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Soirée Palestine - Hommage à Naji Al Ali

Infos Mille babords - 28. août 2014 - 18:30

HANDALA : L'ICONE DE LA RÉSISTANCE PALESTINIENNE

Hommage à Naji Al Ali, caricaturiste palestinien assassiné en 1987
(exposition - débat - concert)

Jeudi 28 août 2014 à partir 18h30
À Manifesten (59 rue thiers, 13001 Marseille)

Exposition d'un choix de dessins de Naji Al Ali
Vernissage à partir de 18h30 - expo jusqu'15 septembre

À 19H30, Intervention de Wissam Al Haj, journaliste palestinien de Gaza

À 20h30, Concert rap avec le groupe Refugees of Rap
(groupe syro-palestinien qui s'est créé dans le camp de réfugié de Yarmouk, situé en banlieue de Damas).

(soirée organisée par la GUPS / l'Union Générale des Étudiants de Palestine
avec le soutien de l'Action Antifaciste / Collectif Nosotros)

GUPS Aix-Marseille

FB : https://www.facebook.com/GUPS.AixMarseille

Soirée d'information & concerts de soutien aux travailleurs des Moulins Maurel en lutte

Infos Mille babords - 23. août 2014 - 20:00

20 h : les camarades des Moulins Maurels font le point sur leur lutte + discussion avec la salle.
21 h : Los Fralibos : les ouvrier(e)s de Fralib racontent leur lutte en théâtre et chansons.
22 h : 2e groupe (en cours de programmation)

Tarif 5 euros (recette intégralement reversée aux camarades en lutte)

Samedi 23/08 au Molotov (3 Place Paul Cézanne, 13006 Marseille (En haut de la Rue d'Aubagne / Métro Notre Dame du Mont / Parking Cours Julien)

Depuis plus de 8 mois, les travailleurs des Moulins Maurel De Marseille se battent pour préserver leur emploi et leur outil de production.
L'Union locale CGT Marseille Centre et le Molotov organisent une soirée d'information et de solidarité pour ces camarades en lutte.

Les salariés des grands moulins Maurel avec leur syndicat CGT, l'ensemble des structures locales, départementales et nationales de la CGT, sont déterminés pour sauver leur emploi. Depuis plus de 8 mois ils se relaient jour et nuit, 7 jour sur 7, 24h sur 24 pour surveiller l'outil de production.
Ce moulin fondé en 1860 est unique en Europe, il fabrique de la semoule et de la farine.
En Décembre 2008 le groupe agroalimentaire français Nutrixo dont l'état français est actionnaire a acheté le site des Grands Moulins Maurel situé dans le 12e arrondissement de Marseille au groupe Panzani.
Pendant cette période, les dirigeants de nutrixo ont tout fait pour que cette institution marseillaise présente dans la cité phocéenne périclite.
Par cette stratégie, déjà en Juillet 2012, le groupe Nutrixo annonçait sa volonté de fermer le site, fin novembre 2013 le moulin cessait toutes activités.

Depuis cette date, les salariés ont fait le choix de tout mettre en œuvre pour sauvegarder l'outil industriel et empêcher son démantèlement en le mettant sous leur protection.
Malgré la démarche déloyale du groupe nutrixo, cette mobilisation a permis qu'un repreneur s'engage, avec un projet de reprise qui assure le maintien et le développement de l'emploi industriel.
Le commissaire au redressement productif paca qui, dans son rôle a étudié l'offre d'achat, a vérifié la stabilité financière du repreneur en lui permettant de valider le projet de reprise, la transmis à nutrixo.
Malgré cela, le groupe Nutrixo refuse toujours de s'asseoir à la table des négociations malgré le mandat de vente, en dépit des demandes répétées du commissaire au redressement productif, de l'offre d'achat officiellement déposé le 6 mai 2014, et du soutien des collectivités territoriale dont bénéficie ce projet.

Solidarité avec le Kurdistan en grand danger : Ne laissons pas se perpétrer un nouveau génocide

Infos Mille babords - 23. août 2014 - 18:30

Alors que les djihadistes de l'État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) tente depuis deux ans d'anéantir les acquis du peuple kurde au Rojava (Kurdistan de Syrie), dans le nord de l'Iraq, ils sont entrés à Mossoul, Shengal, Qaraqosh, Makhmour.

Disposant de l'armement lourd abandonné par l'armée irakienne à Mossoul, ils tentent d'envahir le Kurdistan d'Irak. Des crimes atroces sont commis contre les populations, notamment contre les non-musulmans, les Chrétiens et les Yézidis. Ceux qui refusent de se convertir à l'islam sont massacrés. Dans cette tragédie, les femmes sont les principales victimes, enlevées, violées et vendues comme esclaves.

Des centaines de réfugiés sont bloqués dans les montagnes, confrontés à la famine et des températures dépassant les 40°, des dizaines de milliers de personnes sont jetées sur les routes. Des centaines d'enfants sont morts de déshydratation dans le Mont Shengal.

Le Kurdistan irakien doit faire face à un afflux massif de réfugiés. Par vague, les populations viennent trouver refuge dans les villes d'Erbil, Dohuk, Zakho déjà dépassées par l'exode des réfugiés syriens.

Outre la manne financière du Qatar, de l'Arabie Saoudite et autres Emirats du Golfe Persique, EIIL bénéficient du soutien de la Turquie qui permet notamment l'acheminement de matériel et de combattants au profit des djihadistes.

Seul rempart contre le terrorisme et tous les extrémismes, les combattants kurdes du PKK (Turquie), YPG (Syrie), PJAK (Iran), venus de toutes les parties du Kurdistan, pour combattre aux cotés des Peshmergas (Irak) sur les différents fronts ouverts, pour défendre la population de l'enfer et mettre en échec cette organisation sans foi, ni loi.

Le spectre d'un génocide est bien là !

Les Kurdes, ne sauraient affronter seuls cette menace, ils ont besoin du soutien de la communauté internationale dont la France.

Ensemble mobilisons nous pour :
Dénoncer les massacres de l'EI,
Demander à la communauté internationale de prendre
immédiatement des mesures contres les Etats
assassins qui financent et soutiennent l'EI,
Demander la poursuite et le développement de l'aide
humanitaire pour les réfugiés
Soutenir la résistance des combattants kurdes.

Premiers signataires : Le Centre Démocratique de la Communauté Kurde à Marseille - Solidarité & Liberté

Cercle de Silence

Infos Mille babords - 21. août 2014 - 17:30

de 17 h 30 à 18 h 30

Rassemblement en soutien à la résistance du peuple palestinien

Infos Mille babords - 20. août 2014 - 19:30

Nous témoignerons de notre soutien à la résistance du peuple palestinien et notre solidarité avec les condamnés et les inculpés en France pour leurs actions en faveur de la lutte du peuple palestinien « boycotteurs, manifestants et lanceurs d'alertes »

NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX AUX COULEURS DE LA PALESTINE

MERCREDI 20 aout 19H30-21h VIEUX PORT MARSEILLE

*Contrairement à ce que nous avion annoncé, le Réseau Palestine 13 nous informe qu'il n'est pas organisateur de ce rassemblement.
Il s'agit de l'envoi d'un groupe de militantEs dont le CRI, coordination contre le racisme et l'islamophobie.

