-ci a été marqué par deux phases d'expulsions au cours desquelles le gouvernement s'est consacré à se venger de l'affront qu'avait représenté la zad pendant tant d'années. Ces opérations policières massives ont causé beaucoup de blessé-e-s et entraîné la destruction d'une partie lieux de vie de la zad ainsi qu'une longue présence militaire. Mais l'Etat a dû renoncer à aller plus loin et à éradiquer notre présence dans ce bocage. La résistance sur le terrain, les solidarités ailleurs et le processus de négociation ont abouti à un statu quo sur le maintien de dizaines d'habitats, espaces communs ainsi que des activités sur la majeure partie des terres prises en charge par le mouvement. Néanmoins, ce que nous avons réussi à conserver aujourd'hui pourrait très vite être attaqué de nouveau, administrativement, politiquement ou militairement. Alors que la zad se remet de ses plaies, se recompose, que les travaux des champs et les constructions reprennent, nous nous projetons sur les combats des prochains mois. Ceux-ci nous dépassent et se relient à d'autres menés partout dans le monde. Ils concernent l'usage collectif et respectueux de la terre, le partage des communs, la remise en question des états-nations et des frontières, la réappropriation de l'habitat, la possibilité de produire et d'échanger en se libérant des carcans marchands, les formes d'auto-organisation sur des territoires en résistance et le droit d'y vivre librement...

Après plus de deux ans de travaux réguliers et un nouveau mois de chantier cet été, la semaine du 27 août au 2 septembre sera celle de l'inauguration de l'ambazada, espace destiné entre autres à accueillir sur la zad de Notre-dame-des-Landes des luttes et des peuples insoumis du monde entier. Pour pendre dignement cette crémaillère-là, nous ne pouvions que convier à une nouvelle semaine intergalactique. Nous souhaitons qu'elle contribue à se redonner de l'élan et des horizons avant les mobilisations de la rentrée ici et ailleurs.

lire la suite : https://zad.nadir.org/spip.php?article5975

//// Programme de la semaine intergalactique

Ce programme est soumis à des changements et compléments d'ici fin août. N'oubliez pas de vous inscrire à l'avance en écrivant à : intergalaczad chez riseup.net

# toute la semaine : expo photo "territoires en bataille"

— Lundi 27 août :

# 10h : accueil / présentation de la semaine

# 14h : Ce lundi puis tous les jours, après le repas de midi à l'heure du café, annonces diverses et présentations libres des participant.e.s aux rencontres.

# 15h : Témoignages de personnes sans papiers à Nantes et des groupes qui organisent leur soutien dans les squats et les démarches administratives. Point sur la loi "asile-immigration" Retour d'expériences de personnes qui ont organisé depuis l'automne l'occupation de l'université de Nantes avec des personnes sans papiers puis l'ouverture d'une succession d'autres squats.

# 17h : Discussion autour du livre "Se battre pour des espaces, se battre pour nos vies : les mouvements squats aujourd'hui" - avec le collectif "squatting everywhere" + comment s'organiser face à la loi anti-squat qui pourrait être validée en septembre et criminaliser les occupations en France comme c'est déjà le cas dans d'autres pays européens.

Ce livre présente une série de voyages dans un mouvement aux multiples facettes, avec des retours sur des luttes locales, des expériences de répression et des récits sur les formes de vie collective nées d'espaces squattés dans diverses villes et pays à travers le monde : de Rio de Janeiro à Istambul, en passant par Seattle et l'Australie. Pour plus d'infos : http://www.edition-assemblage.de/fighting-for-spaces/

# 20h30 : Voyage à travers des décennies de lutte (voir appel) - épisode 1 - intervento sur les mouvements révolutionnaires italiens des années 70

— Mardi 28 août

# 10h : Balades et récits sur la zad

# 15h : Une présentation de la situation politique, sociale et des luttes au Mexique suite aux élections présidentielles de juillet et à la campagne de la candidate indigène Marichuy. Retour sur la rencontre de milliers de femmes ce printemps dans le caracol de Morelia (Chiapas) organisée par le mouvement zapatiste de l'EZLN.

# 17h : Voyage à travers des décennies de lutte - épisode 2 - retour sur les mouvements autonomes allemands des années 80

# 21h : Rétrospective de films du collectif OGAWA sur la décennie de lutte (70's) contre l'aéroport de Tokyo-Narita au Japon

"Dans ce qui constitue le précédent le plus frappant et le plus significatif à Notre-Dame-des-Landes, l'expropriation de terres agricoles pour la construction de l'aéroport de Tokyo-Narita commença en 1966. D'ici à 1971 avait débuté une décennie de batailles meurtrières entre l'État et les fermiers qui refusaient de céder leurs terres. Ce furent ces batailles hautement exemplaires qui, d'après le témoignage de nombreux militants français de l'époque, inspirèrent leurs propres affrontements directs et physiques avec la police dans les rues de Paris et d'autres villes. La série de films du collectif Ogawa se donne pour mission de raconter l'histoire de la lutte, non pas à posteriori mais bien à mesure qu'elle a lieu. Si elle compte parmi les films les plus intelligents et les plus exaltants qu'il nous ait jamais été donné de voir, c'est parce qu'elle propose, de façon inséparable, aussi bien la chronique directe de ces événements que leur réflexion immédiate (par ceux-là-mêmes qui vivent ces événements, les paysans en lutte de Sanrizuka). Ils nous donnent à voir et à entendre à la fois la mêlée du champ de bataille et la stratégie qui s'y déploie au jour le jour – tout autant que l'impact de ces longues années de résistance sur la vie quotidienne et la pensée de ceux qui se sont retrouvés un jour obligés de se battre, contre une force qui voulait les déloger. L'alliance de précision et de lyrisme à l'œuvre dans les films d'Ogawa Productions tournés à Sanrizuka leur donne une valeur d'exemple : un exemple qui n'est pas fait pour être cité, mais bien pour être reproduit, sur le terrain du cinéma comme sur celui de la lutte politique."

Pour plus d'infos : https://www.zintv.org/Notre-camera-sera-en-premiere-ligne-pour-recevoir-les-coups

Programme

— Mercredi 29 août

# 10h : Chantiers/ logistique

# 15h : Présentation du mouvement de libération des femmes au Kurdistan et son rôle au sein de la société.

# 17h : Une Flotille de la liberté pour Gaza regroupant une quarantaine de participant.e.s de 16 pays, est partie le 21 juillet de Palerme pour briser le blocus de Gaza. Sarah Katz qui a vécu deux ans à Gaza racontera l'attaque israelienne et son emprisonnement. Pierre Stambul, de l'UJFP, expliquera comment le sionisme a fabriqué un Etat d'apartheid.

# 21h : Voyage à travers des décennies de lutte - épisode 3 - les mouvements écologistes radicaux et anticapitalistes anglais des années 90, des road protests, street party à la montée en puissance du mouvement antimondialisation.

— Jeudi 30 août

# 10h : "Développement ou autonomie ? Quelques pistes à partir de l'opposition aux mines en Guyane" avec des personnes de la revue z

# 14h : Ouverture des rencontres entre territoires en bataille/zones en recherche d'autonomie (voir appel) avec la participation d'habitantes du Wendland (Allemagne), de Chistiania (Danemark), des Lentillères (France), d'Errekaleor (Pays basque), de la zad de Notre-Dame-des-Landes (France) : Naissance et apparition d'un territoire en bataille - Habiter un territoire //

# 21h : Concert avec Portron Portron Lopez + Portron Portron touaregs + Culture émotion + Channel plus à Bellevue....

— Vendredi 31 août

# 10h puis 14h : Suite des rencontres ouvertes entre territoires en bataille/zones en recherche d'autonomie : Entre-soi et porosité du territoire - S'organiser

# 21h : Voyage à travers des décennies de lutte - épisode 4 - retour sur les mouvements français de 2005 à 2017 - des émeutes de 2005/CPE à la loi travail en passant par les zads

— Samedi 1er septembre

# 9h : chantiers / logistique

# 10h : Projection et présentation de la lutte contre l'extractivisme au Vénézuela avec un camarade de la libertalia, une coopérative autogestionnaire.