Le cinéma voyageur sera à Marseille le 20 août

Infos Mille babords - 20. août 2014 - 16:00

Retrouvez pour la première fois Le Cinéma Voyageur à Marseille
le 20 août de 16h à 23h
Square Léon Blum (kiosque à musique de la Canebière).

de 16h à 19h projection sous le chapiteau du cinéma voyageur
Courts métrages tout public, documentaires ...
19h Concert manouche de Tchava Genza
20h Repas participatif (on remmène tous quelque chose à boire et a manger et on partage - Faites chauffer vos cuisines)
21h Projection sur grand écran gonflable en plein air :
Courts métrage divers et variés
Chantier A

+ surprises !

Tout ça à prix libre

N'hésitez pas à faire tourner l'info autour de vous

Rens/contact : www.cinema-voyageur.org - cinema-voyageur chez synaps-audiovisuel.fr - 06 73 99 46 06 -

[Missouri, USA] Solidarité avec les émeutiers de Ferguson – 11, 12 et 14 août 2014

Infos Mille babords - 20. août 2014 - 8:18

Dans l'après-midi du samedi 9 août 2014, un adolescent noir de 18 ans, Mike Brown dit « Mike Mike », a été assassiné par un flic du service de police de la ville de Ferguson, située à 12 miles environ au nord-ouest de la ville de S-Louis (Missouri, centre des Etats-Unis). Il a été abattu de plusieurs balles (6 dans le dos et 2 dans la tête)*. Des centaines de résidents se sont immédiatement rassemblés autour du lieu de l'assassinat, débordant sur la rue principale, W. Florissant, et en la bloquant partiellement. Des gens et proches en pleurs se sont rendus sur le lieu du meurtre et ont été accueillies avec des fusils d'assaut et des chiens policiers, tandis que la police fermaient l'accès à la ville en bloquant la rue principale (Florissant). La nuit suivante, le dimanche 10 août, une autre veillée aux chandelles a été appelée par la famille de Mike et des multiples garants de la paix sociale (paroisses diverses et associations, dont la NAACP**). Cet événement, qui a réuni plus d'un millier de personnes, a pris rapidement et naturellement une toute autre tournure. Les larmes de tristesse se sont transformées en actes de rage. Un résumé de récits d'anarchistes ayant participé à cette nuit de révolte :

lire l'article en entier sur le site :
http://www.lechatnoiremeutier.antifa-net.fr/

E.R.E. (ou réflexions sur d'éventuelles vacances en Camargue)

l'embobineuse - 20. août 2014 - 0:00
<br /><br /><br /> <font color="#d29640" size="3"> L'important c'est d'être heureux mais ça ne veut pas dire qu'il faille choisir de se débattre ou de ne rien faire non plus pour obtenir les bonbons soit disant susceptibles de nous rendre plus heureux qu'avant, du genre : ah si j'avais un million je serais gagnant, même un million de centimes ça serait moins chiant, rrroooh si j'avais une limousine ce serait mieux, rrraaah si j'avais des amis je serais moins seul à la piscine, bahhh si j'avais un mari fortuné j'aurais un jardinier, ohohoh si j'avais une blonde canon je serais champion. <br /> <br /> Bien entendu toutes ces choses ne sont pas mauvaises en soi. Les jolies femmes, l'armée d'amis fortunés, le frigo coquet, les seins refaits, les chaussures sans lacet et la tirelire gonflée ; bien au contraire, toutes ces choses, même si elles n'ont rien d'absolument nécessaire, n'obstruent au fond en rien la route du bonheur et peuvent même l'enluminer. C'est peut-être dur à entendre mais l'essentiel n'est pas là. .<br /> <br /> Non, c'est plutôt le rapport que nous entretenons avec ce que nous désirons qui finit par nous couper fatalement du bonheur. Nos désirs jettent des conditions sur notre bonheur, et par conséquent si ces conditions ne sont pas remplies, nous nous excluons sans même nous en rendre compte de l'être-content. <br /> <br /> C'est que le bonheur ça n'a pas de date de péremption. Être heureux pour de vrai c'est gratis et non négociable. C'est soumis à zéro condition. Ça n'est même pas décelable. C'est secret. Un goût subtil enchâssé dans le for intérieur. <br /> <br /> Le bonheur se moque de la relativité générale et particulière. Car être heureux, c'est être heureux. Quelles que soient les données extérieures, quelle que soit la situation, quelque soit la taille des nichons, quelle que soit l'étagère, quoi qu'il arrive, jeune ou vieux, quoi qu'il en coûte. Non, le bonheur authentique ne peut-être artificiel. Il n'est même pas créé. Il n'existe même pas à proprement parler. <br /> <br /> Ce bonheur incréé, c'est l'ivresse impérative de ce qui fait venir à l'être. C'est la super gonflette qui fait bander toute la réalité. <br /> <br /> Étant inconditionnel il transcende tous les états, se jouant des marais et de leurs habitants, il échappe au temps, il zig-zag entre les gouttes, il annule les contraintes de l'espace, il s'éjecte des tortures de l'époque, il danse en deça de ce qui détermine les créatures. <br /> <br /> Il a les pieds dans la boue le bonheur, comme tout le monde, il se fait défoncer par les moustiques le bonheur, comme tout le monde, mais au fond, il est super content.<br /> <br /> C'est pour cela que la sagesse dit qu'il faut mourir avant de mourir. Et que seuls les morts supportent les moustiques. Pourquoi ? Parce que les morts sont patients pardi. Et que l'éternelle patience du mort le rend complêtement raide. Raide à jamais. Ivre mort raide bourré mais malgré tout, sobre. immuablement saoul. Et qu'il n'y a rien comme l'ivresse pour supporter les moustiques. Il ne dessaoule pas le mort et comme un caillou il ne fait chier personne. Il ne fait même plus chier les moustiques. Et il a pas mal à la tête le lendemain. Ni le surlendemain. Il ne se gratte même plus le mort. Réussite totale. Plénitude intégrale. Bonheur intégré. Si vous étiez patients comme le mort vous verriez comment que vous seriez beurré. Le mort ne manque de rien. Jamais. Son cadavre c'est son ego qui a fondu comme neige au fourneau. Le mort ne peut pas vouloir autre chose que ce que les moustiques veulent. L'inverse aussi est donc forcément vrai. Il accepte les moustiques et les moustiques le lui rendent bien. Maken mouchkil. Les morts vont mieux. <br /><br /> Sidi Mahdi à 14h </font> <br /><hr size="1"><br /> <center><div> <a href="https://www.facebook.com/pages/EMBOBINEUSE-THEATRE-DE-FORTUNE/127097027390683" style="padding: 0 25px 0 0;"><img src="http://rocknrollmarathon.free.fr/imagesdp/icon-fb.jpg" width="40" height="40" border="0" /></a> <a href="https://twitter.com/Embobineuse" style="padding: 0 25px 0 0;"><img src="http://rocknrollmarathon.free.fr/imagesdp/icon-twitter.jpg" width="40" height="40" border="0" /></a> <a href="http://shop.lembobineuse.biz/fr/" style="padding: 0 25px 0 0;"><img src="http://rocknrollmarathon.free.fr/img/icon-presta.jpg" width="40" height="40" border="0" /></a> <a href="http://lembobineuse.bandcamp.com/" style="padding: 0;"><img src="http://rocknrollmarathon.free.fr/imagesdp/icon-bc.jpg" width="40" height="40" border="0" /></a> </div></center>

Ni Ukrainien, ni Russe ! – Développons notre propre camp, le troisième camp, celui de la révolution sociale !