# 15h : Suite et fin des rencontres ouvertes entre territoires en bataille/zones en recherche d'autonomie : Les inspirations du passé - Durer, se projeter, au-delà des défaites et des victoires

*** Soirée d'inauguration de l'ambazada ***

# 19h : Apéro-chansons avec une invitation aux participant.e.s de tous pays à venir avec des chants de chez eux

# 20h : Buffet international

# 21h : Bal plus ou moins trad et boum.

— Dimanche 2 septembre

# 10h : Remise en état et grasse mat'

# 15h : Discussion sur Bure et l'instruction en cours

# 21h : Ciné-club de l'ambazada : "La porte du paradis" de Michael Cimino

Le film culte qui a coulé la plus grosse société de production d'Hollywood - sur la fronde tournoyante de migrants, prostitués, paysans, face aux armées de mercenaires des grands propriétaires terriens dans l'amérique de la fin du 19e.

Pour tous contacts, inscriptions, questions : intergalaczad chez riseup.net Le programme complet de la semaine intergalactique sera bientôt en ligne sur : https://zad.nadir.org/

Semaine intergalactique sur la zad du 27 août au 2 septembre 2018

27. août 2018 - 10:00

Pour tous contacts, inscriptions, questions : galaczad chez riseup.net
Le programme complet de la semaine intergalactique sera bientôt en ligne sur :
https://zadforever.blog - https://zad.nadir.org/

Après la victoire tant attendue contre le projet aéroport, nous tentons de sortir enfin d'un printemps brutal. Celui-ci a été marqué par deux phases d'expulsions au cours desquelles le gouvernement s'est consacré à se venger de l'affront qu'avait représenté la zad pendant tant d'années. Ces opérations policières massives ont causé beaucoup de blessé-e-s et entraîné la destruction d'une partie lieux de vie de la zad ainsi qu'une longue présence militaire. Mais l'Etat a dû renoncer à aller plus loin et à éradiquer notre présence dans ce bocage. La résistance sur le terrain, les solidarités ailleurs et le
processus de négociation ont abouti à un statu quo sur le maintien de dizaines d'habitats, espaces communs ainsi que des activités sur la majeure partie des terres prises en charge par le mouvement. Néanmoins, ce que nous avons réussi à conserver aujourd'hui pourrait très vite être attaqué de nouveau, administrativement, politiquement ou militairement. Alors que la zad se remet de ses plaies, se recompose,
que les travaux des champs et les constructions reprennent, nous nous projetons sur les combats des prochains mois. Ceux-ci nous dépassent et se relient à d'autres menés partout dans le monde. Ils concernent l'usage collectif et respectueux de la terre, le partage des communs, la remise en question des états-nations et des frontières, la réappropriation de l'habitat, la possibilité de produire et d'échanger en se libérant des carcans marchands, les formes d'auto-organisation sur des territoires en résistance et le droit d'y vivre librement...

Après plus de deux ans de travaux réguliers et un nouveau mois de chantier cet été, la semaine du 27 août au 2 septembre sera celle de l'inauguration de l'ambazada, espace destiné entre autres à accueillir sur la zad de Notre-dame-des-Landes des luttes et des peuples insoumis du monde entier. Pour pendre dignement cette crémaillère-là, nous ne pouvions que convier à une nouvelle semaine intergalactique. Nous souhaitons
qu'elle contribue à se redonner de l'élan et des horizons avant les mobilisations de la rentrée ici et ailleurs.

/// RENCONTRES OUVERTES ENTRE TERRITOIRES EN BATAILLES ET EN QUÊTE D'AUTONOMIE

Des questions n'ont cessé pour notre part de nous habiter tout au long de la saison passée, celles entre autres de l'ancrage dans la durée sans se laisser domestiquer, de l'entre-soi ou de la porosité de nos mouvements, du rapport de force plus ou moins frontal avec l'Etat et de possibilités que des victoires se prolongent. Nous avons dû trouver nos propres réponses partielles dans l'urgence, nous avons dû faire des choix décisifs face aux tanks et sous une pression dramatique. Nous voulons reposer ces enjeux et les recroiser avec d'autres territoires nés de batailles et ayant tracé leur propre chemin. Une partie de la semaine sera donc consacrée à des rencontres ouvertes avec des invités du Wendland en Allemagne, de Christiania au Danemak, du
quartier libre des Lentillères en France, d'Errekaleor au Pays Basque ou encore d'Exarchia en Grèce . Chacun de ces territoires nous racontera la manière dont il s'est emparé de ces problématiques et ouvrira un débat croisé.

A une autre échelle, des peuples entiers résistent toujours de par le monde à l'assimilation culturelle et à l'idéologie libérale. Un moment de rencontres spécifiques à ce sujet au cours de la semaine est aussi en cours de préparation.

/// JONCTIONS HISTORIQUES ET HÉRITAGES RÉVOLUTIONNAIRES

Nous vous proposerons aussi de voyager au cours de diverses soirées à travers des décennies de luttes marquantes dans différents pays européens. L'Italie révolutionnaire des années 70, les mouvements autonomes allemands des années 80 ou l'écologie radicale anglaise et anticapitaliste des années 90, entre autres, ont reconfiguré le
langage politique, les pratiques d'actions et d'organisation. Nous replonger dans ces histoires vibrantes, ce sera partir en quête d'héritages et d'imaginaires qu'elles nous donnent pour penser le présent.

/// AUTRES CONTENUS, CHANTIERS ET RENCONTRES SIMULTANÉES SUR D'AUTRES CHAMPS DE LUTTE

Divers autres contenus sont en cours de programmation, notamment :

un après-midi de rencontre avec une militante kurde sur le mouvement de libération des femmes au Kurdistan, et son rôle au sein de la société et du PKK.

Une présentation de la situation politique, sociale et des luttes au Mexique suite aux élections présidentielles de juillet et à la campagne de la candidate indigène Marichuy.

Témoignages de personnes sans papiers à Nantes et des groupes qui organisent leur soutien dans les squats et dans leurs démarches administratives. Un point sur la loi "asile-immigration". Le retour d'expériences d'un groupe qui a organisé cet hiver l'occupation de l'université de Nantes avec des personnes sans papiers et un aperçu de la situation actuelle.

Des rencontres se pensent en parallèle sur d'autres lieux de la zad avec des groupes de syndicalistes ou d'étudiant.e.s qui consacreront certaines journées de la semaine à tirer un bilan de leurs mobilisations de l'année et se pencher sur la suite. Des croisements entre les un.e.s et les autres et la semaine intergalactique sont à prévoir .

Les matinées seront consacrées à des chantiers sur divers lieux pour renforcer les communs de la zad, ainsi qu'à faire tourner l'orga logistique de la semaine.

Les participant.e.s sont les bienvenu.e.s à proposer des contributions aux diverses discussions annoncées. Il est possible de nous contacter pour faire des propositions supplémentaires d'ateliers et discussions. Nous avons cependant fait le choix général de favoriser quelques grandes thématiques et temps communs pendant lesquels avancer ensemble plutôt que de superposer une multiplicité de
discussions en parallèle.

/// PRÉVENIR DE VOTRE VENUE ET L'ORGANISER

Dites-nous si vous voulez venir !! Nous avons besoin de prévoir la logistique à l'avance, et donc de connaître le nombre de participant-e-s (pour cette semaine, nous avons prévu des infrastructures pour environ 300 personnes). Nous souhaitons que les participant-e-s restent la semaine entière afin de prendre le temps d'une élaboration collective. Merci de nous dire avant le 31 juillet combien d'entre vous seront présent-e-s et à quelles dates. Des structures de cantine seront organisées sur place, mais n'oubliez pas de prendre une tente et un duvet pour dormir.

Dites-nous également quelle-s langue-s vous parlez afin d'organiser la traduction. Tell us wich langage you speak to organize the translations.