Infos Mille babords - 19. août 2014 - 23:39

Lorsque nous avons écrit il y a quelques mois dans notre texte « Préparatifs de guerre entre l'Ukraine et la Russie – Show ou réalité ? » [1] que les conditions d'une nouvelle guerre mûrissaient en Ukraine, beaucoup de camarades ont exprimé des doutes ou même des désaccords avec une telle affirmation catégorique. Maintenant nous pouvons affirmer que le conflit en Ukraine a clairement permuté de la phase « froide » à la phase « chaude » et que ce à quoi nous assistons actuellement dans l'est du pays, c'est la guerre sous toutes ses définitions. De Lougansk à la frontière avec la Russie jusque Marioupol sur la côte de la mer Noire, ce sont deux forces militaires qui se mesurent dans des affrontements quotidiens en essayant d'étendre la zone sous leur contrôle, ils se battent au sol ainsi que dans les airs, à la campagne ainsi que dans les centres industriels, l'artillerie fait pleuvoir des obus sur des villages, l'aviation bombarde des villes (sous le prétexte que leurs ennemis utilisent les habitants comme boucliers humains), des hommes, des femmes, des enfants meurent sous les bombes et les missiles… En quatre mois de conflit armé, plus de 2.000 civils et militaires sont morts et 6.000 autres ont été blessés ; 117.000 prolétaires ont été déplacés dans le pays et 730.000 autres ont trouvé refuge en Russie. Au moment de boucler cet article, les cadavres jonchent les rues de Donetsk, pris dans l'étau de l'offensive gouvernementale.

Dans le même texte, nous avons aussi écrit que la seule réponse du prolétariat à la guerre, c'est d'organiser et de développer le défaitisme révolutionnaire, c.-à-d. de refuser dans la pratique de rejoindre l'un ou l'autre camp, mais au contraire d'établir des liens entre prolétaires des deux côtés du conflit à travers la lutte contre les deux bourgeoisies. Et même sur ce terrain, les choses se sont développées, notre texte mérite dès lors (trois mois après sa publication) un post-scriptum.

Ce texte est basé sur des informations puisées à différentes sources (que nous citons en notes), des blogs militants comme des média officiels. Cette courte description des événements en Ukraine nous a demandé des heures d'un travail prudent, de collecte d'informations, de lecture de textes, de vision de vidéos, de comparaison de différentes données, etc. Nous voudrions souligner deux choses : primo, le fait que les événements que nous décrivons ici ne furent pas couverts par France Télévision ou Euronews ne signifie pas qu'ils n'ont pas eu lieu, que nous les ayons inventés (diverses sources gauchistes mais aussi les média ukrainiens et russes les ont décrits). Secundo, il est clair que les informations que nous avons obtenues d'Ukraine sont chaotiques, incomplètes et parfois contradictoires. Cependant, cela ne signifie pas que nous devrions abandonner notre tentative de saisir ce qui se passe là-bas. Nous sommes persuadés que nous devons opposer aux informations sélectives de l'État la position critique et radicale du mouvement anticapitaliste ; nous devons développer et partager les informations et les analyses qui comprennent le monde à travers le prisme de la perspective de le révolutionner.

***

L'idéologie guerrière (qu'elle soit basée sur la défense d'un état national uni ou sur le droit à l'autodétermination des sympathisants pro-russes) plonge ses racines en Ukraine, les organisations de la société civile organisent des campagnes de collecte de fonds pour supporter l'armée, les popes bénissent les armes d'un camp ou de l'autre, et la télévision diffuse des scènes de babouchkas qui fournissent aux hommes armés leur dernier pot de compote. Tous les prolétaires cependant ne se soumettent pas au lavage de cerveau de la propagande guerrière provenant de l'un ou de l'autre camp, pas tous ne veulent se sacrifier « pour leur patrie ». Des expressions du refus pratique des massacres guerriers apparaissent toujours plus fréquemment et les deux camps du conflit ont de grandes difficultés pour recruter de nouveaux effectifs pour leur massacre mutuel.

Des milliers de soldats de l'armée ukrainienne, que le gouvernement a envoyé dans les soi-disant opérations antiterroristes dans l'est du pays, ont déserté ou changé de camp avec tout leur matériel, y compris des tanks et des véhicules blindés. A titre d'exemple, la 25ème brigade aéroportée ukrainienne (troupe d'élite par excellence), dont les hommes sont accusés « d'avoir fait preuve de lâcheté » lors des combats à Kramatorsk, sera dissoute sur instruction présidentielle le 17 avril après avoir fait part de son refus de « combattre d'autres Ukrainiens » [2] Tout récemment, ce sont 400 soldats d'une même unité qui ont déserté et se sont réfugiés du côté russe de la frontière après s'être retrouvés sous un feu nourri et sans munitions. Ces soldats qui seront, comme la Russie l'a déjà annoncé, extradés vers le territoire ukrainien, ont déclaré qu'ils préfèrent être accusés de désertion plutôt que de continuer à tuer et être tués sur le front oriental. Tous ces déserteurs déclarent qu'ils ne veulent pas se battre contre « leur propre peuple » et ils dénoncent aussi leurs conditions de vie désespérées auxquelles ils doivent faire face dans l'armée – solde minable, nourriture dégueulasse, ou même manque de nourriture, etc. D'autres unités n'ont même pas été déployées dans l'est pour leur manque de fiabilité. De la même façon que le précédent président Ianoukovitch ne put les utiliser pour réprimer les manifestants, pas plus l'actuel gouvernement n'ose envoyer au combat des troupes connues pour leur loyauté minimale.

Environ un millier de soldats d'unités de la région de Volhynia se sont mutinés à Mykolayiv le 29 mai. Les soldats du 3ème bataillon de la 51ème brigade ont refusé d'être envoyés au front, ils ont refusé les ordres de leurs supérieurs et ils ont commencé à décharger leurs équipements lourds et d'autres matériels déjà prêts pour le transport. Après que leur unité ait subit de lourdes pertes lors d'une confrontation avec les séparatistes près du village de Volnovakha, on leur avait promis de retourner dans leur casernement permanent à Rivne. Au lieu de cela, ils furent déplacés de l'est vers le sud, puis retour à la case départ, de telle sorte qu'on put finalement leur annoncer qu'ils vont continuer leur entrainement avant d'être renvoyés au front. « Ayant perdu toute confiance dans leurs généraux à la lumière des derniers événements à Volnovakha et durant les funérailles à Rivne, ainsi qu'à cause de la trahison de leurs généraux, les soldats ont entamé une rébellion ouverte. » [3]

Le 2ème bataillon de la 51ème brigade, qui se trouvait dans la caserne de Rivne au même moment et qui fut le témoin des funérailles des soldats du 3ème bataillon tués dans la fusillade de Volnovakha ainsi que de la direction chaotique et mensongère des opérations, ce bataillon se mutina également. « Les généraux nous disaient ‘allez au nord' puis ‘allez au sud' au point que les soldats sont prêts à leur tirer dessus. Les généraux ont commencé à porter des gilets pare-balles de peur des fragging ! » [4] Environ 1.200 soldats ont participé à la mutinerie, ils ont refusé d'être transférés à Mykolayiv. « Ils nous ont promis, lorsqu'ils nous ont mobilisé, que nous garderions la frontière entre l'Ukraine et la Biélorussie. Nous sommes prêts à le faire, mais pas à foncer sur ces clowns du Donbass. » [5]

Une rébellion semblable a aussi éclaté à Poltava.

Quatre jours plus tôt, après que six soldats originaires de la région de Volhynia ne soient tués, des mères, des femmes et des parents de soldats de la 51ème brigade ont bloqué les routes dans la région de Volhinya pour protester contre la poursuite du déploiement de l'unité dans le Donbass. [6]

Des manifestations et des protestations organisées par des femmes et d'autres parents de conscrits demandant le retour à la maison des soldats ou essayant de bloquer leur départ au front se sont étendues pendant ce temps à autres régions de l'Ukraine (Bucovine, Lviv, Kherson, Melitopol, Volhynia, etc.). Les familles des soldats bloquaient les routes avec des arbres abattus dans la région de Lviv au début de juin. [7] Une manifestation de parents a bloqué l'entrée du bureau de recrutement militaire à Lviv quelques jours plus tard. [8] A Iavorivo (région de Lviv), des membres d'une famille ont occupé un terrain d'exercice de la 24ème brigade mécanisée et ils ont exigé la suppression du départ vers la ligne de front. [9] Des manifestations de parents à Dnipropetrovsk et Kharkov ont exigé le retour des soldats dans les casernes de leurs régions natales. [10] Des femmes de Kharkov ont occupé l'aéroport militaire local. Le bureau de recrutement militaire local à Kherson a été occupé par des mères et des femmes de soldats. Elles ont appelé à la fin de la guerre avec des slogans comme : « Femmes contre la guerre », « Où les fils des oligarques font-ils leur service ? » ou « Nos enfants ne sont pas de la chair à canon ». [11] A Tchernivtsi, des femmes ont bloqué l'autoroute vers Jitomir pour plusieurs jours et elles ont réclamé le retour à la maison des soldats. [12] Le 24 juin, des parents ont établi un barrage au kilomètre 125 de l'autoroute Kiev–Tchop, ils portaient des bannières disant : « Ramenez nos enfants, envoyez à l'est les enfants de généraux. » [13] Le 8 juin, un groupe de 100 parents de soldats ont bloqué les troupes de la 3033ème unité militaire basée à Melitopol, dans la région de Zaporojie. La protestation a réussi à empêcher les soldats d'être envoyés au front. Les parents impliqués dans le mouvement de contestation ont aussi protesté contre la propagande étatique qui les décrit comme des « séparatistes prorusses » : « Hier les nouvelles ont dit que ‘des séparatistes prorusses ont organisé un blocus de l'unité militaire'. Mais il n'y avait aucune mention de la Russie à la porte d'entrée de l'unité militaire ! Nous ne voulons juste pas perdre nos soutiens de famille. (…). Donetsk est un massacre, et nos enfants ont 20-21 ans. (…) Vous nous voyez, nous sommes des mères ! Comment pouvez-vous nous appeler des séparatistes ? », déclarait une des participantes. [14] Des mères et des femmes de soldats ont protesté contre leur envoi au front en face de la base militaire de Ternopil le 15 juillet. [15]

Et ce n'est pas la première fois que les familles de soldats s'affrontent à une action militaire. Pendant la période dont le résultat fut finalement la chute du précédent président Ianoukovitch, des parents et d'autres personnes ont organisé des réunions devant les casernes, ils ont discuté avec les soldats afin de leur apporter des informations sur ce qui se passait vraiment dans les rues et pour les persuader de refuser de participer à une répression potentielle contre les manifestants.

Pendant ce temps, de nouveaux hommes continuent d'être enrôlés dans l'armée. Même s'ils doivent être recrutés sur la base d'une carte militaire obligatoire, le gouvernement les fait passer pour des volontaires. « Nous ne sommes pas des volontaires (…) nous ne voulons pas tuer des gens (…) nous n'irons pas n'importe où, nous enlèverons nos uniformes et nous rentrerons chez nous », ont proclamé des conscrits lors d'un rassemblement de protestation à Lviv. [16]

Après l'entrée en vigueur du décret présidentiel de Porochenko à propos de la troisième vague de mobilisation dans les forces militaires le 24 juillet, dont la conséquence est l'envoi de davantage de milliers de prolétaires au front, des troubles ont éclaté dans différents endroits en Ukraine de l'ouest avec une force accrue : dans le village de Voloka, toute la population a résisté à la conscription de 50 hommes. « Ils ont commencé, qu'ils résolvent eux-mêmes (leurs problèmes). Nous mourrons mais nous ne donnerons pas nos enfants. Ils doivent le comprendre et ne pas venir ici avec leurs ordres de mobilisation », déclarent un vieux manifestant. [17] Des parents de soldats ont bloqué une route près du village de Korovia le 25 juillet exigeant la fin de la mobilisation et que les fils des autorités publiques soient envoyés au front à leur place. [18] Le même jour, une route dans le district d'Oboukhivs'kyi, près de Kiev, fut également bloquée par des familles de soldats. Les blocages continuaient de plus belle le 28 juillet dans au moins sept villages dans la région de la Bucovine et l'autoroute Kiev-Tchop fut également bloquée, une fois de plus. Lors d'une manifestation anti-guerre en face d'un bureau de recrutement à Novoselytsa, des protestataires ont molesté un membre du conseil municipal qui essayait de leur parler. [19] Des habitants de plusieurs villages de la région d'Ivano-Frankivsk sont entrés de force dans les bureaux de l'administration militaire locale le 22 juillet et ont allumé un feu de joie avec les ordres de mobilisation et d'autres documents concernant la mobilisation. La même chose eu lieu le même jour à Bogorodchany. [20] Dans différent villages, les gens ont massivement brûlé leurs documents de conscription distribués par la poste. [21] A Moukatchevo, en Transcarpathie, la situation s'est aggravée à tel point que le commandement militaire local qui s'inquiétait de la continuation des protestations a, pour l'instant, suspendu la mobilisation et a promis qu'aucun des habitants du coin ne sera envoyé au front dans un futur proche. [22] D'autres mobilisations militantes contre la guerre ont encore eu lieu dans la région de Zaporojie le 4 août ainsi que devant le parlement à Kiev le lendemain. [23]

Kiev qui ne peut actuellement compter qu'à peine sur son armée régulière dépend par conséquent des armées privées de quelques oligarques et de la Garde Nationale, une milice de volontaires principalement formée de nationalistes du Pravyi Sektor (Secteur droit) et du parti Svoboda (Liberté) pendant le mouvement de protestation contre Ianoukovitch. Les nouvelles unités de la Garde Nationale ne sont pas spécialement formées pour les actions militaires, mais principalement pour réprimer les protestations de masse et les émeutes, comme cela a été révélé lors de leur parade à Kiev à la fin de juin. D'ailleurs, des centaines de fascistes de l'Assemblée National-socialiste et les Patriotes Ukrainiens avaient déjà attaqué en juin une manifestation contre l'opération anti-terroriste qui avait lieu à Kiev.