Pour tous contacts, inscriptions, questions : galaczad chez riseup.net
Le programme complet de la semaine intergalactique sera bientôt en ligne sur :
https://zadforever.blog - https://zad.nadir.org/

Affiche et version anglaise ici -
https://zadforever.blog/2018/06/15/an-intergalactic-week-27-aug-2-sept/

Bobines Rebelles dans les Alpes

26. août 2018 - 10:00
SALLE 1

10h

APRÈS LE PRINTEMPS : VIE ORDINAIRE DE COMBATTANTS SYRIENS
de Laurent Lhermite et Romain Huët
France 2017- 63mn
Les brigades de combattants insurgés se relaient sur le front pour tenir la position et résister à l'avancée de l'armée de Bachar El-Assad. En attendant que l'on fasse appel à eux, les Moudjahidines Ahmad, Abu moraï et Mohammed continuent de vivre malgré les bombardements incessants. Écouter leur parole, leur récit d'une guerre civile vécue de l'intérieur, entre l'intensité du moment présent, l'obscurité de l'avenir, l'espoir, l'usure et la folie.

14h

ET VOUS VIVEZ LÀ HAUT TOUTE L'ANNÉE ?
Un film de Michel Marié, écrit par Natacha Guiboud
France 2017- 52minutes
À cheval sur la Drôme et les Hautes Alpes, la vallée de la Méouge étire ses quarante km de nature sauvage. C'est ici qu'ils se sont installés et, à la belle saison, leur vie peut paraître idéale. Mais vivre ici a un prix. Ce ne sont pas de « doux illuminés », ils sont en phase avec notre siècle. C'est à travers le quotidien de Claire, Sylvie, Régis et quelques autres que nous tentons de comprendre leurs motivations.

16h

UNE BRANCHE EN TRAVERS DU CHEMIN
de Etienne Dècle et Catherine Bouteron
France 2017- 60 minutes
Loup et pastoralisme : la cohabitation est-elle possible ? Depuis le début des années 90, en France, dans les Alpes du Sud, la réapparition du loup a exacerbé le conflit d'usage d'un territoire où il s'est progressivement réinstallé. Au-delà de cette situation, le loup interroge notre rapport au monde sauvage et la place accordée à la nature dans notre société.

18h

LE DOSSIER PLOGOFF
de François Jacquemain
France - 50mn - 1ère sortie : 1980
Restauré en 2017 et diffusé par Synaps Audiovisuel
Un village peuplé d'irréductibles bretons.nes résiste encore et toujours à l'envahisseur et son projet de centrale. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de gardes mobiles des camps retranchés alentour. Ainsi, sans potion magique mais avec pierres, cris et recours administratifs, les habitants de Plogoff défient consciencieusement l'État Français.

CHAPITEAU du cinéma voyageur

10h

CARTE BLANCHE au CINÉMA VOYAGEUR
Une sélection de courts métrages du catalogue de cinéma-voyageur

14h rediffusion

REGARDE AILLEURS
de Arthur Levivier - France 2018 - 85 minutes
De l'expulsion de la « jungle » en octobre 2016 jusqu'à la situation sur place un an plus tard, Arthur a partageé des moments de vie avec des hommes et des femmes d'origine soudanaise, afghane, éthiopienne, érythréenne et des habitants de Calais.
En soulignant le décalage qu'il existe entre le terrain et les discours, il nous montre la stratégie mise en place pour dissuader les exilés de rester. Le réalisateur réussit à filmer le harcèlement étatique, les mises en scène médiatiques, mais aussi la force et l'humour des exilés.

16h

CARTE BLANCHE au CINÉMA VOYAGEUR
Une sélection de courts métrages pour les enfants petits et grands

SALLE 2

10h

DANS MA TÊTE UN ROND POINT
de Hassen Ferhani
Algérie, France, Qatar, Liban, Pays-Bas 2015 - 100 minutes
Dans le plus grand abattoir d'Alger, des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L'espoir, l'amertume, l'amour, le paradis et l'enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde.

14h

MORTS À 100 %
de Jean Lefaux et Agnès Guérin
France 1980 - 55 minutes
Morts à 100 % tire le bilan d'une vie de travail et d'exploitation pour ceux qui, dans le bassin et ailleurs, ont cru au mythe du mineur héroïque au travail et dans la lutte. Ce mythe auquel ont largement contribué les partis politiques de gauche et les syndicats s'est effondré sans heurts dans la mort du bassin du Nord-Pas-de-Calais. Les mineurs se demandent comment ils ont pu contribuer à leur propre exploitation et à leur propre mort par silicose.

MORTS À 100 % : POST-SCRIPTUM
de Modeste Richard et Tomjo
France 2017 - 45 minutes
En 2012, l'UNESCO élève le bassin minier Nord-Pas de Calais au rang de « Patrimoine mondial », saluant l'« œuvre conjuguée de l'homme et de la nature ». Les travailleurs du fond étaient-ils ces héros de la Grandeur industrielle française, ou les otages d'une fierté qui les poussa au sacrifice ?

16h

NEXT / WebSérie Documentaire
de Clément Montfort
France 2017
23 minutes avec Yves Cochet + une lecture qui dérange - 60 mn
… Anéantissements biologiques des écosystèmes, migrations de population pour des raisons climatiques, risques de pénuries de pétrole, autrement dit une série sur les risques d'effondrement de notre civilisation… "Nous entrons dans une crise systémique globale qui parfois peut nous dépasser complètement à l'échelle individuelle. Que faire ? Comment vivre avec toutes ces nouvelles tristes sans sombrer ou rester dans la dépression ? Et que faire quand nous nous sentons abattus par tant de déboires écologiques ? Qu'est ce qui nous attend concrètement ? Comment s'y préparer ?" sont les deux questions fil rouge de NEXT .

18h rediffusion

PIED DE BICHE
de Mathieu Quillet
France 2018 - 78mn
Il est question d'un lieu, les Tanneries à Dijon occupé illégalement par des jeunes en 98, puis légalisé par la mairie, puis déménagé en 2015. tout un tas de maisons sont squattées, ouvertes au pied de biche et habitées sans droits ni titres. Certaines d'entre elles abritent des gens sans papiers. Il est aussi question du Quartier Libre des Lentillères : d'anciennes terres maraichères, squattées, remises en cultures et maintenant habitées par une centaine de personnes.
« Une certaine envie de victoire, que ce ne soient pas que des utopies »

ATTENDRE OU PROVOQUER
de Julie Romeuf et Matthieu Quillet
France 2018 - 15minutes
Lettre filmée, témoignage subversif, offensif mais aussi autocritique sur une expérience de vie de 15 ans (et plus) en squats.

Bobines Rebelles dans les Alpes
Festival de cinéma documentaire d'auteur social et politique
https://bobinesrebelles05.jimdo.com
bobinesrebelles05 chez gmail.com

Bobines Rebelles dans les Alpes

25. août 2018 - 14:00
SALLE 1

14h

PAS RES NOS ARRESTA
Film collectif de l'Amassada
France 2016 - 64 mn
À l'ère de la transition énergétique pour la soi-disant croissance verte, RTE tente de
s'approprier les terres de deux jeunes agriculteurs, à Saint-Victor dans le Sud-Aveyron,
pour implanter un transformateur électrique de sept hectares. Au premier jour de l'hiver 2014, une cabane nommée l'Amassada se dresse sur les terres convoitées.
Les rencontres, les liens, les résistances s'étendent et s'intensifient.

COURTS-METRAGES de Notre-Dame-des-Landes
(séance suivie d'un débat : les grands projets inutiles)

17h

QUAND PASSE LE TRAIN
de Jérémie Reichenbach
France 2013 - 30 mn.
Chaque jour, des centaines d'hommes et de femmes traversent le Mexique, entassés sur le toit de trains de marchandises. Portés par le rêve d'une vie meilleure, ces voyageurs de mauvaise fortune ont l'espoir de passer la frontière des États-Unis. Norma, Bernarda et une dizaine d'autres femmes du village La Patrona, traversé par l'une des voies de chemin de fer sur lesquelles circulent ces trains, se sont données pour mission d'aider les migrants.