Néanmoins, les membres de la Garde Nationale ne sont pas non plus en dehors des contradictions qui secouent les deux camps. Radio Europe Libre a récemment publié une vidéo [24] qui montre un soldat de la Garde Nationale qui reproche au gouvernement de n'être pas capable de fournir assez de nourriture, d'eau et d'armes aux volontaires : « Nous sommes utilisés comme de la chair à canon » affirme-t-il. Les conditions matérielles rattrapent ici même ceux qui pensent qu'ils sont idéologiquement au-dessus d'elles.

Des mercenaires provenant du monde entier se battent aussi dans le camp de Kiev, ils ont été embauchés pour le gouvernement par des agences privées (il s'agirait de troupes mercenaires de Pologne, de la République tchèque, de l'ex-Yougoslavie, mais aussi de la région d'Afrique équatoriale).

Le recrutement de nouveaux combattants n'avance pas selon le souhait des seigneurs de guerre locaux, et dans le camp des séparatistes non plus. La majorité des mineurs de la région du Donbass refuse toujours de rejoindre leur camp. Au lieu de cela, ils forment des unités d'autodéfense qui se positionnent contre les séparatistes et les troupes du gouvernement. Une de ces unités s'est affrontée aux séparatistes et les a empêchés de faire sauter une mine dans le village de Makiivka. A Krasnodon, dans la région de Lougansk, les mineurs ont organisé en mai une grève générale et ils ont pris le contrôle de la ville. Ils ont ouvertement refusé de se joindre tant au camp des séparatistes « anti-Maïdan » à Lougansk que le camp des oligarques du Maïdan à Kiev, et ils ont plutôt exigé l'augmentation de leurs salaires ainsi que l'arrêt de l'embauche de main-d'œuvre pour la mine par des agences privées. [25]

Les mineurs de six mines dans le bassin du Donbass ont déclenché une grève à la fin du mois de mai pour demander la fin de l'opération anti-terroriste dans l'est du pays et le retrait des troupes. [26] Leur action fut le résultat de leur propre initiative et n'a pas été imposée en aucune façon par des hommes armés de la République Populaire de Donetsk, d'après certains médias. Selon les grévistes, la guerre représente un danger pour l'existence même des mines et provoque le chômage. « Le lundi 26 mai, lorsque l'armée ukrainienne a commencé le bombardement des villes, les mineurs ne sont tout simplement pas retournés au boulot, parce que le ‘facteur externe' des hostilités, ayant lieu presque au pas de leur porte, a sérieusement augmenté le risque d'accidents du travail dans leur entreprise. Par exemple, si jamais une bombe avait frappé la sous-station électrique, les mineurs auraient été pris au piège sous terre, ce qui aurait inévitablement signifié pour eux la mort. » [27] La grève fut déclenchée par quelque 150 mineurs de la mine Oktiabrski et elle s'est étendue comme une réaction en chaîne à d'autres fosses de Donetsk (Skochinskiy, Abakumov, « Trudovskaya », etc.), mais aussi à des mines d'autres villes, en particulier Ougledar (« Yuzhnodonbasskaya n°3 »). Dans les mines dont le propriétaire est Rinat Achmetov, l'homme le plus riche d'Ukraine et qui possède un empire industriel contrôlant économiquement presque toute la partie orientale du pays, les travailleurs ont été forcés de continuer à travailler, ils ont continué à descendre dans la fosse, malgré le bombardement du voisinage proche. A l'initiative des mineurs de la mine Oktiabrski également (et à nouveau sans aucun soutien de la République Populaire de Donetsk), une manifestation anti-guerre de plusieurs milliers de participants a été organisée le 28 mai. [28] Le 18 juin, plusieurs milliers de mineurs ont à nouveau manifesté dans le centre de Donetsk pour la fin immédiate des opérations militaires. Les participants ont fait valoir qu'ils ne sont pas séparatistes, mais des gens ordinaires du Donbass. Ils ont également déclaré que si le gouvernement de Kiev ne répondait pas à leurs revendications, ils prendraient les armes.

Les séparatistes ainsi que les oligarques locaux pro-Kiev tentent de manipuler et d'interpréter ces assemblées chaotiques et contradictoires en fonction de leurs propres intérêts. Rinat Achmetov, l'oligarque de Donetsk, a donc organisé sa propre « grève » pour l'Ukraine unie, les séparatistes pour leur part essayent de faire passer les manifestations de mineurs comme une expression d'une position pro-russe des travailleurs du Donbass.

Malgré les consignes nationalistes ou séparatistes qui apparaissent dans les manifestations de mineurs, les travailleurs ne sont pas très désireux de rejoindre la Milice Populaire du Donbass. Un des commandants séparatistes, Igor Girkin, s'est récemment plaint en public de ce que les populations locales prennent les armes de son arsenal, mais au lieu de se mettre au service des milices séparatistes, ils les ramènent chez eux pour protéger leurs familles et leurs villages contre les deux camps du conflit. [29] Les séparatistes continuent donc de compter sur les gangs criminels locaux qui (après avoir été payés) leur ont permis de prendre le contrôle de bâtiments publics, de postes de police, de dépôts d'armes, de grandes artères et de moyens de communication dans la région de Donetsk et de Lougansk. La majorité des forces séparatistes est néanmoins faite de mercenaires provenant de l'autre côté de la frontière (russe), en particulier les anciens combattants des guerres en Tchétchénie.

Si le mouvement anti-guerre réel, le mouvement du défaitisme révolutionnaire, veut réussir, il doit devenir non seulement massif et généralisé, mais il doit aussi s'organiser, se structurer. Nous n'avons que peu d'informations sur les structures organisationnelles du mouvement en Ukraine. Nous pouvons conclure à l'existence de certaines structures à partir des événements eux-mêmes (des manifestations ou des grèves répétées de plusieurs milliers de personnes ne peuvent pas être le résultat d'une explosion spontanée de colère, de la même façon que les protestations des parents de soldats, comme nous les avons décrites ci-dessus, exigent un certain niveau de coordination, une collaboration organisée sur le plan du contenu et de la pratique), l'existence d'autres structures formelles ou informelles est confirmée par des informations incomplètes que nous avons obtenues sur le terrain. Certaines associations déjà existantes se sont transformées en cadres de centralisation des activités anti-guerre – par exemple la Communauté des parents de la région de Donetsk « Kroha » [30], qui a publié un appel à la population le 10 juin, tout limité, contradictoire et pacifiste qu'il puisse être : « Nous, les parents de la région de Donetsk, en appelons à vous, politiciens, personnalités publiques et personnes intéressées. Aidez-nous à sauver les gens de Slaviansk, Krasnyi Liman, Kramatorsk, arrêtez les opérations militaires. Nous avons besoin de votre aide pour faire comprendre la vérité sur ce qui se passe dans ces villes. Depuis plusieurs semaines, les gens vivent sous les tirs d'artillerie incessants. Les civils meurent constamment. Certains enfants ont été blessés, la mort de trois enfants est confirmée. Des maisons, des hôpitaux, des crèches et des écoles sont en train de s'effondrer. Les gens, y compris des enfants, vivent dans un état permanent de stress, en se cachant dans les sous-sols pendant plusieurs heures des attaques qui ne s'arrêtent presque jamais. (…) Nous demandons votre aide pour sauver la vie de ces personnes et pour l'arrêt des actions militaires. » [31] Une autre association, les Mères du Donbass, affirme dans sa déclaration : « Nous voulons juste vivre ! Nous, des gens ordinaires : maris et femmes, parents et enfants, frères et sœurs. Nous, des civils pacifiques, nous sommes les otages du conflit dans notre région, les victimes des affrontements militaires. Nous sommes fatigués de la peur et aspirons à la paix. Nous voulons vivre dans nos maisons, marcher dans les rues de nos villes, travailler dans les entreprises et organisations de notre région, et cultiver notre terre. (…) Nous, les mères du Donbass, nous insistons pour que soit mis un terme immédiat à l'opération anti-terroriste et aux actions militaires dans notre région ! (…) Nous sommes sûres que le conflit dans notre pays peut être résolu pacifiquement ! Arrêtez la guerre ! Évitez le décès des enfants ! Sauvez le peuple du Donbass ! » [32] La Voix d'Odessa a organisé une manifestation contre la guerre le 13 juillet à Odessa. Les participants criaient des slogans comme « Nous sommes contre la guerre ! », « Arrêtez l'opération antiterroriste à l'Est ! » ou « Nous voulons la paix ! » Pendant cette flash-mob, d'effrayants enregistrements audio de tirs d'artillerie et d'impact sur des civils étaient diffusés. [33] A Kharkov, des associations anti-guerre locales (entre autre le Mouvement des Femmes de Kharkov « Kharkivianka ») ont organisé le 20 juin une manifestation en face de l'usine de chars VA Malyshev. Cette usine a reçu une commande de 400 véhicules blindés pour être envoyés au front. Les manifestants ont exigé l'annulation de la commande et ont scandé des slogans comme « Non à la guerre » ou « Arrêtez le massacre insensé ! » [34]

Pendant ce temps, la situation économique et sociale dans toute l'Ukraine s'empire. La dévaluation de la monnaie locale, l'augmentation des prix des produits de base, des transports et des services ainsi que la réduction de la production dans de nombreuses entreprises conduisent à une forte baisse des salaires réels estimés entre 30 et 50% de perte. Le gouvernement de Kiev, sous la pression des institutions financières internationales, doit adopter une série de mesures d'austérité qui va encore aggraver les conditions de vie du prolétariat, et dans le même temps, il prépare la plus grande vague de privatisation depuis 20 ans. Le gouvernement central a cessé depuis mai le paiement des salaires des employés de l'État, des prestations sociales et des pensions dans les territoires qui ne sont pas sous son contrôle, des milliers de travailleurs sont donc sans revenus. La situation dans les régions où des opérations militaires ont lieu est encore pire – les fournitures d'électricité et d'eau sont interrompues, les médicaments et la nourriture sont rares.

Des troubles sociaux précipités par cette situation apparaissent depuis un certain temps. Outre les grèves de mineurs dans la partie orientale du pays, les prolétaires dans les régions de l'ouest commencent aussi à en avoir assez. Les mineurs de Krivoy Rog ont entamé une grève illimitée générale en mai exigeant le doublement de leurs salaires. Ils ont commencé à organiser des milices armées d'autodéfense. Dans leur déclaration adressée aux travailleurs de toute l'Europe, ils décrivent les oligarques russes et ukrainiens, dans quelque camp qu'ils soient (séparatiste ou celui de Kiev), comme la raison principale de la crise : « Nous nous adressons à vous en vous demandant de soutenir notre lutte contre les oligarques, qui ont provoqué la crise actuelle en Ukraine et qui continuent à la déstabiliser davantage, menaçant de provoquer une guerre fratricide en Ukraine qui sans aucun doute aura des conséquences catastrophiques pour toute l'Europe. » [35]

Plusieurs manifestations pour « des conditions de vie décentes », contre l'augmentation des prix et pour l'augmentation des salaires et des pensions ont eu lieu dans différentes villes dans tout le pays. (Une série d'actions contre l'augmentation des prix des logements et des tarifs des services publics ont eu lieu à Kiev à la fin de juin et en juillet. Le 1er juillet, une manifestation contre l'augmentation des prix s'est déroulée à Kharkov. La plus importante protestation pour le moment a eu lieu à Kiev le 24 juillet avec des slogans comme « Réduisez les revenus des oligarques, pas ceux du peuple » et « Ne volez pas les citoyens ordinaires ».) [36]

Début août, le dernier carré de résistants qui continuaient d'occuper la place Maïdan à Kiev (« parce que rien n'a changé ! ») est attaqué par deux bataillons de la Garde Nationale dans le but de les évacuer. Ils agissent sur ordre du nouveau maire de Kiev, Vitali Klitchko, ce qui démontre une fois de plus que la parole d'un politicien bourgeois (en début d'année, il avait demandé aux occupants de ne pas évacuer la place « tant qu'aucun véritable changement n'ait lieu en Ukraine ») n'engage que ceux qui y croient… De violents affrontements ont néanmoins éclaté lors de l'évacuation, ce dont la presse bourgeoise internationale s'est une fois de plus bien abstenu d'évoquer, tant il est vrai que le gouvernement de Kiev est l'allié occidental et « l'horreur ultime » ne peut être incarnée que par les séparatistes de l'est et la Russie.

La République Populaire de Donetsk tente de restreindre le mouvement des mineurs qui se soucient plus de leurs intérêts matériels que de toute idéologie, tout en jonglant entre les revendications des grévistes à qui on avait promis la nationalisation des complexes industriels et les intérêts des oligarques à qui on avait promis l'inviolabilité de la propriété privée.