LES CORPS INTERDITS
de Jérémie Reichenbach
France 2016 - 12 mn.
Plusieurs réfugiés, arrivés à Calais au péril de leur vie, dénoncent la violence de leur condition. Leurs voix se superposent à des images de la « jungle » et de l'architecture carcérale du nouveau camp construit par l'État français. Sous le joug de lois arbitraires et inhumaines, ils ont été condamnés à errer dans d'inqualifiables limbes à la marge de notre monde.

LA ROCHE ET LE CRISTALLIN (quelques jours à Vintimille)
de Pauline Savary
12 minutes- 2017
La presse s'agglutine sur le passage des "migrants" contraints par la police de rester sur les rochers, quelque part là où la mer touche Menton et Vintimille. Des hélicoptères, des gendarmes, des baigneurs, des journalistes... qui tournent, stationnent, s'agitent, attendent… Essayer de percer la couche qui couvre les faits, leur représentation ; chercher pour mieux voir.
(séance suivie d'un débat : accueillir les migrants)

SALLE 2

14h

ATTIEKE ALL STARS
de Yassine Hubert
France 2017- 70 minutes
À Saint-Denis, au milieu du boulevard Marcel Sembat, les anciens locaux de l'Assurance maladie ont été squattés et transformés en logements d'urgence et en centre social de quartier par un collectif de mal-logés. L'Attiéké, au delà du plat traditionnel ivoirien, est le nom qui a été donné à cette aventure humaine. Derrière la façade bariolée du bâtiment, fourmille une petite communauté qui tente d'organiser une résistance populaire face aux galères du quotidien.

16h

BASKA BIR DAG UNE AUTRE MONTAGNE
de Noémi Aubry et Anouck Mangeat
2017 - 82 minutes
Elles sont des femmes de famille kurde, en lutte pour leur liberté. De trois générations différentes, elles sont engagées chacune à leur manière dans un combat pour résister, au nationalisme, à l'autoritarisme, à la guerre, au patriarcat. Les gentilles filles vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

CHAPITEAU du cinéma voyageur

14h rediffusion

BE' JAM BE et cela n'aura pas de fin.
de Caroline Parietti et Cyprien Ponson
France 85mn - 2017
Au Sarawak, l'un des deux états malais de l'île de Bornéo, « ceux de l'amont des rivières » sont les premiers touchés par la destruction massive des forêts. Les Penan, naguère nomades, sont aujourd'hui dans le cœur du tourbillon : comment continuer à vivre quand tout s'effrite autour de soi, quand le paysage qui donne sens à l'existence disparaît entraînant avec lui langue, pratiques, esprits ? Ensemble, la communauté se raconte à nous dans la lutte à la mort.

16h

PIED DE BICHE
de Mathieu Quillet
France 2018 - 78mn
Il est question d'un lieu, les Tanneries à Dijon occupé illégalement par des jeunes en 98, puis légalisé par la mairie, puis déménagé en 2015. tout un tas de maisons sont squattées, ouvertes au pied de biche et habitées sans droits ni titres. Certaines d'entre elles abritent des gens sans papiers. Il est aussi question du Quartier Libre des Lentillères : d'anciennes terres maraichères, squattées, remises en cultures et maintenant habitées par une centaine de personnes.
« Une certaine envie de victoire, que ce ne soient pas que des utopies »

18h

CARTE BLANCHE au CINÉMA VOYAGEUR
Une sélection de courts métrages du catalogue de cinéma-voyageur

cinéma en plein air*

21h30

*ou en salle selon la météo.

REGARDE AILLEURS
de Arthur Levivier
France 2018 - 85 minutes
De l'expulsion de la « jungle » en octobre 2016 jusqu'à la situation sur place un an plus tard, Arthur a partageé des moments de vie avec des hommes et des femmes d'origine soudanaise, afghane, éthiopienne, érythréenne et des habitants de Calais. En soulignant le décalage qu'il existe entre le terrain et les discours, il nous montre la stratégie mise en place pour dissuader les exilés de rester. Le réalisateur réussit à filmer le harcèlement étatique, les mises en scène médiatiques, mais aussi la force et l'humour des exilés.

Bobines Rebelles dans les Alpes
Festival de cinéma documentaire d'auteur social et politique
https://bobinesrebelles05.jimdo.com
bobinesrebelles05 chez gmail.com

Bobines Rebelles dans les Alpes

24. août 2018 - 20:00

* ou en salle suivant la météo.

LA NUIT DES SACS PLASTIQUES
Film d'animation de Gabriel Harel - France 2018 - 18 minutes

Par cette fable apocalyptique, Gabriel Harel nous parle d'urgence sociétale et écologique dans une habile hybridation de la vignette de bande dessinée et du mouvement par la musique et le montage.

Une expérience de free party hitchcockienne qui reviendra sans doute à l'esprit du spectateur quand, au hasard de son chemin jusqu'à la prochaine fête du samedi soir, il se prendra le pied dans la hanse diabolique d'un sac plastique.

BE' JAM BE et cela n'aura pas de fin
de Caroline Parietti et Cyprien Ponson - France 2017- 85mn

Au Sarawak, l'un des deux états malais de l'île de Bornéo, « ceux de l'amont des rivières » sont les premiers touchés par la destruction massive des forêts.

Les Penan, naguère nomades, sont aujourd'hui dans le cœur du tourbillon : comment continuer à vivre quand tout s'effrite autour de soi, quand le paysage qui donne sens à l'existence disparaît

entraînant avec lui langue, pratiques, esprits ? Ensemble, la communauté se raconte à nous dans la lutte à la mort.

Programme

Bobines Rebelles dans les Alpes
Festival de cinéma documentaire d'auteur social et politique

https://bobinesrebelles05.jimdo.com
bobinesrebelles05 chez gmail.com

Cercle de Silence

16. août 2018 - 17:30

Jeudi 16 août de 17h30 à 18h30

relayé par Resf13
resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65
www.educationsansfrontieres.org

La lettre d'information du site "la voie du jaguar"

14. août 2018 - 18:10
Nouveaux articles


** Communiqué du CCRI-CG de l'EZLN
L'Armée zapatiste de libération nationale
dément tout contact avec AMLO **

par EZLN, SCI Moisés - 4 août 2018

17 juillet 2018

Depuis hier et aujourd'hui au cours de la journée, les médias diffusent
la version, soutenue par des déclarations du père Alejandro Solalinde
(qui se présente comme membre du clergé, prêtre, curé ou ce genre de
choses, chrétien, catholique, apostolique et romain), d'un prétendu
rapprochement entre l'EZLN et monsieur Andrés Manuel López Obrador.
Ils insinuent que "l'EZLN a accepté d'avoir le premier dialogue"
(mots exacts de monsieur Solalinde).

À propos de ce mensonge, l'EZLN déclare :

Premièrement, le CCRI-CG de l'EZLN, direction politique,
organisationnelle et militaire de l'EZLN, n'a accepté aucun premier
dialogue avec personne. Comme le savent bien ceux qui connaissent un
minimum l'EZLN et ses manières de fonctionner, un sujet tel que celui-ci
aurait été communiqué de manière publique à l'avance. (...)
www.lavoiedujaguar.net/Communique-du-CCRI-CG-de-l-EZLN-L-Armee-zapatiste-de-liberation-nationale>


** Invitation à une rencontre de réseaux de soutien
au Conseil indigène de gouvernement,
au pARTage 2018 “Pour la vie et la liberté”
et au quinzième anniversaire des caracoles zapatistes
“Peins des caracolitos et envoie des doigts d'honneur
aux mauvais gouvernements passés, présents et futurs” **

par SCI Marcos & Galeano, SCI Moisés - 4 août 2018

Aux individu·e·s, groupes, collectifs et organisations des réseaux
de soutien au Conseil indigène de gouvernement,
À la Sexta nationale et internationale,

En premier et en dernier lieu, voici : La grande finale.

Vous arrivez au Grand Stade. "Monumental", "colossal",
"architecture merveilleuse", "le géant de béton", des qualificatifs
de ce genre se répètent dans les voix des locuteurs qui, malgré les
différentes réalités qu'ils décrivent, mettent tous en avant la
superbe construction.