Le mouvement anti-guerre, même s'il est pour le moment limité tant dans l'espace que dans le contenu, les grèves et manifestations ouvrières organisées non pas pour une idéologie mais pour les intérêts matériels du prolétariat dans les deux camps, tout cela confirme ce que nous écrivions dans notre texte précédent : « (…) le déclenchement de la guerre impérialiste (…) ne signifie pas nécessairement l'écrasement définitif du prolétariat. En effet, historiquement, si la guerre signifie dans le premier temps un relatif écrasement, elle peut ensuite dialectiquement déterminer une reprise des luttes d'autant plus forte qu'elle à mis à nu les contradictions et la brutalité immanente au système capitaliste. »

Malgré çà, il nous est arrivé à plusieurs reprises de tomber sur de soi-disant « révolutionnaires » qui défendent l'opération anti-terroriste, parce qu'ils croient que cela permettra un retour à la lutte de classe « normale ». Malgré çà, nous pouvons lire (même si de manière fragmentaire et contradictoire) des nouvelles à propos d'« anarchistes » actifs dans des structures administratives des séparatistes, parce qu'ils les considèrent comme un moindre mal en comparaison avec le gouvernement de Kiev.

Nous ne soutenons en aucune façon la guerre et ses atrocités et nous sommes conscients que tout conflit militaire signifie l'aggravation des conditions de vie des prolétaires. Cependant, en tant que communistes, nous ne pouvons pas adopter la thèse selon laquelle nous pourrions éviter un conflit militaire en soutenant l'un ou l'autre camp guerrier. Le prolétariat n'a aucun intérêt à préserver les conditions actuelles ou antérieures de sa misère. Le prolétariat n'a pas de patrie à défendre. Le camp du prolétariat dans toute guerre, c'est l'action unie et intransigeante des prolétaires des deux camps qui se font concurrence contre les deux camps guerriers de la bourgeoisie.

La lutte contre la guerre signifie le défaitisme révolutionnaire ! Front prolétarien révolutionnaire contre la bourgeoisie des deux camps guerriers !

Affrontons la guerre par l'action directe, le sabotage, la grève générale, radicale et combative !

Solidarité de classe avec les défaitistes révolutionnaires de tous les camps !

* Août 2014 *

http://www.autistici.org/tridnivalka/


[4] Idem.

[5] Idem.

[9] Idem.

[10] Idem.

[18] Idem.

[21] Idem.

Une erreur technique fait que les notes paraissent deux fois : de 1 à 36 et les mêmes de 37 à 72...
Le premier appel correspond aux notes 1 et 37, le deuxième aux notes 2 et 38, etc.

Halte à la colonisation de la Palestine

Infos Mille babords - 19. août 2014 - 18:00

A l'Appel des organisations :

Ul CGT -Aubagne, Fédération Syndicale Unitaire, Parti Communiste Français, Association Médicale Franco-Palestinienne , Ballon rouge , Appel des Cent, Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire, Repaire d'Aubagne, Amis de l'Humanité -Aubagne

Vous êtes invités à participer au rassemblement qui se tiendra :

Mardi 19 Août à 18h00 au Pôle d'Echanges de la Gare d'Aubagne suivi d'une manifestation vers la permanence du Député Bernard Deflesselles au 4 rue Chaulan pour y déposer la motion ci-jointe adressée au gouvernement.
HALTE A LA COLONISATION DE LA PALESTINE
POUR LE respecT
DU droit international

RASSEMBLEMENT & MANIFESTATION A AUBAGNE

LE MARDI 19 AOUT A 18 H 00

RDV AU POLE D'ECHANGES

POUR un gouvernement

palestinien d'unité

et l'organisation d'élections démocratiques en Palestine

Situation de la maladie à virus Ebola au Nigéria et en Guinée: des signes encourageants

Actualités OMS - 19. août 2014 - 3:27
La flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest continue à évoluer, des cas ayant été confirmés en Guinée, au Libéria, au Nigéria et en Sierra Leone. À l’heure actuelle, aucun cas n’a été confirmé nulle part ailleurs dans le monde.

La situation à Lagos, au Nigéria, où le premier cas importé a été détecté en juillet, paraît rassurante. À l’heure actuelle, les 12 cas confirmés dans cette ville font tous partie d’une seule chaîne de transmission. Les personnes infectées à partir du cas initial sont des membres du personnel médical ayant participé au traitement, un patient du même hôpital et un agent du protocole ayant été en contact très étroit avec le patient.

Journée mondiale de l’aide humanitaire: l’OMS appelle à protéger les personnels de santé lors des conflits et catastrophes

Actualités OMS - 18. août 2014 - 11:00
L’ampleur, la complexité et la fréquence des situations d’urgence majeures étant en augmentation dans le monde, l’Organisation mondiale de la Santé appelle à ce que l’on cesse de viser les personnels de santé dans les conflits et autres crises humanitaires, en violation du droit fondamental à la santé.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée comme chaque année le 19 août, l’OMS attire l’attention sur la poursuite des attaques contre des personnels de santé, des hôpitaux, des dispensaires et des ambulances en Syrie, à Gaza, en République centrafricaine, en Iraq, au Soudan du Sud et dans d’autres régions.

Jaurès et Dreyfus ; recherche et "consensus"

Infos Mille babords - 17. août 2014 - 12:45

Articles d'Indépendance des Chercheurs :

Jean Jaurès : le centenaire (II)

Le 18 juillet 2014, Le Journal du CNRS évoque « L'héritage de Jaurès », à l'occasion du centenaire de Jean Jaurès auquel nous avons également consacré notre article récent « Jean Jaurès : le centenaire (I) ». Si Jean Jaurès est particulièrement connu pour son opposition à la première guerre mondiale dont les effets néfastes ont été rappelés dans « Première guerre mondiale : le centenaire » (I) et (II) et (III), ainsi que dans « Première guerre mondiale, "gauches" et impérialisme (I) », il fut également un défenseur d'Alfred Dreyfus. Le site Dreyfus réhabilité inclut notamment un rappel du rôle de Jean Jaurès avec, entre autres, le titre Les combats de Jaurès. Au printemps 1902, ce dernier affirmait dans sa profession de foi électorale : « Maintenant, toute la France éclairée et loyale sait la vérité ». Un an plus tard, dans La Petite République, il appelait fermement les citoyens à « demander raison à des institutions de mensonge et de caste des fruits de scélératesse qu'elles ont portés ». Par la suite, son soutien à Alfred Dreyfus sera permanent jusqu'à la révision du procès. En réalité, Jaurès avait évolué au cours de cette affaire qui de toute évidence contribua à façonner sa pensée et sa démarche politique. C'est à partir d'août 1898, au vu des évidences des faux commis par le commandant Hubert-Joseph Henry, que Jaurès prendra résolument la défense de Dreyfus. On ne peut que se féliciter d'une telle évolution et saluer la force de l'engagement qui lui a fait suite.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/07/18/jean-jaures-le-centenaire-ii-50060.html ]

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/08/14/science-recherche-et-pression-au-consensus-ii-50107.html

Science, recherche et pression au consensus (II)