Pour arriver au grandiose édifice, vous avez dû contourner des
décombres, des cadavres, de la saleté. Ceux qui ont le plus d'années
derrière eux racontent qu'il n'en a pas toujours été ainsi ; avant,
autour du grand siège sportif, s'élevaient des maisons, des quartiers,
des commerces, des immeubles, des fleuves et des rivières de gens que
l'on esquivait jusqu'à ce qu'on ait le nez quasi collé au
gigantesque portail qui ne s'ouvrait qu'à certains moments et qui
disait "Bienvenu au Jeu suprême". Oui, "bienvenu", au masculin,
comme si ce qui se passait à l'intérieur n'était qu'une affaire
d'hommes (...)
www.lavoiedujaguar.net/Invitation-a-une-rencontre-de-reseaux-de-soutien-au-Conseil-indigene-de


** Cévennes
Appel à soutien !
La Borie sera expulsable à la fin de l'été **

3 août 2018

Berceau d'une lutte mémorable dans les Cévennes contre un grand
projet de barrage dans les années 1980, ce lieu d'habitation et
d'expériences politiques et humaines diverses est occupé depuis
une trentaine d'années. Cet endroit, de nature préservée, à la
biodiversité fourmillante, tenu et entretenu depuis toutes ces années
par des personnes aux histoires éclectiques, à l'encontre des tentatives
de réappropriation municipales ou privées, risque d'être expulsé !

Un jugement lourd est tombé — confirmant notre opinion sur l'infect
visage de l'institution judiciaire — et les possibilités de recours
sont très minces. Le jugement annonce l'obligation à quitter les lieux
au 14 août et à partir de cette date une astreinte de 700 euros par jour
pour les trois personnes assignées et une intervention des forces de
l'ordre possible à partir du 14 septembre. La manière dont le jugement
est rédigé implique que nous n'avons très peu de certitudes
d'obtenir des délais supplémentaires, malgré les tentatives de recours
que nous allons effectuer. (...)
https://www.lavoiedujaguar.net/Cevennes-Appel-a-soutien-La-Borie-sera-expulsable-a-la-fin-de-l-ete


** Terres communes ★ Mobilisation
ZAD ★ 29 et 30 septembre 2018 ★
Défendons le bocage et ses mondes ! **

par ZAD - 1er août 2018

Dans un monde qui s'emmure, l'existence de la ZAD a ouvert des
imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l'opération César
en 2012, elle a servi de point de référence et d'espoir à une foule
de personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et
maintenant d'autres possibles. Après l'abandon de l'aéroport face
à un mouvement aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis
en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années
d'expérimentations collectives insolentes. Une série d'attaques
militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé
une partie de la ZAD et fragilisé son assise, et ce malgré les formes
de résistance qui se sont trouvées sur ces différents terrains.
La signature, en juin, d'un lot de conventions sur les terres occupées
a néanmoins marqué une forme de cessez-le-feu et le maintien d'un
ensemble de lieux de vie et de projets.

Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la ZAD est toujours en
lutte pour son avenir. Début octobre, un nouveau comité de pilotage
va décider de la suite à donner aux conventions d'occupation. (...)
https://www.lavoiedujaguar.net/Terres-communes-%E2%98%85-Mobilisation-ZAD-%E2%98%85-29-et-30-septembre-2018-Defendons-le


** Notes anthropologiques (XIX) **
par Georges Lapierre - 30 juillet 2018

L'objet de valeur
Deuxième partie : A) l'objet de valeur

Dans cette deuxième partie, je vais m'attacher dans un premier temps
à l'objet de valeur sous son aspect général, une réflexion à bâtons
rompus pour tenter de cerner la notion de valeur sans chercher à la
figer coûte que coûte ; dans un second temps ("Notes anthropologique
XX"), je m'intéresserai à un objet de valeur qui nous concerne plus
directement, la monnaie (ou l'argent) afin de marquer ce qui différencie
la monnaie, et la notion de valeur qui y est attachée, des autres objets
de valeur qui ont cours dans d'autres civilisations ou qui ont eu cours
en d'autres temps.

Dans les notes anthropologiques antérieures j'avais conclu que l'objet
de valeur n'était pas l'objet tel que le concevaient les
scientifiques. C'est un objet spirituel, chargé d'esprit, et
l'esprit, dans la mesure où il est lié à la vie sociale, est
différent du sens attaché à l'objet scientifique qui, lui, exprime le
lien entre l'individu et son environnement. (...)
https://www.lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XIX


** La lutte de Pancho Villa :
rendre au monde rural ce qui lui revient **

29 juillet 2018

Il y a cent quarante ans naissait José Doroteo Arango Arámbula,
dit "Pancho" Villa (1878-1923).

Voleur de bétail durant sa jeunesse, il rejoint en 1910, à trente-deux
ans, le mouvement révolutionnaire de Francisco Madero. Il y fait la
connaissance d'Abraham González, qui lui enseigne ce qu'on apprend à
l'école primaire, ce qui lui change la vie. C'est à partir de ce
moment qu'il développe ses idées politiques et théorise.

Il se distingue en tant que chef lors de plusieurs batailles, se fait
remarquer par sa révolte, son intelligence et son audace et devient
gouverneur de l'État de Chihuahua en 1914.

Durant son mandat, Villa saisit des magasins et remplaça les commerçants
sans scrupules par d'honorables administrateurs, il baisse les prix du
maïs, des haricots rouges et de la viande (...)
https://www.lavoiedujaguar.net/La-lutte-de-Pancho-Villa-rendre-au-monde-rural-ce-qui-lui-revient

LA VOIE DU JAGUAR • informations et correspondance pour l'autonomie individuelle et
collective • lavoiedujaguar chez riseup.net • http://lavoiedujaguar.net

Mi-août contre les expulsions !

14. août 2018 - 10:00

C'est le moment où le juge nous demande d'être parti-es...

Et bien... On est pas d'accord !

Une AG le 14, une manif et un concert le 15, des discussions sur les jours d'avant et d'après... Bientôt plus d'infos mais vous êtes déjà invité-es à garder ces dates pour un séjour prolongeable à la Borie !

https://laborie.noblogs.org/

http://www.millebabords.org/spip.php?article31997

nonauxexpulsionslaborie chez riseup.net

« Israël a voulu bâtir un mur institutionnel »

13. août 2018 - 14:23

L'historien israélien Shlomo Sand revient sur l'adoption par Israël de la « loi sur l'État-nation », qui fait glisser l'État israélien d'un État pour les juifs vers un État juif.

« État juif ». Dès les origines du sionisme, l'expression était ambiguë. En intitulant son livre Der Judenstaat, le fondateur du sionisme, Theodor Herzl, entendait-il « l'État des Juifs » ou « l'État juif » ? Un État qui pourrait devenir l'État de chaque juif du monde ou un État qui plongerait ses racines dans le judaïsme ?

À cette question qui traverse toutes les institutions israéliennes, la loi fondamentale adoptée ce 19 juillet semble enfin répondre. Celle-ci entre dans la catégorie des lois fondamentales qui constituent le socle constitutionnel en Israël. Désormais, l'État d'Israël est non seulement l'État des juifs, mais également un État juif.

En dix points, cette loi dessine un régime politique où le caractère juif de l'État l'emporte désormais sur la démocratie. La loi énonce, entre autres, qu'Israël est la patrie historique du peuple juif, que la capitale d'Israël est le grand Jérusalem réunifié, que la langue officielle est l'hébreu et qu'Israël encouragera la colonisation juive.

Lire la suite de l'interview sur :
http://www.assopalestine13.org/spip.php?article1878

Les Radis-Co à la #ZAD #NDDL

13. août 2018 - 11:07

Nous pourrions vous expliquer en détail notre point de vue sur ce qui s'est passé à la Zad ces derniers mois, cette dernière année, et même plus loin encore. Nous pourrions vous raconter nos déceptions, nos blessures, nos sentiments de trahison, et le fait que plein de nos compagnon.ne.s de luttes aient fini par partir, écœuré.e.s et meurtri.e.s.
Nous pourrions, mais ce serait faire couler encore plus d'encre pour des histoires qui en ont déjà beaucoup eues.
Ce que nous voulons vous dire, c'est qu'il reste une partie de la ZAD qui continue de porter les mêmes valeurs que lorsque nous avons rejoint cette lutte contre "le monde de l'aéroport", une partie qui préfère prendre le risque de tout perdre plutôt que piétiner ce en quoi elle croit. Nous sommes un peu sonné.e.s, mais nous tentons de faire vivre
quelque chose qui nous ressemble, et pour le moment ça prend, entre autres, la forme d'une assemblée hebdomadaire.
Ce texte a pour objectif de vous dire que nous sommes encore là, mais c'est surtout une invitation à nous rejoindre, parce qu'on ne conçoit pas les choses sans vous…

Les Radis-co, c'est quoi ?

C'est un réseau affinitaire regroupant des occupants et occupantes de la ZAD de Notre dame des Landes qui veulent défendre par l'action directe les idées d'autonomie, d'entraide, de respect du vivant, et de lutte contre l'autorité et toutes les formes de dominations, contre l'économie et ses logiques d'exploitation.

1) Une assemblée ouverte tous les lundis à 13h12 à la Grée

Elle a pour objectif de se coordonner entre différents groupes et individu.e.s, échanger des informations, organiser des actions, dans un cadre de discussion horizontal - que nul.le n'y soit plus important.e ou légitime qu'un.e autre, et que chaque parole puisse s'exprimer, sans être niée, méprisée ou passée sous silence.
Nous resterons vigilant.e.es et n'hésiterons pas à réagir aux actes d'oppressions, de discrimination ou aux tentatives de prise de pouvoir et au besoin exclure de nos échanges celles et ceux qui s'en rendraient responsables de manière répétée.
N.B. : Nous nous sommes d'abord réuni.e.s pour nous organiser entre personnes ne se reconnaissant pas dans la « stratégie administrative ».
Cela ne signifie pas que nous excluons par principe les personnes qui ont déposé des projets auprès de la préfecture, mais qu'il soit clair que cet espace n'est PAS consacré à ces stratégies (il en existe déjà d'autres pour cela)

2) Un lieu physique d'accueil et d'information à la Grée, avec des permanences fixes

(le lundi et le jeudi), des outils collectifs (ligne téléphonique, accès à @, moyens d'impressions, …), pour se rencontrer, recevoir et informer les personnes qui (re)viennent sur zone (revue de presse, infokiosque, cartographie, et ce qui peut vous sembler utile) et centraliser des propositions (par le biais d'une boite à idées, d'un carnet de contacts,
…).

3) Des moyens de communication à distance

un site web https://zadresist.antirep.net, une ligne téléphonique
(demandez par mail), adresse mail radis-co chez riseup.net, (et bientôt une page internet dédiée, une liste mail, …)

Ici, sur la Zad, on a d'abord l'intention de :
S'organiser pour des (re)constructions/(ré)occupations de lieux détruits ou expulsés sur la Zad, et soutenir les copaines qui ont déjà commencé à agir en ce sens ;
Préparer la défense et en cas d'échec la réoccupation des lieux qui ont choisi de ne pas se soumettre à l'impératif administratif imposé par l'état au travers de la préfecture ;
Faire en sorte que les forces du désordre toujours présentes sur la Zad ne s'y sentent pas les bienvenues ;
Favoriser l'auto-formation (politique, tactique, sécurité informatique, communication, …) ;
Soutenir d'autres (espaces de) luttes.

Ce qui nous porte / sur quoi on aimerait avancer :
Remise au centre de nos préoccupations du monde sensible, autres animaux, végétaux... humains
Défendre la nature, dont nous faisons partie, pour ce qu'elle est, et non pour son "utilité"/sa marchandisation
Prendre le temps d'être en connexion avec ce qui nous entoure. Se réapproprier ses rythmes de vie
Favoriser des modes d'échanges non marchand, la gratuité/le partage, sortir des questions de rentabilité, de productivité, de méritocratie
Favoriser les squats, les réquisitions de lieux vides, l'occupation des lieux de pouvoirs et des projets inutiles
Remise en cause de l'appropriation des terres
Renforcer et tisser des liens et des échanges à l'international avec d'autres luttes
Partage/échanges de nos moyens et de nos savoirs
Favoriser la reconversion (notamment agricole, mais pas que) vers des pratiques sans exploitation
Créativité, humour et audace dans nos actions, ne pas se prendre (trop) au sérieux
Imaginer d'autres moyens d'organisation pour prendre des décisions collectives que les réunions ou assemblées
Pas de hiérarchie, pas de paternalisme, pas d'élitisme
S'opposer aux pratiques autoritaires, notamment dans nos espaces de lutte et les visibiliser
Pratiquer la "décroissance", lutte contre la logique de consommation et l'exploitation industrielle
Aller vers l'autogestion, participer à construire et diffuser des pratiques autonomisantes
Mettre en place et tenir des cadres qu'on décide de se donner ensemble
Lutter contre l'apathie, le mépris et le conformisme ambiant
Sortir de l'idée que choisir un mode de vie alternatif suffit. Visibiliser le système des privilèges.
Lutter contre les oppressions et discriminations racistes, sexistes, homophobes, transphobes, spécistes, validistes, âgistes, classistes etc.
Prôner l'anarchisme pour des bases sociales communes, considérantes, incluantes et égalitaires

Nous vous appelons à nous rejoindre :
Physiquement, pour ceux et celles qui sont proches, ou de passage, en participant aux assemblées du lundi, en passant à l'accueil à la Grée ou à venir défendre une installation sans droits ni titre ;
De chez vous, en nous aidant à créer ou recréer un réseau « affinitaire » plus large, en nous faisant partager vos luttes, vos idées, vos infos, vos interrogations… On s'adresse aussi à celles et ceux qui sont parti-e-s de la Zad, et avec qui on n'a pas envie de perdre le lien.

Contacts : radis-co chez riseup.net, site https://zadresist.antirep.net

Dès à présent gardons le contact, prenons contact, de prêt ou de loin.

Les radis-co

ATTAC Marseille solidaire des salarié.e.s de McDonald's

12. août 2018 - 11:36

La chaîne de fast-food américaine a décidé de fermer parmi ses restaurants ceux dont les chiffres sont déficitaires. En particulier le McDonald's de Saint-Barthélémy, qui emploie 77 personnes, dont 55 en contrat à durée indéterminée. Les salariés se mobilisent depuis des mois et occupent l'établissement. Selon eux, il n'y a pas de repreneur fiable et leurs emplois sont en danger.

Mardi 7 août, le conflit a pris une tournure dramatique avec la tentative du sous-directeur de s'immoler. L'homme est finalement sorti du restaurant, et les salariés occupent toujours le restaurant après la décision de suspension par le tribunal. Depuis, le projet de reprise de six restaurants marseillais McDonald's, dont celui de Saint-Barthélémy, a été suspendu.

L'audience du tribunal de grande instance de Marseille aura lieu le 20 août, et déterminera alors si les ventes des Mcdonald's vont être annulées ou non.

Le système McDonald's, c'est une "enseigne", ou plus exactement, une multinationale, qui s'enrichit quoi qu'il arrive : sur la santé de ses clients, sur leur désir de faire plaisir à leurs enfants, sur le dos de ses salariés, sur le dos des services publics puisqu'elle se soustrait à l'impôt en France et en paye très peu ailleurs.

McDonald's, ce sont 1 400 restaurants en France dont 80 % de franchisés : 24 % de leur chiffre d'affaires part dans les paradis fiscaux - 1 milliard d'euros d'impôts évités en 4 ans !

Géant de la restauration rapide, McDonald's est présent dans les plus grandes métropoles mondiales et dans de très nombreux pays : son chiffre d'affaire mondial avoisine les 30 milliards de $.