Le 14 août 2014, Le Monde écrit à la une « Pourquoi Hollande est dans l'impasse », faisant une nouvelle fois référence à des « mauvais chiffres » qui contrediraient les « prévisions du gouvernement ». Mais les actuels milieux dirigeants français, présents dans la politique depuis les années 1980, ont-ils pu sérieusement ne pas prévoir cette débâcle qui ne cesse de s'alourdir ? Tout compte fait, la cible désignée depuis trois décennies était-elle autre que le niveau de vie et les acquis sociaux des populations des pays dits « riches » ? L'Acte Unique Européen de février 1986, signé sous la présidence européenne de Jacques Delors, et la création de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui lui a fait suite en 1994, avaient-ils un autre objectif que d'instaurer une « concurrence de la main d'oeuvre » aux échelles européenne et planétaire ? La suite était largement prévisible, même si les réactions citoyennes n'ont pas été à la hauteur des dangers réels. 20 minutes interroge « Déficit public : Que se passera-t-il si la France n'atteint pas son objectif ? ». Mais s'agit-il d'autre chose, du côté du gouvernement français, que de montrer à ses électeurs que « tout aura été fait » pour éviter une casse sociale qui de toute façon suit son cours depuis longtemps même si le pire est encore à venir ? Dans cette vaste mise scène, les interventions de professionnels intitulés « experts », « économistes »... ne manquent pas. Mais peut-on parler de science indépendante à propos de l'Économie ? Quelles sont les garanties d'indépendance de la recherche dans ce secteur ? On n'a guère vu des économistes dénoncer en temps utile la stratégie qui a conduit à la mise en place de l'OMC. Et à présent, l'OMC exerce une influence certaine sur ce domaine d'activité.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/08/14/science-recherche-et-pression-au-consensus-ii-50107.html ]

et pour rappel :

Jean Jaurès : le centenaire (I)

Première guerre mondiale : le centenaire (I)

Première guerre mondiale : le centenaire (II)

Première guerre mondiale : le centenaire (III)

Science, recherche et pression au consensus (I)

Non à un SMIC européen !

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

Appel à rassemblement

Infos Mille babords - 16. août 2014 - 18:30

« Les jolies femmes ont été vendues entre quinze et vingt-cinq dollars chacune. Ils vendent les femmes comme des animaux », « Les femmes ont été éventrées et les enfants décapités », « Le sang coulait comme une rivière »
Témoignages de Kurdes yézidis de Shengal réfugiés à Zakho

Partout où ils sont entrés, à Mossoul, Shengal, Qaraqosh, Makhmour, les djihadistes de l'EI ont commis des crimes atroces contre la population, notamment contre les non-musulmans, comme les Chrétiens et les Yézidis : ceux qui refusent de se convertir à l'islam sont massacrés, les femmes sont enlevées, violées et vendues comme esclaves. Les Yézidis ont encore moins de chance puisque les djihadistes ne leur proposent même pas de se convertir.

Chaque avancée de l'EI jette des centaines de milliers de personnes sur les routes. Ceux qui n'ont pas les moyens d'aller loin vont se réfugier dans les montagnes et sont confrontés à la famine. Des centaines d'enfants yézidis sont morts de déshydratation dans le mont Shengal. Des milliers de personnes sont encore coincées dans la montage aride, sous des températures dépassant les 40°.

Malgré la résistance acharnée des combattants kurdes venus de toutes les parties du Kurdistan pour défendre la région, l'EI continue à avancer et à menacer des populations entières.

Nous appelons à un rassemblement en masse samedi 16 août, à 18h30, aux Réformés, Monument des Mobiles pour :

Dénoncer les massacres de l'EI,

Demander à la communauté internationale de prendre immédiatement des mesures contres les Etats assassins qui financent et soutiennent l'EI,

Demander la poursuite et le développement de l'aide humanitaire pour les réfugiés,

Soutenir la résistance des combattants kurdes.

Le Centre Démocratique de la Communauté Kurde à Marseille

Le Cinéma voyageur fait escale dans les Alpes-de-Haute-Provence

Infos Mille babords - 15. août 2014 - 17:00

17 h - Projection sous chapiteau
Courts métrages tout public

18 h - L'invité familière

18 h 30 - Ladies Turn (Film proposé par « Agate, armoise et salamandre - corps et politique »)

20 h - Repas

21 h - Projection en plein Air
Courts métrages divers et variés
Un Racisme à peine voilé

Repas / buvette sur place

Séances et repas à Prix libre

Retrouvez les autres dates du Cinéma Voyageur sur le site www.cinema-voyageur.org

Infos / Renseignement :
www.cinema-voyageur.org
cinema-voyageur chez synaps-audiovisuel.fr
06 73 99 46 06

Ebola: thérapies expérimentales et rumeurs concernant d’éventuels traitements

Actualités OMS - 15. août 2014 - 3:27
L’ampleur et la durée de la flambée de maladie à virus Ebola et le taux de létalité qui lui est associé ont engendré un niveau élevé de peur et d’anxiété dans l’opinion publique, et cela bien au-delà de l’Afrique de l’Ouest. Ces réactions sont compréhensibles, compte tenu du taux de létalité élevé et de l’absence de vaccin ou de traitement.

La large couverture donnée récemment par les médias aux médicaments et vaccins expérimentaux suscite des attentes irréalistes, notamment dans un climat émotionnel de peur intense. L’opinion publique doit comprendre que ces produits médicaux sont encore à l’étude. Ils n’ont pas encore été testés chez l’homme et n’ont pas été approuvés par les autorités de réglementation, autrement que pour un usage à des fins compassionnelles.

Pas de terme prévisible proche à la flambée d'Ebola en Afrique de l'Ouest

Actualités OMS - 14. août 2014 - 22:27
La flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest continue à prendre de l’ampleur avec 1975 cas et 1069 décès notifiés par la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone.

Aucun nouveau cas n’a été détecté au Nigéria suite à l’importation d’un cas ˗ un voyageur arrivé par avion le mois dernier. La recherche élargie et le suivi des contacts mis en œuvre avec l’appui des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis (CDC) ont permis de contenir le nombre de cas additionnels.

Rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien

Infos Mille babords - 14. août 2014 - 18:00

En vue de la réalisation d'une chaîne humaine pour écrire FREE GAZA aux couleurs de la Palestine, nous vous attendons nombreux.

pour témoigner notre solidarité indéfectible avec le peuple palestinien ;
parce que nous avons choisi le camp de la liberté, du respect des droits des peuples et du droit humain !!
Le poids de la rue commence à se faire ressentir, nous ne lâcherons pas nous maintiendrons la pression jusqu'au bout, pour

la levée immédiate du blocus
l'arrêt des bombardements
la libérations de tous les prisonniers
le droit aux retours des refugiés
Le jugement des criminels de guerre et
les SANCTIONS contre l'état colonial jusqu'à la fin de l'occupation et de l'Apartheid sioniste !

PALESTINE VIVRA PALESTINE VAINCRA

à partir de 18 heures sur l'esplanade du Mucem - prévoir picnic
page facebook :
http://fr-fr.facebook.com/pages/Solidarite-Palestine-Marseille/550045855117670

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