Le système des franchisés, c'est zéro risque et le gain assuré. En effet, un franchisé verse d'abord et obligatoirement des “royalties” à son franchiseur, en échange de la renommée de l'enseigne du franchiseur. Le franchiseur profite par là des bénéfices du franchisé, mais ne supporte jamais une partie des pertes si les affaires tournent mal pour le franchisé. Ainsi la multinationale – McDonald's en l'occurrence-, est gagnante quoi qu'il arrive.

Que des salariés soient maltraités, que certains propriétaires cumulent les magasins, que quelques restaurants coulent et les salariés avec, elle s'en moque !

Que ses salariés aient été scolarisés et formés dans les écoles de la République : c'est tout bénéfice !

Qu'un repreneur ait des méthodes de voyou, se paye des gros bras pour agresser les salariés en lutte, ce n'est pas son problème !

Les salariés de McDonald's de Saint-Barthélémy se battent pour leur emploi.

Nous invitons chacune et chacun à les soutenir et à faire connaitre leur lutte.

Attac France est membre du collectif « McDo passe à la caisse » qui mène des actions partout en France pour réclamer la relocalisation des bénéfices de McDonald's, qu'il paie ses impôts et 13 € de l'heure pour tous les salarié·e·s. Joignez-vous aux actions dans votre région et à Marseille qui se dérouleront du 8 au 15 septembre dans le cadre de la campagne européenne #PasAvecNotreArgent.

Attac Marseille, le 12 août 2018.

le système judiciaire ou un système patriarcal inadapté aux violences conjugales

11. août 2018 - 19:18

En tant que victime de violences conjugales, j'ai constaté de grosses problématiques dans notre société. Mon parcours n'est pas terminé, en particulier sur le plan juridique, et je souhaite transformer, utiliser mon expérience pour aider d'autres victimes, alerter et dénoncer le système, pousser à une prise de conscience sur ce que nous devons changer. J'ai donc décidé d'écrire cet article en m'appuyant sur mon vécu, des témoignages et des recherches, des études réalisées par des associations ou des organismes, à la demande parfois de l'état. Je vais vous dépeindre le parcours du combattant qui est celui d'une victime de violences conjugales et surtout du viol conjugal sous l'angle judiciaire principalement.

Notre système judiciaire est à l'image de notre société : c'est-à-dire patriarcal, archaïque avec une absence de prise en considération des victimes qui fait froid dans le dos. Je commencerais par quelques rappels important : les violences conjugales prennent de multiples formes combinées ou non, elles peuvent être : économique, verbale, psychologique, physique et/ou sexuelle… elle n'est pas toujours visible quel qu'en soit la forme qu'elle prend ! Les violences sont caractérisées de conjugales lorsqu'elles sont perpétrées par un conjoint ou un ex-conjoint que ce soit dans le cadre d'un mariage, d'un pacse ou d'un concubinage simple. En 2015* on estime à 223 000 le nombre de femmes, chaque année, victimes de violences conjugales GRAVE, c'est-à-dire victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint.
La violence subie par les victimes ne s'arrête pas le jour où elles quittent leur bourreau, ni le jour où elles portent plaintes (rappelons que l'article ici présent développe les violences conjugales du point de vue juridique et de leurs conséquences). C'est une violence globale, psychologique et/ou physique, économique, sociale auquelle doit faire face la victime, plus de 50% d'entre elles déclarent que les violences subies ont eu des conséquences dans leur vie au quotidien y compris professionnelle ce chiffre est revue à la hausse (plus de 60%) dans les cas de viols. « 86% d'entre elles expriment ressentir de la peur, de l'angoisse, du stress, 41% une perte d'estime de soi et 6% des pensées suicidaires. » selon la lettre de l'observatoire national des violences faites aux femmes N°8 de novembre 2015.

La première difficulté concerne la plainte : en effet seul 14% des femmes victimes de violences conjugales, 10% des victimes de viol ou tentative de viol, portent plainte. Les moralisateurs s'en donnent alors à cœur joie : pourquoi ne portent-elles pas plainte, pourquoi aussi longtemps après les faits ? c'est pourtant simple, c'est bien la preuve qu'elles n'ont pas bien ou suffisamment souffert ! donc quelques éléments de réponses : le manque de formation des agents de polices ou gendarmes ainsi que la culture du viol qui règne particulièrement dans ces milieux-là, les témoignages ne manquent pas sur l'absence ou manque d'empathie, ni sur les réflexions déplacées de ses hommes et femmes chargées de recueillir la plainte de la victime, ni sur les lieux (présence de poster sexiste voir clairement dégradant vis-à-vis de la femme sur le mur derrière l'agent de police donc en face de la victime par exemple) ; il y a aussi simplement l'agencement des locaux, difficile de dire tout haut à la personne de l'accueil, dans le hall, à oreille d'autres personnes (pire encore s'il y a des connaissances comme dans un village par exemple) que l'on veut porter plainte pour violences conjugales. Les agents ne sont que trop rarement formés, en même temps la formation aux techniques d'auditions et de prise en charge des victimes dans des cas de violences intrafamiliales est dispensée sur la base du volontariat. Visiblement la prise en charge des victimes n'est une priorité que pour une minorité mais pas pour le gouvernement ni pour le système judiciaire, les magistrats ne sont pas mieux formés certains ne sont même pas au courant de certaines procédures telles que la mesure d'éloignement ou du téléphone d'urgence, cela dit il s'agit là de mesures trop peu utilisées et développées pour qu'elles soient efficaces. Bref c'est ainsi que les agents de polices se permettent de filtrer les plaintes pour violences conjugales, en faisant pression ou redirigeant simplement la victime sur une main courante, ce qui ne vaut rien sur le plan juridique, ou en requalifiant les faits souvent en agressions sexuelles au lieu de viol. Donc quand on est victimes de violences/viols conjugales et que l'on décide de porter plainte on doit affronter déjà tout ça, ou on renonce parce que ça ne vaut pas le coup…
En effet, sur les 10% de plaintes pour viols conjugales, 90% sont classées sans suite et seuls 2% des auteurs poursuivis sont sanctionnés, en ce qui concerne les violences psychologiques sous la forme de harcèlement, Delphine Driguez, avocate et membre de l'association avocats femmes et violences, estime que sur 30 dossiers qu'elle traite par ans 2 aboutissent. Ce sont des formes de violences trop peu combattues sous couvert d'ignorance mais surtout du fameux « devoir conjugal » utilisé pour justifier ou nier ces violences même aux plus hautes instances de l'appareil judiciaire : exemple de ce juge de Nanterre qui le 31 Mai 2017 en pleine audience dans un cas de violences conjugales, menace de mort prononcée par l'époux à l'encontre de son épouse, a reproché, suivant ainsi la défense de l'accusé, à la victime de ne pas avoir « honoré son devoir conjugal ». Certaines peuvent donc refuser de s'infliger cette douleur supplémentaire qui est de porter plainte vu la difficulté, l'extrêmement faible chance de poursuites mais aussi l'impact social et psychologique que cela représente. Le système actuel ne nous encourage pas (en dehors de quelques campagnes publicitaires, financé par l'état, et d'une hypocrisie achevé) à porter plainte et cela demande beaucoup de courage. Toutes les victimes de violences ont leurs raisons propres de porter plainte ou non, ainsi personne ne peut les juger en fonction de cette décision. Seule la concernée peut savoir ce qui est le mieux pour elle et nous devons uniquement la soutenir et l'accompagner dans sa décision !

Car porter plainte c'est aussi rendre l'acte encore plus réaliste, présent alors même qu'une seule volonté une fois quitté l'homme violent est de tourner la page, se reconstruire pour commencer une nouvelle vie, or les procédures sont longues, c'est aussi rendre la chose publique (au moins partiellement) et on est alors une victime aux yeux d'autrui (ce mot est lourd de sens psychologiquement mais je ne le développerai pas ici).
En effet une fois que l'on a décidé puis porté plainte on attend sans savoir où elle en est, craignant parfois la réaction de notre bourreau, mais aussi celui de son entourage. Ainsi la victime peut avoir en première ligne l'entourage proche de son agresseur qui pour le défendre utiliseront les pires calomnies, une violences psychologiques supplémentaires (menaces, insultes, harcèlement), ils peuvent l'accuser de mentir surveillant ses moindre fait et geste, un sourire qui prouve que la victime ne souffre pas… bref finalement toute action qui ne rentre pas dans la représentation que l'on se fait d'une victime devient une preuve à charge. Les victimes de violences doivent également faire face aux négationnistes par affinité, ceux qui diront : « je le connais il est pas comme ça », « je vous connait tous les deux je veux pas me mêler de vos histoires » ou pour ce qui est du viol conjugal : « un homme ne peut pas violer sa femme ça n'existe pas ». Il y a aussi la « dédramatisation » (surtout dans le cas de violences verbales) : « ses mots ont juste dépassé sa pensé parce qu'il était énervé ».
Toutes les personnes qui accusent les victimes de violences conjugales de mentir par vengeance ou juste qui ne les croient pas sous prétexte qu'elles ne sont pas parti immédiatement manquent très certainement d'empathie et d'un minimum d'information sur la psychologie, le fonctionnement du cercle de la violence, de la manipulation qui place les victimes sous l'emprise et dépendantes de ces hommes. Ces gens n'ont visiblement pas conscience de la portée violente de leurs propos et de leurs conséquences.
Cette image de la victime intéresse malheureusement aussi les enquêteurs, le juge (en cas de divorce ou de poursuites pour les affaires familiales s'il y a des enfants au milieu), mon avocate m'a fait comprendre, par exemple, que montrer mes faiblesses mes blessures c'était bien (je n'ai pas que le droit de pleurer ou trembler, c'est une bonne chose, presque préférable, c'est un outil en ma faveur) mais que je ne dois pas trop me battre parce que si je me bats (contre le système judiciaire par exemple pour dénoncer sa lenteur ou tout autre chose) alors on peut supposer que j'aurais également pu me défendre contre lui, je ne suis pas une victime fragile, une demoiselle en détresse que seul un juge ou un flic en armure pourra sauver. On se retrouve donc avec toute cette violence à gérer, les souvenirs (80% des victimes de viols conjugales souffrent de stress post-traumatique) et cette chaine qui nous empêche d'avancer comme on le voudrais, se posant mille questions sur nos actes notre droit à reprendre notre vie (nouveau boulot, soirées entre ami-es, nouvelles relations sentimentales et/ou sexuelles…), c'est une pression constante, un état de stress quotidien et son impact (irritabilité, problèmes de santé) qui est une conséquence indirecte des violences subies mais qu'on ne peut imputer juridiquement, scientifiquement aux violences conjugales.
La plainte déposée au commissariat ou en gendarmerie doit être transmise au procureur/ tribunal pour ensuite retourner au commissariat ou à la gendarmerie pour enquête préliminaire (lors de laquelle il y a souvent une confrontation) puis elle retourne au procureur qui décide de la classer sans suite ou de poursuivre/ l'instruire. Malheureusement elle se perd souvent et n'arrive même pas jusqu'au tribunal comme si les faits dénoncés n'étaient sans aucunes gravités c'est souvent après plusieurs relances et donc de nombreux mois (un peu plus d'une année pour ma part) que l'on découvre que la plainte n'a même pas été encore enregistrée, on est alors submergé par l'incompréhension, la colère, un sentiment d'injustice : faut-il un nouveau féminicide (une femme tous les trois jours est assassinée par son conjoint ou ex-conjoint en France) pour que la justice considère mon cas comme grave ? De plus le personnel de l'appareil judiciaire, annonce souvent cela comme une chose banale, le même ton et la même gravité qu'un-e salarié-e à la poste prendrait pour vous dire que votre courrier s'est perdu entre le centre de tri et la besace du facteur. De quoi éveiller chez certain-es l'envie de rendre justice soit même, pour d'autres d'abandonner purement et simplement, on se sent seule à ce moment-là et ce manque de considération cette négation de notre souffrance de ce qu'on a vécu même lorsque l'on n'attend rien qu'un « classé sans suite » est une souffrance, une violence supplémentaire à encaisser. Par ailleurs même une fois instruite la majorité des plaintes pour viol sont requalifiées, par le juge d'instruction ou par l'avocat de la victime (pas toujours avec son accord et quand bien même rarement après lui avoir bien expliqué les conséquences de ce choix), en agressions sexuelles pour ainsi éviter les assises et renvoyer l'affaire en correctionnel (c'est-à-dire que l'on passe quand même d'un acte pénal à un acte correctionnel autrement dit on dépénalise !).

Hiérarchiser la gravité des actes peut sembler logique et utile entre un vol de sac à main et un meurtre, cela semble même évident, mais hiérarchiser deux cas de violences conjugales, dans notre cas, est dangereux ; en effet les arguments et facteurs mis en avant sont : la présence d'enfant et la menace urgente et vitale qu'encoure la victime, les mêmes qu'utilisent les associations, sans vouloir dénigrer leur travail qui reste d'utilité publique, et sous excuse le manque de moyen. Or cette catégorisation ne prend pas en compte la violence contextuelle ni celles indirectes évoquées tout au long de cet article, non l'absence ou présence de soutien, de l'entourage de la victime, ainsi on devrait à mon sens rajouter dans les chiffres du féminicide directe toutes celles qui se donnent la mort car pas ou mal prise en charge /suivis/entourées victimes des violences indirectes de leur conjoint ou ex conjoint, du système qui les laissent se débrouiller par leur propre moyen et d'une société patriarcale qui juge, incrimine, culpabilise les femmes ou préfère plus simplement encore fermer les yeux pour ne se réveiller devant les journalistes qu'après la mort de la victime pour dire qu'il n'avait rien vu venir ou que ça ne l'étonne pas tant que ça a bien y réfléchir !

• Le manque de chiffres et d'études depuis cette date est déjà révélateur en soi

Sources :

Lettre de l'observatoire nationale des violences faites aux femmes N°8 novembre 2015
Le monde 25 novembre 2016
LCL 3 juin 2017
Stop-violences-femmes.gouv
MIPROF : intervention de la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains
Sos femmes 13
L'association avocats femmes et violences
Le groupe F

Clash ton Sommet - Marseille

11. août 2018 - 18:00

** Cet événement concerne l'organisation de Clash ton Sommet pour la ville de Marseille **

En support à notre campagne Contre-Sommet de l'Élevage, nous lançons une nouvelle forme d'activisme au sein de l'association : la cyber action, avec l'événement "Clash ton Sommet" !

"Clash ton Sommet" aura lieu samedi 11 août
Une cyber action qui permettra à tout le monde de s'impliquer tout en passant un bon moment.

LIEU : Mille Bâbords / 61, rue Consolat - 13001 Marseille
(Métro "Les Réformés")

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QU'EST-CE QUE C'EST ?
Clash ton Sommet c'est, pendant le temps d'une soirée, se retrouver entre résistant.e.s pour saturer les sites et réseaux sociaux du Sommet de l'élevage et de ses partenaires... qui ne verront ça que le lundi ! Ce qui signifie un gros temps d'exposition pour nos messages.

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COMMENT CA MARCHE ?
Les résistant.e.s se retrouveront par villes. Chaque ville aura une cible prioritaire, avec des textes, gifs, mini-vidéos, etc. qui seront fournis.

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ET LE FUN DANS TOUT ÇA ?
Cette soirée sera l'occasion de se retrouver entre activistes, de sortir son meilleur humous et de tout simplement aussi passer une bonne soirée. De plus, toutes les villes seront connectées entre elles, ce qui permettra de tou.te.s échanger durant cette soirée.

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COMMENT ON S'INSCRIT ?
Si vous souhaitez participer, envoyez-nous un email à : adeline chez earthresistance.org
Le nombre de cibles dépendra du nombre d'activistes prenant part. Dans votre message, pensez bien à indiquer votre ville.

Plus de détails dans le lien Facebook ci-dessous :
https://www.facebook.com/events/1182911328514627/

 
 
 
 
DESIGN DARK ELEGANCE | PORTED FOR DRUPAL 6 | ADAPTE PAR: JEREMY BASTIDE 

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